DER SCHATZ VON TIMBUKTU LIEGT NOCH IN BAMAKO – Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin

Die Manuskripte von Timbuktu, ein Schatz, der nur zögerlich seine Schatulle wiederfindet
Bamako (AFP) – 26.02.2015 08:30
Archivare digitalisieren und ordnen die wertvollen Schriftrollen, auf Metallregalen gestapelt, mühsam in einen Computer. Gerettet vor dem Zahn der Zeit und der Dschihad-Wut, laufen die Timbuktu-Handschriften Gefahr, fern von ihrer legendären malischen Heimatstadt zu verkümmern.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

MORE über die Handschriften Timbuktus / sur les manuscrits de Tombouctou
=> in der eindrucksvollen Fotoreportage / dans ce reportage illustré instructif:Tombouctou lutte contre l’oubli,
Deutsche Welle 06.10.2014 par Philipp Breu et Sandrine Blanchard
=>in MALI-INFORMATIONEN
=> espec.
ZWISCHEN DER WÄSCHE VERSTECKT ODER IM SAND VERGRABEN: DIE RETTUNG DER MANUSKRIPTE VON TIMBUKTU – Les islamistes partis, le secret des manuscrits de Tombouctou reste bien gardé – 21/02/2013

Les manuscrits de Tombouctou, un trésor qui tarde à retrouver son écrin
Bamako (AFP) – 26.02.2015 à 08:30
Par Selim SAHEB ETTABA
Les archivistes numérisent et classent laborieusement dans un ordinateur les précieux parchemins entassés sur des étagères métalliques. Rescapés des outrages du temps et de la fureur jihadiste, les manuscrits de Tombouctou risquent de dépérir, loin de leur légendaire cité malienne.

L'un des manuscrits de Tombouctou le 28 janvier 2015 à Bamako
Fotos © AFP/Sebastien Rieussec: L’un des manuscrits de Tombouctou le 28 janvier 2015 à Bamako
Eines der Timbuktu-Manuskripte, am 28. Januar 2015 in Bamako

Drissa Traoré, chef du département des archives de l'Institut Ahmed Baba de BamakoDes pages des manuscrits de Tombouctou sont numérisées à l'Institut Ahmed Baba
(g) Drissa Traoré, chef du département des archives de l’Institut Ahmed Baba de Bamako, tient l’un des manuscrits de Tombouctou, le 28 janvier 2015
(li) Drissa Traoré, Leiter der Archivabteilung des Ahmed-Baba-Instituts in Bamako, mit einem der Manuskripte von Timbuktu, am 28. Januar 2015
(d/re) Des pages des manuscrits de Tombouctou sont numérisées le 28 janvier 2015 à l’Institut Ahmed Baba de Bamako – Seiten der Timbuktu-Manuskripte werden am Ahmed-Baba-Institut in Bamako digitalisiert

Cela restera un des épisodes marquants de cette résistance silencieuse au joug des jihadistes dans le nord du Mali exaltée par le film „Timbuktu“, qui a triomphé aux Césars français du cinéma: l’évacuation clandestine en 2012 vers Bamako, la capitale du Mali, de centaines de milliers de manuscrits anciens, trésor culturel de l’islam d’Afrique subsaharienne.
L’immense majorité des documents se trouvait donc à l’abri lorsque les islamistes ont incendié le nouveau bâtiment de l’Institut de recherches islamiques Ahmed Baba en janvier 2013 à Tombouctou, en brûlant près de 4.200, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), juste avant de fuir la ville face à l’avancée de l’armée française venue soutenir le gouvernement central.
„C’est moi-même qui ai amené les manuscrits ici“, raconte sobrement Mohammed al-Kadi Maïga, un bibliothécaire de l’Institut Ahmed Baba qui veille à leur préservation à Bamako, après avoir personnellement organisé trois passages clandestins de milliers de traités d’astronomie, de physique, de chimie ou de littérature, dissimulés dans des malles, des sacs à dos, des sacs de riz…
„On a vu en Irak: les manuscrits et le patrimoine ont été saccagés“ après l’invasion américaine de 2003, dit-il pour expliquer la décision du personnel de l’Institut et des familles de Tombouctou détentrices de collections séculaires de les soustraire à la furie jihadiste.
„S’ils nous avaient arrêtés, peut-être qu’ils nous auraient coupé les mains“, frémit rétrospectivement Mohammed al-Kadi Maïga, fier de parler avec ses collègues en arabe classique, langue elle aussi revendiquée par les temporaires maîtres extrémistes de Tombouctou pour imposer leur autorité aux diverses populations du Nord.
– Retour hasardeux –
Selon le représentant de l’Unesco au Mali, Lazare Eloundou, „il y a au moins 370.000 manuscrits qui ont été exfiltrés de Tombouctou et de sa région“.
Il déplore en revanche „une perte inestimable“ pour les quelque 4.200 partis en fumée, précisant que „les manuscrits qui ont été brûlés, détruits, étaient les manuscrits qui étaient en salle de restauration“.
„Ceux qui détruisent, détruisent pour imposer aux communautés qui sont dans les territoires qu’ils occupent leur propre conception de la vie, de la culture, de la religion, pour mieux dominer ces populations“, estime le représentant de l’Unesco: „Quand on veut effacer votre passé, ça veut dire que vous n’avez jamais existé avant“.
Cette mine de savoir encore largement inexplorée recèle des manuscrits remontant pour certains jusqu’au XIIe siècle.
Dans le bâtiment improvisé de l’Institut Ahmed Baba à Bamako, une copie de biographie du prophète Mohammed du XIIe siècle côtoie ainsi un Coran en écriture haoussa du XVIIIe siècle, près d’un exemplaire du traité de Madrid de 1880 sur les protections consulaires accordées par le Maroc aux représentants de pays occidentaux.
Mais pour survivre, ce patrimoine devra regagner Tombouctou, un chemin du retour aussi périlleux que l’aller, préviennent les spécialistes.
„Il est impératif de renforcer les conditions de conservation des manuscrits anciens actuellement à Bamako face aux risques de détérioration rapide auxquels ils sont exposés“, ont conclu les participants à une conférence internationale sur ce thème dans la capitale malienne fin janvier, appelant à „l’adoption d’un plan d’urgence“.
„Faire retourner les manuscrits à Tombouctou, c’est une obligation, c’est un devoir, on est obligés un jour de retourner à Tombouctou. Mais quand? C’est ça le point d’interrogation“, reconnaît le directeur de l’Institut Ahmed Baba, Abdel Kadri Idrissa Maïga.
„Il faut d’abord réhabiliter les locaux pour que ces locaux soient appropriés à recevoir ces manuscrits. Il faut avoir aussi le maximum de sécurité“, souligne-t-il, alors que les violences et l’instabilité augmentent dans le nord du pays.
© 2015 AFP

Die Manuskripte von Timbuktu, ein Schatz, der nur zögerlich seine Schatulle wiederfindet
Bamako (AFP) – 26.02.2015 08:30
Von Selim Saheb Ettaba
Archivare digitalisieren und ordnen die wertvollen Schriftrollen, auf Metallregalen gestapelt, mühsam in einen Computer. Gerettet vor dem Zahn der Zeit und der Dschihad-Wut, laufen die Timbuktu-Handschriften Gefahr, fern von ihrer legendären malischen Heimatstadt zu verkümmern.
Das wird eine der herausragenden Episoden dieses stillen Widerstands gegen das Joch der Dschihadisten im Norden Malis bleiben, gerühmt durch den Film „Timbuktu“, der bei der französischen César-Verleihung triumphierte: die heimliche Evakuierung von Hunderttausenden von alten Handschriften, Kulturschatz des Islam im Afrika südlich der Sahara, nach Bamako im Jahr 2012.
Die große Mehrheit der Dokumente war somit schon in Sicherheit gebracht worden, als Islamisten im Neubau des Islamischen Forschungsinstituts Ahmed Baba im Januar 2013 in Timbuktu Feuer legten und fast 4200 davon verbrannten, laut Angaben der UNESCO, kurz vor der Flucht aus der Stadt gegenüber dem Vorrücken der französischen Armee, die kam, um die Zentralregierung zu unterstützen.
„Ich bin es, der die Manuskripte hierher gebracht hat“, sagt nüchtern Mohammed al-Kadi Maïga, ein Bibliothekar am Ahmed Baba Institut, der über ihre Erhaltung in Bamako wacht, der selbst drei heimliche Grenzübertritte organisierte mit Tausenden von Astronomie-, Physik-, Chemie- und Literaturabhandlungen, versteckt in Koffern, Rucksäcken, Reissäcken …
„Wir haben es im Irak gesehen: Manuskripte und Kulturerbe wurden verwüstet“ nach der US-Invasion im Jahr 2003, sagt er, die Entscheidung der Mitarbeiter des Instituts und der Familien von Timbuktu erklärend, die Inhaber der jahrhundertealten Sammlungen waren und diese der Dschihad-Wut entziehen wollten.
„Wenn sie uns festgenommen hätten, hätten sie uns vielleicht die Hände abgehackt“, schaudert nachträglich Mohammed al-Kadi Maïga, stolz darauf, mit den Kollegen im klassischen Arabisch zu sprechen. Die Sprache, die auch von den extremistischen vorübergehenden Herren Timbuktus benutzt wurde, um ihre Autorität den verschiedenen nördlichen Bevölkerungsgruppen aufzuzwingen.
– Riskante Rückreise –
Nach Angaben des Unesco-Vertreters in Mali, Lazarus Eloundou, „waren es mindestens 370.000 Handschriften, die aus Timbuktu und der Region ausgeführt wurden.“
Er bedauert jedoch „einen unschätzbaren Verlust“ für die rund 4.200 in Flammen aufgegangenen, und fügt hinzu, dass „die Manuskripte, die verbrannt, zerstört wurden, solche waren, die sich gerade in den Räumen der Wiederherstellung befanden.“
„Diejenigen, die zerstören, zerstören, um den Gemeinschaften in den von ihnen besetzten Gebieten ihre eigene Lebensauffassung aufzuerlegen, ihre Auffassung von Kultur und Religion, um diese Bevölkerungsgruppen desto besser zu beherrschen“, meint der Vertreter der Unesco: „Wenn man Ihre Vergangenheit auslöschen will, bedeutet dies, dass Sie nie existiert haben zuvor.“
Diese immer noch weitgehend unerforschte Fundgrube von Wissen enthält Manuskripte aus dem zwölften Jahrhundert.
Im provisorischen Gebäude des Ahmed-Baba-Instituts in Bamako liegt eine Kopie der Biographie des Propheten Mohamed aus dem zwölften Jahrhundert neben einem Koran in Haussa-Schrift aus dem achtzehnten Jahrhundert, fast eine Kopie des 1880er Vertrages von Madrid über den konsularischen Schutz von Marokko für die Vertreter der westlichen Länder.
Aber, um zu überleben, muss dies Erbe nach Timbuktu zurück, ein Weg zurück so gefährlich wie der Hinweg, warnen die Experten.
„Es ist zwingend notwendig, die Bedingungen für die Bewahrung der alten Handschriften, noch in Bamako, gegen das Risiko einer fortschreitenden Beschädigung, der sie ausgesetzt sind, zu stärken“, schlossen die Teilnehmer einer internationalen Konferenz zu diesem Thema in der malischen Hauptstadt Ende Januar unter Berufung auf „die Annahme eines Notfallplans.“
„Die Manuskripte wieder nach Timbuktu zu bringen, ist eine Verpflichtung, eine Pflicht, wir sind verpflichtet, eines Tages nach Timbuktu zurückzukehren. Aber wann? Da ist das Fragezeichen“, gibt der Leiter des Ahmed-Baba-Instituts, Abdul Kadri Idrissa Maïga, zu.
„Wir müssen zuerst die Räumlichkeiten wiederherstellen, damit diese geeignet sind, diese Handschriften aufzunehmen. Wir müssen auch für ein Höchstmaß an Sicherheit sorgen,“ unterstreicht er, während Gewalt und Instabilität im Norden steigen.
© 2015 AFP

Advertisements

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s