WIE IST DER TEUFELSKREIS DER GEWALT AUFZUBRECHEN? – Comment briser le cycle de violences?

In Zentralmali wird der Kreislauf von Gewalt durch Angst und Rache angeheizt (Expertenmeinung).
TV5Monde – 17.06.2019 um 14:00 Uhr
Der Teufelskreis der Gewalt in Zentralmali, wie das Massaker von Sobane Da letzte Woche, wird durch die Angst jeder Community vor den bewaffneten Gruppen der jeweils anderen geschürt, und nur der Dialog ermögliche es, aus ihm auszubrechen, so Ibrahim Yahaya Ibrahim, Analyst bei ICG.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Die Frage, ob man mit den Dschihadisten verhandeln soll, tauchte auch schon vor gut 1 Jahr wieder bei verschiedenen Quellen auf:
Vgl. Beitrag / VOIR les interventions in MALI-INFORMATIONEN 04.05.2018
DSCHIHADISTEN AN DEN RUNDEN TISCH ? – Il faut négocier avec les djihadistes?

VOIR AUSSI le rapport 276 de l’ICG: Parler aux jihadistes au centre du Mali : le dialogue est-il possible ? – 28.05.2019

Dans le centre du Mali, un cycle de violences alimenté par la peur et la vengeance (expert)
TV5Monde – 17.06.2019 à 14:00
Propos recueillis par Selim SAHEB ETTABA
Le cycle de violences dans le centre du Mali, comme la tuerie de Sobane Da la semaine dernière, se nourrit de la peur qu’inspirent à chaque communauté les groupes armés des autres et seul le dialogue permettra d’en sortir, selon Ibrahim Yahaya Ibrahim, analyste à l’ICG.

Foto (c) AFP/STRINGER: Une maison détruite dans le village dogon de Sobane, deux jours après une attaque, le 9 juin 2019 au Mali – Ein zerstörtes Haus im Dogondorf Sobane, zwei Tage nach dem Überfall

Cet expert basé à Dakar est l’un des auteurs du rapport de l’International Crisis Group publié en mai qui recommande au gouvernement d’ouvrir des canaux de communication avec la „katiba Macina“, le groupe du prédicateur radical Amadou Koufa dans le centre du Mali, et ses partisans. Weiterlesen

FAST 1 MILLION KINDER OHNE SCHULE IN MALI – La paix commence avec les jeunes Maliennes et Maliens: protégeons-les!

1 Million: diese Zahl beinhaltet auch die nicht eingeschulten Kinder im schulpflichtigen Alter, zusätzlich zu den etwa 250.000, die aufgrund der geschlossenen Schulen keinen Unterricht haben.


Foto (c) UNICEF/Tanya Bindra: Une élève au tableau dans une école à Bamako au Mali.

2. Mali: die Schüler*innen, diese anderen Opfer des Krieges
Aufgrund der aktuellen Situation in Mali sind fast tausend Schulen geschlossen. Dies hat gravierende Auswirkungen auf die Bildung vieler Kinder.
Le Point.fr – 25/03/2019
Die Spirale dessen, was heute wie ein Bürgerkrieg aussieht, kostete nach Angaben der Vereinten Nationen am 23. März 134 Menschen im Peulh-Dorf Ogossagou das Leben… Ein Land, das unter Terroranschlägen leidet, in dem die Behörden offensichtlich nicht in der Lage sind, die Spirale der Gewalt zwischen den Gemeinschaften zu stoppen.
1. Mali: 750 Schulen geschlossen und mehr als eine Million Kinder noch ohne Schule, so UNICEF.
UN INFO – 07.06.2018
„Fast sechs Jahre nach Beginn der Krise im Norden Malis hat sie nach wie vor Auswirkungen auf die Kinder, insbesondere auf die Bildung“, sagte die UNICEF-Vertreterin in Mali. Da sich die Sicherheitslage in Mali in einigen Regionen weiter verschlechtert, wird den Kindern die Möglichkeit zum Überleben, Lernen und Wohlergehen genommen.
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2. Mali : les écoliers, ces autres victimes de la guerre
À cause de la situation qui prévaut actuellement au Mali, près de mille écoles sont fermées. De quoi impacter gravement l’éducation de nombreux enfants.
Le Point.fr – 25/03/2019 à 08:15
Par Patrick Forestier
L’engrenage de ce qui ressemble désormais à une guerre civile a coûté la vie le 23 mars, dans le village peul d’Ogossagou, à 134 personnes… C’est l’un des massacres les plus importants de ce début de siècle au Mali. Un pays qui souffre des attaques terroristes où les autorités semblent incapables d’enrayer la spirale de violence entre les communautés.(…)
– Un fort impact sur l’école… –
Près de 1 000 écoles sont fermées dans le centre du pays avec un impact, selon l’Unicef, pour 250 000 enfants qui n’apprennent plus rien.

AFP

Foto (c) FRED DUFOUR / AFP: Ce sont le nord et le centre du pays qui sont les plus touchés par les fermetures d’écoles du fait de la guerre. – Der Norden und die Mitte des Landes sind am stärksten von den kriegsbedingten Schulschließungen betroffen.

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IMMER WIEDER TÖTLICHE ANSCHLÄGE VON TERRORISTEN AUF LAGER DER MALISCHEN ARMEE – Après Dioura, Guiré: le Mali en deuil suite aux attaques terroristes

Angriff auf das Camp Guiré: Mali wieder in Trauer
info-matin – 23/04/2019
Nach dem Angriff auf Dioura am 17. März, bei dem mehr als 20 Menschen aus den Reihen der FAMA ums Leben kamen, wurde die malische Nation an diesem Wochenende infolge eines Angriffs auf das Lager Guiré erneut in Trauer gestürzt.

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Attaque du camp de Guiré: le Mali à nouveau endeuillé
info-matin – 23/04/2019
Par Modibo Koné
Après l’attaque de Dioura, le 17 mars dernier, qui a fait plus d’une vingtaine de morts dans les rangs des FAMA, la nation malienne a été à nouveau endeuillée, ce week-end, suite à une attaque contre le camp de Guiré …

Foto (c) maliactu.info

Foto (c) maliactu.info: Véhicule calcinée après l’attaque au camp de Guiré, le 21.04.2019 – Verbranntes Fahrzeug nach dem Angriff auf das Militärlager Guiré, am 21.04.2019

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PEULH UND DOGON IN DEN UNRUHEN IN MALI: DIE GESCHICHTE EINER LANGEN UND AMBIVALENTEN BEZIEHUNG – Peuls et Dogons dans la tourmente au Mali : histoire d’une longue relation ambivalente

Leider keine deutsche Übersetzung, außer => von google

Peuls et Dogons dans la tourmente au Mali : histoire d’une longue relation ambivalente
The conversation – 29.03.2019
Par Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré, Institut national des langues et civilisations orientales – Inalco – USPC

Au centre du Mali, dans la moitié Est de la région de Mopti, où des tueries sans précédent se déroulent, il a existé depuis des siècles une cohabitation plus ou moins paisible au gré des circonstances politiques des divers peuples présents.

Des éleveurs Peuls (ici en 2005, au sud de Gao).
KaTeznik/Wikimedia, CC BY-SA

De manière schématique, les Dogons agriculteurs vivent sur les falaises et dans les plaines exondées. Les Peuls sont traditionnellement des pasteurs transhumants, allant des zones arides au delta du fleuve Niger. Dans cette zone, ces deux grands peuples vivent d’échanges de leurs denrées, se complétant les uns les autres. Les Peuls apportent le lait et le fumier ; les Dogons, toutes les denrées alimentaires cultivées. L’écosystème local rend donc chaque communauté dépendante des autres.

Région centre du Mali.
Wikimedia

Des Peuls dominants, des Dogons dominés

Pourtant, l’équilibre théorique qui voudrait que ces peuples puissent cohabiter en se complétant a été souvent mis au mal au cours de l’Histoire. Tous ont, certes, été dominés par les grands empires ayant couvert le Mali actuel, comme l’empire Songhaï entre le milieu du XVᵉ siècle et la fin du XVIᵉ siècle.

La création d’un royaume peul théocratique et ethnocentrique, la Dîna du Macina, établie définitivement en 1818, est un tournant capital dans les relations entre Peuls et Dogons.

Face aux vexations de leurs voisins – notamment celles du puissant royaume bambara de Ségou, au Sud-Ouest, et des Touaregs au Nord –, des Peuls se rebellent et travaillent à une régénération sociale sur la base de principes islamiques. Ils délimitent et occupent des régions nouvelles. L’islam régit la vie sociale. Les parcours de transhumance des bêtes sont tracés. Face à ce joug, des Peuls païens refusant la domination du clan régnant des Barry s’exilent. Les populations non-peules, considérées comme païennes également, sont asservies, et réduites à des conditions de citoyens de seconde zone.

Quelques décennies plus tard, Oumar Tall, un autre conquérant djihadiste venu de l’ouest, peul également, s’oppose au Macina, et crée un nouvel ordre. Son neveu et ses fils ont régné et perpétué la domination peule dans ce pays, bien que les relations avec les Dogons se soient améliorées, à travers des alliances occasionnelles.

La colonisation, quelques décennies plus tard, écrase toutes les communautés, rééquilibre les statuts sociaux et interdit formellement l’esclavage (bien que le système de castes persiste dans les rapports sociaux, jusqu’à aujourd’hui), comme Amadou Hampâté Bâ le décrit si bien dans son œuvre Amkoullel, l’enfant peul.

À l’indépendance du Mali, en 1960, le socialisme du pays tout juste né réitère l’égalitarisme social. La féodalité peule est morte pour de bon.

Dans les années 1970-80, changements de dynamiques

Les grandes sécheresses des années 1970 et 1980 impactent toutes les populations locales. Les agriculteurs et les agro-pasteurs s’en sortent difficilement, mais mieux que les pasteurs. Avec la décimation des troupeaux, les Peuls (pasteurs) chutent encore plus socialement. Ils sont obligés de compter bien davantage sur les autres communautés. Spécialistes reconnus de l’élevage, ils s’occupent des bêtes de leurs voisins, tels les Dogons, dans des relations de nature clientéliste.

Les plans agricoles nationaux donnent la préférence aux agriculteurs qui, désormais, occupent des espaces autrefois situés dans le sillage des troupeaux des Peuls. Les anciens voisins entrent régulièrement en tension du fait de cette problématique d’accès aux terres. Celle-ci reste une source essentielle de griefs, bien au-delà des mémoires d’un autre siècle.

Dans le même temps, l’État devient plus présent. L’industrie du tourisme fleurit dans ce qui est appelé « le Pays Dogon », suscitant un récit selon lequel les Dogons seraient les véritables autochtones de cette région, occultant sa nature hétérogène. Les autres peuples ont tout de même tous pu bénéficier de l’intérêt pour le « Pays Dogon », joint à un circuit intégrant l’illustre ville de Djenné, ainsi que la capitale de la région administrative, Mopti.

Le « Pays dogon »
Office du tourisme du Mali

Malgré des incidents fréquents, la violence intercommunautaire n’a jamais prévalu. L’État a su s’interposer. La période plutôt calme des années 1990 à 2012 a alimenté l’idée que les populations vivaient ensemble depuis des générations dans la paix. L’histoire et la mémoire sociale des antagonismes sont tues. Il n’en reste pas moins que Dogons et Peuls vivaient effectivement côte à côte.

En 2012, l’apparition d’un nouvel antagonisme

Avec le coup d’État de mars 2012 à Bamako, la chaîne de commandement de l’armée malienne s’est effondrée. Le fonctionnement des services de l’État a été remis en question. Sans agents de l’État pour s’interposer, les affrontements se multiplient entre agriculteurs dogons et pasteurs peuls, provoquant la mort de dizaines de personnes. Une violence nouvelle, sans borne, voit alors le jour.

L’État malien perd du terrain dans la région de Mopti face à la rébellion touarègue du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et son allié Ansar Dine. Quelques zones de la région de Mopti ont alors été occupées par ces deux mouvements. Les habitants de Douentza, par exemple, ont connu de nombreuses exactions sous le joug des occupants.

Une autre organisation, le Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) émerge durant cette même période. Ce mouvement djihadiste s’empare de la ville de Douentza en septembre 2012. La population se sent délivrée du joug des rebelles. Les nouveaux maîtres des lieux gèrent la ville selon leur idéologie rigoriste. Un certain ordre s’installe alors, malgré la limitation des libertés des citoyens.

La ville de Douentza, dans le centre du Mali.
Google Maps

Durant la période allant de l’occupation d’une partie du cercle administratif de Douentza à sa reconquête lors de l’opération militaire française « Serval », en janvier 2013, de nombreux jeunes Peuls ont rejoint les rangs du MUJAO. Ces derniers ont justifié leur adhésion par une soif de justice sociale, une forme de pragmatisme et d’opportunisme, mais aussi par une volonté de survie face à de nouveaux bourreaux.

Cette brève période a marqué durablement les esprits sur place. Les Peuls ont commencé à être assimilés aux djihadistes.

En 2015, l’irruption du Front de libération du Macina

La présence de l’État malien est restée précaire, malgré la reconquête de ce territoire. En 2015, la situation sécuritaire de la région n’était toujours pas stabilisée, tout comme les antagonismes récents, nés durant l’occupation de la zone par les djihadistes.

Un nouveau mouvement djihadiste émerge en 2015, le Front de libération du Macina. Il est commandé par un Peul, Amadou Kouffa. Considérant les Peuls comme étant des alliés naturels des djihadistes, du fait de l’histoire fondatrice du Macina au XIXe siècle (dont il s’approprie l’héritage), Kouffa invite tous les musulmans à le rejoindre et à lutter contre l’État malien. Cependant, il indique bien dans des prêches qu’il ne mène pas cette guerre de régénération sociale au nom d’une communauté particulière, mais dans une certaine forme d’égalitarisme inclusif.

Ce discours résonne au sein des communautés peules appauvries, mécontente de l’ordre social dans lequel elles vivent, et victimes d’exactions répétées par des membres de l’armée malienne.

Le Front de Libération du Macina fait rapidement allégeance à Ansar Dine (dirigée par Iyad ag-Ghaly), fusionnant au sein d’un nouveau mouvement : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Cette nouvelle corporation mène de nombreuses opérations dans la zone, terrorisant les populations civiles issues de toutes les communautés.

Par ailleurs, de nouveaux groupuscules djihadistes apparaissent sur place, dont Ansar ul Islam, basé au nord du Burkina Faso et qui mène fréquemment des incursions dans la région de Mopti. Ansar ul Islam est lui aussi dirigé par des Peuls, et recrute en priorité dans cette communauté.

Le cycle de la violence s’installe

Le ressentiment des communautés voisines des Peuls augmente alors. Les civils peuls sont accusés d’être des informateurs, des alliés des djihadistes. Des groupes d’autodéfense se constituent. Des hameaux peuls sont attaqués en représailles aux actions des djihadistes. Le cycle de la violence s’installe, avec les velléités de revanche des Peuls face aux agressions dont ils sont victimes. Peuls et Dogons s’accrochent fréquemment dans des heurts sanglants. Les anciens antagonismes surgissent à nouveau et nourrissent l’hostilité ambiante.

Une étude à visée préventive du United States Holocaust Memorial Museum avait, dès 2016, mis en lumière les discours négatifs croisés entre les deux communautés. Certains Peuls perçoivent les Dogons comme « barbares » et « peu civilisés ». En retour, ils sont accusés d’avoir « un tempérament dominateur » de manière atavique et d’être des fidèles du djihad.

La parole violente se répand dans les discussions, sur des pages Internet. L’idée qu’il existe un pays dogon unifié, dans un continuum géographique, émerge. Les Peuls sont considérés par des radicaux comme étant des éléments allogènes à cet espace. Dans certaines zones, ils sont tous expulsés dès 2016. La persistance des actions des djihadistes renforce ces accusations, bien que l’immense majorité des civils peuls soient opposée à ces mouvements fondamentalistes armés.

La naissance d’une idéologie de nettoyage ethnique

C’est dans ce contexte que naît la milice dogon Dan Na Ambassagou (« Les chasseurs se confient à Dieu ») en décembre 2016. Dès sa création, ses leaders annoncent leur volonté indéfectible de s’attaquer à tout ennemi des Dogons. Leur bellicisme est présenté comme nécessaire et héroïque, contribuant à la « guerre contre le terrorisme » qui capte tant l’attention de l’État malien et de ses alliés. Les attaques contre les villages peuls s’intensifient.

En réaction, des groupes de peuls organisent des expéditions punitives contre des localités dogons. De nombreux civils se voient donc doublement attaqués par ces groupes et par les djihadistes, accentuant le sentiment que Peuls et djihadistes mènent bien un combat commun.

Cependant, Dan Na Ambassagou et ses alliés prennent l’avantage, avec de l’équipement militaire sophistiqué, des armes lourdes, des gilets pare-balles dont la provenance reste à ce jour inconnue. Leur coalition comprenant des combattants étrangers à la zone entame des patrouilles. Ces combattants sont décrits comme des mercenaires, mais nul ne sait ce qui les motive, et qui les dirige.

Parallèlement à ces développements, des messages de haine contre les Peuls commencent à circuler sur les médias sociaux. Dans de nombreuses pages, des allusions sont faites à une idéologie de domination de la part des Dogons. La minorité de Dogons qui se montre hostile aux Peuls, encourageant l’action des milices, appelle à leur expulsion définitive, voire à leur élimination, et à la destruction de leur culture. Une idéologie du nettoyage ethnique prend forme.

Chasseur dogon traditionnel (ici en 2010).
J. Drevet/Wikimedia, CC BY-SA

A partir de 2016 jusqu’à aujourd’hui, les civils peuls fuient par milliers la violence exercée par les milices vers les grandes villes de la région, certains se réfugient très loin de chez eux, jusqu’à Bamako, où il vivent dans une indigence extrême.

Dans le centre du Mali, les milices s’enorgueillissent d’une supposée alliance avec des agents de l’État. Elles sont fréquemment aperçues en train de mener des patrouilles avec des soldats. Cette vision amplifie la terreur chez des Peuls faisant face à ce qui ressemble à une lutte totale contre eux, sans possibilité de se tourner vers l’État – des soldats s’étant d’ailleurs livré à des exactions et des arrestations arbitraires sur des civils peuls, amalgamés encore et toujours aux terroristes. Le gouvernement de Bamako élabore certes des plans de sécurisation, mais ils restent lettre morte.

Malgré cet antagonisme, des civils dogons ont su abriter des Peuls en fuite, et à de nombreuses reprises. Des communautés peules entières doivent ainsi leur salut à ces Dogons.

Ogossagou, le point culminant de la violence

Face à l’augmentation de la violence, des milices peules se revendiquant comme non-islamistes apparaissent. Elles prônent, elles aussi, l’autodéfense comme raison d’être et mènent, à leur tour, des actions armées, accroissant la peur chez les civils dogons. À l’exode continu des Peuls s’ajoute donc celui de certaines communautés dogons.

Malgré l’émergence de ces groupes peuls d’autodéfense, ces derniers restent largement la population la plus touchée par les exactions. Dan Na Ambassagou et ses alliés, mieux équipés et plus nombreux, prennent le dessus. À partir de 2018, de nombreuses vidéos et témoignages prouvent que ces groupes se livrent à des actes de torture sur des Peuls, n’hésitant pas à les mutiler. Face à ces crimes, soumis à une propagande efficace, la terreur s’installe de plus belle chez eux. C’est dans ce contexte que les meurtres de masse actuels ont lieu. De nombreuses localités peules sont complètement incendiées, leurs habitants exécutés.

Et, finalement, l’effroyable carnage de Ogossagou arrive. Dans ce village, le 23 mars 2019, la violence atteint son paroxysme : des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées – toute personne ayant pu être attrapée par les assaillants – sont exécutés. Certains sont brûlés vifs. D’autres sont égorgés. Les images du massacre circulent, et font prendre enfin conscience aux Maliens et à l’opinion internationale à quel point les violences actuelles vont bien au-delà de conflits intercommunautaires. Il est devenu aujourd’hui évident qu’une idéologie de nettoyage ethnique meut les milices coupables de ces exactions.

Ces évènements tragiques et hautement médiatisés prennent place dans une longue histoire de coexistence souvent difficile entre Peuls et Dogons. Le défi à relever, si la paix advient, sera de réconcilier ces deux peuples, et de bâtir la société idéalisée des années 90 et 2000.

Une grande partie des tensions actuelles est due à l’irruption d’acteurs externes et à la diffusion de fausses informations altérant les perceptions mutuelles : djihadistes et milices de mercenaires divisent. Chacun se sent vulnérable.

Or, sans État pour s’interposer, défendre, expulser les acteurs de la discorde, la violence risque bien, hélas, de continuer de s’accroître.

[This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.]

VOIR d’autres articles de Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré,
p.ex. =>
Entre faux djihadistes et faux chasseurs traditionnels, les civils piégés dans le centre du Mali
October 22, 2018

only one in English:
November 13, 2016
=> Central Mali gripped by a dangerous brew of jihad, revolt and self-defence
By Yvan Guichaoua, University of Kent and Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré, Institut national des langues et civilisations orientales – Inalco – USPC

=> Djihad, révolte et auto-défense au centre du Mali
October 12, 2016

BEI ANGRIFF AUF UN-FRIEDENSMISSION IM NORDEN MALIS STARBEN 10 TSCHADISCHE BLAUHELMSOLDATEN – Dix Casques bleus tchadiens tués dans une attaque terroriste à Aguelhok

1. Mali : Lager in Aguelhok angegriffen: Acht Blauhelmsoldaten getötet und viele verletzt
Die Redaktion von maliweb – 20. Januar 2019
Die jüngste Bilanz des Angriffs auf das Lager der MINUSMA in Aguel Hoc weist acht Tote und ein Dutzend Verletzte unter Soldaten der UN-Mission auf.
2. Tote bei Angriff auf UN-Truppe in Mali
Deutsche Welle – 20.01.2019
Ein Sprecher der UN-Mission Minusma, die dazu beitragen soll, die Lage in dem westafrikanischen Krisenstaat zu stabilisieren, sprach von einem „komplexen Angriff“. Die mutmaßlich islamistischen Kämpfer nutzten demnach bei ihrer Attacke gegen die Blauhelmsoldaten auf dem Stützpunkt Aguelhok im Nordosten Malis auch zahlreiche Pritschenwagen, die mit Maschinengewehren ausgestattet waren.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG VON #1) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

1. Mali/. Le camp d’Aguelhok attaqué : Huit casques bleus tués et de nombreux blessés
La Rédaction de maliweb – 20 Jan 2019
Le dernier bilan de l’attaque contre le camp de la MINUSMA à Aguel Hoc serait de huit (08) morts et d’une dizaine de blessés parmi les soldats de la mission de  l’ONU, apprend t-on de bonnes sources.

Strasse in Aguelhoc

Foto (c) Wikimedia Commons / Jacques Longreve: Une rue d’Aguelhok au Mali (photo d’illustration). – Eine Strasse in Aguelhoc im Norden Malis

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IN EINEM DORF DER REGION MENAKA SCHIESSEN SIE BRUTAL IN DIE MENGE – Des bandits armés sur des motos tirent dans la foule au marché d’un village du nord-est

Mindestens zwölf Zivilisten bei Anschlag in Mali getötet
Bamako (AFP) – 16. Juli 2018, 3:22 Uhr
Mutmaßliche Dschihadisten … nahe der Grenze zum Niger hätten bewaffnete Männer auf Motorrädern auf einem Markt im Ort Injagalane in die Menge geschossen.

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Mali: une dizaine de tués dans une attaque près de la frontière nigérienne
AFP – 16.07.2018 à 12:00
Une dizaine de civils ont été tués par de jihadistes présumés dimanche dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, selon des groupes armés à dominante touareg et les autorités locales.

Des membres du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) patrouillent le long de la frontière entre le Mali et le Niger, le 4 février 2018 à Menaka

Foto (c) AFP/Souleymane AG ANARA: Des membres du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) patrouillent le long de la frontière entre le Mali et le Niger, le 4 février 2018 à Menaka – Mitglieder der MSA (Bewegung für das Heil Azawads) patrouillieren an der nigerisch-malischen Grenze, am 4.Februar 2018

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WIEDER HABEN DIE DJIHADISTEN VON IJAD AG GHALI BLUTIG ZUGESCHLAGEN – Sévaré, Gao: les 2 attaques meurtrières revendiquées par Iyad Ag Ghali

1a, 2. Mali: das Hauptquartier der Eingreiftruppe G5-Sahel von einem Selbstmordanschlag betroffen
RFI – 30.06.2018 um 15:06
In Mali wurde das Hauptquartier der gemeinsamen Streitkräfte G5-Sahel am Freitag (29. Juni) im Zentrum des Landes in Sévaré angegriffen.
Der Terroranschlag fand während des großen Gebets am Freitag statt.
1b. Blutige Attacke auf Anti-Terror-Camp in Mali
Deutsche Welle – 29.06.2018
Es ist eine Tat mit Symbolkraft: Die Gejagten greifen die Jäger an. Selbst das Hauptquartier der neuen Anti-Terror-Truppe der Sahelzone scheint nicht sicher vor Anschlägen radikaler Islamisten.
2. Terroranschlag in Mali gegen französische Soldaten während des AU-Gipfels in Mauretanien
AFP – 02.07.2018 um 08:00
Ein terroristischer Angriff am Sonntag in Gao, bei dem vier tote und rund 20 verletzte Zivilisten zu beklagen waren, hatte es auf die französischen Soldaten der Operation Barkhane abgesehen.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG VON #1a, 2) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

2. Attaque „terroriste“ au Mali contre des soldats français pendant le sommet de l’UA en Mauritanie
AFP – 02.07.2018 à 08:00
Par Serge DANIEL
Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque „terroriste“ à Gao au Mali, qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, en plein sommet de l’Union africaine (UA) en Mauritanie voisine qui doit également se pencher sur les questions sécuritaires.

Foto (c) AFP/STRINGER: Un véhicule blindé de la force Barkhane partiellement en feu après l’attaque perpétrée le 1er juillet 2018 aux abords de GAO. – Ein gepanzertes Fahrzeug der Barkhane-Truppe, in Flammen nach dem Angriff am 1. Juli 2018 in der Nähe von GAO.

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