REKORDBAUMWOLLERNTE IN MALI ERWARTET: WIE SOLLEN DIE 98% VERKAUFT WERDEN? – Production record du coton attendue mais crainte après les sanctions de la CEDEAO

Malis Baumwollfelder unter der Drohung der Sanktionen
Die Baumwollproduktion in Mali verspricht alle Rekorde zu brechen, doch … Mahamadou Konaté ist besorgt über die Auswirkungen des Embargos, das von den Nachbarstaaten über Mali verhängt wurde.
1a. Résumé auf englisch und Video

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DER FOTOGALERIE

1. Les champs de coton malien sous le nuage des sanctions
AFP/jeuneafrique/malijet – 28.01.2022 à 12:00
Par Amaury HAUCHARD
La production de coton s’annonce record au Mali, mais si Mahamadou Konaté a le sourire en parcourant son champ, c’est plus la satisfaction du travail accompli que l’anticipation de lendemains radieux.

Foto (c) Florent VERGNES/AFP: Mahamadou Konaté, cultivateur de coton, dans un de ses champs près de Kita, le 17 janvier 2022 au Mali – Mahamadou Konaté, Baumwollfarmer, auf einem seiner Felder in der Nähe von Kita, am 17. Januar 2022

Mahamadou Konaté s’inquiète des effets de l’embargo imposé au Mali par ses voisins.Comme si la filière, déjà agitée par un scandale politico-financier, déchirée par les querelles de pouvoir et affectée par la baisse des cours causée par la pandémie, avait besoin de cela.
„Seulement 2% du coton est transformé ici. S’ils nous sanctionnent, comment allons-nous faire pour vendre notre coton à l’extérieur?“, demande-t-il au milieu d’une des parcelles située sur les 60 hectares où il cultive ce qu’on appelle ici „l’or blanc“, près de Noumoutene (ouest).
Le Mali est l’un des premiers producteurs africains de coton.
Les bonnes années, un quart de la population en vit, directement ou indirectement, en faisant pousser et en ramassant la fibre de cellulose qui, en saison, couvre de blanc de vastes étendues.
Le coton est une des premières sources de revenus d’exportation du Mali, après l’or.
Alors les milliers de cotonculteurs maliens ont fait grise mine quand l’organisation des Etats ouest-africains (Cédéao) a décidé, en janvier, de fermer les frontières et de suspendre les échanges avec le Mali.
La Cédéao a sanctionné le refus des colonels, arrivés au pouvoir par la force en 2020, de rendre la place aux civils dans un proche avenir.
-Sonnette d’alarme-
Rassemblés au siège d’une association paysanne à Bamako, les présidents des quatre fédérations du sud et de l’ouest tirent la sonnette d’alarme.
„On va tous payer les pots cassés“, dit Tiassé Coulibaly, président pour la zone de Fana. „S’ils n’arrivent pas à vendre les stocks de coton, l’année prochaine, c’est fini, il n’y aura plus de coton“, augure Bakary Dembélé, pour la zone de Koutiala.
Dans un pays pauvre et enclavé, ce sont tous les secteurs qui redoutent les retombées des sanctions, qui ont, par ailleurs, provoqué un mouvement de résistance patriotique.
Comme d’autres, les présidents des fédérations, se demandent comment les cotonculteurs vont être payés si l’argent vient à manquer à cause de la suspension des transactions financières, également infligée par la Cédéao.
Un effet retard est aussi craint. Pour le comprendre, il faut suivre le cultivateur Mahamadou Konaté, drapé dans un habit traditionnel, en coton bien sûr.
Les cotonculteurs sont organisés en coopératives. „Nous cultivons, puis nous regroupons au village le coton“, explique-t-il.
La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), entreprise publique et seule sur le marché, achète ensuite le coton aux producteurs.
Elle l’égrène, c’est-à-dire qu’elle sépare la cellulose du grain. Puis elle le transporte vers les ports d’Afrique de l’ouest d’où la fibre – non transformée, comme 98% de la production malienne – embarque vers d’autres continents. L’égrenage et l’exportation s’étendent de novembre à mai.
– Les exportations bloquées avec la fermeture des frontières –
Tous les ans, après concertation avec la CMDT et la confédération des cotonculteurs (qui regroupe les quatre fédérations), l’Etat fixe, en fonction des cours mondiaux et des résultats de l’exercice précédent, le prix auquel la CMDT rachètera au cours de la saison à venir le kilo de coton non-transformé.
La saison passée, l’immense majorité des cotonculteurs s’étaient détournés du coton au profit du mil, du maïs ou du soja parce que le tarif fixé par avance était trop bas à leurs yeux.
Pour cette saison, la barre a été placée à 280 francs du kilo (0,42 euros), du jamais vu. Les cotonculteurs se sont rués dans les champs.
Les présidents des fédérations disent attendre une production record de 820.000 tonnes, contre seulement 147.000 l’an passé.
Mais quid du prix l’an prochain si le stock n’est pas écoulé? Seulement un tiers de la production annuelle a été exportée avant que les frontières ne ferment. Pour ne rien arranger, le métier est braqué contre l’Etat, qui a nommé à la tête de la confédération un administrateur extérieur à la profession.
Contactés, ni le ministère du Développement rural, ni la CMDT, n’ont donné suite aux sollicitations.
Dans le champ de Mahamadou Konaté, les nombreux enfants qui ramassent le coton sont payés une misère, 15 francs du kilo (0,02 euros). Le propriétaire peut espérer un gain de plusieurs millions de francs par an (plusieurs milliers d’euros).
„On fixe le prix du coton en fonction du marché mondial, mais si on ne l’amène pas à ce marché, comment va-t-on faire?“, demande Mahamadou Konaté.
© 2022 AFP avec jeune afrique
Alle Fotos der Galerie (c) Florent VERGNES/AFP: Dans les champs de coton près de Kita, le 17 janvier 2022

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1. Malis Baumwollfelder unter der Drohung der Sanktionen
AFP/jeuneafrique/malijet – 28.01.2022 um 12:00
Von Amaury HAUCHARD
Die Baumwollproduktion in Mali verspricht alle Rekorde zu brechen, doch wenn Mahamadou Konaté beim Gang über sein Feld lächelt, ist es eher die Zufriedenheit mit der geleisteten Arbeit als die Vorfreude auf ein besseres Morgen.
Mahamadou Konaté ist besorgt über die Auswirkungen des Embargos, das von den Nachbarstaaten über Mali verhängt wurde.
Als ob die Branche, die bereits von einem politisch-finanziellen Skandal aufgewühlt, von Machtkämpfen zerrissen und von dem durch die Pandemie verursachten Kursrückgang betroffen ist, dies nötig hätte.
„Nur 2% der Baumwolle wird hier verarbeitet. Wenn sie uns mit Sanktionen belegen, wie sollen wir dann unsere Baumwolle exportieren?“, fragt er inmitten einer der Parzellen auf den 60 Hektar, auf denen er in der Nähe von Noumoutene (im Westen) das anbaut, was hier als „weißes Gold“ bezeichnet wird.Mali ist einer der größten Baumwollproduzenten Afrikas.
In guten Jahren lebt ein Viertel der Bevölkerung direkt oder indirekt davon, indem sie die Zellulosefaser, die in der Saison weite Flächen weiß bedeckt, anbaut und einsammelt.
Baumwolle ist nach Gold eine der wichtigsten Export-Einnahmequellen Malis.
So sah es für die Tausenden malischen Baumwollfarmer ziemlich düster aus, als die ECOWAS im Januar beschloss, die Grenzen zu schließen und die Handelsbeziehungen mit Mali zu unterbinden.
Die Ecowas sanktionierten die Weigerung der Obersten, die 2020 die Macht gewaltsam übernommen hatten, den Platz in naher Zukunft für Zivilisten zu räumen.
– Alarmglocken –
Am Sitz eines Bauernverbands in Bamako versammelt, schlagen die Vorsitzenden der vier Vereinigungen aus dem Süden und Westen Alarm.
„Wir werden alle die Zeche zahlen“, sagte Tiassé Coulibaly, Vorsitzender für das Gebiet um Fana. „Wenn sie es nicht schaffen, die Baumwollbestände zu verkaufen, ist es nächstes Jahr vorbei, es wird keine Baumwolle mehr geben“, prophezeit Bakary Dembélé für das Gebiet um Koutiala.
In einem armen Binnenland fürchten sich alle Sektoren vor den Auswirkungen der Sanktionen, die im Übrigen eine patriotische Widerstandsbewegung ausgelöst haben.
Wie andere fragen sich auch die Vorsitzenden der Vereinigungen, wie die Baumwollbauern bezahlt werden sollen, wenn das Geld aufgrund der Aussetzung der Finanztransaktionen, die ebenfalls von der Ecowas verfügt wurde, knapp wird.
Auch eine verzögerte Auswirkung wird befürchtet. Um das zu verstehen, muss man dem Farmer Mahamadou Konaté folgen, in ein traditionelles Gewand gehüllt, natürlich aus Baumwolle.
Die Baumwollbauern sind in Genossenschaften organisiert. „Wir bauen an und tragen dann im Dorf die Baumwolle zusammen“, erklärt er.
Die Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), ein staatliches Unternehmen und einziger Akteur auf dem Markt, kauft dann die Baumwolle von den Produzenten.
Sie entkörnt die Baumwolle, d. h. sie trennt die Zellulose vom Korn. Anschließend wird die Baumwolle zu den westafrikanischen Häfen transportiert, von wo aus die Fasern – unverarbeitet, wie 98% der malischen Produktion – auf andere Kontinente verschifft werden. Die Entkörnung und der Export dauern von November bis Mai.
– Exporte durch Grenzschließungen blockiert -.
Jedes Jahr legt der Staat nach Absprache mit der CMDT und dem Dachverband der Baumwollproduzenten (in dem die vier Verbände zusammengeschlossen sind) auf der Grundlage der Weltmarktpreise und der Ergebnisse des vorangegangenen Geschäftsjahres den Preis fest, zu dem die CMDT in der kommenden Saison das Kilo unverarbeitete Baumwolle aufkaufen wird.
In der vergangenen Saison hatte sich die überwiegende Mehrheit der Baumwollbauern von der Baumwolle abgewandt und stattdessen Hirse, Mais oder Sojabohnen angebaut, weil der im Voraus festgelegte Preis in ihren Augen zu niedrig war.
Für diese Saison wurde die Messlatte auf 280 Francs pro Kilo (0,42 Euro) gesetzt, so hoch wie nie zuvor. Die Baumwollbauern strömten auf die Felder.
Die Vorsitzenden der Vereinigungen sagten, sie erwarteten eine Rekordproduktion von 820.000 Tonnen, gegenüber nur 147.000 Tonnen im letzten Jahr.
Aber was ist mit dem Preis im nächsten Jahr, wenn der Vorrat nicht abgesetzt wird? Nur ein Drittel der Jahresproduktion wurde vor der Schließung der Grenzen exportiert. Zu allem Überfluss hat sich die Branche auch noch gegen den Staat gewandt, der einen berufsfremden Verwalter an die Spitze des Dachverbandes gesetzt hat.
Weder das Ministerium für ländliche Entwicklung noch die CMDT haben auf Anfragen reagiert.
Auf dem Feld von Mahamadou Konaté erhalten die vielen Kinder, die die Baumwolle pflücken, einen Hungerlohn von 15 Francs pro Kilo (0,02 Euro). Der Besitzer kann auf einen Gewinn von mehreren Millionen Francs pro Jahr (mehrere Tausend Euro) hoffen.
„Der Preis der Baumwolle richtet sich nach dem Weltmarkt, aber wenn wir die Baumwolle nicht auf den Markt bringen können, was machen wir dann?“, fragt Mahamadou Konaté.
© 2022 AFP mit jeune afrique

1a. Sanctions put squeeze on Mali’s lucrative cotton sector
africanews.com with AFP – 28.01.2022
Mali is Africa’s leading cotton producer. Cotton is one of Mali’s main sources of export revenue, after gold. But thousands of Malian cotton growers face sanctions imposed by ECOWAS in January, demanding Mamdou Konate, cotton farmer.
„Sanctions cause us a lot of difficulties, because only 2% of the cotton is processed in Mali, the rest is exported abroad. If they sanction us, how will we sell our cotton?“
So far, because of the sanctions, only about a third of what has been produced since the season began has been exported.
As Mali’s second most important export after gold, cotton is a key source of foreign exchange.
Every Malian worker is potentially affected by the sanctions, but cotton growers fear the measures will provoke spiralling problems in the industry.
„There are four million people currently working in the cotton sector. And cotton represents 15% of the national GDP, so that gives a figure bordering on many billions. So on the economic level, cotton as a whole even in question, there are more than four hundred billion francs that generally turn in the cotton sector if there was a very good campaign “ said Abdel Rahmane Sy, consultant and expert in the cotton sector.
As a result, poor sales this year because of sanctions may send prices plummeting in 2023, which would in turn push farmers to plant other crops — as they did last year.
=> REGARDEZ la vidéo (2 min)

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