KANN AMINATA TRAORE BAN KI-MOON ABLÖSEN? – D’après le chroniqueur du MONDE, la Malienne Aminata Traoré ne succédera pas à Ban Ki-moon

Warum die Malierin Aminata Traoré nicht die Spitze der UNO von Ban Ki-moon übernehmen wird
LE MONDE – 23/06/2016 um 9:49
„Ich sehe vielleicht nicht so aus wie ein Generalsekretär, aber ich lade mich in diese Debatte ein!“
Mit diesem Satz, der typisch für sie ist, kündigte die Malierin Aminata Traoré Anfang Juni ihre Kandidatur für den Posten des Generalsekretärs der Vereinten Nationen an.

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Pourquoi la Malienne Aminata Traoré ne succédera pas à Ban Ki-moon à la tête de l’ONU
LE MONDE – 23.06.2016 à 09h49
Par Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)
« Je n’ai peut-être pas la tête de l’emploi, mais je m’invite dans ce débat ! » C’est par cette phrase qui lui ressemble que la Malienne Aminata Traoré a annoncé sa candidature, au tout début de juin, au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).

AFP 23.06.16L’ancienne ministre de la culture et du tourisme malienne et écrivaine polémiste, Aminata  Traoré

Foto (c) AFP/Georges Gobet: L’ancienne ministre de la culture et du tourisme malienne (1997-2000) et écrivaine polémiste, Aminata Dramane Traoré.
Die ehemalige Kultur- und Tourismusministerin Malis und Autorin von Streitschriften, Aminata Dramane Traoré


Après plus d’un demi-siècle de domination masculine sans partage, l’ONU cherche enfin une femme pour la diriger. Aminata Traoré serait-elle un choix pertinent pour occuper ce poste ? Au moins elle ne serait pas l’icône d’un féminisme cosmétique adoubé par les marques, les multinationales ou les grandes institutions internationales au nom de la diversité. Elle représente plutôt un féminisme de combat, ainsi qu’une ligne idéologique qui, si elle ne fait pas l’unanimité, a le mérite (ou le défaut !) de ne pas varier d’une virgule au gré des circonstances.
C’est aussi une mère venue d’Afrique et précisément d’un pays, le Mali, qui symbolise les enjeux liés aux inégalités sociales et à la violence terroriste avec lesquelles nous sommes appelés dorénavant à vivre.
– Déresponsabilisation –
L’hydre islamiste a marqué le pays des Askia de son fer rouge. Depuis 2012, la guerre contre les djihadistes du Nord a transformé malgré lui le Mali en théâtre d’opérations régionales et internationales où se croisent les visées de la France, de l’Algérie, du Burkina Faso et même du Tchad. Aux premières loges de ce spectacle souvent lourd de menaces, Aminata Traoré a tenté d’adresser au monde un message d’espoir, censé illustrer la résilience d’une nation en proie à de violents démons.

LIRE AUSSI (de l’archive):
Aminata Traoré : Le Mali : chronique d’une récolonisation programmée
Mali Demain – 25 Jan 2013
Le Mali dans l’ordre cynique du monde.
Que les chèvres se battent entre elles dans l’enclos est préférable à l’intermédiation de l’hyène». Proverbe bamanan.
Mis en lumière par l’amputation des deux tiers de son territoire, le coup d’Etat du 22 mars 2012 et l’embargo total de la CEDEAO, l’extrême vulnérabilité du Mali tient d’abord à la trahison des élites. Elles se voilent la face, réfutent tout débat de fond sur les enjeux de la mondialisation capitaliste. Désormais, tout est clair : la recolonisation du pays à travers les politiques néolibérales entre dans une nouvelle phase qui obéit au schéma libyen avec l’intervention directe de l’OTAN en moins. …En lire plus

Le corpus idéologique de Mme Traoré a néanmoins montré ses limites. Son soutien au capitaine Sanogo, auteur d’un coup d’Etat en 2012 ayant facilité la progression des djihadistes du Nord, ou sa virulente opposition à l’opération « Serval », qui a pourtant empêché la chute de Bamako, sont d’étranges prises de position, révélatrices de la difficulté d’Aminata Traoré à mettre à jour sa grille de lecture, dans laquelle les Africains sont toujours innocents, et la France toujours coupable. Cette entreprise de déresponsabilisation, que j’ai dénoncée dans une chronique précédente, n’aidera pas le continent à affronter les maux qui le minent, ni même à tourner la page de la Françafrique.
Et pourtant, même si je suis en désaccord profond avec elle, j’ai du respect pour cette militante fondamentale, allant à rebours du renoncement et de l’engagement opportuniste, n’ayant que faire des lubies des bailleurs, généreux et calculateurs.
– Candidature de « témoignage » –
Cela dit, malgré ses qualités intellectuelles et son charisme, l’ancienne ministre de la culture d’Alpha Oumar Konaré ne sera pas élue.
Aux Nations unies, le choix ne peut se porter sur une femme dont les diatribes incommoderaient, dans leurs palais feutrés, les puissants en leur sommeil délicat, que des vies humaines laissées à la merci de tous les dangers dans les camps des réfugiés ou sur les champs de bataille ne semblent pas perturber. D’ailleurs, l’administration onusienne se cherche un « secrétaire », pas un « général » pour diriger l’instance suprême de la diplomatie multilatérale.
Aminata Traoré ne sera pas élue, car c’est une femme qui ressemble trop aux personnes ordinaires que les Nations unies sont censées défendre et protéger. Elle vit à Missira, quartier populaire de Bamako, et cohabite avec des femmes et des jeunes pour lesquels elle porte des projets d’inclusion sociale et d’autonomisation.
Mais sa candidature, que je qualifierais de « témoignage », est une excellente chose dans le débat qu’il faut installer sur l’orientation de l’ONU, sa réforme nécessaire, ses limites objectives et son contrôle, soixante-dix ans après sa création par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Elle doit aussi élargir le champ des possibles dans le choix du successeur de l’insipide Ban Ki-moon, en inspirant d’autres femmes du continent.
© 2016 lemonde.fr

Warum die Malierin Aminata Traoré nicht die Spitze der UNO von Ban Ki-moon übernehmen wird
LE MONDE – 23/06/2016 um 9:49
Von Hamidou Anne
„Ich sehe vielleicht nicht so aus wie ein Generalsekretär, aber ich lade mich in diese Debatte ein!“
Mit diesem Satz, der typisch für sie ist, kündigte die Malierin Aminata Traoré Anfang Juni ihre Kandidatur für den Posten des Generalsekretärs der Vereinten Nationen an.
Nach mehr als einem halben Jahrhundert der unangefochtenen männlichen Dominanz sucht die UNO endlich eine Frau an ihrer Spitze. Wäre Aminata Traoré eine geeignete Wahl für diese Position? Wenigstens würde sie keine Ikone des kosmetischen Feminismus sein, gekürt von den Multis oder großen internationalen Institutionen im Namen der Vielfalt. Vielmehr ist es ein kämpfender Feminismus, den sie repräsentiert, ebenso wie eine ideologische Linie, die, wenn sie keine allgemeine Zustimmung findet, das Verdienst hat (oder den Fehler!), dass sie davon auch unter veränderten Umständen nicht einen Deut abweicht.
Sie ist auch eine Mutter aus Afrika und gerade aus einem Land, Mali, das die Probleme der sozialen Ungleichheit und terroristischen Gewalt symbolisiert, mit denen wir jetzt leben müssen.
– Nicht-Übernahme von Verantwortung –
Die islamistische Hydra hat das Land der Askia mit ihrem glühenden Eisen markiert. Seit 2012 hat der Krieg gegen die Dschihadisten im Norden Mali gegen seinen Willen zur Bühne regionaler und internationaler Operationen werden lassen, wo sich die Absichten Frankreichs, Algeriens, von Burkina Faso und sogar des Tschad überschneiden. In der ersten Reihe dieses oft mit schweren Bedrohungen aufwartenden Spektakels versuchte Aminata Traoré der Welt eine Botschaft der Hoffnung zu schicken, die die Widerstandsfähigkeit einer Nation im Griff gewalttätiger Dämonen veranschaulichen sollte.
Das ideologische Korpus Frau Traorés ist dennoch an seine Grenzen gestoßen. Ihre Unterstützung von Kapitän Sanogo, Urheber des Staatsstreichs von 2012, der das Anwachsen der Dschihadisten im Norden des Landes begünstigt hatte, oder ihre virulente Opposition gegen die Operation „Serval“, die immerhin die Einnahme von Bamako verhinderte, sind seltsame Stellungnahmen, die die Schwierigkeiten Aminata Traorés offenbaren, ihren Interpretationsrahmen, in dem die Afrikaner immer unschuldig sind und Frankreich immer schuldig ist, auf einen neuen Stand zu bringen. Diese Nicht-Übernahme von Verantwortung, die ich in einer früheren Kolumne angeprangert habe, wird dem Kontinent weder helfen, den Übeln zu begegnen, die ihn untergraben, noch das Kapitel Françafrique endgültig abzuschließen.
Und doch, obwohl ich mit ihr tief nicht einverstanden bin, habe ich Respekt vor dieser grundlegenden Kämpferin, die sich gegen Verweigerung und opportunistisches Engagement stellt, und sich nicht nur den Launen der Geldgeber, großzügig und berechnend, aussetzen will.
– Eine Kandidatur der „Bezeugung“ –
Doch trotz ihrer intellektuellen Qualitäten und ihrer Ausstrahlung wird die ehemalige Kulturministerin unter Alpha Oumar Konaré nicht gewählt werden.
Bei den Vereinten Nationen kann die Wahl nicht auf eine Frau fallen, deren Schmähreden die Mächtigen in ihren gepolsterten Palästen in ihrem empfindlichen Schlaf behelligen würden, die Menschenleben in großen Gefahren in den Flüchtlingslagern oder auf Schlachtfeldern nicht zu berühren scheinen. Ferner sucht sich die UN-Verwaltung einen „Sekretär“, keinen „General“, um die höchste Instanz der multilateralen Diplomatie zu leiten.
Aminata Traoré wird nicht gewählt werden, weil sie eine Frau ist, die zu sehr den gewöhnlichen Menschen gleicht, die die UNO zu verteidigen und zu schützen aufgerufen ist. Sie wohnt in Missira, einem beliebten Viertel Bamakos, und lebt mit Frauen und jungen Menschen zusammen, für die sie Projekte sozialer Integration und Empowerment auf die Beine stellt.
Aber ihre Kandidatur, die ich „Bezeugung“ nennen würde, ist ausgezeichnet in der Debatte, die der Orientierung der UN gewidmet werden muss, ihrer notwendigen Reform, ihren objektiven Grenzen und ihrer Kontrolle, 70 Jahre nach ihrer Gründung durchs die Sieger des zweiten Weltkrieges. Sie soll auch die Bandbreite der Möglichkeiten bei der Wahl der Nachfolgers des farblosen Ban Ki-moon erweitern, indem sie andere Frauen auf dem Kontinent zur Kandidatur anregt.
© 2016 lemonde.fr

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Ein Gedanke zu “KANN AMINATA TRAORE BAN KI-MOON ABLÖSEN? – D’après le chroniqueur du MONDE, la Malienne Aminata Traoré ne succédera pas à Ban Ki-moon


  1. “ Seuls, nous pouvons faire si peu, ensemble, nous pouvons faire beaucoup. „
    AFP – 02.06.2016
    La militante altermondialiste malienne Aminata Traoré a décidé de « s’inviter dans le débat » autour du rôle des Nations unies, en présentant une candidature de témoignage au poste de secrétaire général de l’ONU, a-t-elle annoncé mercredi à Paris à l’AFP.
    « Il paraît qu’ils recherchent une femme pour remplacer Ban Ki-moon… Je m’invite dans le débat », a lancé l’ancienne ministre malienne de la Culture et du Tourisme (1997-2000), lors d’une « Conférence mondiale pour la Paix et le Progrès » organisée par le Parti communiste français.
    « Il nous faut une autre organisation des Nations unies », a précisé Mme Traoré dans un entretien à l’AFP. « La diplomatie telle qu’elle devrait fonctionner ne marche plus ».
    La militante malienne de 69 ans plaide « pour un ordre mondial autre qu’inégalitaire et guerrier ».
    « Une ONU plus autonome et non instrumentalisée par les grandes puissances, par le truchement du conseil de sécurité peut faire la différence ».
    « Je voudrais que ce Conseil de sécurité soit moins militariste « , a ajouté l’ancienne ministre qui regrette notamment l’enlisement des combats dans son pays depuis plus de trois ans.
    A la suite d’une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 au Mali, les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui contrôlaient le nord de ce vaste pays sahélien ont été en grande partie chassés. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.
    « Les conflits sont là mais est-ce que les réponses doivent être exclusivement militaires, sécuritaires ? », a interrogé Mme Traoré, pour qui « on passe par des guerres même quand il y a des conflits qui peuvent être gérés autrement ».

    Une dizaine de personnalités se sont portées candidates à la succession en janvier 2017 de Ban Ki-moon, dont la directrice bulgare de l’Unesco, Irina Bokova, et l’ancien Haut-commissaire aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres, qui ont pour l’instant la faveur des pronostics.
    © 2016 AFP

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