DIE MALISCHEN FRAUEN HABEN DAS RECHT AUF DIE UMSETZUNG DES GENDERGESETZES! – L’application de la loi sur le genre est un droit des femmes que la tradition leur refuse

1. Die Umsetzung des Gendergesetzes n°2015-052: ein verdientes Geschenk für die malischen Frauen!
maliweb – 30. Mai 2021
In Mali sind die Frauen trotz ihres demographischen Gewichts (im Vergleich zu Männern) und vor allem ihrer sehr starken Mobilisierung während der Wahlkampagnen in den Kandidatenlisten und bei der Wahl unterrepräsentiert.
2. Frauenpower: Die tausend und eine Barriere auf dem Weg zur vollen Entfaltung
Benbere – 30.09.2020
In Mali behindern soziokulturelle Belastungen die wirtschaftliche Teilhabe von Frauen.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM ZWEITEN FOTO

1. L’application de la loi n°2015-052 sur le genre : un cadeau à mériter pour les femmes maliennes !
maliweb – 30 Mai 2021
Par Siaka DIAMOUTENE
Au Mali, nonobstant leur poids démographique (par rapport aux hommes) et surtout leur très forte mobilisation, pendant les campagnes électorales, les femmes sont sous-représentées dans les postes nominatifs et électifs.

Foto (c) maliactu: La plateforme des femmes leaders du Mali manifestant à la place de l’Indépendance de Bamako – Die Plattform der Frauen in Führungspositionen demonstriert am Platz der Unabhängigkeit in Bamako, damit das Gendergesetz von 2015 endlich umgesetzt wird.

Au Mali, représentant 50,4% de la population, les femmes ont d’énormes difficultés à se faire de bonnes positions sur les listes électorales leur permettant de se faire élire.
Ainsi, selon le « Bulletin statistique 2009 » du Centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (CNDIFE), sur 147 députés, il y avait 15 femmes. Sur les 703 maires, il y avait seulement 8 femmes. Sur 10.774 conseillers communaux, il y avait 927 femmes. Sur les 14 conseillers de la Chambre de Commerce et d’Industrie Mali (CCIM), il n’y avait que 2 femmes. Ces chiffres montrent très à suffisance que les femmes sont très sous-représentées dans les postes politiques.
Un contraste qui a motivé les autorités maliennes, sous l’impulsion de l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, à adopter la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. Cette loi accorde un quota de 30% aux femmes dans les fonctions nominatives et électives.
Mais hélas, plus de 5 ans après sa promulgation, l’application de cette loi, en faveur de l’égalité de genre par les gouvernements successifs ou les états-majors des partis politiques, reste toujours un mirage pour les femmes, en dépit des nombreuses interpellations des organisations féminines.
Pour beaucoup d’acteurs, l’application de cette disposition légale s’avère un cadeau à mériter pour les femmes maliennes qui doivent se battre sans relâche contre les pesanteurs socioculturelles qui entravent leur épanouissement économique et leur ascension dans les postes nominatifs et électifs.
Le vote de la loi°2015-052/du 18 décembre 2015 par une majorité écrasante des députés de la 5è législature avait été applaudi par les femmes du Mali et suscité l’espoir de voir fin d’une inégalité quant à leur l’accès aux fonctions nominatives et électives.

Lors des élections communales de 2016 et des législatives de mars-avril 2019, l’article 2 de la loi 052 qui stipule : « à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, des membres du Haut Conseil des Collectivités ou des Conseillers des Collectivités territoriales, aucune liste d’au moins trois (03) personnes, présentée par parti politique, groupement de partis politiques ou regroupement de candidats indépendants, n’est recevable si elle présente plus de 70 % de femmes ou d’hommes », a permis à 41 femmes à se faire élire dans au moins 28 circonscriptions électorales contre 14 députées femmes à l’Assemblée nationale de la 5è législature.
Malheureusement cet élan s’est subitement estompé et est devenu aujourd’hui une désillusion. Pour preuve : de décembre 2015 à nos jours, aucun gouvernement du défunt Premier ministre Modibo Keïta, en passant par ceux d’Abdoulaye Idrissa Maïga, et de Dr Boubou Cissé, à celui de la transition, dirigé par Moctar Ouane, n’a respecté le quota de 30% dans sa composition. Toutefois, l’exception confirmant la règle, la première équipe gouvernementale du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga comptait 11 femmes sur 32, soit 34%.
Cette euphorie saluée, en son temps, par les femmes a été de courte durée tant le gouvernement suivant dirigé par le Premier ministre Boubou Cissé, a tourné cette page. Sur les 38 membres de son gouvernement, on n’y compte que 8 femmes, soit 23,68 %.
« Le quota de 30% minimum n’a donc pas été respecté », déplore Maïmouna Diaby, employée d’une ONG qui travaille sur l’émancipation et l’autonomisation des femmes. La chute brutale du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas permis de marquer une évolution dans l’application de la loi sur la promotion du genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives.
Pire, le gouvernement de transition et le Conseil national de transition (CNT) ont été plus régressifs en matière d’application de cette disposition de la loi dite 052. Sur les deux gouvernements que le Premier ministre, Moctar Ouane, a formé avant d’être contraint par les militaires à démissionner, le nombre de femme était respectivement de 4 et 5 membres, soit 20%. Ce qui constitue une violation flagrante des dispositions de la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015, estiment les responsables des organisations féminines. (…)
Pour la vice-présidente de la Plateforme des femmes leaders du Mali, Mme Traoré Nana Sissako : « L’inscription d’une référence sur l’accès des femmes aux postes nominatives et électives dans la carte de la transition a été toujours saluée par les femmes. Mais, la mise en place du gouvernement de transition, le 5 octobre 2020, avec seulement 4 femmes sur 25 membres soit 16%est une violation flagrante de la loi 2015-052 du 18 décembre 2015 », dénonce-t-elle.
Quant au Coordinateur de la Plateforme Benbere, notre confrère Abdoulaye Guindo : « Les difficultés à appliquer cette loi dénote de la mauvaise volonté des autorités, notamment lors de la formation du gouvernement, où les autorités chargées de cette tâche refusent de donner la chance aux femmes ». (…)
Concernant le Conseil national de transition (CNT), sur 36 femmes annoncées dans la première liste de cet organe législatif, elles sont 31 femmes à y siéger aujourd’hui sur un total de 121 membres qu’il compte. « (…)
Si le respect du quota de 30% dans les listes électorales est un moyen d’augmenter le nombre de représentativités des femmes dans les mairies et à l’Assemblée nationale, force est de reconnaitre que dans beaucoup de partis le positionnement des femmes sur les listes ne les favorise pas.
A l’état actuel des choses, la victoire n’est pas pour demain, car comme disait l’autre, un droit de ce genre ne s’octroie pas, mais s’arrache. D’ailleurs, nombreux sont les hommes maliens qui ne sont pas disposés à offrir sur un plateau d’or cette discrimination positive en faveur des femmes que d’aucuns y voient comme un cadeau et non un droit.
Toutes choses que les femmes semblent avoir bien compris et ne cessent de chercher des solutions aux difficultés à appliquer cette loi. Une réflexion qui a conduit à la création d’un Observatoire de femmes dont la mission principale est d’œuvrer à d’identifier les postes susceptibles à revenir aux femmes et à faire des plaidoyers pour leur obtention.
En tout cas, les femmes sont conscientes du combat qui doit être la leur pour gagner le combat pour l’application de la loin°2015-052 du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour promouvoir le genre …. D’où leur évocateur slogan « An Dara, An Sara (Si elles se couchent, elles sont mortes) ».
© 2021 maliweb.net

2. Autonomisation des femmes : les mille et un obstacles à l’épanouissement
Benbere – 30 septembre 2020
Par Drissa Adama KONATE
Au Mali, les pesanteurs socioculturelles freinent  l’autonomisation économique des femmes. Qu’elles soient fonctionnaires ou évoluant dans le secteur informel, beaucoup de femmes ont du mal à s’épanouir économiquement. Le mariage se pose le plus comme un obstacle.
Le Mali se classe dans la catégorie des pays à faible niveau de développement humain avec un indice de développement humain (IDH) de 0,442 en 2015. L’IDH est une mesure moyenne des réalisations de base en matière de développement humain dans un pays. Et l’indice des inégalités de genre au Mali est de 33,7%. Les sièges parlementaires sont occupés par 8,8% des femmes et 7,3% de celles adultes ont atteint au moins le niveau d’éducation secondaire, contre 16,3% pour leurs homologues masculins.
Les Maliennes représentent 52% de la population rurale et vivent à 64,2% en dessous du seuil de pauvreté. Seulement 5% sont des propriétaires terriennes. Dans certaines contrées rurales, leurs charges alourdies par des travaux comme le ramassage du bois, le puisage de l’eau, les empêchent d’être autonomes, selon le rapport de la stratégie de genre du PNUD-Mali 2018 – 2020.

La loi N°2015-052 du 18 décembre 2015, instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, milite en faveur d’une participation équitable basée sur le genre dans la vie politique et la gestion des affaires publiques. De ce fait, elle favorise également à la contribution des potentialités de la femme et de l’homme dans le développement du pays.
Se débrouiller pour gagner sa vie
Aphame Kadia Doumbia, journaliste chez Malijet et directrice de l’agence de communication Mak-media rappelle que les femmes occupent une place importante dans la société malienne. En plus des travaux domestiques, beaucoup font des activités génératrices de revenus. « Cela permet d’aider leurs familles et d’atteindre un niveau social plus élevé. Si un mari gagne 100 000 francs CFA par mois et sa femme aussi, ils peuvent faire beaucoup de choses avec la somme collectée dans leur foyer. Comme l’entretien de la maison, des enfants, la scolarité et la santé surtout. J’encourage les femmes à entreprendre. L‘entrepreneuriat féminin est un secteur qui apporte beaucoup de ressources, non seulement matérielles mais aussi humaines ».
Les amazones de l’informel sont les vendeuses ambulantes. Épuisée d’avoir sillonné le grand marché de Bamako, Fatoumata Diawara, une vendeuse d’arachides confie son désarroi : « Que les fonctionnaires ont de la chance ! Quelle que soit la conjoncture, eux ils sont sûrs de toucher leur salaire, alors que nous devons proposer nos articles en nous exposant aux conséquences de la vente au bord du goudron. Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école, mais je me débrouille pour gagner ma vie. Et je peux obtenir 5000 francs CFA par jour comme bénéfice », évalue-t-elle.
Rokiatou Traoré, vendeuse de pomme de terre au grand marché de Kati, ajoute : « Je pratique ce métier depuis plus de quinze ans. Mon mari est décédé et c’est à moi de prendre ma famille en charge. Mes enfants ne sont pas encore assez grands pour pouvoir s’occuper d’eux-mêmes. C’est grâce à ce que je gagne honnêtement en vendant des pommes de terre que je parviens à joindre les deux bouts».
« Mon mari m’a interdit de travailler »
Nous nous sommes aussi intéressés aux femmes non actives appelées encore femmes ménagères. Aminata Touré, domiciliée à Sikoroni, est mariée depuis dix ans. Elle dit se sentir mal à l’aise du fait de ne pas pouvoir travailler : «  C’est grâce aux travaux que les femmes font quotidiennement qu’elles peuvent gagner de l’argent et subvenir à leurs besoins sans passer par le mari. Je souhaite travailler, car un mari ne peut pas satisfaire tous les besoins de sa femme. Hélas, le mien refuse », témoigne-t-elle.
Oumou Sissoko, ménagère domiciliée à Kalanba Coura a des problèmes dans son foyer à cause de son travail. « Mon mari m’a demandé d’arrêter d’aller au travail. Cela a créé une dispute entre nous. Du coup, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête d’aller au travail pour avoir la paix dans mon foyer ». L’État malien encourage les femmes à entreprendre, mais le problème se trouve principalement au niveau de la société qui doit être compréhensive et indulgente.
© 2021 benbere.org

1. Die Umsetzung des Gendergesetzes n°2015-052: ein verdientes Geschenk für die malischen Frauen!
maliweb – 30. Mai 2021
Von Siaka DIAMOUTENE
In Mali sind die Frauen trotz ihres demographischen Gewichts (im Vergleich zu Männern) und vor allem ihrer sehr starken Mobilisierung während der Wahlkampagnen in den Kandidatenlisten und bei der Wahl unterrepräsentiert.
In Mali haben Frauen, die 50,4 % der Bevölkerung ausmachen, enorme Schwierigkeiten, gute Plätze auf den Wahllisten zu bekommen, die es ihnen ermöglichen, gewählt zu werden.
So waren laut dem „Bulletin statistique 2009“ des Nationalen Zentrums für Dokumentation und Information über Frauen und Kinder (CNDIFE) von 147 Abgeordneten 15 Frauen. Unter den 703 Bürgermeistern gab es nur 8 Frauen. Von den 10.774 Gemeinderatsmitgliedern waren 927 Frauen. Unter den 14 Posten der Industrie- und Handelskammer von Mali (CCIM) waren nur 2 von Frauen besetzt. Diese Zahlen zeigen, dass Frauen in politischen Spitzenpositionen stark unterrepräsentiert sind.
Ein Kontrast, der das malische Parlament dazu veranlasste, auf Betreiben des ehemaligen Präsidenten der Republik, Ibrahim Boubacar Keita, das Gesetz Nr. 2015-052 vom 18. Dezember 2015 zu verabschieden, das Maßnahmen zur Förderung des gendergerechten Zugangs zu Nominierungs- und Wahlfunktionen vorsieht. Dieses Gesetz räumt eine 30-prozentige Quote für Frauen in diesen Funktionen vor.
Aber leider bleibt die Umsetzung dieses Gesetzes zugunsten der Gleichstellung der Geschlechter durch die aufeinanderfolgenden Regierungen oder die Zentralen der politischen Parteien mehr als 5 Jahre nach seiner Verkündung immer noch eine Fata Morgana für die Frauen, trotz zahlreicher Einforderungen der Frauenorganisationen.
Für viele Akteure ist die Umsetzung dieser gesetzlichen Bestimmung ein verdientes Geschenk für die malischen Frauen, die unermüdlich gegen die soziokulturellen Zwänge kämpfen müssen, die ihre wirtschaftliche Entfaltung und ihre gerechtfertigten Ansprüche behindern.
Die Verabschiedung dieses Gesetzes durch eine überwältigende Mehrheit der Abgeordneten der 5. Legislaturperiode wurde von den Frauen Malis sehr begrüßt und weckte die Hoffnung auf ein Ende der Ungleichheit beim Zugang zu Nominierungs- und Wahlfunktionen.
Bei den Kommunalwahlen 2016 und den Parlamentswahlen im März-April 2019 ermöglichte der Artikel 2 des Gesetzes, der festlegt: „Bei der Wahl der Abgeordneten der Nationalversammlung, der Mitglieder des Hohen Rates der Kollektive oder der Räte der territorialen Kollektive ist keine Liste mit mindestens drei (03) Personen, die von einer politischen Partei, einer Gruppierung politischer Parteien oder einer Gruppierung unabhängiger Kandidaten vorgelegt wird, zulässig, wenn sie mehr als 70 % Frauen oder Männer enthält“, die Wahl von 41 Frauen in mindestens 28 Wahlkreisen und von 14 weiblichen Abgeordneten der Nationalversammlung.
Leider ist dieser Schwung plötzlich verpufft und in eine Ernüchterung umgeschlagen. Zum Beweis: Seit Dezember 2015 bis heute hat keine Regierung, vom verstorbenen Premierminister Modibo Keïta über die von Abdoulaye Idrissa Maïga und Dr. Boubou Cissé bis hin zu der von Moctar Ouane geführten Übergangsregierung, die 30%-Quote in ihrer Zusammensetzung respektiert. Die Ausnahme bestätigt jedoch die Regel: Im ersten Regierungsteam von Premierminister Soumeylou Boubèye Maiga waren 11 von 32 Frauen, das sind 34%.
Diese von den Frauen begrüßte Euphorie war nur von kurzer Dauer, als die nächste Regierung unter Premierminister Boubou Cissé das Blatt wendete. Von den 38 Mitgliedern seines Kabinetts zählte man nur 8 Frauen, also 23,68%.
„Die Mindestquote von 30 % wurde nicht eingehalten“, beklagt Maïmouna Diaby, Mitarbeiterin einer NGO, die sich für die Emanzipation und das Empowerment von Frauen einsetzt. Der brutale Sturz des Regimes von Ibrahim Boubacar Keïta hat auch keine Änderung in der Umsetzung dieses Gesetzes bewirkt.
Schlimmer noch, die Übergangsregierung und der Nationale Übergangsrat (CNT) erwiesen sich als noch regressiver. In den beiden Regierungen, die Premierminister Moctar Ouane bildete, bevor er vom Militär zum Rücktritt gezwungen wurde, betrug die Anzahl der Frauen 4 bzw. 5 Mitglieder, d.h. 20%. Dies ist ein eklatanter Verstoß gegen die Bestimmungen des Gesetzes, sagen die Leiterinnen der Frauenorganisationen. (…)
Die Vizepräsidentin der Plattform der weiblichen Führungskräfte von Mali, Frau Traoré Nana Sissako meint: „Die Aufnahme eines Hinweises auf den Zugang von Frauen zu Nominierungs- und Wahlpositionen in die Übergangscharta wurde von den Frauen immer begrüßt. Aber die Bildung der Übergangsregierung am 5. Oktober 2020 mit nur 4 Frauen von 25 Mitgliedern oder 16% ist eine eklatante Verletzung des Gesetzes.“
(…)
Was den Nationalen Übergangsrat (CNT) betrifft, so sitzen von den 36 Frauen, die in der ersten Liste dieses gesetzgebenden Organs angekündigt waren, nun 31 Frauen in diesem Gremium von insgesamt 121 Mitgliedern. “ (…)
Wenn auch die Einhaltung der 30%-Quote auf den Wahllisten ein Weg ist, die Repräsentativität der Frauen in den Rathäusern und in der Nationalversammlung zu erhöhen, so muss man doch zugeben, dass in vielen Parteien die Positionierung der Frauen auf den Listen sie nicht begünstigt.
So wie die Dinge stehen, ist der Sieg nicht morgen zu erwarten, denn wie der andere sagte, kann ein solches Recht nicht gewährt werden, sondern man muss es erkämpfen. Außerdem sind viele malische Männer nicht bereit, diese positive Diskriminierung zugunsten der Frauen, die manche (Männer) als Geschenk und nicht als deren Recht sehen, auf einem goldenen Tablett zu servieren.
Alles Dinge, die die Frauen gut verstanden zu haben scheinen und nicht aufhören, Lösungen für die Schwierigkeiten zu suchen, dieses Gesetz umzusetzen. Diese Überlegungen haben zur Gründung einer Beobachtungsstelle für Frauen geführt, deren Hauptaufgabe es ist, die Positionen zu identifizieren, die für Frauen in Frage kommen, und sich um eine entsprechende Besetzung zu bemühen.
In jedem Fall sind sich die Frauen des Kampfes bewusst, den sie führen müssen, um die Umsetzung des Gesetzes
zu erreichen, das Maßnahmen zur Förderung der Gleichstellung der Geschlechter einleitet…. . Daher auch ihr vielsagender Slogan „An Dara, An Sara (Wenn wir uns hinlegen, sind wir tot)“.
© 2021 maliweb.net

2. Frauenpower: Die tausend und eine Barriere auf dem Weg zur vollen Entfaltung
Benbere – 30.09.2020
Von Drissa Adama KONATE
In Mali behindern soziokulturelle Belastungen die wirtschaftliche Teilhabe von Frauen. Ob sie nun Beamtinnen sind oder sich im informellen Sektor betätigen, viele Frauen haben es schwer, sich wirtschaftlich zu entfalten. Die Ehe stellt dabei außerdem ein Hindernis dar.
Mali wird mit einem Human Development Index (HDI) von 0,442 im Jahr 2015 als Land mit niedriger menschlicher Entwicklung eingestuft. Der HDI ist ein durchschnittliches Maß für die grundlegenden Errungenschaften der menschlichen Entwicklung in einem Land. Und der Index der Geschlechterungleichheit liegt in Mali bei 33,7 %. 8,8 % der Frauen haben einen Sitz im Parlament, und 7,3 % der erwachsenen Frauen haben mindestens einen Sekundarschulabschluss, im Vergleich zu 16,3 % bei ihren männlichen Mitbürgern.
Die malischen Frauen stellen 52 % der Landbevölkerung, und 64,2 % leben unterhalb der Armutsgrenze. Nur 5% sind Grundbesitzerinnen. In einigen ländlichen Gegenden sind sie durch Arbeiten wie Holz sammeln oder Wasser holen belastet und können sich nicht selbst versorgen, so der Bericht der UNDP-Mali Gender Strategy 2018 – 2020.
Das Gesetz N°2015-052 vom 18. Dezember 2015, das Maßnahmen zur Förderung des Zugangs von Frauen und Männern zu Nominierungs- und Wahlfunktionen vorsieht, spricht sich für eine gleichberechtigte Beteiligung der Geschlechter am politischen Leben und an der Verwaltung der öffentlichen Angelegenheiten aus. Dadurch wird auch der Beitrag des Potenzials von Frauen und Männern zur Entwicklung des Landes gefördert.
Den Lebensunterhalt verdienen müssen
Aphame Kadia Doumbia, Journalistin bei Malijet und Direktorin der Kommunikationsagentur Mak-media, betont, dass Frauen einen wichtigen Platz in der malischen Gesellschaft einnehmen. Neben der Hausarbeit gehen viele auch einkommensschaffenden Tätigkeiten nach. „Dadurch können sie ihren Familien helfen und ein höheres soziales Niveau erreichen. Wenn ein Ehemann 100.000 CFA-Francs im Monat verdient und seine Frau auch, können sie mit dem zusammengenommenen Betrag zu Hause viele Dinge tun. Wie die Instandhaltung des Hauses, die Versorgung der Kinder, die Zahlung des Schulgeldes und vor allem die Erhltung der Gesundheit. Ich ermutige Frauen, sich aufzumachen. Das Unternehmertum von Frauen ist ein Sektor, der eine Menge Ressourcen mit sich bringt, nicht nur materielle, sondern auch menschliche.“
Die Amazonen des informellen Sektors sind die Straßenverkäuferinnen. Erschöpft von der langen Tour über den großen Markt in Bamako erzählt Fatoumata Diawara, eine Erdnussverkäuferin, von ihrer Erschöpfung: „Was für ein Glück haben die Beamten! Wie auch immer die Sache läuft, sie sind sich sicher, dass sie ihren Lohn erhalten, während wir unsere Produkte anbieten müssen und uns den Konsequenzen des Verkaufs am Rande der Straßen aussetzen. Ich hatte nicht das Glück, zur Schule zu gehen, aber ich schaffe es, meinen Lebensunterhalt zu verdienen. Und ich kann 5.000 CFA-Francs pro Tag als Gewinn erzielen„, schätzt sie ein.
Rokiatou Traoré, eine Kartoffelverkäuferin auf dem großen Markt in Kati, fügt hinzu: „Ich mache diesen Job schon seit mehr als fünfzehn Jahren. Mein Mann ist gestorben und es ist meine Aufgabe, für meine Familie zu sorgen. Meine Kinder sind noch nicht alt genug, um für sich selbst zu sorgen. Mit dem, was ich ehrlich mit dem Kartoffelverkauf verdiene, komme ich über die Runden.“
„Mein Mann hat mir verboten zu arbeiten“
Wir interessierten uns auch für die nicht berufstätige Frauen, die Hausfrauen. Aminata Touré, wohnhaft in Sikoroni, ist seit zehn Jahren verheiratet. Sie sagt, sie fühle sich unbehaglich, weil sie nicht arbeiten könne: „Es ist der Arbeit zu verdanken, die Frauen täglich verrichten, dass sie Geld verdienen und für sich selbst sorgen können, ohne über den Ehemann zu gehen. Ich möchte arbeiten, denn ein Ehemann kann nicht alle Bedürfnisse seiner Frau befriedigen. Meiner weigert sich leider“, sagt sie.
Oumou Sissoko, eine Hausfrau, die in Kalanba Coura lebt, hat wegen ihrer Arbeit Probleme zu Hause.“Mein Mann hat mich aufgefordert, nicht mehr zur Arbeit zu gehen. Dadurch entstand ein Streit zwischen uns. Daraufhin habe ich aufgehört, um Frieden in meinem Zuhause zu haben„. Der malische Staat ermutigt die Frauen zum Unternehmertum, aber das Problem liegt hauptsächlich bei der Gesellschaft, die verständnisvoll und nachsichtig sein muss.
© 2021 benbere.org

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