VON DER KORRUPTION IN MALI: ALLES MUSS MAN BEZAHLEN, ALLES IST KÄUFLICH – De la corruption au Mali: Tout se paie, tout s’achète

3. Urbi und Orbi: Von der Korruption in Mali
Aujourd’hui-Mali – 3. August 2019
Laut dem Wörterbuch Petit Larousse ist Korruption der Akt des Bestechens, des Handelns gegen die eigene Pflicht, des Kaufens, zum Beispiel einen Richter zu bestechen. Das Pendant und die Folge von Korruption ist die unerlaubte Bereicherung. …
In Mali ist Korruption zu einer allgemeinen Regel geworden. Alles lässt sich bezahlen, alles lässt sich kaufen.
1. Mali: Deutscher Botschafter spricht von „Korruption“ und verärgert Richter.
RFI – 29-07-2019 um 10:05
In der malischen Presse verurteilte der deutsche Botschafter in Mali mit ausgewählten Worten „die Korruption“. Er verärgerte auf diese Weise zwei Justizgewerkschaften, während der Präsident des Arbeitgeberverbandes ihm Rückendeckung gab.
2. In Mali ist „das System von Korruption befallen und die Bürger haben sich daran gewöhnt“.
LE MONDE – 01. August 2019 um 09h42
Berichten zufolge wurden von den malischen Behörden zwischen 2005 und 2017 mehr als 1,13 Mrd. EUR unrechtmäßig ausgegeben. Der Zorn bei den Partnern und den Organen, die für die Bekämpfung dieser Missstände verantwortlich sind, wächst.
Tausend CFA-Francs (1,50 Euro) oder sogar mehr, von den Fahrern in die Taschen der Polizisten geschoben, um der Kontrolle zu entgehen. In Mali ist Korruption weit verbreitet.

DEUTSCH WEITER (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRANZÖSISCHEN ORIGINALEN.

3. Urbi et Orbi : De la Corruption au Mali
Aujourd’hui-Mali – 3 Août 2019
Par Boubacar Sidibé Junior
Selon le dictionnaire petit Larousse, la corruption est l’action de corrompre, d’engager à agir contre son devoir, soudoyer, exemple corrompre un juge. Le pendant et la conséquence de la corruption est l’enrichissement illicite. L’enrichissement illicite peut se faire aussi indépendamment de sa fonction. On ne compte plus le nombre de séminaires, de conclaves, de colloques, consacrés à la corruption. Des spécialistes de tous les bords n’en finissent plus d’émerger sur la question. Le phénomène de la corruption existe sous tous les cieux, même aux Etats-Unis et en France. Mais dans ces pays la corruption est une exception et c’est connu : il est sévèrement puni.
Au Mali, la corruption est devenue une règle générale. Tout se paie, tout s’achète. Pour rentrer dans la Fonction publique, il faut payer ; dans l’armée, il faut payer ; dans la police, il faut payer ; dans la douane, il faut payer… Pour avoir gain de cause dans un procès, il faut payer. Pour diminuer ou augmenter l’âge sur les documents administratifs, il suffit tout simplement de payer, etc…
La corruption est devenue un phénomène de société qui a la vie dure au Mali et souvent c’est la famille même qui prend l’initiative. Aussi, a-t-on l’habitude d’entendre, lors de la nomination d’un membre de la famille à une haute charge de l’Etat : “C’est maintenant ton tour de te servir”. Pour les partisans d’une telle position et Dieu seul sait s’ils sont nombreux au Mali à manger l’argent du public, rien de plus normal puisque ça appartient à tout le monde. Et si on ne puise dans les caisses de l’Etat ou de la communauté, on est à la limite qualifié d’enfant maudit. Alors la corruption est-elle un phénomène culturel au Mali ? Cela n’a pas toujours été comme ça.
Sous le régime de Modibo Keita, la corruption n’était pas la règle générale, mais une exception. Modibo Keita n’avait pas lui-même une villa au Mali alors qu’il avait la possibilité d’en disposer par dizaines sinon par centaines. Modibo Keita et ses compagnons voyaient grand. Ils nourrissaient des ambitions qui allaient au-delà de leur propre personne. La plupart d’entre eux étaient des panafricanistes avérés. Rien à avoir avec la génération actuelle de dirigeants.
La corruption qui a commencé avec le régime de Moussa Traoré, s’est amplifiée avec la démocratie. Sous le régime de Moussa Traore, il y avait les “Les châteaux de la sècheresse”, à l’heure de la démocratie, on est bien obligé de constater que “les immeubles de la démocratie” pullulent à Bamako et dans les autres grandes villes du pays. Combien de grands dossiers de corruption et de délinquance financière impliquant des hauts responsables et de la haute administration ont été classés sans suite. Seuls les petits poissons sont pris tandis que les requins en haute mer arrivent à passer toujours paradoxalement à travers les mailles des filets. Au Mali, ne dit-on pas que si l’on détourne cinq millions de francs Cfa on peut écoper de cinq ans de travaux forcés, tandis que si l’on arrive à détourner cinq milliards de francs Cfa, on arrive toujours à s’en sortir par les jeux de complicités et les tractations politico-administratives.
A défaut d’appliquer la manière forte, façon John Jerry Rawlings, il convient de mettre l’accent sur le contrôle a priori pour empêcher la commission de la corruption comme Soumana Sako savait si bien le faire. Une dernière remarque : les salaires sont trop bas au Mali. Cette situation donne aux acteurs de la petite corruption le prétexte pour commettre leurs forfaits. Pour que cet argument n’opère pas, il y a lieu d’augmenter les salaires.
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1. Mali: l’ambassadeur d’Allemagne parle de «corruption» et fâche des magistrats
RFI – 29-07-2019 à 10:05
Dans la presse malienne, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali a dénoncé avec des mots choisis « la corruption ». Il a ainsi fâché deux syndicats de la magistrature, alors que le président du patronat lui a apporté son soutien dimanche 28 juillet.

Foto (c) RFI: Capture d’écran de la Une du journal malien „L’Indépendant“ où est parue l’interview de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali. – Screenshot der Schlagzeilen der malischen Tageszeitung „L’Indépendant“, die das Interview mit Dietrich Becker führte

« J’aime beaucoup le Mali », affirme d’abord le diplomate allemand en fin de mission à Bamako. Ensuite, dans l’entretien accordé au quotidien privé malien L’Indépendant, il poursuit : « Malheureusement, à l’heure actuelle, si un investisseur allemand me demande conseil pour investir au Mali, je me sens obligé de lui répondre ‘’non’’ ». Et pourquoi ? Selon lui, « le secteur formel est étouffé par la corruption». Ensuite, il estime qu’un investisseur de son pays n’a pas de chance « de sortir victorieux d’un verdict de la justice malienne ».
La sortie de l’ambassadeur, Dietrich Becker, n’a pas du tout plu à Bamako à deux syndicats de la magistrature qui parlent de « propos intolérables, diffamatoires » et aussi « d’attaques et d’atteintes graves à l’honneur de la justice malienne ».
(Depuis, M. Becker a été contraint de s’excuser, ndlr)
Mais le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), qui a engagé depuis quelques mois une croisade anticorruption, apporte son soutien au diplomate allemand. Mamadou Sinsy Coulibaly: « Nous sommes dans un pays où la corruption est tellement forte, où la corruption a gangrené la société et l’économie qu’on ne voit pas ce que les partenaires du Mali, particulièrement les Allemands, ont injecté dans l’économie malienne ».
De son côté, le gouvernement malien n’a pas encore officiellement réagi.
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2. Au Mali, « le système est infesté par la corruption et les citoyens y sont habitués »
LE MONDE – 01 août 2019 à 09h42
(Republié par Info Matin – 02.08.2019
Magouille et corruption systématique: la grogne des partenaires, la réponse du gouvernement; note d’introduction voir au commentaire)
Par Morgane Le Cam, correspondante à Bamako
Plus de 1,13 milliard d’euros aurait été dépensé irrégulièrement par les autorités maliennes entre 2005 et 2017. Chez les partenaires et les organes chargés de lutter contre ces malversations, la colère monte.

Foto (c) HABIBOU KOUYATE/AFP: Des leaders de l’opposition manifestent contre la « mauvaise gouvernance », à Bamako, le 21 mai 2016. – Archivbild: Oppositionelle demonstrieren am 21.Mai 2016 in Bamako gegen die schlechte Regierungsführung.

Mille francs CFA (1,50 euro) voire plus, glissés dans la poche des policiers par les chauffeurs pour échapper à un contrôle. Au Mali, la corruption est courante et le pot-de-vin est si systémique que certains chauffeurs, de taxis comme de camions, l’ont intégré à leurs frais, gonflant d’autant la facture pour le consommateur. « C’est la TVA malienne, ironise Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). C’est terrible parce qu’au bout de la chaîne, ce sont les citoyens qui paient. »
Santé, éducation, emploi, sécurité, justice… Le président de l’Oclei est l’un des rares Maliens à dénoncer publiquement ce qui relève du secret de Polichinelle : « Aucun secteur n’est épargné, il ne faut pas faire l’autruche. Les citoyens et les opérateurs économiques paient des pots-de-vin parce qu’ils y sont forcés ; ils n’ont souvent pas le choix. Cela montre que le système est infesté par la corruption, et que les citoyens s’y sont habitués. »
Au niveau macroéconomique, l’Etat malien ne donne pas le bon exemple. Un rapport, élaboré en novembre 2018 par le Canada, au nom des bailleurs internationaux du pays, l’a souligné. Selon ce document, que Le Monde s’est procuré, les autorités locales auraient dépensé de manière irrégulière 741,5 milliards de francs CFA, soit 1,13 milliard d’euros, entre 2005 et 2017, et 35,5 % de ce montant relèverait de la fraude. Le reste est attribué à la mauvaise gestion des ressources publiques.
– Fatigue des bailleurs de fonds –
Ces montants ne sont pas nouveaux. Le rapport canadien compile en réalité les irrégularités financières publiées chaque année par le Bureau du vérificateur général (BVG) puisque, depuis 2003, cette institution est chargée de dénoncer publiquement les soupçons de malversations.
« Nous avons sorti ce chiffre pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako.
Selon nos informations, les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières représentent, en moyenne annuelle, 44 % de l’aide au développement allouée chaque année par les bailleurs internationaux. « On cofinance le développement mais aussi la corruption », s’agace une chancellerie européenne. « Le problème est tellement grand qu’on ne peut pas l’éviter. Sinon, que faudrait-il faire ? Se retirer ? », s’interroge une autre.
En 2018, le Mali a perdu plus de la moitié de la tranche variable de l’aide, alors établie à 20 millions d’euros, non décaissée par l’Union européenne (UE) faute de progrès suffisants en matière de scolarisation, de lutte contre la corruption et de réforme du secteur de la sécurité. Mais d’aucuns doutent que ce moyen de pression soit efficace. Pas plus qu’une dénonciation directe.
– La justice dans le viseur –
Mi-juillet, Dietrich Becker, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, a fait une sortie publique explosive dans un entretien au quotidien malien L’Indépendant. « Je n’encouragerais pas un Allemand à investir au Mali, vu l’état de corruption de la justice », a déclaré le diplomate qui, depuis, a été contraint de s’excuser.
La justice est de fait particulièrement pointée du doigt. Selon une enquête réalisée en avril par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HIIL), 58 % des quelque 8 300 Maliens interrogés ont qualifié cette institution de plus corrompue du pays, devant la police, les douanes et la gendarmerie.
Quant au traitement judiciaire des cas d’irrégularités financières, le rapport canadien précise que « près de la moitié des dossiers font l’objet d’un classement sans suite, donc pas de poursuites, faute d’infraction pénale ». Ce qui amène à un « niveau très bas de recouvrement de 6,5 % du montant total des irrégularités financières ». En clair, les autorités maliennes n’auraient récupéré qu’environ 48 milliards de francs CFA (73,2 millions d’euros) sur les 741,5 milliards de francs CFA d’irrégularités financières constatées par le BVG entre 2005 et 2017.
En juin, le ministère de la justice a joué la carte de la transparence. Sur son site, il a dressé le bilan des suites judiciaires réservées aux dénonciations qui ont été faites par le Vérificateur général depuis 2013. Selon lui, sur soixante et une dénonciations, dix affaires ont été classées sans suite, cinquante seraient en cours d’enquête préliminaire ou en information, et un dossier a été jugé.
– « Un combat de longue haleine » –
« Si on admet qu’il y a de la corruption dans la justice, pourquoi ne pas se poser la question de l’influence qui est exercée par les corrupteurs au sein des organismes de contrôle de la corruption ? », s’interroge M. Guindo. Selon le patron de l’Oclei, certains ont déjà tenté de saboter, voire d’influencer, le travail des gendarmes de la corruption tels que le BVG. « Tout cela fait que la lutte contre la corruption n’avance pas. La volonté politique est présente, mais elle peut être améliorée », avance-t-il prudemment.
Contacté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, se veut rassurant : « Nous prenons acte des différents rapports et nous nous engageons à mener toute action qui permettra d’établir les faits. Il y a des constats, mais ils ne peuvent pas être considérés comme des faits établis. La justice fera son travail, en toute indépendance. (…) Les mesures prises ne produiront leurs effets que progressivement. La lutte contre la corruption dans notre pays est un combat de longue haleine. »
Le dernier rapport du BVG pour 2018 a déçu nombre d’observateurs. Le montant des fraudes dénoncées n’a jamais été aussi bas : 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) quand les précédents rapports – entre 2006 et 2017 – dénonçaient chaque année des fraudes oscillant entre 4,6 milliards de francs CFA (7 millions d’euros) en 2016 et plus de 80 milliards de francs CFA (122 millions d’euros) en 2006. Un différentiel dans lequel certains lisent une volonté de masquer le réel…
« L’élection présidentielle a eu lieu en 2018 et une partie de l’aide financière de certaines communes a été liée aux faveurs électorales que les politiques locaux voulaient bien leur accorder », glisse une source internationale, avant de dénoncer une utilisation des moyens de l’Etat à des fins électoralistes. Des allégations graves qu’il est impossible de confirmer, bien qu’elles soient partagées par d’autres acteurs. « Il faut que les gens soient prudents dans la manipulation des rapports du BVG », a réagi M. Sangaré, tout à s’abstenant de tout autre commentaire.
– « L’Etat vu comme un agresseur » –
Quoi qu’il en soit, les citoyens semblent avoir perdu confiance en l’Etat. Le dernier baromètre mondial de la corruption de Transparency International souligne qu’en 2019, au Mali, 71 % des personnes interrogées ont estimé que leur gouvernement faisait un mauvais travail en matière de lutte contre la corruption.
Quelques mois après son accession au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait pourtant fait de la lutte contre la délinquance financière l’une de ses priorités. « Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat », avait-il alors déclaré, avant de faire de 2014 l’année de la lutte contre la corruption.
Mais au-delà des mots, les actes se font attendre. « Il y a beaucoup d’initiatives et de bonnes volontés, mais le résultat n’est pas à la hauteur », estime M. Guindo, avant d’insister sur l’impact, énorme, de la délinquance financière sur la stabilité du Mali : « L’une des conséquences de la corruption est que les citoyens ne voient plus l’Etat comme un protecteur mais comme un agresseur. Ça les éloigne de l’Etat et fait grandir chez eux un sentiment d’injustice. L’insécurité a été favorisée par la corruption. Tant que nous ne l’admettrons pas, nous ne lutterons pas contre ses causes profondes. »
D’autant que les systèmes de défense et de sécurité maliens sont au cœur des soupçons. « Les recrues maliennes souhaitant rejoindre les forces de sécurité doivent souvent payer leurs supérieurs si elles veulent accéder à la formation obligatoire, nécessaire pour valider leur intégration », dénonce un diplomate européen au Sahel. Une future recrue, rencontrée par Le Monde, assure ainsi avoir dû payer cette année 500 000 francs CFA (762 euros) pour rejoindre la formation de la police et obtenir son concours.
Pis, une des chancelleries occidentales à Bamako a évoqué des obstacles bureaucratiques mis en place pour lui extorquer de l’argent ; des personnels chargés du contrôle aérien demandant des pots-de-vin en échange de… l’obtention d’autorisations d’atterrissage pour certains de ses avions utilisés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le porte-parole du gouvernement, qui doute de telles pratiques, n’a pas souhaité réagir davantage.
Des allégations graves et une fois de plus invérifiables, mais qui soulignent l’ampleur des doutes des acteurs internationaux comme des citoyens quant au bon usage des fonds publics. Selon le baromètre mondial de la corruption 2019, six Maliens sur dix pensent que la corruption a progressé au cours des douze derniers mois. Ils étaient deux fois moins nombreux en 2015.
© 2019 lemonde.fr

3. Urbi und Orbi: Von der Korruption in Mali
Aujourd’hui-Mali – 3. August 2019
Von Boubacar Sidibé Junior
Laut dem Wörterbuch Petit Larousse ist Korruption der Akt des Bestechens, des Handelns gegen die eigene Pflicht, des Kaufens, zum Beispiel einen Richter zu bestechen. Das Pendant und die Folge von Korruption ist die unerlaubte Bereicherung. Die unerlaubte Bereicherung kann auch unabhängig von ihrer Funktion durchgeführt werden. Es gibt unzählige Seminare, Konklaven und Symposien zum Thema Korruption. Spezialisten aller Couleur treten ständig zu diesem Thema auf. Das Phänomen der Korruption existiert in allen Teilen der Welt, sogar in den Vereinigten Staaten und Frankreich. Aber in diesen Ländern ist Korruption eine Ausnahme, und es ist bekannt: Sie wird hart bestraft.
In Mali ist Korruption zu einer allgemeinen Regel geworden. Alles muss man bezahlen, alles lässt sich kaufen. Um in den öffentlichen Dienst einzutreten, muss man bezahlen; in der Armee muss man bezahlen; in der Polizei muss man bezahlen; im Zoll muss man bezahlen…. Um einen Fall in einem Prozess zu gewinnen, muss man bezahlen. Um sein Lebensalter in Verwaltungsdokumenten herabzusetzen oder zu erhöhen, zahlt man einfach, etc…..
Korruption ist zu einem sozialen Phänomen geworden, das in Mali schwer zu bewältigen ist, und oft ist es die Familie selbst, die die Initiative ergreift. Es ist daher gängig, bei der Ernennung eines Familienmitglieds zu einem hohen Staatsamt zu hören: „Jetzt ist es an dir, dich zu bedienen“. Für die Anhänger einer solchen Position, und Gott allein weiß, ob es viele in Mali gibt, die öffentliches Geld „essen“, gibt es nichts Normaleres, denn das gehört allen. Und wenn wir nicht aus der Staats- oder Gemeindekasse schöpfen, werden wir letztlich als fluchbeladenes Kind eingestuft. Ist Korruption also ein kulturelles Phänomen in Mali? Es war nicht immer so.
Unter Modibo Keitas Regime war Korruption nicht die allgemeine Regel, sondern eine Ausnahme. Modibo Keita (1. Präsident Malis nach der Unabhängigkeit 1960-1968; Ed.) selbst hatte keine Villa in Mali, obwohl er die Möglichkeit hatte, Dutzende oder gar Hunderte von ihnen zu haben. Modibo Keita und seine Begleiter hatten große Pläne. Sie hatten Ambitionen, die über ihre eigene Person hinausgingen. Die meisten von ihnen waren anerkannte Panafrikaner. Mit der heutigen Generation von Führungskräften hatten sie nichts zu tun.
Die Korruption, die mit dem Regime von Moussa Traoré begann, ist mit der Demokratie angestiegen. Unter dem Regime von Moussa Traore gab es die „Schlösser der Dürre“, zur Zeit der Demokratie müssen wir leider feststellen, dass es in Bamako und in den anderen großen Städten des Landes „die Gebäude der Demokratie“ zuhauf gibt. Wie viele größere Fälle von Korruption und Finanzkriminalität, an denen leitende Beamte und solche aus der Verwaltung beteiligt waren, wurden ohne rechtliche Folgen abgeschlossen. Nur kleine Fische werden gefangen, während die Haie auf hoher See paradoxerweise immer wieder durch die Maschen der Netze fallen. In Mali heißt es, wenn man fünf Millionen CFA-Francs veruntreut, kann man fünf Jahre Zwangsarbeit aufgebrummt bekommen, während man, wenn man es schafft, fünf Milliarden CFA-Francs zu veruntreuen, immer wieder durch Komplizenschaften und politisch-administrative Verhandlungen durchkommt.
Wenn der starke Kurs, wie es John Jerry Rawlings tat (als Präsident von Ghana, Ed), nicht umgesetzt werden soll, sollte der Schwerpunkt auf der a priori Kontrolle liegen, um die Verübung von Korruption zu verhindern, wie Soumana Sako es so gut wusste. Eine letzte Bemerkung: In Mali sind die Gehälter zu niedrig. Diese Situation gibt den Akteuren der Kleinbestechung den Vorwand, ihre Straftaten zu begehen. Damit dieses Argument nicht funktioniert, ist es notwendig, die Löhne zu erhöhen.
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1. Mali: Deutscher Botschafter spricht von „Korruption“ und verärgert Richter>.
RFI – 29-07-2019 um 10:05
In der malischen Presse verurteilte der deutsche Botschafter in Mali mit ausgewählten Worten „die Korruption“. Er verärgerte auf diese Weise zwei Justizgewerkschaften, während der Präsident des Arbeitgeberverbandes ihm am Sonntag, den 28. Juli, Rückendeckung gab.
„Ich mag Mali wirklich“, sagt der deutsche Diplomat am Ende seiner Mission in Bamako. Dann, in dem Interview mit der malischen Tageszeitung L’Indépendant, fährt er fort: „Leider fühle ich mich im Moment, wenn ein deutscher Investor mich um Ratschläge für Investitionen in Mali bittet, veranlasst, ihm Nein zu sagen.“ Und warum ist das so? Ihm zufolge „wird der formelle Sektor durch die Korruption erstickt“. Zweitens glaubt er, dass ein Investor in seinem Land keine Chance hat, „aus einem Verdikt der malischen Gerichte als Sieger hervorzugehen“.
Der Abgang des Botschafters Dietrich Becker gefiel in Bamako zwei Gewerkschaften der Justiz überhaupt nicht, die von „unerträglichen, diffamierenden Äußerungen“ und auch von „Angriffen und schweren Verletzungen der Ehre der malischen Justiz“ sprechen.
( Zwischenzeitlich war Herr Becker zu einer Entschuldigung gezwungen worden, Ed).
Aber Mamadou Sinsy Coulibaly, der Präsident des Nationalrats der malischen Arbeitgeber (CNPM), der seit mehreren Monaten einen Antikorruptionskreuzzug in Gang gesetzt hat, unterstützt den deutschen Diplomaten: „Wir sind in einem Land, in dem die Korruption so stark ist, in dem sich die Korruption in der Gesellschaft und in der Wirtschaft so sehr ausgebreitet hat, dass wir nicht sehen, was die Partner Malis, insbesondere die Deutschen, in die malische Wirtschaft gesteckt haben“.
Die malische Regierung ihrerseits hat noch nicht offiziell reagiert.
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2. In Mali ist „das System von Korruption befallen und die Bürger haben sich daran gewöhnt“.
LE MONDE – 01. August 2019 um 09h42
(Dieser Artikel wurde auch vom malischen Nachrichtendienst „Info Matin“ veröffentlicht am 02.08.2019 unter der Schlagzeile:
„Mauschelei und systematische Korruption: das Grollen der Partner. Die Reaktion der Regierung.“ Einleitung siehe im Kommentar.)

Von Morgane Le Cam, Korrespondentin in Bamako
Berichten zufolge wurden von den malischen Behörden zwischen 2005 und 2017 mehr als 1,13 Mrd. EUR unrechtmäßig ausgegeben. Der Zorn bei den Partnern und den Organen, die für die Bekämpfung dieser Missstände verantwortlich sind, wächst.
Tausend CFA-Francs (1,50 Euro) oder sogar mehr, von den Fahrern in die Taschen der Polizisten geschoben, um der Kontrolle zu entgehen. In Mali ist Korruption weit verbreitet, und Schmiergelder sind so systemisch, dass einige Fahrer, sowohl Taxi- als auch Lkw-Fahrer, sie in ihre Kosten aufgenommen haben, was die Rechnung für den Verbraucher aufbläht. „Das ist die malische Mehrwertsteuer, sagt Moumouni Guindo, Präsident der Zentralbehörde zur Bekämpfung illegaler Bereicherung (Oclei). Es ist schrecklich, denn am Ende der Kette sind es die Bürger, die bezahlen.“
Gesundheit, Bildung, Arbeitsmarkt, Sicherheit, Recht…. Der Präsident von Oclei ist einer der wenigen Malier, der öffentlich das offene Geheimnis anprangert: „Kein Sektor bleibt verschont, wir dürfen unsere Köpfe nicht in den Sand stecken. Bürger und Operateure der Wirtschaft zahlen Bestechungsgelder, weil sie dazu gezwungen sind; sie haben oft keine Wahl. Dies zeigt, dass das System von Korruption befallen ist und sich die Bürger daran gewöhnt haben.“
Auf makroökonomischer Ebene geht die malische Regierung nicht mit gutem Beispiel voran. Ein Bericht, der im November 2018 von Kanada im Namen der internationalen Geber des Landes erstellt wurde, unterstreicht dies. Nach diesem Dokument, das Le Monde sich beschaffte, gaben die Lokalbehörden zwischen 2005 und 2017 angeblich 741,5 Milliarden CFA-Francs oder 1,13 Milliarden Euro unregelmäßig aus, und 35,5% dieses Betrags sollen durch Betrug entstanden sein. Der restliche Menge wird auf eine schlechte Verwaltung der öffentlichen Ressourcen zurückgeführt.
– Gebermüdigkeit –
Diese Beträge sind nicht neu. Der kanadische Bericht stellt tatsächlich die finanziellen Unregelmäßigkeiten zusammen, die jedes Jahr vom Amt für Rechnungsprüfung (BVG) veröffentlicht werden, da dieses Institut seit 2003 für die öffentliche Meldung vermuteter Rechtsverletzungen verantwortlich ist.
“ Wir haben diese Zahlen veröffentlicht, um Druck auf die Behörden auszuüben. In Bezug auf Mali gibt es eine gewisse Müdigkeit bei den Gebern. Es gibt keine nennenswerten Fortschritte auf politischer Ebene, und die schlechte Regierungsführung hält an, während es paradoxerweise Mali ist, das einen großen Teil der Herausforderungen der Subregion konzentriert„, sagt ein in Bamako ansässiger Diplomat.
Unseren Informationen zufolge machen die finanziellen Unregelmäßigkeiten in Höhe von 741,5 Mrd. CFA im Durchschnitt 44% der jährlich von internationalen Gebern bereitgestellten Entwicklungshilfe aus. “ Wir kofinanzieren Entwicklung, aber damit auch Korruption,“ ärgert sich ein europäisches Kanzleramt. „Das Problem ist so groß, dass es sich nicht vermeiden lässt. Wenn nicht, was sollte dann getan werden? Sich zurückziehen?“ fragt sich ein anderes.
Im Jahr 2018 verlor Mali mehr als die Hälfte der damals 20 Mio. EUR umfassenden variablen Entwicklungshilfe, die von der Europäischen Union (EU) wegen unzureichender Fortschritte bei der Schulbesuchsförderung, der Korruptionsbekämpfung und der Reform des Sicherheitssektors nicht ausgezahlt wurde. Aber einige bezweifeln, dass dieses Druckmittel wirksam ist. Nicht wirksamer als eine direkte Beschuldigung.

– Die Justiz im Visier –
Mitte Juli trat Dietrich Becker, Deutschlands Botschafter in Mali, in einem Interview mit der malischen Tageszeitung L’Indépendant explosionsartig an die Öffentlichkeit. „Ich würde keinen Deutschen ermutigen, in Mali zu investieren, wenn man den Stand der Korruption in der Justiz bedenkt“, erklärte der Diplomat, der sich inzwischen entschuldigen musste.
Die Justiz steht in der Tat besonders im Kreuzfeuer der Kritik. Einer Umfrage des Haager Instituts für Rechtsinnovation (HIIL) vom April zufolge bezeichneten 58 Prozent der rund 8.300 befragten Malier diese Institution als die korrupteste im Land, vor Polizei, Zoll und Gendarmerie.
Was die gerichtliche Verfolgung von Fällen finanzieller Unregelmäßigkeiten betrifft, so heißt es im kanadischen Bericht, dass „fast die Hälfte der Fälle ohne weitere rechtliche Schritte abgeschlossen und daher mangels einer strafrechtlichen Verfolgung nicht geahndet wird“. Dies führt zu einem „sehr niedrigen Niveau der Rückforderung von 6,5% des Gesamtbetrags der finanziellen Unregelmäßigkeiten“. Im Klartext, die malischen Behörden haben Berichten zufolge nur etwa 48 Mrd. Francs CFA (73,2 Mio. €) von den 741,5 Mrd. Francs CFA der finanziellen Unregelmäßigkeiten, die vom BVG zwischen 2005 und 2017 festgestellt wurden, zurückerhalten.
Im Juni spielte das Justizministerium die Transparenzkarte aus. Auf seiner Website hat es sich mit den strafrechtlichen Folgen der vom Generalrechnungsprüfer seit 2013 gemachten Anklagen befasst. Ihm zufolge wurden von 61 Anklagen 10 Fälle ohne weitere rechtliche Schritte abgeschlossen, 50 befanden sich in Vorermittlungen oder es wurden noch Auskünfte eingezogen, und ein Fall wurde verurteilt.
– „Ein langwieriger Kampf“ –
„Wenn wir akzeptieren, dass es Korruption in der Justiz gibt, warum stellen wir uns dann nicht die Frage nach dem Einfluss, den die Korrumpierenden in den Ämtern der Korruptionskontrolle ausüben?“ fragt Herr Guindo. Nach Angaben des Oclei-Chefs haben einige bereits versucht, die Arbeit der Korruptionspolizei wie dem BVG zu sabotieren oder gar zu beeinflussen.“
„All dies hat zur Folge, dass der Kampf gegen die Korruption nicht voranschreitet. Der politische Wille ist vorhanden, aber er kann verbessert werden“, argumentiert er vorsichtig.
Der Kommunikationsminister und Regierungssprecher Yaya Sangaré findet beruhigende Worte, als wir ihn kontaktieren: „Wir nehmen die verschiedenen Berichte zur Kenntnis und sind bemüht, alle Maßnahmen zu ergreifen, die eine Feststellung der Fakten ermöglichen. Es gibt Ergebnisse, aber sie können nicht als gesicherte Fakten angesehen werden. Die Justiz wird ihre Arbeit tun, und zwar in völliger Unabhängigkeit. (….) Die eingeleiteten Maßnahmen werden ihre Wirkung nur allmählich entfalten. Der Kampf gegen die Korruption in unserem Land ist ein langwieriger Kampf.“
Der jüngste Bericht des BVG für 2018 enttäuschte viele Beobachter. Die Summe der angezeigten Betrugsfälle war noch nie so gering: 2 Mrd. Francs CFA (3 Mio. €), während frühere Berichte – zwischen 2006 und 2017 – jährliche Betrugsfälle in Höhe von 4,6 Mrd. CFA (7 Mio. €) im Jahr 2016 und über 80 Mrd. CFA (122 Mio. €) im Jahr 2006 anzeigten. Ein Gefälle, in dem einige den Wunsch lesen, das Wirkliche zu kaschieren……..
„Die Präsidentschaftswahlen fanden 2018 statt, und ein Teil der Finanzhilfe einiger Gemeinden war mit den Wahlbegünstigungen verbunden, die lokale Politiker bereit waren, ihnen zu gewähren“, so eine internationale Quelle, die dann die Verwendung staatlicher Ressourcen für Wahlzwecke anprangert. Schwere Vorwürfe, die nicht bestätigt werden können, obwohl sie von anderen Akteuren geteilt werden. „Die Leute sollten bei der Manipulierung der BVG-Berichte vorsichtig sein“, reagierte Herr Sangaré und verzichtete auf jeden weiteren Kommentar.
– „Der Staat als Aggressor“ –
Auf jeden Fall scheinen die Bürger das Vertrauen in den Staat verloren zu haben. Das jüngste globale Korruptions-Barometer von Transparency International zeigt, dass 71% der Befragten 2019 in Mali der Meinung waren, dass ihre Regierung im Kampf gegen die Korruption eine schlechte Arbeit leistet.
Wenige Monate nach seinem Amtsantritt hatte Präsident Ibrahim Boubacar Keïta die Bekämpfung der Finanzkriminalität zu einer seiner Prioritäten erklärt. „Niemand wird unter unserem Mandat illegal und ungestraft reicher werden“, sagte er damals, bevor er 2014 zum Jahr des Kampfes gegen die Korruption ausrief.
Aber jenseits der Worte lassen die Taten auf sich warten. „Es gibt viele Initiativen und gute Absichten, aber das Ergebnis entspricht nicht der Zielvorgabe“, sagt Guindo, bevor er die enormen Auswirkungen der Finanzkriminalität auf die Stabilität Malis herausstellt: „Eine der Folgen der Korruption ist, dass die Bürger den Staat nicht mehr als Beschützer, sondern als Aggressor sehen. Es entfernt sie vom Staat und vermittelt ihnen ein Unrechtsgefühl. Die Unsicherheit wurde durch Korruption gefördert. Solange wir das nicht zugeben, werden wir die eigentlichen Ursachen nicht bekämpfen.“
Zumal die Verteidigungs- und Sicherheitssysteme Malis den Verdacht schüren. „Malische Rekruten, die sich den Sicherheitskräften anschließen wollen, müssen oft ihre Vorgesetzten bezahlen, wenn sie die für ihre Aufnahme erforderliche Pflichtausbildung absolvieren wollen“, prangert ein europäischer Diplomat im Sahel an. Eine zukünftige Rekrutin, die von Le Monde befragt wurde, behauptet, dass sie dieses Jahr 500.000 CFA-Francs (762 Euro) bezahlen musste, um an der Polizeiausbildung teilzunehmen und ihre Aufnahmeprüfung zu bestehen.
Schlimmer noch, eins der westlichen Kanzlerämter in Bamako erwähnte bürokratische Hindernisse zur Erpressung von Geld; das Flugsicherungspersonal forderte Bestechungsgelder im Austausch für…. die Erlangung von Landegenehmigungen für einige ihrer Flugzeuge, die im Kampf gegen den Terrorismus im Sahel eingesetzt werden. Der Regierungssprecher, der solche Praktiken in Frage stellt, wollte nicht weiter reagieren.
Das sind ernste und wieder einmal unüberprüfbare Anschuldigungen, aber sie verdeutlichen das Ausmaß der Zweifel der internationalen Akteure sowie der Bürger an der ordnungsgemäßen Verwendung öffentlicher Mittel. Laut dem globalen Korruptionsbarometer 2019 glauben sechs von zehn Maliern, dass die Korruption in den letzten 12 Monaten zugenommen hat. Im Jahr 2015 waren es halb so viele.
© 2019 lemonde.fr

2 Gedanken zu „VON DER KORRUPTION IN MALI: ALLES MUSS MAN BEZAHLEN, ALLES IST KÄUFLICH – De la corruption au Mali: Tout se paie, tout s’achète

  1. Magouille et corruption systématique: la grogne des partenaires, la réponse du gouvernement
    Info-Matin – 2 Août 2019
    La sortie peu diplomatique de l’ambassadeur allemand sur la corruption systémique qui impacte le développement de notre pays a apporté du vent au moulin des détracteurs du régime. Bien que par des voix appropriées le diplomate a été recadré et contraint de s’excuser, ses collègues occidentaux n’en pensent pas moins. En effet, « Nous avons sorti ce chiffre (ndlr : l’affaire des 700 milliards,) pour mettre la pression sur les autorités. Il y a une certaine fatigue des bailleurs par rapport au Mali. Il n’y a pas d’avancées notoires sur le plan politique et la mauvaise gouvernance persiste, alors que, paradoxalement, c’est le Mali qui concentre une grande partie des enjeux de la sous-région », glisse un diplomate en poste à Bamako à notre confrère français Le Monde. « … Cela montre que le système est infesté par la corruption. » Le mal est-il si ancré que tout traitement paraît sans espoir ? Le gouvernement martèle son engagement et sa détermination sur ce chantier et à ne faire aucune entrave à l’action de la justice. Nous vous proposons l’article très documenté de notre confrère Le Monde paru ce jeudi 1er août 2019. (VOIR en haut #2)

    Mauschelei und systematische Korruption: das Grollen der Partner. Die Reaktion der Regierung.
    Info-Matin – 2. August 2019
    Der wenig diplomatische Ausstieg des deutschen Botschafters, wo er die systemische Korruption, die die Entwicklung unseres Landes beeinträchtigt, aufgreift, hat Wind in die Mühle der Kritiker des Regimes gebracht. Obwohl der Diplomat durch angemessene Stimmen zur Entschuldigung gedrängt wurde, denken das seine westlichen Kollegen nach wie vor. In der Tat: „Wir haben diese Zahl (Anmerkung des Herausgebers: der Fall der 700 Milliarden) herausgegriffen, um Druck auf die Behörden auszuüben. In Bezug auf Mali gibt es eine gewisse Müdigkeit unter den Gebern. Es gibt keine nennenswerten Fortschritte auf politischer Ebene und die schlechte Regierungsführung besteht nach wie vor, während es paradoxerweise Mali ist, das einen großen Teil der Herausforderungen der Subregion konzentriert“, sagt ein in Bamako stationierter Diplomat unserem französischen Kollegen von Le Monde….. Dies zeigt, dass das System von Korruption befallen ist. “Ist das Böse so fest verankert, dass jede Behandlung hoffnungslos erscheint? Die Regierung betont ihr Engagement und ihre Entschlossenheit bei diesem Vorhaben und betont, die Arbeit der Gerichte in keiner Weise zu behindern. Wir stellen Ihnen den sehr gut dokumentierten Artikel unseres Kollegen von Le Monde vor, der am Donnerstag, den 1. August 2019 veröffentlicht wurde. (SIEHE OBEN #2)

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  2. über die Aussage des scheidenden deutschen Botschafters in Bamako: – Le sens de ce que l’ambassadeur a dit sur la corruption au Mali:
    Corruption au Mali : Le gouvernement Boubou Cissé face à la réticence des investisseurs étrangers et la pression des bailleurs
    Le Serment – 20 Juil 2019
    Par Aboubacar Berthé
    …Aujourd’hui, il existe une dizaine de structures engagées dans la prévention et la lutte contre la corruption, le contrôle des finances publiques et la lutte contre l’enrichissement illicite.
    Parmi ces structures, on peut citer entre autres, Le Bureau du Vérificateur Général, la Section des Compte de la Cour Suprême, les Pôles Economiques et Financiers, la cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA), l’Office Centrale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI)…Même si leurs missions diffèrent, ces structures ont un dénominateur commun : combattre la corruption….
    Force est de constater les résultats de ces structures de contrôle de gestion des finances et de lutte contre la corruption sont en deçà des attentes des populations et des bailleurs du Mali. Le Mali est, selon différentes études, parmi les pays les plus corrompus au monde. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent. …
    …Face à la gravité de la au Mali, l’Ambassadeur de l’Allemagne, SE Dietrich Becker en fin de mission au Mali a été on ne peut plus direct : « je n’encouragerais pas un allemand a investir au mali vu l’Etat de corruption de la justice… ». En disant cela, le diplomate allemand a voulu inviter les autorités maliennes à prendre urgemment des dispositions contre la corruption avant qu’il ne soit trop tard. Il a dit haut ce que ce que d’autres partenaires disent tout bas. Connaissant l’amitié qui lie le Mali à son pays, SE Dietrich Becker ne pouvait s’empêcher, par cette sortie, de prévenir les autorités maliennes sur un autre danger qui guette le l’Etat Mali, à savoir la fuite des investisseurs.
    La preuve en est que ces cinq dernières années se caractérisent par l’absence d’investissements étrangers au Mali. L’insécurité seule n’explique pas la rareté des investisseurs étrangers au Mali. Beaucoup d’investisseurs ont peur du Mali à cause de la corruption érigée en mode gestion….
    (c) 2019 Le Serment

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