« TIMBUKTUS WIEDERGEBURT SYMBOLISIERT DIE NEUE ZUVERSICHT DES LANDES » – « Tombouctou est le symbole d’un pays qui reprend confiance »

0. Timbuktu – Zwischen Trauma und Renaissance
tagesschau.de – 31.01.2015
Mohamed Alhousseyni Traoré steht auf einer schmalen Hausmauer, auf der Schulter trägt er einen schweren Eimer Lehm. Mit vier anderen Handwerkern versucht Maurermeister Traoré, eine der mehr als 30 privaten Bibliotheken von Timbuktu zu restaurieren.

1. Reconstruction of Timbuktu mausoleums nears completion
UNESCO – 30.06.2015
Three years after their destruction by extremists, the Timbuktu mausoleums are nearly restored through the extraordinary work carried out by local craftsmen and with international support. The announcement came at an event held in Bonn as part of the World Heritage Committee session taking place in the German city. …Continue

3. Rekonstruktion der Mausoleen: Die Maurer geben Gründe für die Verzögerung an
Bamako (Le Débat) – 03.07.2015
Die für Januar geplanten Restaurierungsarbeiten der Timbuktu-Mausoleen konnten wegen Organisationsmängeln erst am 27. Februar 2015 beginnen, so Baba Cissé, Koordinator der Bauarbeiten. Fünf Monate nach dem Start stehen die Maurer vor neuen Problemen.

DEUTSCHER ARTIKEL #0 UND VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG VON #3 WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS und dem VIDEO

NACHTRAG / NOUVEAU : Inauguration des mausolées reconstruits de Tombouctou
Le 18 juillet, une importante délégation y compris Mme Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, s’est rendue a Tombouctou pour inaugurer les mausolées déjà réhabilités.… En lire plus
=> Discours du RSASG Akodjenou dans le cadre de l’inauguration des mausolées
Minusma – 18.07.2015
(Arnauld Akodjenou est le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies, ndlr)

VOIR AUSSI / LESEN SIE AUCH / NOUVEAU
=> DIE UNESCO BRINGT DIE ZERSTÖRUNG DER MAUSOLEEN IN TIMBUKTU VOR DEN IStGH – L’Unesco saisit la CPI pour la destruction des mausolées de Tombouctou – 21/07/2015 in MALI-INFORMATIONEN

1. Tombouctou : les mausolées bientôt reconstruits
maliactu – 04.07.2015
Lancés en 2014, les travaux de reconstruction des mausolées de Saints de Tombouctou (Mali), seront achevés d’ici la fin du mois de juillet.

Minusma 26.04.15La

Foto (c) Minusma: Photo des travaux de restauration du patrimoine à Tombouctou, le 26 avril 2015
Wiederaufbauarbeiten an den Mausoleen, aufgenommen im April

Un événement s’est tenu le 30 juin en marge de la 39e session du Comité du patrimoine mondial qui se tient à Bonn (Allemagne) du 28 juin au 8 juillet pour dresser le bilan de ce chantier.
Trois ans après leur saccage, les mausolées de Tombouctou sont de nouveau debout. Lors de l’événement qui s’est déroulé à Bonn, l’histoire de ce chantier hors du commun a été retracée et hommage a été rendu aux efforts consentis par la communauté internationale et à la mobilisation des communautés locales.
Ont pris part à cet événement la ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme au Mali, Ramatoulaye Diallo N’Diaye ; la Présidente du Comité du patrimoine mondial, Maria Böhmer ; la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), Mbaranga Gasarabwe ; le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture, Alfredo Pérez de Armiñán ; le délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO, Jean-Frédéric Jauslin ; la déléguée permanente du Sénégal auprès de l’UNESCO, Mame Fatim Gueye ; le délégué permanent du Mali auprès de l’UNESCO, Oumar Keita et le chef de la corporation des maçons de Tombouctou, Alassane Hasseye (cf. l’article en allemand de A. Göbel, et la vidéo, ndlr).

Foto (c) Kolja Matzke: 39e session du Comité du patrimoine mondial avec Mme Diallo (g),Mme Böhmer (c), M. Hasseye (d), le 30 juin 2015 à Bonn
39. Sitzung des UNESCO Welterbekomitees mit Frau Diallo (li.), Frau Böhmer (Mi.) und Herrn Hasseye (re.), am 30 Juni in Bonn

« La reconstruction des mausolées de Tombouctou est un bel exemple de réussite de la mise en oeuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial. Depuis l’inscription sur la Liste en péril en 2012, le Comité du patrimoine mondial s’est engagé sur ce dossier […]. Nous sommes extrêmement impressionnés par ce qui a été fait pour sauvegarder ce bien inégalable du patrimoine mondial. A l’heure ou le patrimoine est attaqué par des groupes armés, la reconstruction des mausolées de Tombouctou nous donne une raison d’être optimiste », a déclaré Maria Böhmer.
« Tombouctou est le symbole d’un pays qui se relève et qui reprend confiance. C’est la meilleure réponse qu’on peut donner aux extrémistes violents […]. C’est l’histoire d’un remarquable succès de la communauté internationale », a déclaré pour sa part Alfredo Pérez de Armiñán.
« Le monde du patrimoine a connu et continue de connaître des moments difficiles. L’asymétrie de certaines guerres idéologiques fait du patrimoine mondial et des vestiges de l’histoire des cibles privilégiés pour choquer l’opinion et transposer le prétendu combat militaire sur la scène médiatique », a souligné Ramatoulaye Diallo N’Diaye avant de saluer l’action des maçons de Tombouctou.
Alassane Hasseye, au nom de la corporation des maçons de Tombouctou, qui disposent d’une expertise unique dans la reconstruction des mausolées, a reçu une distinction d’honneur décernée par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Cette médaille lui a été remise par la Présidente du Comité du patrimoine mondial, en reconnaissance du travail accompli.

Lieux de pèlerinage au Mali et dans les pays limitrophes d’Afrique occidentale, les mausolées de Tombouctou étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers. Parmi ces mausolées, dont les plus anciens remontent au 13e siècle, 16 sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Quatorze d’entre eux furent saccagés en 2012. Leur destruction a constitué une tragédie pour les communautés locales. L’importance de ces monuments a conduit le Gouvernement malien à solliciter dès mai 2013 l’appui de partenaires extérieurs, notamment de l’UNESCO, en vue de leur reconstruction.
La reconstruction de ces édifices a constitué un défi architectural et technique. La première phase des travaux, lancée en mars 2014, a servi de chantier pilote. La deuxième phase, entreprise en février 2015, est désormais achevée.
© 2015 UNESCO

2. La renaissance des mausolées de Tombouctou
Tombouctou (Le Parisien) – 04 Juil. 2015
Au Mali, le chantier de reconstruction de ces lieux de mémoire, détruits en 2012 par les jihadistes quand ils occupaient Tombouctou, touche à sa fin.
Par Sébastien Rieussec

Les mausolées bientôt reconstruits (c)Sébastien Rieussec

Foto (c) Sébastien Rieussec: Il faut achever le chantier, lancé avec l’appui de l’Unesco, d’ici à la fin juillet, avant que les pluies ne deviennent trop intenses.
Die Bauarbeiten müssen bis Ende Juli beendet sein, bevor die Regenfälle zu stark sind.

Paré d’un large boubou bleu, Alassane Hassaye veille sur le travail de son équipe dans l’un des cimetières de Tombouctou. En juillet 2012, 14 des 16 mausolées de la ville ont été détruits par les jihadistes au nom de la lutte contre l’idolâtrie.
Le chef de la corporation des maçons tient à ce que le savoir-faire ancestral soit transmis aux jeunes générations. « Pour reconstruire ces mausolées, on a choisi de prendre la moitié de maçons expérimentés et l’autre moitié des apprentis pour qu’ils apprennent avec nous ce qu’on a appris avec nos parents », explique-t-il en ajustant son turban.
Sous une chaleur écrasante, des casques bleus burkinabés observent les allers-retours de 4 jeunes Tombouctiens. Ils acheminent dans l’enceinte du cimetière des Trois-Saints un mélange d’argile utilisé pour sceller les pierres entre elles. Avant de les appareiller, Ali taille, au moyen d’une machette, les pierres d’alhor, un calcaire tendre extrait dans le désert à une soixantaine de kilomètres de Tombouctou.
– Un plan de près de 10 M € sur quatre ans –
Plans à la main, Mamadou Koné arbore un large sourire en inspectant le mausolée Al-Taouti, dont la façade fraîchement crépie est balayée par des bourrasques de poussière. L’architecte rappelle que la première pierre n’a pu être posée qu’après de long mois de recherche et de fouilles. « Nous avons heureusement trouvé après la destruction des restes de mur. On a fait des relevés. C’est déjà une première base d’information. Nous avons des informations recueillies auprès des populations, auprès de la mission culturelle pour avoir les anciennes photos et des documentations auprès des historiens », détaille-t-il.
Le temps presse, il faut achever le chantier lancé par le ministère de la Culture avec l’appui de l’Unesco d’ici à la fin juillet, avant que les pluies ne deviennent trop intenses. Il s’inscrit dans un vaste programme de réhabilitation du patrimoine de la Cité des 333 saints, qui devrait mobiliser 11 M $ (9,9 M €) sur quatre ans et permettre de restaurer les manuscrits anciens et leurs bibliothèques. Pour reprendre les mots de l’imam de Tombouctou, « reconstruire les mausolées représente une nouvelle naissance pour la ville ». Les Maliens espèrent, eux, que la stabilité va revenir dans le pays après la signature par le gouvernement et la rébellion à dominante touareg de l’accord de paix d’Alger. En janvier 2013, les jihadistes, qui occupaient les deux tiers du pays, ont été chassés par les forces françaises et africaines. Bien qu’affaiblis, ces groupes demeurent néanmoins actifs, comme en témoignent l’attentat perpétré en plein coeur de la capitale malienne en mars et les attaques commises en juin dans le sud du pays. Face à la menace jihadiste persistante, Tombouctou aura bien besoin de ses mausolées considérés comme de véritables remparts par les communautés de la ville.
© 2015 leparisien.fr

3. Reconstruction des mausolées : Les maçons parlent des raisons du retard
Bamako (Le Débat) – 03.07.2015
Prévus en janvier, les travaux de reconstruction des mausolées de Tombouctou n’ont commencé que le 27 février 2015, faute d’organisation, selon Baba Cissé, coordinateur des travaux. Cinq mois après le démarrage, les maçons font face à de nouveaux problèmes.
«La première difficulté, c’est quand on faisait les fouilles, on a trouvé des restes de corps qui sont collés au mur, or il faut faire beaucoup attention pour ne pas les toucher et les reprendre tels qu’ils sont», explique Alassane Hasseye, chef de la corporation des maçons traditionnels.
Tous les matériaux de construction proviennent de la région, rien n’est importé. «C’est seulement l’alhor (roche calcaire) qui est difficile à trouver en brousse à cause de l’insécurité. Sinon nous trouvons la terre de Bourem, le banco, la gomme arabique et autres matériaux en ville», poursuit-il. Alassane Hasseye ajoute par ailleurs que «les contrôleurs tiennent à ce que les murs soient bien solides, après vérification, s’ils voient que ce n’est pas bon, ils nous demandent de le refaire. (…) Il y a aussi certaines choses que le projet n’a pas prévues et que nous avons prévu de faire, donc on ne peut pas dire exactement, le temps que ça doit prendre».
La fin des travaux initialement prévue pour fin juillet prochain approche alors que le taux d’exécution des travaux est estimé à 45%. À ces difficultés techniques s’ajoutent des problèmes financiers. «Le grand problème, c’est le décaissement. On travaille quotidiennement mais on est payé en fin de semaine. Si ce n’est pas le décaissement, on peut monter trois ou quatre chantiers par semaine», a conclu le chef de la corporation des maçons traditionnels.
Ce projet a créé plus d’une centaine d’emplois et le salaire journalier varie de 2500 à 6000 francs CFA. «Nous montons à 6 h pour descendre à 13h. Ils nous payent 2500 F CFA par jour et par manoeuvre. Nous n’avons pas de contrat avec les chefs. C’est à la fin de la semaine que nous émargeons en prenant notre argent», indique Alassane Maïga, manoeuvre.
Treize mausolées sont concernés par ce projet de reconstruction. L’Union européenne et d’autres partenaires du gouvernement du Mali se sont engagés à débloquer 8 millions d’euros pour reconstruire ces sites touristiques, sous l’égide de l’Unesco. Ces mausolées ont été détruits par les djihadistes, lors de l’occupation du nord du pays, en 2012.
© 2015 Le Débat

Tombouctou : les mausolées bientôt reconstruits


Vidéo publiée par l’UNESCO le 30 juin 2015

Timbuktu_
Foto (c) niarela.net: Destruction des mausolées en 2012 – Zerstörung der Mausoleen im Jahre 2012

0. Timbuktu – Zwischen Trauma und Renaissance
tagesschau.de – 31.01.2015
Anfang 2013, Krieg in Mali: Mit Eselskarren und Booten bringen mutige Archivare das kulturelle Erbe Timbuktus in Sicherheit. Was zurückbleibt, wird von den Islamisten zerstört. Heute, zwei Jahre später, schauen die Menschen wieder nach vorn.

timbuktu1_Die Restaurierung der Altstadt von Timbuktu (c) A.Göbel

Foto (c) A.Göbel: La restauration de la vieille ville – Die Restaurierung der Altstadt von Timbuktu

Von Alexander Göbel, ARD-Hörfunkstudio Nordwestafrika
Mohamed Alhousseyni Traoré steht auf einer schmalen Hausmauer, auf der Schulter trägt er einen schweren Eimer Lehm. Mit vier anderen Handwerkern versucht Maurermeister Traoré, eine der mehr als 30 privaten Bibliotheken von Timbuktu zu restaurieren. Hier war eine der berühmten Schriftensammlungen untergebracht, heute ist nur noch eine Ruine übrig. „Der Selbstmordattentäter hat mit seinem Sprengstoff eine so massive Explosion ausgelöst, dass hier die Decke eingestürzt ist“, erzählt Traoré. „Das Grab der zwei Heiligen, die hier bestattet sind, ist schwer beschädigt.“
Der schwerste Bombenanschlag, den Timbuktu je erlebt hat, ereignete sich im September 2013 – da galt die Stadt offiziell längst als befreit. Mehrere Tonnen Sprengstoff zerstörten das Camp der malischen Armee und rissen einen mehr als sieben Meter tiefen Krater. Die gesamte Medina wurde beschädigt – die mit traditionellen Lehmziegeln gebaute, Hunderte Jahre alte Innenstadt von Timbuktu.
– „Sie haben der Stadt die Seele geraubt“ –
Jedes zweite Haus, das zum Welterbe gehört, hat Risse in den Wänden, es droht Einsturzgefahr. „Diese bösen Menschen“, weint Alhassane Hasseye, auch er ein Maurermeister (der Chef des Maurerverbandes, Ed). „Ich kann es kaum beschreiben, weil es mich so schmerzt und weil alles wieder hochkommt. Sie haben diese Stadt zerstört und ihr die Seele geraubt.“ Als hätten die Islamisten, die hier seit Frühjahr 2012 die Menschen terrorisierten, nicht schon genug Schaden angerichtet, sagt er.
In der verwüsteten Bibliothek des Imams Ben Essayouti, direkt gegenüber der Djingareyber-Moschee, spachtelt Hasseye gerade an einem Fenstersturz. Das Geld für die Restaurierung kommt hier vor allem von der UNESCO. „Als sie kamen, konnte niemand diese Bibliothek verteidigen. Hier in diesem Raum haben Wissenschaftler geforscht, hier standen Computer. Jetzt ist alles weg. Sie haben sich einfach alles genommen“, erzählt Hasseye.
– Manuskriptseiten auf Eselskarren –
Einige der unschätzbar wertvollen Manuskripte Timbuktus haben die Islamisten verbrannt – die allermeisten aber konnten mutige Helfer in Sicherheit bringen. In Metallkisten versteckte der Archivar Abdelkader Haidara fast 300.000 Manuskripte und schmuggelte sie mit engen Vertrauten fast tausend Kilometer in den Süden, in die Hauptstadt Bamako: auf Eselskarren, in Booten oder Bussen.

MORE in MALI-INFORMATIONEN:
=>timbuktu2_Der malische Archivar Abdelkader Haidara (c) A.GöbelRETTER DER MANUSKRIPTE AUS DEM ERBE TIMBUKTUS WIRD MIT AFRIKAPREIS GEEHRT – Le sauveur des manuscrits de Tombouctou: „L’Afrique dispose d’une culture écrite“ – 27/06/2014

Foto (c) A.Göbel: Der malische Archivar Abdelkader Haidara

Jede einzelne Seite, sagt Haidara heute, sei die Lebensgefahr wert gewesen: „Unter den Manuskripten gibt es uralte Koran-Ausgaben, Koran-Kommentare, religionsphilosophische Texte. Es gibt Schriften zu Geschichte, Musik und Literatur, zu Naturwissenschaften wie Biologie, Astronomie, Medizin, Physik, oder Mathematik. Außerdem finden wir dort Gedichte, Tagebücher, auch Manuskripte, die von Korruption sprechen, von Menschenrechten, von guter Regierungsführung, von Politik, von der Lösung von Konflikten.“
– Restaurierung im feuchten Klima Bamakos –
In Bamako drängt nun die Zeit. Hier ist es viel feuchter als in der Wüstenstadt Timbuktu, das Klima ist Gift für die Manuskripte, die zum Teil aus dem 10. Jahrhundert stammen. In den Metallkisten sammelt sich das Kondenswasser, Termiten zernagen das venezianische Büttenpapier, die Umschläge aus Ziegen- oder Kamelleder.
Fieberhaft arbeitet ein Team von Helfern und Wissenschaftlern daran, die Schriften vor dem Zerfall zu retten. Sie werden aufwändig restauriert, katalogisiert und digitalisiert, dann in Spezial-Kartons aus säurefreiem Papier gelagert. Zur internationalen Hilfe steuern auch das Auswärtige Amt und die Gerda-Henkel-Stiftung rund eine Million Euro bei. Abdelkader Haidara hofft, dass die Unterstützung anhält. Denn es sind noch Zehntausende Seiten zu retten.

timbuktu3_In der Werkstatt in Bamako werden historische Manuskripte sorgfältig restauriert (c) A.Göbel
Foto (c) Alexander Göbel: In der Werkstatt in Bamako werden historische Manuskripte sorgfältig restauriert.
SEHEN SIE hierzu die eindrucksvolle Fotoreportage von Philipp Breu und Sandrine Blanchard / VOIR le reportage illustré instructif
=> Tombouctou lutte contre l’oubli – TIMBUKTU KÄMPFT DAGEGEN, DASS DAS ERBE IN VERGESSENHEIT GERÄT

– Die Seele der Stadt restaurieren –
Und auch, wenn es noch immer viel zu gefährlich ist: Irgendwann sollen sie wieder in Timbuktu zu sehen sein. Es sei, sagt der Archivar Haidara, als würde mit den Manuskripten auch die Seele einer tief verletzten Stadt restauriert – und die ihrer Bewohner. „Wir müssen diese Manuskripte veröffentlichen, übersetzen, in die großen Weltsprachen, und auch in die lokalen Dialekte. In diesen Texten liegt die Medizin für unsere Sorgen. Afrikanische Toleranz, die Friedfertigkeit des Islam – all das steckt in diesen alten Schriften. Sie sind von großer Bedeutung für die gesamte Menschheit. Sie sind der Schlüssel für all unsere Probleme, die Krisen, die uns belasten, in Afrika und anderswo auf der Welt.“


Foto (c) Alexander Göbel: „In diesen Texten liegt die Medizin für unsere Sorgen“: Ein historisches Manuskript aus der Welterbestadt Timbuktu

Abdelkader Haidara hofft, dass der ungeheure Schatz eines Tages wieder heimkehren kann nach Timbuktu. Ein Wunsch, der noch lange unerfüllt bleiben wird. Denn nicht nur in seiner Stadt, sondern in der gesamten Region ist die Sicherheitslage so schlecht wie lange nicht mehr. Fast täglich verüben Islamisten und kriminelle Banden wieder Anschläge – auf UN-Blauhelme, auf malische Soldaten, auf Zivilisten. Der Frieden im Norden Malis ist in Gefahr – und damit auch das berühmte Weltkulturerbe.
© 2015 tagesschau.de

3. Rekonstruktion der Mausoleen: Die Maurer geben Gründe für die Verzögerung an
Bamako (Le Débat) – 03.07.2015
Die für Januar geplanten Restaurierungsarbeiten der Timbuktu-Mausoleen konnten wegen Organisationsmängeln erst am 27. Februar 2015 beginnen, so Baba Cissé, Koordinator der Bauarbeiten. Fünf Monate nach dem Start stehen die Maurer vor neuen Problemen.
„Das erste Problem war, als wir die Ausgrabungen begannen, wurden Leichenteile gefunden, die an den Mauern klebten – man muss sehr aufpassen, um sie nicht zu berühren und sie zu nehmen, wie sie sind“, erklärt Alassane Hasseye, Chef der Gilde der traditionellen Maurer.
Alle Baustoffe kommen hier aus der Gegend, nichts ist importiert. „Nur der Alhor (Kalkstein) ist wegen der Unsicherheit im Busch schwer zu finden. Ansonsten fnden wir alles in der Stadt, Erde von Bourem, Banco, Gummi arabicum und andere Materialien“, sagt er. Alassane Hasseye fügt hinzu, dass „die Kontrolleure darauf bestehen, dass die Wände sehr solide sind, wenn die Überprüfung kein gutes Resultat ergibt, verlangen sie, dass wir sie neu machen. (…) Es gibt auch einige Dinge, die im Projekt nicht geplant waren, die wir aber machen müssen, also können wir nicht genau sagen, wie lange es noch dauern wird.“
Der ursprünglich für Ende Juli vorgesehene Abschlusstermin der Arbeiten nähert sich, während die Arbeiten etwa zu 45% abgeschlossen sind. Zu diesen technischen Schwierigkeiten kommen finanzielle Probleme. „Das große Problem ist die Auszahlung. Wir arbeiten jeden Tag, aber wir werden erst am Wochenende bezahlt. Wenn das nicht wäre, könnte man drei oder vier Baustellen in der Woche aufmachen“, schloss der Chef der Gilde der traditionellen Maurer.
Dieses Projekt hat mehr als hundert Arbeitsplätze geschaffen, und der Tageslohn variiert zwischen 2500 und 6000 CFA-Francs (ca.7,50 € bis 9€). „Wir fangen um 6 Uhr morgens an zu arbeiten und haben um 13 Uhr Feierabend. Sie zahlen uns 2.500 CFA pro Tag pro Handlanger. Wir haben keinen Vertrag mit den Chefs. Am Ende der Woche nehmen wir unser Geld in Empfang“, sagt der Arbeiter Alassane Maïga.
Dreizehn Mausoleen sind von diesem Wiederaufbau-Projekt betroffen. Die Europäische Union und andere Partner der Regierung von Mali haben sich darauf verständigt, 8.000.000 € zur Verfügung stellen, um diese Touristenattraktionen unter der Schirmherrschaft der Unesco wieder aufzubauen. Diese Mausoleen wurden von Dschihadisten während der Besetzung des Nordens im Jahr 2012 zerstört.
© 2015 Le Débat

UND: Von Palmyra zur Hamburger Speicherstadt: Bilanz der UNESCO-Konferenz
Deutsche Welle – 07.07.2015
Eine Erklärung zum Schutz von gefährdetem Welterbe, 24 neue UNESCO-Stätten und eine historische Entschuldigung. Das war die UNESCO-Konferenz in Bonn. Was bleibt?…Weiterlesen

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