DIE GRASSIERENDE UMWELTVERSCHMUTZUNG DES NIGER MACHT DEN MENSCHEN SCHWER ZU SCHAFFEN – La pollution croissante du fleuve Niger: il “se meurt et tue”

Der verschmutzte Fluss Niger „stirbt und tötet“
Journal Scientifique et Technique du Mali – 18.03.2021, 9:02 Uhr
Der in der Mandingo-Sprache „Djoliba“ genannte Fluss Niger ist Gegenstand einer zunehmenden Verschmutzung, die seine Zukunft gefährdet und Opfer fordert. Die Ursachen bleiben vielfältig: flüssige, wie auch feste Abfälle…

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Mali : Le fleuve Niger pollué “se meurt et tue”
Journal Scientifique et Technique du Mali – 18.03.2021, 9:02
Par Mardochée BOLI
Appelé «Djoliba» en langue mandingue, le fleuve Niger est l’objet d’une pollution croissante compromettant dangereusement son avenir et causant des victimes. Les causes demeurent multiples : déchets liquides, solides…
« Le mal existe », s’alarme Abdourahamane Oumarou Touré, directeur de l’Agence du bassin du fleuve Niger. Cette agence, créée en mars 2002, a pour mission la sauvegarde du fleuve Niger et ses affluents sur tout le territoire malien.
Dans les rues de Bamako, la capitale malienne, des vieilles chaussures recouvertes de poussières, des vêtements déchirés, des sachets entremêlés, et plusieurs autres déchets s’entassent, de jour en jour. Les rives du fleuve Niger ne sont pas épargnées. Des matières organiques, plastiques et métaux en décomposition les polluent. « C’est inquiétant pour nous pécheurs, mais que faire ?» interroge Drissa, tête baissée en fixant le fond du fleuve, non loin de la cité administrative de Bamako.
Selon Dr Baba Faradji N’diaye, géographe environnementaliste, les riverains du fleuve Niger sont les premiers responsables de sa pollution. « Tous les quartiers riverains du fleuve déversent tout ce qu’ils produisent comme déchets liquides, déchets solides, directement dans le fleuve. Les unités industrielles, les unités artisanales comme la tannerie, les teinturiers… Tous, déversent directement leurs eaux usées dans le fleuve », soutient-il.
« Le fleuve Niger risque de disparaître avec l’ensemble des espèces animales et végétales”, alerte Oumarou Touré, en indiquant que “les cours d’eau risquent d’être d’une inutilité absolue du fait du niveau de la pollution physico-chimique à laquelle le fleuve est soumis par des hommes conscients des conséquences de leurs actes.»
Cette alerte est aussi donnée dans une étude de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou où une équipe de chercheurs conduite par Sidy Ba, expert en génie chimique et environnemental présente les principales sources de pollution du fleuve.
– Plusieurs recherches menées pour pallier le fléau –
Aux dires des chercheurs, plus de 611 000 mètres cubes d’eau polluée sont rejetés chaque jour dans le fleuve Niger. «Cette quantité d’eau sale relativement élevée contient des eaux de ruissellement. Toutefois, même ces eaux de ruissellement sont assimilables à des eaux usées à cause des contaminations massives des dépôts d’ordures et des eaux usées urbaines de la ville», explique Sidy Ba.
«Le grand Bamako ne dispose d’aucune station de traitement des eaux usées urbaines hormis un système de lagunage inefficace à Sotuba en Commune 2, auquel sont connectées quelques unités industrielles qui y acheminent leurs effluents», poursuit le chercheur.
De plus, la capitale ne dispose pas de déchèterie pour une gestion optimale des ordures et n’a qu’un seul site d’enfouissement de décharge finale à Noumoubougou, actuellement fermée. Plus problématique, c’est l’absence d’une station de traitement des boues de vidange pour la capitale malienne. Les boues sont acheminées sur deux sites de la zone aéroportuaire à Gouana et Flabougou pour les y déverser à l’air libre, causant des ruissellements qui atteignent le fleuve Niger en période pluvieuse.
Les chercheurs ont également dénombré 94 collecteurs des eaux usées, parmi lesquels 58 aboutissent directement au fleuve Niger pour y déverser leurs eaux.

Foto (c) jstm: Déversement des boues de vidange dans le fleuve Niger à Gouma. – Einleitung von Klärschlamm in den Niger in Gouma

À quelques dizaines de mètres des bâtiments universitaires de Badalabougou, on aperçoit une colline d’ordures “répugnantes” proche du fleuve Niger. « Chaque fois qu’il pleut, l’eau sale issue de cette décharge est acheminée directement vers le fleuve», témoigne Abdoulaye Bocoum, étudiant en géographie. Cette affirmation vient attester ce que disent Sidy Ba et son équipe dans leur étude baptisée « Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le fleuve Niger.»
Pour rappel, en 1993, 1997 et 1998, à la suite de violentes pluies, les eaux du fleuve à Bamako ont fait l’objet d’une pollution par l’insecticide DDT, suffisamment sérieuse pour que l’on avertisse la population.
Un rapport scientifique de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) sur l’«Avenir du fleuve Niger», révèle qu’à Koulikoro, certains incidents de rejet ont entraîné une mortalité des poissons sur plusieurs kilomètres de fleuve. À Siribala, les pêcheurs observent que l’effet de la pollution, là où elle est fortement concentrée, est l’asphyxie immédiate du poisson.
Il y a deux ans, en mai 2019, de très nombreux poissons morts ont été découverts dans le fleuve Niger, à Baguineda, une ville voisine de Bamako. La vraie cause de la mort de ces poissons n’a jamais été rendue officielle. Toutefois, les autorités maliennes reconnaissent que d’importantes quantités de déchets ont été drainées par la pluie. Et des substances toxiques ont été avalées par les poissons. Mais, seule la publication des résultats des analyses scientifiques devrait trancher le sujet.
À Badalabougou, un quartier de Bamako, le même cas s’est produit au début de cette année. Une grande quantité de poissons morts flottait à la surface du fleuve, juste derrière l’hôpital Golden-life. Toujours le même scénario. Aucun résultat des analyses d’échantillons de poissons prélevés n’a encore été rendu public.
«À cause de ces mauvaises pratiques, le fleuve se meurt petit à petit», a soutenu Mahamadou Kéita, un ex-député de Kangaba, une petite ville située au bord du fleuve Niger, dans la région de Koulikoro.
«Il n’y a plus de poissons à pêcher dans le fleuve. Et ici à Kangaba, on ne consomme plus de poissons pêchés dans le fleuve Niger au risque de manger du cyanure ou du mercure », déplore Kéita.
D’après Dr Sidy BA, «de réelles opportunités existent pour améliorer l’assainissement » de Bamako afin de préserver le fleuve Niger. Parmi lesquelles, on note entre autres, la mise à jour ou la réalisation d’études approfondies sur le système de gestion actuel des déchets solides et liquides de la ville de Bamako. Et, favoriser l’émergence d’une véritable industrie de la gestion des déchets qui créera des emplois stables à travers un entrepreneuriat social formel et soutenu par une volonté politique réelle.
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Der verschmutzte Fluss Niger „stirbt und tötet“
Journal Scientifique et Technique du Mali – 18.03.2021, 9:02 Uhr
Von Mardochée BOLI
Der in der Mandingo-Sprache „Djoliba“ genannte Fluss Niger ist Gegenstand einer zunehmenden Verschmutzung, die seine Zukunft gefährdet und Opfer fordert. Die Ursachen bleiben vielfältig: flüssige, wie auch feste Abfälle…
„Das Übel existiert“, sagt Abdourahamane Oumarou Touré, Direktor der Agentur des Niger-Flussgebiets. Diese im März 2002 gegründete Agentur hat den Auftrag, den Niger und seine Nebenflüsse in ganz Mali zu bewahren.
In den Straßen von Bamako, der Hauptstadt Malis, stapeln sich Tag für Tag alte verstaubte Schuhe, zerrissene Kleidung, zerfetzte Tüten und diverse andere Abfälle. Auch die Ufer des Niger bleiben nicht verschont. Verrottendes organisches Material, Kunststoffe und Metalle verschmutzen sie. „Es ist beunruhigend für uns Fischer, aber was können wir tun?“, fragt Drissa mit gesenktem Kopf und starrt auf den Grund des Flusses, nicht weit vom Regierungsviertel in Bamako entfernt.
Laut Dr. Baba Faradji N’diaye, einem Umweltgeographen, sind die Menschen, die entlang des Niger-Flusses leben, die ersten Verantwortlichen für seine Verschmutzung. „Alle Bewohner der Stadtviertel entlang des Flusses kippen alles, was sie an flüssigen und festen Abfällen produzieren, direkt in den Fluss. Industrieanlagen, handwerkliche Betriebe wie Gerbereien, Färbereien… Sie alle leiten ihre Abwässer direkt in den Fluss“, erklärt er.
„Der Niger ist in Gefahr, mit allen Tier- und Pflanzenarten zu verschwinden“, warnt Oumarou Touré und weist darauf hin, dass „die Wasserläufe wahrscheinlich absolut unbrauchbar werden wegen des Grades der physikalisch-chemischen Verschmutzung, dem der Fluss von Menschen ausgesetzt ist, die sich der Konsequenzen ihres Handelns durchaus bewusst sind.“
Diese Warnung findet sich auch in einer Studie des Ländlichen Polytechnischen Instituts (IPR) von Katibougou, in der ein Forscherteam unter der Leitung von Sidy Ba, Experte für Chemie- und Umwelttechnik, die Hauptverschmutzungsquellen des Flusses beschreibt.
– Mehrere Untersuchungen, die durchgeführt wurden, um die Geißel zu lindern –
Nach Angaben der Forscher werden täglich mehr als 611.000 Kubikmeter verschmutztes Wasser in den Niger eingeleitet. „Diese relativ große Menge an Schmutzwasser enthält Oberflächenwasser. Doch selbst dieses ist wegen der massiven Verschmutzung durch die Mülldeponien der Stadt und die städtischen Abwässer abwasserähnlich“, erklärt Sidy Ba.
Im Großraum Bamako gibt es keine kommunale Kläranlage, abgesehen von einem ineffizienten Lagunensystem in Sotuba in der Kommune 2, an das einige wenige Industriebetriebe angeschlossen sind, die ihre Abwässer dorthin leiten“, so der Forscher weiter.
Darüber hinaus existiert in der Hauptstadt kein Entsorgungszentrum für ein optimales Abfallmanagement und nur eine Enddeponie in Noumoubougou, die derzeit geschlossen ist. Noch gravierender ist das Fehlen einer Entsorgungsanlage für Ölwechselschlämme in der malischen Hauptstadt. Der Schlamm wird zu zwei Standorten auf dem Flughafengelände in Gouana und Flabougou transportiert, wo er offen abgeladen wird, was zu Abschwemmungen führt, die in Regenperioden den Fluss Niger erreichen.
Außerdem zählten die Forscher 94 Abwasserkollektoren, von denen 58 ihre Abwässer direkt in den Niger leiten.
Ein paar Dutzend Meter von den Universitätsgebäuden von Badalabougou entfernt, ist in der Nähe des Nigers ein Hügel mit „ekelhaftem“ Müll zu sehen. „Jedes Mal, wenn es regnet, wird das Schmutzwasser von dieser Müllhalde direkt in den Fluss gespült“, sagt Abdoulaye Bocoum, ein Geografiestudent. Diese Aussage bestätigt, was Sidy Ba und sein Team in ihrer Studie mit dem Titel „Kartierung des Abwassernetzes von Bamako und Bewertung der Abwassereinleitungen der Stadt in den Fluss Niger“ sagen.
Zur Erinnerung: 1993, 1997 und 1998 war das Wasser des Flusses in Bamako nach heftigen Regenfällen durch das Insektizid DDT so stark verschmutzt, dass die Bevölkerung gewarnt werden musste.
Ein wissenschaftlicher Bericht des Institut de recherche pour le développement (IRD) über die „Zukunft des Flusses Niger“ zeigt, dass in Koulikoro bestimmte Einleitungen zu einem Fischsterben auf mehreren Kilometern des Flusses geführt haben. In Siribala beobachten die Fischer, dass als Folge der Verschmutzung, dort wo sie hoch konzentriert ist, die Fische sofort ersticken.
Vor zwei Jahren, im Mai 2019, wurden in Baguineda, einer Stadt in der Nähe von Bamako, riesige Mengen an toten Fischen im Niger gefunden. Die tatsächliche Todesursache dieser Fische wurde nie offiziell bekannt gegeben. Die malischen Behörden räumen jedoch ein, dass durch den Regen große Mengen an Abfall ins Wasser gespült wurden. Und giftige Substanzen wurden von den Fischen geschluckt. Aber erst die Veröffentlichung von Ergebnissen wissenschaftlicher Analysen könnte die Angelegenheit klären.
In Badalabougou, einem Stadtteil von Bamako, ereignete sich Anfang des Jahres der gleiche Fall. (…)
„Wegen dieser schädlichen Praktiken stirbt der Fluss langsam“, sagt Mahamadou Kéita, ein ehemaliger Abgeordneter aus Kangaba, einer kleinen Stadt am Niger in der Region Koulikoro.
“ Der Fluss hat keine Fische mehr zu bieten. Und hier in Kangaba essen wir keinen Fisch mehr, der im Niger gefischt wurde, da wir Gefahr laufen, Zyanid oder Quecksilber zu essen“, klagt Kéita.
Laut Dr. Sidy BA gibt es „echte Möglichkeiten, die Abwasserentsorgung von Bamako zu verbessern“, um den Niger zu retten. Dazu gehören unter anderem die Aktualisierung oder die Durchführung von gründlichen Studien über das aktuelle Managementsystem für feste und flüssige Abfälle der Stadt Bamako. Und die Förderung der Entstehung einer echten Industrie der Abfallwirtschaft, die durch ein soziales Unternehmertum formeller Art und unterstützt durch einen echten politischen Willen stabile Arbeitsplätze schaffen wird.
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Ein Gedanke zu „DIE GRASSIERENDE UMWELTVERSCHMUTZUNG DES NIGER MACHT DEN MENSCHEN SCHWER ZU SCHAFFEN – La pollution croissante du fleuve Niger: il “se meurt et tue”

  1. Journal du Mali – 21 mai à 19h02
    Information en continue
    Environnement: Mali-Folkecenter a organisé, vendredi 21 mai, sa causerie-débat mensuelle Nyetaa Baro à la Maison des jeunes de Bamako sous le thème : « fleuve Niger : quelles solutions face à la pollution ? » Plusieurs chercheurs, étudiants et associations œuvrant pour la préservation de l’environnement étaient présents.

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