LETZTER AUFRUF! NEUES ALBUM VON TIKEN JAH FAKOLY – Tiken Jah : "Nous devons jouer notre partition dans la construction de l’Afrique"

Tiken Jah : „Wir müssen unsere Partitur im Aufbau Afrikas spielen“
lepoint.fr – 3. Mai 2014
In « Dernier appel » bekennt sich der Reggae-Mann Tiken Jah Fakoly zum Rezept, das seinen Erfolg ausmacht: die Leute zum Tanzen und ihnen etwas ins Bewusstsein bringen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

REGARDER la vidéo de Tiken Jah Fakoly interprétant Dernier appel

Tiken Jah : „Nous devons jouer notre partition dans la construction de l’Afrique“
Le chanteur de reggae Tiken Jah Fakoly lance un appel d'unité et de responsabilité
Foto © Youri Lenquette: Le chanteur de reggae Tiken Jah Fakoly lance un appel d’unité et de responsabilité à l’Afrique dans son dernier opus baptisé… „Dernier appel“.
Der Reggae-Sänger Tiken Jah Fakoly ruft zu Einheit und Verantwortung für Afrika auf in seinem neuesten Album mit dem Titel „Letzter Aufruf“.

Dans „Dernier appel“, le reggae-man Tiken Jah Fakoly respecte la recette qui a fait son succès : faire danser en éveillant les consciences. Pour mieux partager son onzième opus, il s’est confié au site Le Point Afrique.
Propos recueillis par ALAIN AKA
Le Mali, le Sud-Soudan, la Centrafrique : autant de foyers de tensions, sources de souffrances pour Tiken Jah qui garde l’optimisme et la foi en l’avenir de l’Afrique chevillés au corps. C’est cela qu’il essaie de transmettre à travers Dernier appel, son opus dans les bacs à partir de juin. Produit et arrangé par Jonathan Quarmby, déjà à l’oeuvre sur les albums L’Africain et African Revolution, cet album en est une belle illustration. „Quand l’Afrique va se réveiller, ça va faire très mal“, dit d’emblée Tiken Jah. Entretien.

Le Point Afrique : Pourquoi avoir choisi d’appeler cet album Dernier appel ? Y a-t-il le feu à la maison ?
Tiken Jah Fakoly :
Pas forcément ! C’est un appel que je lance à la jeunesse africaine. Un autre, me direz-vous. À la mosquée, il y a plusieurs appels avant que la prière ne commence. À l’église aussi, la cloche sonne plusieurs fois avant le début du culte ou de la messe. C’est notre manière à nous d’éveiller les consciences. On l’a déjà fait avec les précédents albums. Notre génération doit jouer sa partition dans l’unité et la construction de l’Afrique. Nous devons respecter nos institutions. C’est une mission délicate et difficile, un processus long, mais indispensable.
Est-ce à dire que „votre révolution africaine“ n’a pas marché ?
Quand vous observez l’histoire des peuples des pays dits démocratiques, vous remarquez qu’ils viennent de loin. Ils sont passés par divers chemins pour y arriver. C’est vrai, avant Dernier appel, j’ai sorti African Revolution en 2010. Toute révolution prend du temps. Mais entendons-nous bien ! Ma révolution à moi est une révolution par l’éducation et dans l’unité. Pas une révolution par les armes. L’Afrique est à reconstruire. Et personne n’a le droit de détruire ce qui est en train d’être fait. L’intérêt général doit primer sur le particulier. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous mettre ensemble, regarder dans la même direction pour bâtir nos pays, pour construire notre Afrique. Voilà mon appel.
Pour cet album, vous avez fait appel à deux Afro-Allemands….
Exactement ! Il s’agit de Patrice et Nneka. Moitié africains, moitié allemands. Il était important pour moi de faire découvrir leur musique au continent. Ils sont connus ici en Europe. Il est tout à fait normal que toute l’Afrique sache qui ils sont et ce qu’ils font. Je sais que Nneka a pris les devants et va souvent en Afrique. J’ai eu la chance de partager la même scène que Patrice lors de certains festivals. Nous nous apprécions mutuellement. J’aime sa musique et c’est réciproque. On avait à coeur de travailler un jour ensemble. Quand j’ai composé „Too much confusion“, j’ai toute de suite pensé à lui. Il nous a rejoints en studio sans hésiter. Nneka, je ne la connais pas personnellement, mais j’apprécie son travail. On a fait des festivals ensemble. Dans Dernier appel, elle a fait un featuring sur „Human Thing“. Nous nous sommes retrouvés tous les trois sur „War in a Babylon Give Peace a Chance“. Une très belle expérience !
Il y a aussi une collaboration avec Alpha Blondy. La hache de guerre est-elle définitivement enterrée ?
Alpha Blondy est aujourd’hui l’une des plus grandes voix d’Afrique. Nous avons connu, par le passé, des divergences d’opinion et de point de vue. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie des êtres humains. Après la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, nous avons décidé de nous rencontrer. Le petit-frère que je suis a appelé le grand-frère qu’il est et nous avons parlé réconciliation. Avant de parler de réconciliation aux Ivoiriens, il fallait d’abord que nous soyons réconciliés tous les deux. C’est une question de logique. C’est ce qu’on a fait. On a joint l’acte à la parole dans Mystic Power, le dernier album d’Alpha Blondy, sorti en mars 2013. Nous avons collaboré sur le titre „Reconciliation“. Nous nous sommes vraiment réconciliés et nous avons décidé de le prouver une fois de plus aux Ivoiriens. Ce ne sont pas que des mots. J’ai donc invité le „grand -frère“ sur Dernier appel. Il a dit oui et ensemble nous avons voulu adresser un message à la diaspora africaine dans le monde. L’Afrique a besoin de tous ses enfants. Dans cette réconciliation et cette reconstruction, la diaspora a un rôle majeur à jouer.
Vous vous êtes réconciliés, mais est-ce qu’il en est de même pour les Ivoiriens?
Le processus suit son cours mais, pour qu’il aboutisse, chacun doit jouer sa partition : les politiques, la société civile, les citoyens. Je demande d’ailleurs une seule chose aux hommes politiques. Qu’ils fassent tout pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire. Sans elle, personne ne pourra gouverner tranquillement. Tous les jours que Dieu fait, il y a des Ivoiriens qui se réveillent en souhaitant qu’il y ait un coup d’État. Et puis, il y en a d’autres qui, en sortant de chez eux, prient pour que tout aille bien. Ces deux énergies ne peuvent pas aller ensemble. Nous sommes tous des Ivoiriens et on a le devoir de trouver des solutions pour marcher vers la paix. C’est ensemble qu’on y parviendra.
Pourquoi le retour de „Tata“ sur Dernier appel ?
C’est un titre qui figure, en effet, sur l’album Cours d’histoire sorti en 1999. C’est un hommage à la mère de ma fille. Elle m’a attendu dix ans alors que je me battais pour faire connaître ma musique. Elle en a souffert, surtout qu’à l’époque, je n’étais pas encore prêt à me marier. Sous la pression des parents, elle a dû s’unir à quelqu’un d’autre. Je m’en suis voulu. Je m’en veux encore. Et puis un jour, j’ai appris sa mort. Effondré, sous le choc, j’ai décidé de lui parler une dernière fois. Voilà comment est née cette chanson qui est très, très appréciée en Afrique. On l’a jouée une ou deux fois en France. Même les personnes qui ne comprennent pas forcément le Malinké sont touchées par ce titre.
© 2014 lepoint.fr
Ecoutez TATA => ICI

Tiken Jah Fakoly, real name Doumbia Moussa Fakoly, does music “to wake up the consciences”. His music speaks for his compatriots and Africans in general, especially those who suffer from all sorts of injustices. He aims to incite a spirit of Pan-Africanism and campaigns for an African economic, political and cultural revival.

Tiken Jah : „Wir müssen unsere Partitur im Aufbau Afrikas spielen“
lepoint.fr – 3. Mai 2014
In « Dernier appel » bekennt sich der Reggae-Mann Tiken Jah Fakoly zum Rezept, das seinen Erfolg ausmacht: die Leute zum Tanzen und ihnen etwas ins Bewusstsein bringen. Um sein elftes Album besser zu teilen, vertraute er sich der Website von Le Point Afrique an.
Interview von ALAIN AKA
Mali, Süd-Sudan , die Zentralafrikanische Republik: viele Spannungsherde , Quellen des Leidens für Tiken Jah, der den Optimismus und den Glauben an die Zukunft Afrikas behält. Das versucht er, durch seinen Letzten Aufruf zu vermitteln, in den Läden ab Juni. Produziert und arrangiert von Jonathan Quarmby, der bereits bei der Arbeit an den Alben „L’Africain“ und „African Revolution“ dabei war, ist dieses Album ein gutes Beispiel dafür. „Wenn Afrika aufwacht, wird es sehr weh tun“, sagt Tiken Jah als erstes.
Le Point Afrique : Warum haben Sie dieses Album Letzter Aufruf genannt? Brennt es zu Hause ?
Tiken Jah Fakoly :
Nicht unbedingt ! Das ist ein Appell an die Jugend Afrikas. Ein weiterer, werden Sie mir sagen. In der Moschee gibt es mehrere Aufrufe, bevor das Gebet beginnt. In der Kirche läuten die Glocken auch mehrmals vor dem Beginn des Gottesdienstes. So bringen wir das ins Bewusstsein. Wir haben es schon bei früheren Alben so gemacht. Unsere Generation muss ihre Partitur bei der Einheit und beim Aufbau von Afrika spielen. Wir müssen unsere Institutionen respektieren. Das ist eine heikle und schwierige Aufgabe, ein langer, aber notwendiger Prozess .
Bedeutet dies, dass „Ihre afrikanische Revolution“ nicht funktioniert hat?
Wenn Sie sich die Geschichte der Völker der sogenannten demokratischen Länder anschauen, werden Sie feststellen, dass sie von weit her kommen . Sie gingen verschiedene Wege, um dorthin zu gelangen. Das ist richtig, vor dem „Letzten Aufruf“ habe ich African Revolution im Jahr 2010 herausgebracht. Jede Revolution braucht Zeit. Aber lassen Sie uns darüber klar sein ! Meine Revolution ist eine Revolution durch Bildung und in der Einheit. Nicht eine Revolution durch die Waffen. Afrika ist wieder aufzubauen. Und niemand hat das Recht, zu zerstören , was getan wird . Das Interesse aller muss Vorrang vor dem des einzelnen haben. Heute mehr denn je müssen wir zusammenkommen, in die gleiche Richtung schauen , um unsere Länder zu bauen, um unser Afrika zu bauen. Das ist mein Aufruf .
Für dieses Album haben Sie zwei Afro-Deutsche ins Boot geholt ….
Genau! Das sind Patrice und Nneka. Halb afrikanisch, halb deutsch. Es war wichtig für mich, ihre Musik auf unserm Kontinent Festland entdecken zu lassen. Sie sind hier in Europa bekannt. Es ist ganz normal, dass alle in Afrika wissen sollen, wer sie sind und was sie tun. Ich weiß, Nneka ging voraus und reist oft nach Afrika. Ich hatte die Chance, die Bühne auf einigen Festivals mit Patrice zu teilen. Wir schätzen einander . Ich liebe seine Musik, und das ist gegenseitig. Wir wollten unbedingt eines Tages zusammen arbeiten. Als ich „Too much confusion “ geschrieben habe, dachte ich sofort an ihn. Er kam sofort zu uns ins Studio . Nneka , ich kenne sie nicht persönlich, aber ich schätze ihre Arbeit. Wir haben Festivals zusammen gemacht. In Dernier appel hat sie bei „Human Thing“ mitgemacht. Wir fanden uns alle drei bei „Krieg in einem Babylon Give Peace a Chance „. Ein tolles Erlebnis !
Es gibt auch eine Zusammenarbeit mit Alpha Blondy. Ist das Kriegsbeil endgültig begraben?
Alpha Blondy ist heute einer der größten Stimmen Afrikas. Wir haben in der Vergangenheit Meinungsverschiedenheiten und verschiedene Sichtweisen erlebt. Das sind Dinge, die im Leben der Menschen geschehen . Nach der Krise nach den Wahlen in Côte d’Ivoire beschlossen wir, uns zu treffen. Ich als der kleine Bruder habe den großen Bruder, der er ist, angerufen, und wir haben über Versöhnung gesprochen. Bevor wir über Versöhnung zu den Ivorern sprechen konnten, war es zunächst notwendig, dass wir beide uns versöhnten. Es ist eine Sache der Logik. Das haben wir getan. Wir haben das Wort in die Tat umgesetzt im aktuellen Album von Alpha Blondy, Mystic Power, das im März 2013 herauskam. Wir haben beim Song „Reconciliation – Versöhnung“ zusammen gearbeitet. Wir haben uns wirklich versöhnt und beschlossen, es den Ivorern noch einmal zu beweisen. Dies sind nicht nur Worte. Also lud ich den „großen Bruder“ ein zum Dernier Appel.. Er sagte ja, und gemeinsam wollten wir eine Botschaft an die afrikanische Diaspora in der Welt schicken. Afrika braucht alle seine Kinder. In dieser Versöhnung und diesemWiederaufbau hat die Diaspora eine wichtige Rolle zu spielen.
Ihr habt euch versöhnt , aber ist es das gleiche für die Ivorer?
Der Prozess ist noch nicht abgeschlossen, aber damit er erfolgreich endet, muss jeder seinen Beitrag leisten : Politik, Zivilgesellschaft , Bürgerinnen und Bürger. Darüber hinaus fordere ich nur eins von den Politikern. Dass sie alles tun, um den Frieden in Côte d’Ivoire wiederherzustellen. Ohne den Frieden kann niemand in Ruhe regieren. Jeden Tag, den Gott macht, wachen Ivorer auf und hoffen auf einen Staatsstreich. Und dann gibt es andere, die ihr Haus verlassen und beten, dass alles gut geht. Diese beiden Energien können nicht zusammen bestehen. Wir sind alle Ivorer und haben die Pflicht, Wege zum Frieden zu finden. Zusammen werden wir Erfolg haben.
Warum die Rückkehr von „Tata“ im Dernier Appel?
Es ist ein Titel, der steht in der Tat schon im Album Cours d’histoire – Geschichtskurs, das 1999 herauskam. Dies ist eine Hommage an die Mutter meiner Tochter. Sie wartete 10 Jahre auf mich, während ich kämpfte, um meine Musik bekannt zu machen. Sie litt daran, vor allem damals, dass ich noch nicht bereit war zu heiraten. Unter dem Druck ihrer Familie musste sie sich mit jemand anderem verbinden. Ich war mir deswegen böse. Ich bin es immer noch. Und dann eines Tages habe ich ihren Tod erfahren. Zusammengebrochen unter dem Schock, beschloss ich, ein letztes Mal zu ihr zu sprechen. So ist dieses Lied entstanden, das sehr, sehr beliebt ist in Afrika. Wir haben es ein- oder zweimal in Frankreich gespielt. Selbst Menschen, die nicht unbedingt Malinke verstehen, sind von diesem Titel betroffen.
© 2014 lepoint.fr

Hören Sie TATA => HIER, unplugged

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