MILLIONEN € UND 20 000 MASKEN GEGEN CORONA; TROTZDEM 2. WAHLGANG – Des milliards de FCFA et des masques contre le virus; la lutte à Nara; 2e tour des élections malgré tout

1. Mali kündigt Millionen-Hilfspaket für Betroffene von Corona-Krise an
AFP – 11. April 2020
Die Regierung von Mali hat ein Hilfspaket in Millionenhöhe auf den Weg gebracht, um wegen der Corona-Krise in Not geratene Bürger und Unternehmen zu unterstützen.
2. Bekämpfung des Coronavirus: Trinkwasser, ein Luxus für die Menschen in Nara
Inf@Sept -10 Apr 2020
Wir hören immer wieder vom Händewaschen mit Wasser und Seife als wirksame Schutzmaßnahme im Kampf gegen das Coronavirus. Aber richtet sich diese Botschaft an alle Malier allerorts oder an die Randgruppen der Bevölkerung?
3. Die Malier wählen ihr Parlament trotz des Krieges und des Virus
AFP – 17.04.2020 um 09:00
Krieg, Coronavirus, der wichtigste Oppositionelle entführt… Vor dem zweiten Wahlgang der Parlamentswahlen in Mali am Sonntag ist der Kontext ebenso düster wie vor dem ersten, aber die Regierung hat sich dafür entschieden, die Wahlen durchzuführen.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1.Coronavirus au Mali: train de mesures sociales, l’isolement de Bamako à l’étude

AFP – 11.04.2020 à 16:00
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé un train de mesures sociales pour atténuer les effets de la crise du coronavirus et indiqué qu’une décision serait prise prochainement sur la possiblité d’isoler la capitale, Bamako, du reste du pays.

Foto (c) AFP: Mali registrierte bisher 87 Infektionsfälle

Foto (c) AFP/Souleymane Ag Anara: Une infirmière contrôle la température d’un homme, le 25 mars 2020 à Gao, pendant l’épidémie de coronavirus au Mali – Eine Krankenschwester misst die Temperatur eines Mannes in Gao, am 25. März 2020

Dans une allocution vendredi soir, M. Keïta a détaillé ces mesures qui coûteront au moins 500 milliards de FCFA (environ 762 millions d’euros) au „gouvernement d’un pays pauvre, acculé sur d’autres fronts“, a-t-il souligné, en référence notamment à la lutte contre les groupes jihadistes.
Le pays, où un couvre-feu nocturne a été instauré et les écoles sont fermées, compte officiellement 7 morts pour 87 cas confirmés. (Données du 16.04.2020: 171 cas confirmés, dont 13 décès et 34 guérisons, ndlr)
Parmi les mesures instituées „en direction des couches les plus fragiles“ de la population figurent la prise en charge par l’Etat des factures d’électricité et d’eau des plus démunis pour les mois d’avril et de mai, et la diminution pendant trois mois des taxes sur „les produits de première nécessité, notamment le riz et le lait“.
Le gouvernement va également distribuer 56.000 tonnes de céréales et 16.000 tonnes d’aliments pour le bétail, et accorder des exemptions fiscales aux entreprises touchées par la crise, a indiqué le président malien.
„Conscients de l’impératif de solidarité, les membres du gouvernement renoncent à un mois de leur salaire“, a-t-il ajouté, précisant renoncer lui-même à trois mois de salaire et le Premier ministre Boubou Cissé à deux mois.
Par ailleurs, le gouvernement „examine, avec l’avis du Conseil scientifique, la possibilité d’isoler Bamako, épicentre de l’épidémie, du reste du territoire. La population sera informée de la décision qui sera prise dans les heures à venir“, a-t-il souligné.
M. Keïta a également annoncé, „dans le cadre du programme +Un Malien, un masque+“, l’arrivée la semaine prochaine à Bamako d’une „commande spéciale de 20 millions de masques lavables„.
Le Mali, 184e sur 189 sur l’indice de développement humain de l’ONU, avait été touché en 2014 par l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (2013-2016), enregistrant six décès pour une dizaine de cas.
© 2020 AFP

2. Lutte contre le coronavirus : L’eau potable, un luxe pour les Narois
Inf@sept -10 Avr 2020
Par Mahamadou YATTARA
On ne cesse d’entendre parler du lavage des mains à l’eau et au savon comme une mesure barrière efficace dans la lutte contre le coronavirus. Mais ce message est-il adressé à l’ensemble des Maliens de toutes les localités ou à une frange de la population.

Foto (c) maliweb: La ville de Nara (vue d’une rue principale en 2016) – Straßenansicht der Stadt Nara

Avant même le coronavirus, cinq personnes meurent chaque minute de suites de maladies liées à l’eau insalubre dans le monde, selon « Solidarités International ». Donc quand on nous demande de se laver les mains plusieurs fois dans la journée avec de l’eau pour se protéger, c’est inquiétant. Cette situation dramatique, avait poussé, les populations à chercher des moyens alternatifs pour avoir de l’eau même si ce n’était pas le plus souvent les sources adéquates à explorer. C’est ainsi les populations, au risque de ne pas mourir de soif, s’était résignée en allant s’approvisionner dans les étangs d’eau qui restaient suite à la saison hivernale, et les trous béants que les confectionneurs de briques laissaient derrière eux. Cette situation ouvrait la voie, à toute sorte de maladie, hydrique dont le choléra. La même situation qui était devenu insupportable, avait poussé, il y’à quelques années les élèves de l’IFM et des écoles fondamentales de la ville à battre le pavé, pour demander aux autorités locales de chercher une solution au plutôt.
Apparemment cette sortie des élèves a payé, car deux groupes électrogènes ont été envoyés dans la ville afin de remplacer le matériel défaillant et étancher la soif des braves populations de Nara. Aujourd’hui, la situation, est à 90% résolue, grâce au branchement de la station de pompage au réseau EDM. La nuit les populations peuvent désormais avoir de l’eau, pour les besoins. Même si beaucoup reste à faire.
Les habitants de la ville de Nara ne sont toujours pas au bout de leur peine. En plus d’insécurité résiduelle dont ils sont victimes, les habitants de Nara souffrent de la pénurie d’eau.
En cette période chaude, certains sont obligés de faire des nuits blanches pour remplir leurs récipients, alors que le couvre-feu, pour la sécurisation de la localité, est institué de 22 heures à 6 heures avant même le couvre-feu corona.
« Cette mesure pourrait en aucune manière être respectée car on a soif… », indique un habitant de liberté qui dit parcourir des kilomètres pour s’approvisionner dans d’autres quartiers proches du château.
© 2020 Inf@sept

3. Les Maliens élisent leur parlement malgré la guerre et le virus
AFP – 17.04.2020 à 09:00
Par Amaury HAUCHARD
Guerre, coronavirus, principal opposant enlevé… Le contexte est aussi sombre avant le second tour des législatives au Mali dimanche qu’il l’était avant le premier, mais le gouvernement a choisi de maintenir le scrutin.
„En démocratie, rien ne vaut la pleine légalité constitutionnelle ainsi que le jeu normal des institutions“, a déclaré le président Ibrahim Boubacar Keïta il y a quelques jours, s’adressant à la nation un masque protecteur sur le visage.
Il y va de la nécessité d’apporter des réponses autres que strictement militaires à la profonde crise sécuritaire, politique ou économique que traverse le pays depuis des années, a justifié le chef d’Etat.
Malgré l’adversité, la majorité de la classe politique soutient le maintien de ce scrutin reporté à plusieurs reprises.
L’enjeu est de taille: renouveler un parlement élu en 2013 et dont le mandat devait s’achever en 2018, et faire enfin progresser l’application de l’accord de paix d’Alger.
Celui-ci, signé en 2015 entre les groupes armés indépendantistes et Bamako, prévoit plus de décentralisation via une réforme constitutionnelle qui doit passer par l’Assemblée. Or la légimité du parlement sortant est contestée.
Mais comment motiver des Maliens qui remettent en cause la capacité de leurs dirigeants à sortir le pays de la guerre et de la pauvreté ?
– Menaces jihadistes –
La violence frappe quotidiennement le centre et le nord du Mali et les voisins burkinabé et nigérien. Les attaques contre les soldats et les civils alternent avec les explosions de mines artisanales, les morts se comptent par milliers et les déplacés par centaines de milliers. Vingt-cinq militaires, selon le gouvernement, ont été tués entre les deux tours dans une opération revendiquée par un groupe affilié à al-Qaïda.
(…)
Le premier tour du 29 mars a été marqué par des enlèvements de présidents de bureau et le vol et la destruction d’urnes. Dans les zones rurales de Tombouctou, les jihadistes ont conduit de nombreux raids d’intimidation à moto. „Ne votez pas ou vous aurez affaire à nous“, disaient-ils en substance aux habitants, selon un rapport interne de l’ONU consulté par l’AFP.
(…)
– Défi sanitaire –
Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus au premier tour.
Parmi eux: Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition kidnappé le 25 mars alors qu’il était en campagne. A défaut de preuve formelle, tous les soupçons pèsent sur le groupe jihadiste d’Amadou Koufa. Des négociations secrètes sont menées pour sa libération, selon son parti.
„Soumaïla Cissé est un gros poisson qui pourra être échangé contre d’autres gros poissons emprisonnés“, pense Bréma Ely Dicko, sociologue à l’Université de Bamako.
Ce rapt sans précédent n’avait pas dissuadé les autorités de s’en tenir au calendrier électoral, pas plus que l’officialisation, fortuitement simultanée, des premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus. La campagne, déjà discrète, a dès lors disparu des débats, en dehors des affiches qui résistent à Bamako.
Le Mali a officiellement déclaré 171 patients et 13 décès. Ici comme ailleurs, l’inquiétude est grande quant à la capacité de faire face à une prolifération. Un couvre-feu nocturne a été institué, les écoles ont été fermées, des restrictions imposées aux activités.
Mais dans la capitale d’un des pays les plus pauvres de la planète dont une grande part de la population vit au jour le jour, les marchés, les mosquées, les transports en commun n’ont pas désempli.
„Ce n’est pas partout que les mesures contre le Covid-19 ont été appliquées“ au premier tour, rapporte M. Ibrahima Sangho, [chef de mission de la Synergie, plateforme d’organisations qui déploient des observateurs lors d’élections].
Le président malien a pris l’engagement que „toutes les mesures sanitaires et sécuritaires requises (seront) rigoureusement appliquées“ dimanche.
© 2020 AFP

Un bénévole incite les fidèles à se laver les mains avant d'entrer dans la grande mosquée de Bamako, le 10 avril 2020.

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Un bénévole incite les fidèles à se laver les mains avant d’entrer dans la grande mosquée de Bamako, le 10 avril 2020. – Ein Ehrenamtlicher hält die Gläubigen an, sich vor Betreten der Großen Moschee von Bamako die Hände zu waschen, am 10. April 2020.

1. Mali kündigt Millionen-Hilfspaket für Betroffene von Corona-Krise an
AFP – 11. April 2020
Die Regierung von Mali hat ein Hilfspaket in Millionenhöhe auf den Weg gebracht, um wegen der Corona-Krise in Not geratene Bürger und Unternehmen zu unterstützen. Präsident Ibrahim Boubacar Keita sagte am Freitag in einer vom Fernsehen übertragenen Rede, seine Regierung habe 500 Billionen CFA-Francs (760 Millionen Euro) freigegeben. In dem westafrikanischen Land wurden bisher 87 Coronavirus-Infektionen gemeldet, sieben Menschen starben. (Stand 10.04.20;
171 cas confirmés, dont 13 décès et 34 guérisons au 16 Avril 2020,
Ed)

Keita betonte, dass die Wirtschaft Malis bereits unter dem jahrelangen Konflikt mit islamistischen Aufständischen leide. Wegen der Corona-Krise stehe der Wirtschaft ein weiterer Schock bevor. „Die Regierung Malis ist bereit, das größte Opfer zu bringen, um die negativen Auswirkungen der Pandemie auf unsere Wirtschaft und Gesellschaft abzufedern“, sagte der Präsident.
Die Regierungsmitglieder seien sich der „Notwendigkeit der Solidarität“ in der Krise bewusst, sagte Keita. Alle Minister würden deshalb für einen Monat auf ihre Gehälter verzichten, er selbst für drei Monate.
Keita kündigte Staatshilfen für private Haushalte bei der Energie- und Lebensmittelversorgung an. Von der Krise betroffenen Unternehmen würden Steuerrabatte gewährt. Auch habe die Regierung im Rahmen des Programms „ein Malier, eine Maske“ 20 Millionen Atemschutzmasken bestellt.
Die Regierung erwäge eine Abriegelung der Hauptstadt Bamako, sagte Keita weiter. Die meisten der bisherigen Infektionsfälle wurden in der Millionen-Metropole gemeldet. Für das ganze Land gilt bereits eine nächtliche Ausgangssperre, zudem wurden alle Schulen geschlossen.
Am zweiten Wahlgang der Parlamentswahl am 19. April will die Regierung trotz der Pandemie festhalten. Regulär hätte die Wahl bereits 2018 stattfinden sollen. Wegen Sicherheitsbedenken wurde die Abstimmung jedoch mehrfach verschoben. Seit islamistische Gruppen 2012 die Kontrolle über den Norden des Landes übernommen hatten, kommt Mali nicht zur Ruhe. Die ehemalige Kolonialmacht Frankreich griff 2013 militärisch ein und drängte die Islamisten zurück. Trotz der Präsenz tausender internationaler Soldaten herrschen aber weiter Instabilität und Gewalt.
© 2020 AFP

2. Bekämpfung des Coronavirus: Trinkwasser, ein Luxus für die Menschen in Nara
Inf@Sept -10 Apr 2020
Von Mahamadou YATTARA
Wir hören immer wieder vom Händewaschen mit Wasser und Seife als wirksame Schutzmaßnahme im Kampf gegen das Coronavirus. Aber richtet sich diese Botschaft an alle Malier allerorts oder an die Randgruppen der Bevölkerung?
Schon vor dem Coronavirus sterben nach Angaben von „Solidarités International“ jede Minute fünf Menschen weltweit an Krankheiten im Zusammenhang mit nicht sauberem Wasser. Wenn wir also aufgefordert werden, uns mehrmals am Tag die Hände mit Wasser zu waschen, um uns zu schützen, ist das beunruhigend. Diese dramatische Situation hatte die Menschen dazu getrieben, nach alternativen Wegen der Wasserbeschaffung zu suchen, auch wenn es sich dabei meistens nicht um die geeigneten Quelle handelte. So hatten sich die Bevölkerungen, auf die Gefahr hin, nicht verdursten zu müssen, damit abgefunden, sich aus den Teichen, die nach der vergangenen Regenzeit übrig geblieben waren, und den klaffenden Löchern, die die Ziegelsteinhersteller hinterlassen hatten, zu versorgen. Diese Situation ebnete den Weg für alle Arten von Krankheiten, die durch Wasser übertragen werden, einschließlich der Cholera. Dieselbe unerträglich gewordene Situation hatte vor einigen Jahren die Studenten des IFM (IFM = Lehrerbildungsinstitut) und sie Schüler der örtlichen Schulen dazu veranlasst, auf die Straße zu gehen und die lokalen Behörden zu drängen, möglichst bald eine Lösung zu finden.
Offenbar hatte sich der Einsatz der Studenten und Schüler gelohnt, denn es wurden zwei Generatoren in die Stadt geschickt, um die defekten Anlagen zu ersetzen und damit den Wasserbedarf der tüchtigen Menschen von Nara zu decken. Heute ist die Situation zu 90% geklärt, dank des Anschlusses der Pumpstation an das EDM-Netz (staatliches Energieunternehmen). Nachts kann die Bevölkerung nun Wasser für ihre Bedürfnisse fließen lassen. Auch wenn noch viel zu tun bleibt.
Die Einwohner der Stadt Nara sind immer noch nicht am Ende ihres Kummers angelangt. Zusätzlich zu der verbleibenden Unsicherheit, der sie zum Opfer fallen, leiden die Einwohner von Nara unter der Wasserknappheit.
In dieser heißen Zeit sind einige gezwungen, in schlaflosen Nächten ihre Kanister zu füllen, wobei die Ausgangssperre zur Sicherung der Stadt von 22.00 Uhr bis 6.00 Uhr morgens noch vor der Korona-Sperrstunde verhängt wurde.
„Diese Maßnahme konnte in keiner Weise befolgt werden, weil man Durst hat…“, sagt ein freier Bewohner, der sagt, er laufe meilenweit, um sich aus anderen Vierteln in der Nähe des Wasserturms zu versorgen.
© 2020 Inf@Sept

3. Die Malier wählen ihr Parlament trotz des Krieges und des Virus
AFP – 17.04.2020 um 09:00
Von Amaury HAUCHARD
Krieg, Coronavirus, der wichtigste Oppositionelle entführt… Vor dem zweiten Wahlgang der Parlamentswahlen in Mali am Sonntag ist der Kontext ebenso düster wie vor dem ersten, aber die Regierung hat sich dafür entschieden, die Wahlen durchzuführen.
„In einer Demokratie geht nichts über die volle verfassungsmäßige Legalität und das normale Spiel der Institutionen“, sagte Präsident Ibrahim Boubacar Keïta vor einigen Tagen (am Freitag dem 10.04.), als er sich mit einer Schutzmaske vor seinem Gesicht an die Nation wandte.
Angesichts der Notwendigkeit, auf die tiefe sicherheitspolitische, politische oder wirtschaftliche Krise, die das Land seit Jahren durchlebt, andere als rein militärische Antworten zu geben, sah sich das Staatsoberhaupt gerechtfertigt.
Trotz der Widrigkeiten unterstützt die Mehrheit der politischen Klasse die Fortsetzung der Wahlen, die mehrmals verschoben wurden.
Es steht viel auf dem Spiel: die Erneuerung eines 2013 gewählten Parlaments, dessen Amtszeit 2018 enden sollte, und endlich Fortschritte bei der Umsetzung des Friedensabkommens von Algier zu machen.
Dieses, 2015 zwischen den bewaffneten Pro-Unabhängigkeitsgruppen und Bamako unterzeichnet, sieht eine stärkere Dezentralisierung durch eine Verfassungsreform vor, die die Nationalversammlung durchlaufen muss. Die Legitimität des scheidenden Parlaments ist jedoch umstritten.
Doch wie kann man Malier motivieren, die die Fähigkeit ihrer Führer in Frage stellen, das Land aus Krieg und Armut herauszuführen?
(fortsetzung folgt)

Ein Gedanke zu „MILLIONEN € UND 20 000 MASKEN GEGEN CORONA; TROTZDEM 2. WAHLGANG – Des milliards de FCFA et des masques contre le virus; la lutte à Nara; 2e tour des élections malgré tout

  1. « L’Europe et l’Afrique doivent relever ensemble le défi du Covid-19 »
    TRIBUNE. Pour le Cian (Conseil français des investisseurs en Afrique), une stratégie commune s’impose au moment où, face au Covid-19, l’Europe est au cœur du cyclone quand l’Afrique s’apprête à y entrer.
    Le Point.fr/afrique – 06/04/2020 à 13:36
    Par Etienne Giros (président délégué du Cian)
    L’Afrique n’échappe pas à la propagation du Covid-19. Après l’Asie, l’Europe et l’Amérique, le virus va déferler sur le continent dans les prochaines semaines. 51 des 54 États du continent sont maintenant atteints et près de 10 000 cas sont maintenant recensés. Les principaux foyers se situent toujours en Afrique du Sud, en Égypte et dans les trois pays du Maghreb, mais l’épidémie progresse partout. Concentrée sur sa propre gestion de cette crise dramatique, l’Europe semble négliger les conséquences de l’expansion du virus au sud de la Méditerranée. L’Afrique est pratiquement absente du débat public.
    Les pays du continent vont avoir les pires difficultés à lutter contre ce virus invisible : les mesures de confinement mises en œuvre ailleurs risquent de ne pas pouvoir être reproduites à l’identique. Les données épidémiologiques, souvent lacunaires, ne permettront pas de refléter la progression réelle du Covid-19. Les équipements manquent, qu’il s’agisse des masques, des tests de dépistage ou des appareils respiratoires. La densité de population dans les métropoles africaines – Lagos compte 20 millions d’habitants – va en outre favoriser les contaminations. Le seul facteur d’espoir, qui demande à être confirmé, réside dans la jeunesse de la population du continent : la médiane d’âge s’établit à 21 ans en Afrique subsaharienne et à 31 ans au Maghreb, contre 47 ans en Italie. Or il semblerait que le Covid-19 soit moins virulent auprès des jeunes. Mais cela suffira-t-il ?
    Au-delà des drames humains, les conséquences de cette crise de santé publique s’annoncent dramatiques sur le plan économique. L’ONU estime que le continent a un besoin immédiat de 200 milliards de dollars pour répondre aux défis sanitaires. Il en faudra probablement dix fois plus pour atténuer les effets sur les économies africaines. Les pays africains n’ont pas les réserves financières ou les capacités que l’Europe peut mobiliser. Une récession paraît inéluctable, car les mauvaises nouvelles s’additionnent. Le prix des matières premières, principales ressources à l’exportation des pays africains, est en train de baisser fortement. Et des secteurs entiers des économies sont d’ores et déjà à l’arrêt, comme le transport aérien, le tourisme et l’hôtellerie. L’informel, qui représente près de 80 % des emplois sur le continent, sera durement touché par la chute de l’activité. Ceux qui travaillent dans ce secteur mangent le soir ce qu’ils ont gagné pendant la journée. À la crise sanitaire pourrait bien s’ajouter l’urgence alimentaire.
    L’effondrement des prix du pétrole représente une autre menace majeure. Les pays africains producteurs ont besoin de cours à 60-70 dollars pour assurer leur équilibre financier. Avec un baril à 25 dollars, ils connaîtront, à brève échéance, une crise de liquidités. On estime le manque à gagner pour les pays pétroliers africains à près de 100 milliards de dollars en 2020, dont 25 milliards pour le seul Nigeria, la première économie du continent. L’argent qui irrigue l’économie va venir à manquer, par exemple dans le secteur des exportations agricoles où il faut préfinancer les campagnes pour permettre aux filières de fonctionner (cacao, café, coton, bois tropicaux). Dans beaucoup d’États où la protection sociale est quasi inexistante, l’émergence de tels blocages économiques peut déboucher sur des tensions sociales et une flambée de l’insécurité.
    – Une réponse collective s’impose –
    Face à ces bouleversements annoncés, la réponse ne peut être que collective et multilatérale. Il faut mettre à disposition des États africains la trésorerie nécessaire pour leur permettre d’accorder à leurs entreprises des reports ou des réductions d’impôts et de cotisations. Sinon, le secteur privé africain, déjà chancelant, sera mis à contribution pour faire face à la crise alors qu’il n’en a plus les moyens. Il faut aussi suspendre le remboursement de la dette publique de l’Afrique pour lui donner de l’oxygène. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a lancé un appel en ce sens. Il doit être entendu ! Cette décision appartient aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à la Chine. Ensuite, il faudra vite réfléchir à réactiver les circuits d’aide alimentaire et sanitaire pour les populations.
    Une autre mesure salutaire pour aider l’Afrique consisterait à ce que les pays de l’Opep et la Russie interrompent leur guerre tarifaire suicidaire et mettent fin à la spirale surproduction/effondrement de la demande. C’est une mesure politique qui peut être prise très rapidement.
    Il appartient à la communauté internationale de prendre conscience de la gravité de la crise qui se joue en Afrique. Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, a annoncé qu’un paquet financier serait mobilisé pour aider le continent à surmonter les effets sanitaires et économiques de la pandémie. Il doit être mis en œuvre sans plus tarder avec nos partenaires de l’Union européenne. Nous avons une obligation de solidarité, mais aussi un intérêt à la mettre en œuvre, car le virus ne connaît pas de frontières. L’Europe et l’Afrique devront trouver ensemble une réponse à ce défi global. Les entreprises françaises investies en Afrique y prendront leur part, comme elles l’ont déjà montré par le passé.
    © 2020 lepoint.fr

    Lire aussi : Entretien avec Étienne Giros : « L’Afrique, c’est l’avenir de nos enfants » , Le Point 07.02.2020

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