RENCONTRES DE BAMAKO: RETTUNG DER BIENNALE GEGLÜCKT – Les artistes résistent – et la biennale de la photographie africaine est sauvée

La gare ferroviaire de Bamako, autrefois appelé L’Océan-Niger – Der alte Bahnhof von Bamako

Cheick Diallo: „Wir mussten die Biennale von Bamako retten“
Le Point Afrique – 07.01.2023
GESPRÄCH. Der malisch-französische Designer und Delegierte der Rencontres de la photographie africaine hat alles getan, damit dies Ereignis nicht zur „Geisel der Situation zwischen Frankreich und Mali“ wurde. … Die Wette scheint gewonnen zu sein, in einem Mali, in dem „die Künstler Widerstand leisten“.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

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Cheick Diallo : « Il fallait sauver cette Biennale de Bamako »
Le Point Afrique – 07.01.2023
ENTRETIEN. Le designer franco-malien, délégué des Rencontres de la photographie africaine, a tout fait pour que l’événement ne soit pas « l’otage de la situation entre la France et le Mali ».
Propos recueillis par Valérie Marin La Meslée

Foto (c) DR: Cheick Diallo, délégué general des Rencontres de la photo africaine, à Bamako, lors de l’inauguration de la manifestation, le 8 décembre 2022 – Cheick Diallo, Generaldelegierter der Biennale, während der Eröffnungszeremonie in Bamako, am 8.Dezember 2022

Cheick Diallo, l’un des plus grands du design venu du continent africain et le fils du premier architecte du Mali, vit et travaille dans la maison familiale après avoir vécu entre la France (Rouen) et le Mali (Bamako). Le Franco-Malien a mené de front la carte blanche que lui avait donnée la Biennale du design de Saint-Étienne l’été dernier, pour y réaliser un pavillon africain et la préparation de la 13e édition de la Biennale de la photo de Bamako qui a ouvert ses portes le 8 décembre dernier, dans un contexte pour le moins compliqué.
Depuis vingt-huit ans, cette manifestation phare du continent africain bénéficie du soutien de la France. Or, les récents propos et les mesures prises par la junte au pouvoir vis-à-vis du gouvernement français ont transformé ce rendez-vous déjà fragilisé par la guerre en 2012, en nouveau défi.
Le pari semble remporté, dans ce Mali où « les artistes résistent », confie le photographe Seydou Camara, très actif dans ce domaine. Si son collectif Yamarou Photo œuvre désormais avec le soutien d’autres pays (Suisse, Italie, Danemark, etc.), il remercie la France « d’avoir soutenu le grand événement qui fait [sa] fierté ». La Biennale 2022 a reçu une soixantaine de photographes exposants et invités, inauguré le nouveau site de la Maison de la photographie du pays, de Malick Sidibé et Seydou Keita. Le off a battu son plein.

Dans son lieu culturel au cœur de la ville, Igo Diarra a fêté les 10 ans de sa galerie Medina, la Bamako Art Gallery a prouvé son dynamisme et quand la semaine professionnelle s’est ouverte, le 8 décembre dernier, même en version réduite, le moral est remonté en flèche avec l’accueil, même limité, d’une partie du milieu professionnel international.
« Nous ne sommes pas seuls »
Le collectionneur Ronan Grossiat (de l’Adiaf, Association pour la diffusion internationale de l’art français et secrétaire général du prix Marcel-Duchamp) n’a pas hésité à se rendre, pour la première fois, à la Biennale afin de découvrir « une nouvelle génération d’artistes et de commissaires engagés ». De même pour la curatrice et directrice de la nouvelle galerie 19M de Dakar, Olivia Marsaud, venue à la rencontre des talents.
« Elle n’était pas gagnée d’avance, cette édition 2022, tant le ciel s’était assombri au-dessus de nos têtes : Covid, coups d’État à répétition, guerres, embargos, fâcheries des autorités avec les partenaires traditionnels », écrit Ousmane Diarra, romancier malien. « Nous ne sommes pas seuls au monde, ajoute-t-il. Le monde entier n’est pas contre nous. Disons-le haut et fort ! »
Et la culture se maintient malgré tout. Malgré le manque de moyens mais avec le soutien de l’Union européenne et d’autres partenaires. À la fin de ce mois commence en effet le festival sur le Niger à Ségou, et dans la foulée, s’ouvrira, le 21 février, la Rentrée littéraire du Mali sur le thème « Décloisonner l’Afrique ».
Comment la Biennale, ajournée en 2021, et qui a historiquement réuni la France et le Mali à Bamako a-t-elle pu, finalement, se tenir dans le contexte anti-français et l’inquiétude montante que les attaques djihadistes suscitent ? Réponses de son délégué général, Cheick Diallo.
Le Point : En quoi a consisté votre mission dans ce contexte politique miné, jusqu’au récent renvoi des ONG françaises par le pouvoir malien ?
Cheick Diallo :
Quand Kadiatou Konaré était ministre de la Culture [avant le coup d’État, NDLR], elle a pensé que je pouvais organiser l’événement, compte tenu de ce que j’avais apporté à l’édition 2019 dont j’avais notamment assuré la scénographie. Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, qui était déjà le directeur artistique de la 12e Biennale de photographie en 2019, a été reconduit, l’équipe était constituée et avait commencé à travailler avant que le torchon ne brûle entre le Mali et la France.
Le coup d’État a ralenti le processus mais, au final, le gouvernement de transition a ratifié à son tour la convention signée avec la ministre Konaré entre trois entités : l’association Rencontre des arts, qui représente la Biennale, la France et le Mali.
Rencontres des arts n’est pas une ONG mais une association, et elle bénéficie de l’appui de différents partenaires, la France, mais aussi le Mali, l’Union européenne, la Suisse, la Minusma et des entreprises comme Orange ou la BDM (Banque de développement du Mali).
D’autre part, sur un budget de 600 000 euros, il avait été convenu, avant le coup d’État, que le Mali aurait une participation supérieure à celle de la France. Aujourd’hui, tout n’a pas été versé et nous sommes en train de payer nos dettes.
Comment la culture a-t-elle pu se maintenir intègre dans cette situation politique complexe ?
Il y a eu des soucis, des retards, notamment pour les visas, mais notre seule politique était celle de la culture, autrement dit, de se tenir hors de la politique. C’était difficile et ce fut un véritable enjeu avec les autorités maliennes qui, officiellement, lors de la cérémonie d’inauguration de la Biennale, par la voix du ministre de la Culture, ont remercié la France pour son soutien.
Avant cela, il est vrai que j’ai longtemps cheminé entre les deux ministres et l’ambassade. Il fallait sauver la Biennale et que cette manifestation panafricaine, accueillie par Bamako, ne soit pas l’otage de la situation entre la France et le Mali.
Depuis 1994, ce rendez-vous international consacré à la photographie en Afrique a fait naître des espoirs, révélé des talents. Le Mali en a pris conscience un peu tardivement car la Biennale était plus connue à l’étranger. Je crois que nous avons réussi, dans des circonstances un peu difficiles, à ce que les artistes se sentent chez eux. Et dans les faits, il faut dire que l’ambassade de France [L’ambassadeur de France a été renvoyé l’an dernier, NDLR] a invité tous les artistes à un cocktail dans la résidence pendant la Biennale.
Quels sont les tendances et les points forts qui vous ont marqués dans cette édition ?
«  Maa ka Maaya ka ca a Yere Kono » : ce qui signifie, en bambara, « les personnes de la personne sont multiples dans la personne ». Autrement dit, une édition sur la multiplicité, la différence, le devenir et l’héritage, qui vient en effet de l’écrivain malien Hampaté Bâ. Je dois dire que je ne me suis pas engagé dans la partie curatoriale remarquablement dirigée par Bonaventure et les commissaires associés.
Mais en visitant les huit lieux de Bamako, le in et le off, je retiens notamment le succès du village de la Biennale qui était situé dans la gare de Bamako. Le buffet Hôtel de la gare est un lieu mythique de la ville, marqué par la musique – Salif Keita, Mory Kanté –, mais il était complètement à l’abandon. Grâce aux Rencontres, il est redevenu un cœur battant de la ville.
C’est une façon de sauver un patrimoine, situé à côté de la gare, du marché, et sans le côté institutionnel. On a pris des précautions, bien sûr, mais, chaque soir, les gens sont venus et j’espère relancer le lieu chaque week-end. Au musée du District, une exposition du off sur les enfants de la rue a rencontré beaucoup de succès, on a apprécié que le peintre Amadou Sanogo fasse visiter le chantier de son nouveau centre d’art Makoro, et aussi le travail de Fatoumata Diabaté autour des femmes et photographes du Mali. Il me semble que, chez beaucoup de photographes, on sentait que les frontières étaient poreuses entre art plastique et photographie.
Comment la vie culturelle se déroule-t-elle au Mali actuellement ? Et qu’en est-il de la liberté d’expression ?
On ne peut pas confisquer la parole des artistes. L’art, c’est la liberté et tout ce que je peux faire pour que cette liberté demeure, je le ferai. On a besoin des uns et des autres. Les gens de bonne volonté, qui ont envie que la culture devienne un outil de développement, doivent œuvrer des deux côtés, dans le respect de chacun. Et puis, dans la vie quotidienne, on oublie à Bamako que le Mali est en guerre.

Foto (c) Seydou Camara: À l’ouverture de la Biennale, des étudiants devant une photo de Monica de Miranda au Musée national du Mali – Studierende vor einem Foto von Monica de Miranda bei der Eröffnung der Biennale im Nationalmuseum von Mali

D’ailleurs, jamais on n’aurait pu faire une telle manifestation si la sécurité n’était pas assurée. Le Mali ne contrôle pas sa communication, et c’est sûr que tout cela effraie, mais nous qui vivons au quotidien voyons que l’école française n’est pas fermée, que le festival de Ségou sur le Niger s’ouvre fin janvier. D’ailleurs, on aimerait leur passer symboliquement le flambeau.
© 2023 lepoint.fr/afrique

Foto (c) Rencontres:  La photo de Monica de Miranda (Angola) est installée au Musée national du Mali – Der Beitrag von Monica de Miranda wird im Nationalmuseum aufgehängt

Cheick Diallo: „Wir mussten die Biennale von Bamako retten“
Le Point Afrique – 07.01.2023
GESPRÄCH. Der malisch-französische Designer und Delegierte der Rencontres de la photographie africaine hat alles getan, damit dies Ereignis nicht zur „Geisel der Situation zwischen Frankreich und Mali“ wurde.
Das Gespräch wurde von Valérie Marin La Meslée geführt.
Cheick Diallo, einer der größten Designer des afrikanischen Kontinents und Sohn des führenden Architekten von Mali, lebt und arbeitet im Haus seiner Familie, nachdem er lange zwischen Frankreich (Rouen) und Mali (Bamako) gependelt war. Der Franco-Malier hat die Carte blanche, die ihm die Design-Biennale in Saint-Etienne im vergangenen Sommer erteilt hatte, um dort einen afrikanischen Pavillon zu gestalten, und die Vorbereitung der 13. Ausgabe der Fotobiennale von Bamako, die am 8. Dezember ihre Pforten öffnete, in einem zumindest komplizierten Kontext gleichzeitig gemeistert.
Seit achtundzwanzig Jahren wird diese Vorzeigeveranstaltung des afrikanischen Kontinents von Frankreich unterstützt. Die jüngsten Äußerungen und Maßnahmen der herrschenden Junta gegenüber der französischen Regierung haben das Ereignis, das bereits durch den Krieg im Jahr 2012 geschwächt wurde, zu einer neuen Herausforderung gemacht.
Die Wette scheint gewonnen zu sein, in einem Mali, in dem „die Künstler Widerstand leisten“, wie der Fotograf Seydou Camara, der in diesem Bereich sehr aktiv ist, betont. Auch wenn sein Kollektiv Yamarou Photo nun mit der Unterstützung anderer Länder (Schweiz, Italien, Dänemark usw.) arbeitet, dankt er Frankreich dafür, „dass es das große Ereignis, das [seinen] Stolz ausmacht, unterstützt hat“. Die Biennale 2022 verzeichnet rund 60 ausstellende und eingeladene Fotografen und hat das neue Gelände des Maison de la Photographie des Landes von Malick Sidibé und Seydou Keita eingeweiht. Das Off war in vollem Gange.
An seinem kulturellen Veranstaltungsort im Herzen der Stadt feierte Igo Diarra das zehnjährige Bestehen seiner Galerie Medina, die Bamako Art Gallery stellte ihre Dynamik unter Beweis, und als am 8. Dezember die Woche für Profis – wenn auch in kleinerer Version – eröffnet wurde, stieg die Stimmung mit dem – wenn auch begrenzten – Empfang eines Teils der internationalen Fachwelt sprunghaft an.
„Wir sind nicht allein“
Der Sammler Ronan Grossiat (von Adiaf, Association pour la diffusion internationale de l’art français und Generalsekretär des Marcel-Duchamp-Preises) zögerte nicht, zum ersten Mal die Biennale zu besuchen, um „eine neue Generation engagierter Künstler und Kuratoren“ zu entdecken. Auch die Kuratorin und Leiterin der neuen Galerie 19M in Dakar, Olivia Marsaud, war gekommen, um Talente zu treffen.
„Diese Auflage 2022 war nicht im Voraus gesichert, so sehr hatte sich der Himmel über unseren Köpfen verdunkelt: Covid, wiederholte Staatsstreiche, Kriege, Embargos, Ärger der Behörden mit den traditionellen Partnern“, schrieb der malische Romanautor Ousmane Diarra. Er fügt hinzu: „Wir sind nicht allein auf der Welt. Die ganze Welt ist nicht gegen uns. Sagen wir es laut und deutlich!“
Und die Kultur hält sich trotz allem. Trotz fehlender Mittel, aber mit der Unterstützung der Europäischen Union und anderer Partner. Ende des Monats beginnt das Festival auf dem Niger in Segou und am 21. Februar wird die Rentrée littéraire du Mali zum Thema „Décloisonner l’Afrique“ (Afrika entgrenzen) eröffnet.
Wie konnte die 2021 um ein Jahr aufgeschobene Biennale, die Frankreich und Mali historisch in Bamako zusammengeführt hat, angesichts des antifranzösischen Kontexts und der wachsenden Besorgnis über dschihadistische Angriffe letztlich doch stattfinden? Antworten des Generaldelegierten Cheick Diallo.
Le Point: Worin bestand Ihre Mission in diesem verminten politischen Kontext, bis hin zur jüngsten Ausweisung der französischen NGOs durch die malische Regierung?
Cheick Diallo: Als Kadiatou Konaré Kulturministerin war [vor dem Staatsstreich, Anm. d. Red.], dachte sie, dass ich die Veranstaltung organisieren könne, angesichts dessen, was ich zur Auflage 2019 beigetragen hatte, bei der ich insbesondere für das Szenografiekonzept verantwortlich war. Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, der bereits künstlerischer Leiter der 12. Biennale für Fotografie 2019 war, wurde erneut berufen, das Team war zusammengestellt und hatte seine Arbeit aufgenommen, bevor das Feuer zwischen Mali und Frankreich ausbrach.
Der Staatsstreich verlangsamte den Prozess, aber letztlich ratifizierte die Übergangsregierung ihrerseits die Vereinbarung, die mit Ministerin Konaré zwischen drei Instanzen unterzeichnet worden war: dem Verein Rencontre des arts, der die Biennale vertritt, Frankreich und Mali.
Rencontres des arts ist keine NGO, sondern ein Verein und wird von verschiedenen Partnern unterstützt: Frankreich, aber auch Mali, die Europäische Union, die Schweiz, die Minusma und Unternehmen wie Orange oder die BDM (Banque de développement du Mali).
Andererseits war bei einem Budget von 600 000 Euro vor dem Staatsstreich vereinbart worden, dass Mali eine höhere Beteiligung als Frankreich leisten würde. Bis heute ist noch nicht alles ausgezahlt worden und wir sind dabei, unsere Schulden zu begleichen.
Wie konnte sich die Kultur in dieser komplexen politischen Situation unbeschadet halten?
Es gab Sorgen, Verzögerungen, insbesondere bei den Visa, aber unsere einzige Politik war die der Kultur, mit anderen Worten, sich aus der Politik herauszuhalten. Das war schwierig und eine echte Herausforderung für die malischen Behörden, die offiziell bei der Eröffnungsfeier der Biennale Frankreich mit der Stimme des Kulturministers für seine Unterstützung dankten.
Zuvor war ich zugegebenermaßen lange Zeit zwischen den beiden Ministern und der Botschaft hin und her gelaufen. Es galt, die Biennale zu retten und dafür zu sorgen, dass diese panafrikanische Veranstaltung, die von Bamako ausgerichtet wird, nicht zur Geisel der Situation zwischen Frankreich und Mali wird.
Seit 1994 hat diese internationale Veranstaltung, der Fotografie in Afrika gewidmet, Hoffnungen geweckt und Talente zum Vorschein gebracht. Mali wurde sich dessen etwas spät bewusst, da die Biennale im Ausland bekannter war. Ich glaube, dass wir es unter etwas schwierigen Umständen geschafft haben, dass sich die Künstler zu Hause fühlen. Und in der Praxis muss man sagen, dass die französische Botschaft [Der französische Botschafter wurde letztes Jahr entlassen, Anm. d. Red.] während der Biennale alle Künstler zu einem Cocktail in der Residenz eingeladen hat.
Welche Trends und Highlights sind Ihnen in dieser Edition besonders aufgefallen?
„Maa ka Maaya ka ca a Yere Kono“: Das bedeutet auf Bambara: „Die Personen der Person sind vielfältig in der Person„. Mit anderen Worten, eine Edition über die Vielfältigkeit, den Unterschied, das Werden und das Erbe, die in der Tat von dem malischen Schriftsteller Hampaté Bâ stammt. Ich muss sagen, dass ich mich nicht auf den kuratorischen Teil eingelassen habe, der von Bonaventure und den Mitkurator*innen bemerkenswert geführt wurde.
Aber beim Besuch der acht Orte in Bamako, des In und Off, ist mir insbesondere der Erfolg des Biennale-Dorfes in Erinnerung geblieben, das im Bahnhof von Bamako untergebracht ist. Das Buffet-Hotel am Bahnhof ist ein mythischer Ort in der Stadt, der von der Musik geprägt ist – Salif Keita, Mory Kanté -, aber er war völlig heruntergekommen. Dank der Rencontres ist er wieder zu einem schlagenden Herzen der Stadt geworden.
Es ist eine Art, ohne die institutionelle Seite ein Kulturgut zu retten, das sich neben dem Bahnhof und dem Markt befindet. Wir haben natürlich Vorsichtsmaßnahmen getroffen, aber jeden Abend kamen die Leute und ich hoffe, dass ich den Ort jedes Wochenende wiederbeleben kann.
Im Distriktmuseum von Bamako fand eine Ausstellung des Off über Straßenkinder große Resonanz, es wurde geschätzt, dass der Maler Amadou Sanogo die Baustelle seines neuen Kunstzentrums Makoro vorstellte, und auch die Arbeit von Fatoumata Diabaté rund um Frauen und Fotografinnen aus Mali.
Mir scheint, dass man bei vielen Fotografen spürt, dass die Grenzen zwischen bildender Kunst und Fotografie porös sind.
Wie gestaltet sich das kulturelle Leben in Mali derzeit? Und wie steht es um die Meinungsfreiheit?
Das Wort der Künstler darf nicht beschlagnahmt werden. Kunst ist Freiheit, und alles, was ich tun kann, damit diese Freiheit erhalten bleibt, werde ich tun. Wir brauchen die einen und die anderen. Menschen guten Willens, die daran interessiert sind, dass die Kultur zu einem Entwicklungsinstrument wird, müssen auf beiden Seiten arbeiten, wobei jeder respektiert wird. Außerdem vergisst man in Bamako im Alltag, dass sich Mali im Krieg befindet.
Außerdem hätte man niemals eine solche Veranstaltung durchführen können, wenn die Sicherheit nicht gewährleistet gewesen wäre. Mali hat seine Kommunikation nicht unter Kontrolle, und natürlich macht das alles Angst, aber wir, die wir im normalen Alltag leben, sehen, dass die französische Schule nicht geschlossen ist, dass das Festival auf dem Niger in Ségou Ende Januar eröffnet wird. Übrigens würden wir ihnen gerne symbolisch die Fackel übergeben.
© 2023 lepoint.fr/afrique

Les artistes sélectionnés:

Ixmucané Aguilar (Guatemala/Germany), Said Afifi (Morocco/ France), Baff Akoto (Ghana/UK), Ishola Akpo (Benin),
Annie-Marie Akussah (Ghana), Hunguana Americo (Mozambique), Leo Asemota (Nigeria/UK), Jess Atieno (Kenya), Myriem Omar Awadi (La Reunion), Salih Basheer (Sudan), Shiraz Bayjoo (Mauritius/UK), Amina Benbouchta (Morocco), Hakim Benchekroun (Morocco), Maite Moseka Botembe (DRC), Rehema Chachage (Tanzania/Austria),
Uiler Costa Santos (Brazil), Monica De Miranda (Angola/Portugal), Fatoumata Diabaté (Mali), Aicha Diallo (Mali),
Amsatou Diallo (Mali), Nene Aïssatou Diallo (Guinea/USA), Anna Binta Diallo (Senegal/Canada), Mélissa Oummou Diallo (Guinea/France), Binta Diaw (Senegal/Italy), Adji Dieye (Senegal/Italy/ Switzerland), Imane Djamil (Morocco), Sènami Donoumassou (Benin), Abdessamad El Montassir (Morocco), Fairouz El Tom (Sudan/ Switzerland), Adama Delphine Fawundu (Sierra Leone/USA), Raisa Galofre (Colombia/Germany), Gherdai Hassell (Bermuda/UK/China), Sana Ginwalla (Zambia), Thembinkosi Hlatshwayo (South Africa), Letitia Huckaby (USA), Timothy Yanick Hunter
(Jamaica/Canada), Anique Jordan (Trinidad/Canada), Gladys Kalichini (Zambia), Hamedine Kane (Senegal/Mauritius), Atiyyah Khan (South Africa), Gulshan Khan (South Africa), Seif Kousmate (Morocco), Mohammed Laouli (Morocco), Maya Louhichi (Tunisia/France), Mallory Lowe Mpoka (Cameroon/Canada), Nyawose Luvuyo Equiano (South Africa), Nourhan Maayouf (Egypt), Louisa Marajo (Martinique), Clarita Maria (Zambia), Billie McTernan (Ghana), Marie-Claire
Messouma (Guadeloupe/ Ivory Coast), Arsène Mpiana Monkwe (DRC), Sethembile Msezane (South Africa), Ebti Nabag (Sudan/Canada), Elijah Ndoumbe (Cameroon/France), Lucia Nhamo (Zimbabwe), Samuel Nja Kwa (Cameroon/France), Nyancho NwaNri (Gambia/Nigeria), Adee Roberson (USA), Sofia Rodrigues (Angola/ Portugal), Fethi Sahraoui (Algeria), Muhammad Salah Abdul-Aziz (Sudan), Neville Starling (Zimbabwe/SA), Eve Tagny (Cameroon/Canada), René Tavares (São Tomé and Príncipe), Sackitey Tesa (Ghana), Helena Uambembe (Angola/ SA), David Uzochukwu (Nigeria/ Austria)

Retrospectives

Daoud Aoulad Syad (Morocco), Maria Magdalena Campos Pons (Cuba/ USA), Samuel Fosso (Cameroon), Joy Gregory
(Jamaica/ UK), Jo Ractcliffe (South Africa), and Promo- Femme (Mali).

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