RENCONTRES DE BAMAKO: ERÖFFNUNG IN 1 WOCHE – Rencontres de Bamako, Biennale Africaine de la Photographie, 13ème édition


Unter dem Titel „Maa ka Maaya ka ca a yere kono – Über die Vielfalt, die Unterschiedlichkeit, das Werden und das Erbe“ ist diese Auflage der afrikanischen Biennale der Fotografie eine Einladung, kollektiv über diese Vielfalt des Seins und der Unterschiede nachzudenken, den Begriff des einzigartigen Seins zu überwinden und zusammengesetzte, geschichtete und fragmentierte Identitäten sowie vielfältige, komplexe und nicht-lineare Verständnisse von Raum und Zeit zu erfassen. Die 13. Auflage der Rencontres de Bamako wird nun vom 8. Dezember 2022 bis zum 8. Februar 2023 an verschiedenen Orten in Bamako durchgeführt.
CLIP: Fela Kuti & Africa 70 – Question Jam Answer
Aus dem Archiv (Letzte Auflage der Rencontres)
0. Rencontres de Bamako: Erfreuliche Bilanz für die 12. Auflage
Journal du Mali – 24.01.2020
Die am 30. November 2019 eröffnete 12. Auflage der Rencontres de Bamako, der afrikanischen Biennale für Fotografie, neigt sich dem Ende zu. Wenige Tage vor dem Abschluss dieses großen kulturellen und künstlerischen Treffens ist es Zeit für eine Bilanz.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

… l’édition de cette année (prévue 2021, ndlr) des Rencontres de Bamako sera reportée à 2022. Cette décision difficile, mais nécessaire a été prise priorisant la santé et le bien-être des artistes, de l’équipe et des visiteurs de la biennale.
Intitulée “Maa ka Maaya ka ca a yere kono — Sur la multiplicité, la différence, le devenir et l’héritage”, cette édition est une invitation à réfléchir collectivement à ces multiplicités d’être et de différences, à dépasser la notion d’être unique et à embrasser des identités composées, stratifiées et fragmentées, ainsi que des compréhensions multiples, complexes et non-linéaires de l’espace et du temps. La 13ème édition des Rencontres de Bamako devait se dérouler du 20 octobre 2022 au 20 décembre 2022, se déroulera désormais du 8 décembre 2022 au 8 février 2023 dans divers lieux de Bamako.
Conçue en collaboration par le Directeur Général Cheick Diallo, le Directeur Artistique Bonaventure Soh Bejeng Ndikung et l’équipe de commissaires – Akinbode Akinbiyi (artiste et commissaire indépendant), Meriem Berrada (Directrice Artistique, MACAAL, Marrakech), Tandazani Dhlakama (Commissaire Adjointe, Zeitz MOCAA, Cape Town), et Liz Ikiriko (artiste et Commissaire des Collections et Chargée de Médiation à la galerie d’art de l’université York, Toronto) – elle sera de nouveau un lieu privilégié de rencontres d’artistes du monde africain.

Ainsi, la déclaration d’Amadou Hampâté Bâ (Aspects de la Civilisation Africaine, Éditions Présence Africaine, 1972) est la ligne directrice de cette manifestation, Maa ka Maaya ka ca a yere kono, se traduisant par « les personnes de la personne sont multiples dans la personne ».

LISEZ le CONCEPT en français
par Buenaventure Soh Bejeng Ndikung:
3
Imagine-la tourner
la Terre formant
des vies en devenir …
9
Imagine-la dire :
Tu as en toi la force,
la patience, et la passion
de viser les étoiles
de changer le monde …
11
Imagine la dire :
J’ai libéré des milliers d’esclaves,
auraient pu être libérés
des milliers d’autres si seulement ils
savaient qu’ils étaient des esclaves …
21
Imagine cette femme
attachée à la liberté … goûtant à
la respiration préservée de gens …
23
Imagine la marcher,
courir, raviver
la respiration d’un pays …
24
Image des voix noires
laissant derrière elles
des langues perdues …
Extraits de Haiku et Tanka pour Harriet Tubman, par Sonia Sanchez
(…)
En 1972, Amadou Hampâté Bâ publie dans «Aspects de la
Civilisation Africaine», ses réflexions sur la notion de personne dans les traditions bambaras et peules. Il écrit:
La tradition enseigne en effet qu’il y a d’abord Maa, la Personne-réceptacle, puis Maaya, c’est-à-dire les divers aspects de Maa contenus dans le Maa-réceptacle. Comme le
dit l’expression bambara « Maa ka Maaya ka sa a yere kono » :
« Les personnes de la personne sont multiples dans la personne. » On retrouve exactement la même notion chez
les Peuls. La notion de Personne est donc, au départ, très
complexe. Elle implique une multiplicité intérieure, des plans d’existence concentriques ou superposés (physiques, psychiques et spirituels à différents niveaux), ainsi qu’une dynamique constante.
… Il est donc juste de dire que les questions de multiplicité, de différence et de complexité sont au coeur de l’Africanité .(…)

Le morceau important de Fela Kuti et Africa 70 «Question Jam
Answer” (Question Jam Réponse), tiré de l’album Roforofo Fight de 1972, relate une confrontation entre une question et une réponse qui se rencontrent (Jam) sur la route. La question accuse la réponse de ne pas l’avoir vu et de lui avoir marché sur la jambe et au lieu de s’excuser, la réponse répond de manière antipathique et cynique «pourquoi as-tu mis ta jambe sur mon chemin, tu ne m’as donc pas vu venir ?”. Dans ce morceau où Tony est aux percussions, Ayo Azenanbor à la basse et Tony Njoku à la trompette, on pourrait lire cette querelle comme une rélexion sur l’importance de la question et de la réponse, l’une par rapport à l’autre. Convient-il de mettre l’accent sur la question ou la réponse? L’objectif d’une exposition n’est pas vraiment de donner de réponses, mais de trouver des moyens de poser des questions qui pourraient ne pas trouver de réponse. C’est le processus qui importe. Dans une autre version de «Question Jam Answer», d’un point de vue pidgin camerounais, le jam (la rencontre) devient le manque. La question manque alors de réponse.
Dans le cadre de cette édition de la biennale de photographie, nous aimerions imaginer l’inversion “Réponse Cherche Question”. Ne sommes-nous pas en en train de nous occuper de réponses à des questions que nous ne connaissons même pas encore ? Quelles sont ces questions sur notre humanité que nous devons poser aujourd’hui ? La question n’est peut-être pas de savoir qui nous sommes, mais qui nous souhaitons devenir, et combien.
…En lire plus en téléchargeant le pdf (2,4 Mo)

READ the CONCEPT in english: Download HERE

De l’archive (Dernière édition des Rencontres)
0. Rencontres de Bamako : Bilan satisfaisant pour la 12ème édition
Journal du Mali – 24.01.2020 à 12h31
Par Germain KENOUVI

Débutée le 30 novembre 2019, la 12ème édition des Rencontres de Bamako, la Biennale africaine de la photographie, tire vers sa fin. À quelques jours de la clôture de ce grand rendez-vous culturel et artistique, l’heure est au bilan.
« Il reste encore quelques jours, mais je pense que la majeure partie des objectifs ont été atteints. Les 85 artistes du monde entier invités et la cinquantaine d’écrivains et spécialistes ont tous répondu présents. La démultiplication des sites a été effective et la qualité des expositions était également au rendez-vous », se réjouit Lassana Igo Diarra, Délégué général de la 12ème édition des Rencontres de Bamako.
Conférences d’artistes, performances, évènements discursifs, expositions thématiques, entres autres, ont été au programme durant toutes ces semaines, avec une attention particulière pour les pratiques collectives, afin de « traiter de la possibilité de créer des communautés complémentaires les unes aux autres ».
Au rang de ces collectifs, on pouvait noter l’Association des femmes photographes du Mali, le Collectif Orchestre vide de la France, l’Iliso labantu photography collective d’Afrique du Sud, le Kolektif 2 Dimansyon d’Haïti ou encore le Collective 220 de l’Algérie.
Femmes à l’honneur
« Avec sa 12ème édition, la Biennale de la photographie africaine a fêté ses 25 ans d’existence. Elle est donc aussi une rétrospective de ce qui s’y est passé depuis sa naissance. Dans les expositions, les temps forts de ces 25 ans ont été présentés de nouveau et recontextualisés », explique le Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Directeur artistique de l’évènement.
« Cette édition a aussi mis l’accent sur les femmes photographes, de tous les horizons, dans l’univers africain, la photographie ayant été trop longtemps été le domaine des hommes », ajoute-t-il.
Au moins deux dames ont été récompensées lors de la cérémonie de remise des prix : l’Égyptienne Amina Ayman Kadous, avec le prix « Centre Soleil d’Afrique » récompensant une artiste féminine africaine exceptionnelle dont l’œuvre « montre des signes de promesse et de développement » et la Malienne Amsatou Diallo pour le prix « Réseau Kya » décerné au meilleur photographe malien.
Cette édition de la biennale prendra fin le 31 janvier prochain. Mais, d’ores et déjà, les esprits sont tournés vers les rendez-vous à venir. « Nous aimerions que très rapidement les équipes soient constituées et qu’on puisse dès à présent annoncer les dates de 2021 et que tout le monde commence à y travailler », souhaite M. Diarra.
© 2020 journaldumali.com

Aus dem Archiv (Letzte Auflage der Rencontres)
0. Rencontres de Bamako: Erfreuliche Bilanz für die 12. Auflage
Journal du Mali – 24.01.2020
Von Germain KENOUVI
Die am 30. November 2019 eröffnete 12. Auflage der Rencontres de Bamako, der afrikanischen Biennale für Fotografie, neigt sich dem Ende zu. Wenige Tage vor dem Abschluss dieses großen kulturellen und künstlerischen Treffens ist es Zeit für eine Bilanz.
„Es sind noch ein paar Tage übrig, aber ich denke, dass der Großteil der Ziele erreicht wurde. Die 85 eingeladenen Künstler aus aller Welt und die 50 Schriftsteller und Spezialisten waren alle dabei. Die Verteilung der Veranstaltungsorte war effektiv und auch die Qualität der Ausstellungen stimmte“, freut sich Lassana Igo Diarra, Geschäftsführer der 12. Auflage der Rencontres de Bamako.
Künstlerkonferenzen, Performances, Diskussionsveranstaltungen, thematische Ausstellungen und vieles mehr standen in diesen Wochen auf dem Programm, wobei ein besonderer Schwerpunkt auf kollektiven Praktiken lag, um „die Möglichkeit zu thematisieren, Gemeinschaften zu schaffen, die sich gegenseitig ergänzen“.
Zu diesen Kollektiven gehörten die Association des femmes photographes aus Mali, das Collectif Orchestre vide aus Frankreich, das Iliso labantu photography collective aus Südafrika, das Kolektif 2 Dimansyon aus Haiti oder das Collective 220 aus Algerien.
Frauen im Blickpunkt der Aufmerksamkeit
„Mit ihrer 12. Auflage hat die Biennale der afrikanischen Fotografie ihr 25-jähriges Bestehen gefeiert. Sie ist daher auch ein Rückblick auf die Entwicklungen seit ihrer Entstehung. In den Ausstellungen waren die Highlights dieser 25 Jahre noch einmal zu sehen und wurden neu kontextualisiert“, erklärte Dr. Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, der künstlerische Leiter der Veranstaltung.
„Bei dieser Ausgabe lag der Schwerpunkt auch auf den weiblichen Fotografen aus allen Bereichen des afrikanischen Universums. Die Fotografie war viel zu lange eine Männerdomäne“, fügte er hinzu.
Mindestens zwei Frauen wurden bei der Preisverleihung ausgezeichnet: die Ägypterin Amina Ayman Kadous mit dem Preis „Centre Soleil d’Afrique“ für eine außergewöhnliche afrikanische Künstlerin, deren Werk „Zeichen der Verheißung und Entwicklung zeigt“, und die Malierin Amsatou Diallo für den Preis „Réseau Kya“ für den besten malischen Fotografen.
Diese Auflage der Biennale wird am 31. Januar enden. Doch schon jetzt sind die Gedanken auf die kommenden Termine gerichtet. „Wir würden uns freuen, wenn sehr schnell die Teams zusammengestellt werden und wir schon jetzt die Termine für 2021 bekannt geben könnten und alle mit der Arbeit daran beginnen würden“, wünscht sich Diarra.
© 2020 journaldumali.com

VOIR AUSSI / LESEN SIE AUCH die detaillierten Berichte in den MALI-INFOS (Edition 2019):

RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil I) – Les détails part I

RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil II) – Les détails part II

Updated: RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil III) – Les détails part III /

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