NONSONDI BATÉ, LKW-FÜHRERIN, KÄMPFT GEGEN ÜBERKOMMENE ROLLENBILDER – Nonsondi Baté se bat contre contre les stéréotypes traditionnels

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Illustration: Lomedy Mhako (für das Afrika-magazin „trans.continental – African-European reflections“ ein Magazin mit zahlreichen Infografiken und Texten auf Deutsch und Englisch. Entstanden in einem taz-online-workshop mit jungen Journalist*innen aus 15 afrikanischen Ländern. Daraus stammt der folgende Bericht #1.)

1. Frauen in die erste Reihe
taz – 22.02.2022
In Mali sind Frauen den Männern traditionell untergeordnet. Doch sie wehren sich erfolgreich gegen überkommene Rollenbilder.
2. (Aus dem Archiv) Nonsondi Baté: erste Frau in Mali am Steuer eines großen LKWs
Delta News – 18.03.2016
…Sie ist außergewöhnlich, weil sie sich in einer Branche durchgesetzt hat, die ausschließlich Männern vorbehalten ist, nämlich dem Führen großer Lastwagen. Ihr Name ist Nonsondi Baté.

DEUTSCH WEITER (#2 IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. VERSIONEN DER BEIDEN EINTRÄGE

1. Les femmes au premier rang !
taz – 22.02.2022
Au Mali, les femmes sont traditionnellement subordonnées aux hommes. Mais elles se défendent avec succès contre les rôles traditionnels.
Par Arahan dite Simone Dakouo (De Bamako)
En bambara, la langue la plus parlée au Mali, il existe un proverbe : „Mussoya yé mougnou ni sabali yé“, – „Être femme, c’est supporter et pardonner“. Ce proverbe a fait „beaucoup de mal aux femmes“, écrit la féministe malienne Nana Alassane Touré. L’oppression commence là où „l’effort de pardonner est unilatéral et où seule la femme est en position de renoncer“. Et c’est ainsi que les femmes progressent certes dans leur pays, mais beaucoup restent „subordonnées aux hommes parce que l’éducation et les mœurs le veulent ainsi“.
Pendant longtemps, la place que la société malienne attribue aux femmes a toujours été la même : le foyer familial. Mais cette structure fixe a commencé à déraper, dans un pays qui subit depuis des années de violentes attaques de groupes djihadistes dont l’agenda consiste aussi à priver les femmes de leurs droits. En effet, celles-ci s’imposent aujourd’hui avec force dans des domaines autrefois réservés aux hommes – et arrivent ainsi à des postes de décision.
C’est le cas de Touré. Elle est originaire du nord du Mali, que les islamistes ont temporairement pris sous leur contrôle en 2012. Touré a étudié à Bamako, à Genève et à l’université de Columbia. Aujourd’hui, la sociologue mène des recherches sur des thèmes tels que la paix et l’extrémisme. Selon elle, après que le gouvernement a signé un accord de paix avec les rebelles islamistes en 2015, des programmes sociaux ont certes été mis en place. „Mais aucune de ces mesures ne prend en compte les besoins des jeunes femmes“, déplore Touré.
Ainsi, celles-ci continuent souvent à être livrées à elles-mêmes si elles veulent avancer – comme Nonsondi Baté. Cette entrepreneuse de 33 ans gère aujourd’hui un réseau de quatre garages automobiles à Bamako et emploie une trentaine de personnes. Cela n’a été possible que parce qu’elle est devenue la première femme conductrice de camion du Mali. Comme la plupart des filles au Mali, elle ne va pas à l’école et son père la marie à l’âge de 16 ans sans qu’elle ait donné son accord. Mais Baté divorcera par la suite. Elle ne sait ni lire ni écrire lorsqu’elle décide de devenir mécanicienne.
Pendant deux ans, elle fréquente une école de mécaniciens à Bamako – elle est la seule femme. Puis elle passe un permis de conduire pour poids lourds et est engagée par une entreprise de transport dans sa ville natale de Kayes. Habillée d’un uniforme vert, elle est désormais au volant d’un petit camion de 10 tonnes. Chaque semaine, elle parcourt près de mille kilomètres pour se rendre en Mauritanie. En 2012, elle devient chef d’atelier dans une autre entreprise de transport. En 2015, elle démissionne et monte son propre atelier. Baté se remarie – à un conducteur de camion. „Si une femme aime son travail et qu’elle a le soutien de sa famille, de ses amis et de ses collègues, il lui est possible de le coordonner avec sa vie de famille“, dit-elle. Elle souhaite „encourager autant de femmes que possible“ à exercer leur métier. „Ce n’est pas seulement pour les hommes“.

Cela vaut également pour la politique – bien que les femmes y soient fortement sous-représentées au Mali. La sociologue Aminata Dramane Traoré, qui s’est fait connaître internationalement en tant que militante altermondialiste, constitue une exception. Aujourd’hui âgée de 74 ans, elle a été ministre de la Culture et du Tourisme de 1997 à 2000. Traoré est un modèle pour une jeune génération de femmes politiques au Mali. „Elle m’a énormément inspirée“, confie Louise Diarra, une jeune activiste de Bamako.
Des biographies comme celles d’Aminata Traoré, Nana Touré et Nonsondi Baté donnent un élan important à la société malienne. Elles offrent aux jeunes femmes des repères et leur ouvrent la voie pour changer la position des femmes dans la société.
© 2022 taz.de

2. (De l’archive) Nonsondi Baté : première femme conductrice de gros camion au Mali
Delta News – 18.03.2016
Par Kadiatou Guindo, stagiaire
Nonsondi Baté
« Mieux vaut tard que jamais » dit l’adage. Quelques jours après la célébration de la journée internationale de la femme, votre journal est allé à la rencontre d’une dame exceptionnelle. Elle est exceptionnelle pour avoir su s’imposer dans un secteur réservé exclusivement aux hommes, c’est-à-dire la conduite de gros camion. Cette dame se nomme Nonsondi Baté. Native de la région de Kayes, la Sarakolé de 32 ans est aujourd’hui la seule femme conductrice de gros camion au Mali. Cela fait maintenant plus de 10 ans qu’elle exerce ce métier et travaille depuis plus de deux ans à « Togouna Agro-Industrie ».
N’ayant pas été à l’école et divorcée par son premier mari à l’âge de 20 ans, Nonsondi a compris qu’il fallait se trouver un travail. « J’ai compris que rester assise ne m’apporterai rien et ce qu’un homme peut faire, une femme doit pouvoir également le faire », commente-t-elle. C’est ainsi que Nonsondi s’est lancée d’abord comme déchargeuse avant de devenir apprentie. « J’ai d’abord été déchargeuse de camion à Kayes, ensuite, je conduisais des camions 10 tonnes import-export (Mauritanie, guinée). C’est quelques temps plus tard que je suis venue à Bamako. Au début ce n’était pas facile, puis j’ai eu un poste au niveau de Ben&Co. Là-bas je travaillais dans la pneumatique et faisant surtout des réparations et dépannages. Je pouvais faire plus d’un mois dans la brousse en train de faire des dépannages », explique Nonsondi. Au fil des années, elle a acquis beaucoup d’expérience et ensuite elle s’est décidée de devenir conductrice.
C’est ainsi qu’elle a postulé à Togouna Agro-Industrie.« J’ai fait le test au même titre que les hommes, la visite technique et médicale et j’ai été admise». Mère de 2 enfants, Nonsondi parvient à trouver l’équilibre entre sa famille et son métier. « Si une femme a l’amour de son métier et bénéficie du soutien familial, soutien des amis et collègues de travail, elle peut facilement concilier le travail et la famille», affirme notre conductrice. A la question de savoir, si son métier ne lui tire pas des ennuis, elle dira avoir le soutien de son nouveau mari, qui d’ailleurs travaille dans le même domaine. En outre, elle explique avoir le soutien et les encouragements de tous les employés et les dirigeants de Togouna.
Elle invite le maximum de femmes à pratiquer son métier car pour elle, ce n’est pas un métier pour les hommes seulement. Nonsondi Baté fait sans doute parti des femmes qui donnent un sens à la célébration du 8 mars. En effet, le 8 mars n’a qu’un seul sens, celui de l’égalité entre la femme et l’homme. Donc, lorsque des femmes acceptent de faire des travaux sensés être réservés aux hommes, elles contribuent à engranger des victoires dans le combat pour l’émancipation de la femme.
© 2016 Delta News

1. Frauen in die erste Reihe
taz – 22.02.2022
In Mali sind Frauen den Männern traditionell untergeordnet. Doch sie wehren sich erfolgreich gegen überkommene Rollenbilder.
Aus Bamako, Mali: Arahan dite Simone Dakouo
In Malis verbreitetster Sprache Bambara gibt es ein Sprichwort: „Mussoya yé mougnou ni sabali yé“, – „Frau sein heißt ertragen und vergeben“. Der Ausspruch habe den Frauen „viel Schaden zugefügt“, schreibt die malische Feministin Nana Alassane Touré. Die Unterdrü­ckung beginne dort, „wo das Bemühen um Vergebung einseitig ist und nur die Frau in der Position ist, zu verzichten“. Und so seien Frauen in ihrem Land zwar auf dem Vormarsch, doch viele blieben „den Männern untergeordnet, weil es die Erziehung und die Sitten so wollen“.
Der Ort, den die malische Gesellschaft den Frauen zuschreibt, war lange Zeit stets derselbe: der Haushalt. Doch dieses feste Gefüge ist ins Rutschen gekommen – und das in einem Land, das seit Jahren unter heftigen Angriffen dschihadistischer Gruppen leidet, deren Agenda auch darin besteht, Frauen zu entrechten. Tatsächlich drängen diese heute mit Nachdruck in Bereiche, die früher den Männern vorbehalten waren – und kommen dabei auch in Entscheidungspositionen an.
So wie Touré. Sie stammt aus dem Norden Malis, den die Islamisten 2012 vorübergehend unter ihre Kontrolle brachten. Touré studierte in Bamako, Genf und an der Columbia University. Heute forscht die Soziologin zu Themen wie Frieden und Extremismus. Nachdem die Regierung 2015 einen Friedensvertrag mit den islamischen Rebellen unterzeichnete, seien zwar Sozialprogramme aufgelegt worden. „Doch keine dieser Maßnahmen geht auf die Bedürfnisse junger Frauen ein“, klagt Touré.
So sind diese oft weiter auf sich gestellt, wenn sie vorankommen wollen – wie etwa Nonsondi Baté. Die 33-jährige Unternehmerin betreibt heute eine Kette von vier Autowerkstätten in Bamako und hat etwa 30 Angestellte. Möglich war dies nur, weil sie die erste LKW-Fahrerin Malis wurde. Wie die meisten Mädchen in Mali geht sie nicht zur Schule und wird im Alter von 16 Jahren ohne ihr Einverständnis verheiratet. Doch Baté lässt sich wieder scheiden. Sie kann weder lesen noch schreiben als sie beschließt, Mechanikerin zu werden.
Zwei Jahre besucht sie eine Schule für Mechanik in Bamako – als einzige Frau. Dann macht sie einen LKW-Führerschein, wird bei einer Spedition in ihrer Heimatstadt Kayes ange­stellt. In einer grünen Uniform sitzt sie fortan am Steuer eines 10-Tonnen-Kleinlasters. Jede Woche fährt sie fast tausend Kilometer nach Mauretanien. 2012 wird sie Werkstattleiterin bei einer anderen Spedition. 2015 schließlich kündigt sie und eröffnet ihre eigene Werkstatt. Baté heiratet erneut – einen LKW-Fahrer. „Wenn eine Frau ihre Arbeit liebt und dabei die Unterstützung von Familie, Freunden und Kollegen hat, kann sie diese auch mit dem Familienleben vereinbaren“, sagt sie. Sie wolle „so viele Frauen wie möglich ermutigen“, ihren Beruf auszuüben. „Das ist nicht nur etwas für Männer.“
Das gilt auch für die Politik – obwohl Frauen dort in Mali stark unterrepräsentiert sind. Eine Ausnahme ist die Sozialwissenschaftlerin Aminata Dramane Traoré, die als Globalisierungs­kritikerin international bekannt wurde. Die heute 74-Jährige war von 1997 bis 2000 Mi­nisterin für Kultur und Tourismus. Traoré ist ein Vorbild für eine junge Generation von Politikerinnen in Mali. „Sie hat mich enorm inspiriert“, sagt Louise Diarra, eine junge Aktivistin aus Bamako.
Biographien wie jene von Aminata Traoré, Nana Touré und Nonsondi Baté geben der ma­lischen Gesellschaft wichtige Impulse. Sie bie­ten jungen Frauen Orientierung und ebnen ihnen den Weg, um die Stellung der Frauen in der Gesellschaft zu verändern.
© 2022 taz.de

2. (Aus dem Archiv) Nonsondi Baté: erste Frau in Mali am Steuer eines großen LKWs
Delta News – 18.03.2016
Von Kadiatou Guindo, Volontärin
„Besser spät als nie“, sagt das Sprichwort. Wenige Tage nach der Feier des Internationalen Frauentags hat Ihre Zeitung eine außergewöhnliche Frau getroffen. Sie ist außergewöhnlich, weil sie sich in einer Branche durchgesetzt hat, die ausschließlich Männern vorbehalten ist, nämlich dem Führen großer Lastwagen. Ihr Name ist Nonsondi Baté. Die 32-jährige Sarakolé stammt aus der Region Kayes und ist heute in Mali die einzige Frau, die einen Großlaster fährt. Sie übt diesen Beruf nun seit über 10 Jahren aus und arbeitet seit mehr als zwei Jahren bei „Togouna Agro-Industrie“.
Da sie nicht zur Schule gegangen war und von ihrem ersten Ehemann im Alter von 20 Jahren geschieden wurde, erkannte Nonsondi, dass sie sich eine Arbeit suchen musste. „Ich habe begriffen, dass mir das Herumsitzen nichts bringt, und was ein Mann kann, muss auch eine Frau können“, kommentiert sie. So kam es, dass Nonsondi zunächst als Entladerin und anschließend als Auszubildende beschäftigt wurde. „Ich war zuerst LKW-Entladerin in Kayes, dann fuhr ich 10-Tonnen-Laster für den Import und Export (Mauretanien, Guinea). Erst einige Zeit später bin ich nach Bamako gekommen. Am Anfang war es nicht einfach, dann habe ich eine Stelle bei Ben&Co bekommen. Dort arbeitete ich in der Pneumatik und machte vor allem Reparaturen und Pannenbeseitigungen. Ich war manchmal über einen Monat lang im Busch unterwegs, um Pannen zu beheben“, erklärt Nonsondi. Im Laufe der Jahre sammelte sie viel Erfahrung und entschied sich dann, Fahrerin zu werden.
So bewarb sie sich bei Togouna Agro-Industrie: „Ich habe den gleichen Test wie die Männer gemacht, ebenso die technische und medizinische Untersuchung, und ich bekam den Job“. Als Mutter von zwei Kindern gelingt es Nonsondi, ein Gleichgewicht zwischen ihrer Familie und ihrem Beruf zu finden. „Wenn eine Frau ihre Arbeit liebt und dabei die Unterstützung von Familie, Freunden und Arbeitskollegen hat, kann sie Beruf und Familie leicht miteinander vereinbaren“, sagt unsere Fahrerin. Auf die Frage, ob ihr Beruf ihr keine Komplikationen bereite, antwortet sie, dass sie die Unterstützung ihres neuen Mannes habe, der übrigens im selben Bereich arbeite. Außerdem erklärt sie, dass sie die Unterstützung und Ermutigung aller Angestellten und Führungskräfte von Togouna habe.
Sie fordert so viele Frauen wie möglich auf, ihren Beruf auszuüben, denn für sie ist es kein Beruf nur für Männer. Nonsondi Baté gehört zweifellos zu den Frauen, die der Feier des 8. März einen Sinn geben. Eigentlich hat der 8. März nur eine Bedeutung, nämlich die der Gleichheit zwischen Frauen und Männern. Wenn Frauen also Aufgaben übernehmen, die eigentlich Männern vorbehalten sind, tragen sie dazu bei, im Kampf für die Emanzipation der Frau einen Sieg zu erringen.
© 2016 Delta News

Ein Gedanke zu „NONSONDI BATÉ, LKW-FÜHRERIN, KÄMPFT GEGEN ÜBERKOMMENE ROLLENBILDER – Nonsondi Baté se bat contre contre les stéréotypes traditionnels

  1. Afrika Magazin der taz Panter Stiftung: Transkontinentaler Austausch
    taz – Februar 2022
    (…) Ergebnis eines Online-Workshops mit 16 Jour­na­lis­t:in­nen aus 15 afrikanischen Ländern:
    „trans.continental – African-European reflections“ ein Magazin mit zahlreichen Infografiken und Texten auf Deutsch und Englisch. Unsere Kol­le­g:in­nen haben dafür dort recherchiert, wo sie leben.
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    => Zum Inhaltsverzeichnis
    => Zum Download (52 Seiten, 4 MB)

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