AUSSETZUNG ODER AUFHEBUNG DER SANKTIONEN GEGEN MALI IN SICHT? – CEDEAO inflexible; la Cour de justice de l’UEMOA ordonne la suspension des sanctions

1. Mali: Westafrikanisches Gericht ordnet die Aussetzung von Sanktionen gegen das Regime der Obersten in Bamako an
TV5MONDE/maliactu – 24. März 2022
Der Gerichtshof der Westafrikanischen Wirtschafts- und Währungsunion ordnete am Donnerstag die Aussetzung von Sanktionen an, die die Uemoa im Januar gegen Mali verhängt hatte.
2. Für die ECOWAS hat die neue Frist für den Übergang am 15. März 2022 begonnen
maliweb – 26 März 2022
Die ECOWAS gibt sich nicht geschlagen. Die zusätzliche Frist für den Übergang in Mali soll maximal 16 Monate betragen.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Mali : une cour ouest-africaine ordonne la suspension de sanctions contre le régime des colonels de Bamako
TV5MONDE/maliactu – 24 mars 2022
La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a ordonné jeudi la suspension de sanctions prises en janvier par l’Uémoa contre le Mali en raison du retard pris dans un retour des civils au pouvoir.
Les dirigeants des pays de l’Uémoa avaient décidé le 9 janvier de sanctionner durement le projet politique des colonels au pouvoir à Bamako depuis 2020 de se maintenir encore jusqu’à cinq ans de plus à la tête de l’Etat, alors qu’ils s’étaient initialement engagés à organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils à la direction de ce pays pris dans la tourmente sécuritaire et politique depuis 2012.
Les sanctions avaient été endossées le même jour par une organisation régionale plus large, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Celle-ci a depuis fermé les frontières avec le Mali au sein de l’espace régional et suspendu les échanges financiers et commerciaux autres que de produits de première nécessité. (Il s’agit de la suspension des échanges autres que les produits médicaux, pétroliers, l’électricité et ceux de première nécessité, ndlr)
Les conséquences de la décision de la Cour de justice de l’Uémoa sur les sanctions de la Cédéao étaient peu claires dans un premier temps. La Cour de justice a ordonné la suspension la veille d’un nouveau sommet extraordinaire de la Cédéao vendredi au Ghana.
© 2022 TV5MONDE
[Ainsi, dans sa décision, la Cour juge la « requête aux fins de sursis à exécution introduite par l’État du Mali recevable en la forme ».
Et la juridiction d’ordonner « le sursis à l’exécution des sanctions prononcées par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA lors de sa session extraordinaire tenue, à Accra, le 9 janvier 2022 ».
Cette décision judiciaire sonne comme une victoire pour le Mali qui croule depuis plus de deux mois sous de lourdes sanctions économiques imposées par la Cedeao et l’Uemoa. Il s’agit notamment du gel des avoirs du Mali à la BCEAO et les Banques commerciales de tous les États membres de la Cedeao.
Les mesures ont également imposé le gel des avoirs des entreprises publiques et parapubliques du Mali domiciliés dans les banques commerciales de tous les États membres de la CEDEAO et suspension de toute assistance et transaction financières en faveur par les Institutions de financement de la Cedeao. Ces lourdes sanctions ont été maintes fois dénoncées et par les autorités et Maliens dans leur ensemble. L’Essor, 27.03.2022]
[Les avocats de l’État malien (conduit par Maître Moustapha S. M. Cissé, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du pays, ndlr) avaient mis en avant que des sanctions d’une telle force font peser un poids économique, social et financier si lourd sur la population, qu’elles ne devraient pas être appliquées tant que leur légalité est contestée. (Voir le commentaire.) Un argument auquel la Cour a donné droit.
Reste à savoir si cette suspension est effective, si elle signifie concrètement que Bamako, en grande difficultés financières, retrouve l’accès à ses comptes bancaires. Le collectif des avocats de l’État malien affirme que oui, que cette ordonnance de la Cour n’est pas susceptible de contestation et qu’elle est donc exécutoire. RFI 25.03.2022]

Cela signifie:
En cas d’accord sur la durée de la prolongation de la transition, avant le retour à l’ordre constitutionnel, les sanctions seraient tout simplement levées. Et si aucun accord n’est trouvé, les chefs d’État de la Cédéao devront décider de suivre ou non la demande de suspension de l’Uemoa.

2. Mali : Pour la CEDEAO, le nouveau délai de la transition a commencé à partir du 15 mars 2022
maliweb – 26 Mar 2022
La CEDEAO ne fléchit pas. Le délai complémentaire de la transition au Mali sera de 16 mois maximum. Et ce nouveau délai a déjà commencé. C’est qu’a affirmé la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO réunie, ce vendredi 25 mars 2022, à Accra au Ghana. La conférence a décidé de maintenir les sanctions à l’encontre du Mali.
(…)
La CEDEAO assure avoir pris note de la proposition d’un chronogramme de 24 mois, en plus des 18 mois déjà écoulés.
… la Conférence affirme qu’il est urgent de parvenir à un accord sur le chronogramme afin d’éviter la dégradation de la situation au Mali.
Selon le communiqué final, la CEDEAO engage les autorités maliennes à s’inscrire dans une période complémentaire de 12 à 16 mois arrêtée par l’équipe technique. Ce délai maximum de 16 mois tient compte, selon le communiqué, des activités nécessaires à l’organisation de l’élection présidentielle. Ce délai complémentaire, affirme la CEDEAO, « court à partir du 15 mars 2022 ». Cependant, la conférence décide de l’envoi du Médiateur pour poursuivre et finaliser les discussions avec les autorités de la transition sur le chronogramme.
Trois décisions ont été prises à l’issue de la conférence. D’abord : maintenir les sanctions prises le 9 janvier 2022 ; poursuivre le dialogue en vue d’arriver à un accord qui permettrait la levée progressive des sanctions ; inviter les partenaires à accroître le soutien humanitaire au Mali.
© 2022 Maliweb.net

1. Mali: Westafrikanisches Gericht ordnet die Aussetzung von Sanktionen gegen das Regime der Obersten in Bamako an
TV5MONDE/maliactu – 24. März 2022
Der Gerichtshof der Westafrikanischen Wirtschafts- und Währungsunion ordnete am Donnerstag die Aussetzung von Sanktionen an, die die Uemoa im Januar gegen Mali verhängt hatte, ….
Die Staats- und Regierungschefs der Uemoa-Staaten hatten am 9. Januar beschlossen, den politischen Plan der seit 2020 in Bamako regierenden Obersten, bis zu fünf weitere Jahre an der Spitze des Staates zu bleiben, hart zu sanktionieren, obwohl sie sich ursprünglich verpflichtet hatten, im Februar 2022 Wahlen abzuhalten, die wieder Zivilisten an die Regierung des seit 2012 in Sicherheits- und politische Turbulenzen verwickelten Landes bringen würden.
Die Sanktionen wurden am selben Tag von einer größeren regionalen Organisation, der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS), übernommen. Diese hat seitdem die Grenzen zu Mali innerhalb des regionalen Raums geschlossen und den Finanz- und Handelsaustausch mit Ausnahme von lebenswichtigen Gütern ausgesetzt. (Dies beinhaltet die Aussetzung des Handels mit allen Waren außer medizinischen Produkten, Treibstoffen, Strom und Grundnahrungsmitteln, Ed.)
Die Auswirkungen der Entscheidung des Uemoa-Gerichtshofs auf die Sanktionen der Cédéao waren zunächst unklar. Der Gerichtshof ordnete diese Suspendierung am Vorabend eines weiteren Sondergipfels der Ecowas am Freitag in Ghana an.
© 2022 TV5MONDE

[In der Entscheidung des Gerichtshofs wird der „Antrag des Staates Mali auf Aussetzung der Vollstreckung als formal zulässig“ erachtet.
Das Gericht ordnet die Aussetzung der Vollstreckung der Sanktionen an, die … am 9. Januar 2022 in Accra verhängt wurden.
Diese Gerichtsentscheidung klingt wie ein Sieg für Mali, das seit mehr als zwei Monaten unter schweren Wirtschaftssanktionen leidet, die von der Ecowas und der Uemoa verhängt wurden. Dazu gehörte das Einfrieren von Malis Guthaben bei der BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, das ist die Zentralbank der 8 UMEAO-Länder, Ed) und den Geschäftsbanken aller Ecowas-Mitgliedstaaten.
Außerdem wurden die Guthaben der staatlichen und halbstaatlichen Unternehmen Malis in den Geschäftsbanken aller ECOWAS-Mitgliedstaaten eingefroren und jegliche finanzielle Unterstützung und Transaktionen durch die Finanzierungsinstitutionen der ECOWAS ausgesetzt. Diese schweren Sanktionen wurden wiederholt sowohl von den Behörden als auch von den Maliern insgesamt angeprangert. L’Essor, 27.03.2022]
[Die Anwälte des malischen Staates (unter der Leitung von Maître Moustapha S. M. Cissé, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du pays, Ed.) hatten argumentiert, dass Sanktionen von solcher Tragweite eine so große wirtschaftliche, soziale und finanzielle Belastung für die Bevölkerung darstellen, dass sie nicht angewendet werden sollten, solange ihre Rechtmäßigkeit angezweifelt wird. (s. Kommentar) Ein Argument, dem der Gerichtshof folgte.
Es bleibt abzuwarten, ob diese Aussetzung tatsächlich wirksam ist, ob sie konkret bedeutet, dass Bamako, das sich in großen finanziellen Schwierigkeiten befindet, wieder Zugang zu seinen Bankkonten erhält. Das Anwaltskollektiv des malischen Staates behauptet, dass dies der Fall sei und dass der Beschluss des Gerichtshofs nicht angefochten werden könne und daher vollstreckbar sei. RFI 25.03.2022]

Dies bedeutet :
Im Falle einer Einigung über die Dauer der Verlängerung des Übergangs vor der Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung würden die Sanktionen einfach aufgehoben. Und wenn keine Einigung erzielt wird, müssen die Staatschefs der ECOWAS entscheiden, ob sie der Anordnung der UEMOA auf Aussetzung nachkommen oder nicht.

2. Für die ECOWAS hat die neue Frist für den Übergang am 15. März 2022 begonnen
maliweb – 26 März 2022
Die ECOWAS gibt sich nicht geschlagen. Die zusätzliche Frist für den Übergang in Mali soll maximal 16 Monate betragen. Und diese neue Frist hat bereits begonnen. Dies bestätigte die Konferenz der Staats- und Regierungschefs der ECOWAS, die am Freitag, den 25. März 2022, in Accra, Ghana, zusammentrat. Die Konferenz beschloss, die Sanktionen gegen Mali aufrechtzuerhalten.
(…)
Die ECOWAS versichert, dass sie den Vorschlag eines Zeitplans von 24 Monaten, zusätzlich zu den bereits abgelaufenen 18 Monaten, zur Kenntnis genommen hat.
… Die Konferenz bekräftigt, dass eine Einigung über den Zeitplan dringend erforderlich ist, um eine weitere Verschlechterung der Lage in Mali zu verhindern.
Laut dem Schlusskommuniqué verpflichtet die ECOWAS die malischen Behörden, sich an einen zusätzlichen Zeitraum von 12 bis 16 Monaten zu halten. Diese maximale Frist von 16 Monaten trage den Aktivitäten Rechnung, die für die Organisation der Präsidentschaftswahlen erforderlich seien. Diese zusätzliche Frist, so die ECOWAS, „läuft ab dem 15. März 2022“. Die Konferenz beschließt jedoch die Entsendung des Vermittlers, um die Gespräche mit den Übergangsbehörden über den Zeitplan fortzusetzen und fertigzustellen.
Am Ende der Konferenz wurden drei Entscheidungen getroffen. Zuerst: Aufrechterhaltung der am 9. Januar 2022 verhängten Sanktionen; Fortsetzung des Dialogs mit dem Ziel, zu einer Vereinbarung zu gelangen, die eine schrittweise Aufhebung der Sanktionen ermöglicht; Ersuchen der Partner, die humanitäre Unterstützung für Mali zu erhöhen.
© 2022 Maliweb.net

2 Gedanken zu „AUSSETZUNG ODER AUFHEBUNG DER SANKTIONEN GEGEN MALI IN SICHT? – CEDEAO inflexible; la Cour de justice de l’UEMOA ordonne la suspension des sanctions

  1. Mali / Sanktionen: Malis Regierung klagt gegen die Westafrikanische Wirtschafts- und Währungsunion (UEMOA)
    AFRICA live – 21. Februar 2022
    Auf Antrag der Regierung der Republik Mali hat eine Gruppe von sechs malischen Anwälten beim Gerichtshof der UEMOA zwei Klagen gegen die Entscheidungen der Konferenz der Staats- und Regierungschefs der UEMOA vom 09. Januar 2022 über Sanktionen gegen den Staat Mali eingereicht, berichtet RFI-Korrespondent Serge Daniel auf seiner Facebook-Seite.
    Die erste Klage zielt darauf ab, dass der Gerichtshof der UEMOA mit Sitz in Ouagadougou, Burkina Faso, die oben genannten Entscheidungen für nichtig erklärt.
    Mit der zweiten Klage wird die Aussetzung der Durchführung der Sanktionen angesichts der sehr schädlichen Auswirkungen auf den Staat Mali, die malische Bevölkerung und die in Mali lebenden Afrikaner beantragt.

    CLIQUEZ => ICI pour le Communiqué des avocats maliens concernant le recours à la Cour de Justice de l’UEMOA, 21.02.2022
    © 2022 africa-live.de

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  2. Encore un essai de comprendre la divergence entre le verdict juridique et la réalité:
    La justice à l’épreuve des sanctions contre le Mali
    Deutsche Welle – 20.04.2022
    Par Konstanze Fischer
    Les sanctions contre le Mali mettent de nouveau à jour la complexité des juridictions supranationales. Celles-ci restent soumises à la volonté politique des Etats.
    Pour le moment, la Cour de justice de l’Uemoa, saisie par des avocats de l’Etat malien, ne leur a pas encore donné raison. Elle a seulement ordonné „le sursis à exécution“ des sanctions décidées le 9 janvier dernier par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de cette organisation. En cela, elle a répondu à la deuxième requête des avocats maliens. C’est une question de procédure.
    En revanche, la première requête du Mali qui est la question de fond – à savoir est-ce que les sanctions prises par l’Uemoa sont légales ? – cette question-là n’est pas encore tranchée.
    En choisissant de maintenir les sanctions de la Cédéao, les „double“ membres comme on pourrait les appeler, semblent donc avoir reconnu pour le moment la suprématie de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest en la matière.
    Ibrahima Kane, spécialiste des organisations internationales et régionales africaines, revient sur cet apparent paradoxe :
    „Cela pose simplement le problème de la concurrence des institutions régionales africaine dans une même région géographique. Donc la question qui se pose : est-ce que des mesures prises par la Cédéao peuvent s’imposer à l’organisation régionale qu’est l’Uemoa notamment à certaines de ces institutions comme la Banque centrale ? Il faut permettre à la Cour de justice de l’Uemoa de se prononcer parce que la solution n’est pas simple. Il y a concurrence mais peut-être aussi qu’il y a hiérarchie.“
    – Quelle juridiction a le dernier mot ? –
    Une concurrence et une hiérarchie qui, selon Alseny Sall, finissent par nuire à l’objectif premier de ces institutions supranationales qui est l’intégration régionale africaine. Il est chargé de communication auprès de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen :
    „On a l’impression que cette justice internationale, c’est une justice qui manque d’impact parce qu’elle est prise en otage par les chefs d’Etat et par les gouvernements. Donc ça c’est un frein même à l’épanouissement de ces juridictions qui pourtant étaient annoncées comme étant des remparts essentiels pour lutter contre la mauvaise gouvernance et pour aider l’instauration des Etats démocratiques en Afrique.“
    (…)
    © 2022 dw.com

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