MALI, IM RANKING DER PRESSEFREIHEIT VON ROG/RSF GERADE WIEDER AUF DIE DRITTE STUFE GEKLETTERT, RUTSCHT AB – La liberté de la presse souffre au Mali


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1. Die malische Armee weist jede Verantwortung für das Massengrab im Kreis Niono zurück
RFI/maliweb – 6 März 2022
.. Die Behauptungen, dass die malischen Streitkräfte für ein Massaker an der Zivilbevölkerung im Kreis Niono verantwortlich seien, sind laut einer Erklärung des Generalstabs „Desinformation“.
2a. Mali: Die Regierung ordnet die Abschaltung von RFI und France 24 an
maliweb – 17 Mar 2022
Die Regierung der Republik Mali hat mit tiefer Bestürzung von falschen Behauptungen erfahren, die von Übergriffen der malischen Streitkräfte FAMA gegen Zivilisten, von Menschenrechtsverletzungen und Verstößen gegen das humanitäre Völkerrecht berichten.
2b. Mali verbietet zwei französische Sender
Deutsche Welle – 17.03.2022
Aus für RFI und France 24: Das Militärregime in Mali legt die beiden französischen Sender vorläufig still. Die Regierung in Paris verurteilt die Entscheidung als Verstoß gegen die Pressefreiheit.
3. Pressemitteilung des Maison de la Presse du Mali nach der Aussetzung des Sendebetriebs von RFI und France 24 durch die Übergangsregierung Malis
maliweb – 18 Mar 2022
Das Maison de la Presse du Mali nimmt die Entscheidung der Übergangsregierung zur Kenntnis, den Sendebetrieb von RFI und France 24 auszusetzen.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. L’armée malienne rejette toute responsabilité dans le charnier du cercle de Niono
RFI/maliweb – 6 Mar 2022
Sur les images qui circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, on voit une trentaine d’hommes brûlés et entassés. Les allégations selon lesquelles les forces armées maliennes se seraient rendues responsables d’une tuerie sur des populations civiles, dans le cercle de Niono, constituent de la « désinformation », selon le communiqué de l’état-major.« Une vidéo et une audio montées de toutes pièces. » C’est ainsi que l’état-major général des armées maliennes qualifie les images du charnier qui circulent sur les réseaux sociaux et qui font état d’une exécution sommaire collective des forces armées maliennes, les Fama, sur des populations civiles dans le secteur de Diabaly, dans la nuit du 1er au 2 mars.
« L’état-major malien se porte totalement en faux contre ces allégations, qui sont de nature à jeter le discrédit sur les Fama respectueuses des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Les forces armées maliennes ne sauraient être responsables d’une telle abjection et ces informations constituent de la désinformation », poursuit le communiqué, avant de préciser qu’une enquête a cependant été ouverte.
De nombreux témoins joints par RFI ont rapporté des arrestations, exécutions et pillages de la part de l’armée malienne dans le cercle de Niono ces dernières semaines.
De son côté la Minusma s’est dite préoccupée et a déclaré l’ouverture d’enquêtes liées aux droits de l’homme.
© 2022 rfi.fr

2a. Mali : le Gouvernement ordonne la suspension de RFI et de France 24
maliweb – 17 Mar 2022
Le gouvernement de la République du Mali a appris avec une profonde consternation de fausses allégations faisant état d’exactions commise par les forces armées maliennes FAMA, contre des civils, de violations de droit de l’homme et du droit international humanitaire.
Ces fausses allégations sans aucun fondement ont été publiées respectivement à travers :

En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la transition, démoraliser le peuple malien et discréditer les vaillants FAMA
Pire, certaines allégations, en particulier annoncées par RFI, n’ont d’autre objectifs que de semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mali, il y’a plus d’un an.
Par conséquent, le gouvernement de la République du Mali

  • 1 rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillants FAMA
  • 2 engage une procédure conformément aux lois et règlements en vigueur au Mali, pour suspendre jusqu’à nouvel ordre, la diffusion de RFI en ondes courtes et FM et de la télévision France 24 ainsi que toutes leurs plateformes digitales sur toute l’étendue du territoire national.

Par la même occasion, le gouvernement de la République du Mali interdit à toute les radios et télévisions nationales , ainsi qu’aux sites d’informations et journaux maliens , la rediffusion, et ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24 , dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension.
En effet, le gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France 24 ressemble dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio „mille Collines“ dans un évènement tragique survenu en Afrique.
Le gouvernement de la République du Mali réaffirme son soutien total, ainsi que celui du peuple à nos vaillants FAMA qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme. Il rappelle que tous les cas avérés de violation de droit de l’homme et du droit international humanitaire impliquant des élements des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale.
Le gouvernement de la République du Mali invite le peuple malien à rester vigilants, à faire preuve de discernement et à soutenir les autorités de la transition dans leur noble mission de sécurisation notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du peuple malien.
Que dieu bénisse le Mal
Bamako, le 16 mars 2022
Le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation
Porte parole du gouvernement
Colonel Abdoulaye Maiga
© 2022 maliweb.net

3. Communiqué de la Maison de la Presse du Mali suite à la suspension de la diffusion de RFI et de France 24 par le gouvernement de transition du Mali
maliweb – 18 Mar 2022

La Maison de la Presse du Mali prend acte de la décision de suspension de la diffusion de RFI et de France 24 par le gouvernement de transition.

La Maison de la Presse souhaite que cette décision inédite s’inscrit conformément aux lois et règlements en vigueur au Mali notamment la saisine de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
La Maison de la Presse invite à nouveau tous les médias nationaux et étrangers à davantage de RESPONSABILITÉ et d’œuvrer à soutenir les Forces Armées et de Sécurité dans le noble combat contre le terrorisme.
La Maison de la Presse reste déterminée à défendre la liberté de la Presse dans le cadre des intérêts supérieurs du Mali .
Bamako le 17 mars 2022
Le Président de la Maison de la Presse, Bandiougou DANTÉ

xxxxxxx

Communiqué de l’Union des Journalistes Reporters du Mali
L’Union des Journalistes du Mali (U.J.R.M) a appris ce jour 17 Mars 2022, à travers un communiqué officiel du gouvernement, l’ouverture d’une procédure de suspension, jusqu’à nouvel ordre, de la diffusion de RFI en Ondes courte et FM et de la télévision France24, ainsi que toutes leurs plateformes digtales sur toute l’étendue du territoire national, par le gouvernement de la transition du Mali.
L’U.J.R.M, conformément à ses objectifs de défendre la liberté d’expression et de veiller au respect de l’éthique et la déontologie du métier du journalisme etc :
– Prend acte de cette décision des autorités de la transition;
– exprime sa préoccupation du respect de la liberté d’expression en cette période de transition;
– dénonce sans réserve l’acharnement des médias étrangers contre notre armée nationale dans ce contexte très difficile pour notre pays;
– apporte tout son soutien aux forces de défense et de sécurité du Mali dans leur lutte contre le terrorisme;
– Invite ses membres au respect de l’éthique et de la déontologie du journalisme dans cette période de crise.

Par ailleurs l’U.J.R.M recommande aux autorités d’analyser avec objectivité les cas des médias discordants qui participent aussi à leur manière à la sensibilisation et à l’information des populations dans le strict respect de la loi qui régit la presse.
Enfin l’U.J.R.M invite les autorités à plus collaborer avec les professionnels de la presse dans ce contexte actuel et exprime son profond regret de la monotonie des médias publics et également l’immixtion des opérateurs des réseaux sociaux appelés “vidéomans” dans la communication institutionnelle.
Bamako, le 17 mars 2022
Le Président, Boubacar Kanoute
© 2022 maliweb.net

1. Die malische Armee weist jede Verantwortung für das Massengrab im Kreis Niono zurück
RFI/maliweb – 6 März 2022
Auf den Bildern, die seit einigen Tagen in den sozialen Netzwerken kursieren, sind etwa 30 verbrannte und aufgestapelte Männer zu sehen. Die Behauptungen, dass die malischen Streitkräfte für ein Massaker an der Zivilbevölkerung im Kreis Niono verantwortlich seien, sind laut einer Erklärung des Generalstabs „Desinformation“.
„Ein Video und ein Audio, die von Grund auf manipuliert wurden“. So bezeichnet der Generalstab der malischen Armee die Bilder des Massengrabes, die … von einer kollektiven Massenexekution der malischen Streitkräfte, der Fama, an der Zivilbevölkerung im Sektor Diabaly in der Nacht vom 1. auf den 2. März berichten.
„Der malische Generalstab widerspricht diesen Behauptungen vollständig, die geeignet sind, die Fama, die die Menschenrechte und das humanitäre Völkerrecht achten, in Misskredit zu bringen. Die malischen Streitkräfte können für eine solche Gräueltat nicht verantwortlich gemacht werden, und diese Informationen stellen eine Desinformation dar“, heißt es in der Erklärung weiter, vor dem Hinweis darauf, dass allerdings eine Ermittlung eingeleitet wurde.
Zahlreiche Zeugen berichteten gegenüber RFI von Verhaftungen, Hinrichtungen und Plünderungen durch die malische Armee im Kreis Niono in den letzten Wochen.
Die Minusma ihrerseits äußerte sich besorgt und erklärte die Eröffnung von Ermittlungen im Zusammenhang mit den Menschenrechten.
© 2022 rfi.fr

2a. Mali: Die Regierung ordnet die Abschaltung von RFI und France 24 an
maliweb – 17 Mar 2022
Die Regierung der Republik Mali hat mit tiefer Bestürzung von falschen Behauptungen erfahren, die von Übergriffen der malischen Streitkräfte FAMA gegen Zivilisten, von Menschenrechtsverletzungen und Verstößen gegen das humanitäre Völkerrecht berichten.
Diese unbegründeten Falschbehauptungen wurden veröffentlicht durch

Aus der zeitlichen Abfolge dieses Medienrummels leitet die Regierung eine sorgfältig geplante Strategie ab, um die Transition zu destabilisieren, das malische Volk zu demoralisieren und die tapferen FAMa zu diskreditieren. Diese Behauptungen, insbesondere die von RFI vorgebrachten, dienen einzig und allein dazu, Hass zu schüren, indem sie die Unsicherheit in Mali ethnisieren, und enthüllen die kriminelle Absicht von Journalisten, von denen sich einige vor über einem Jahr nicht in Mali aufgehalten haben.
Daher weist die Regierung der Republik Mali

  • 1 diese falschen Behauptungen gegen die tapferen FAMA kategorisch zurück
  • 2 leitet sie ein Verfahren gemäß den in Mali geltenden Gesetzen und Vorschriften ein, um bis auf weiteres die Ausstrahlung von RFI auf Kurzwelle und UKW und des Fernsehsenders France 24 sowie aller ihrer digitalen Plattformen auf dem gesamten Staatsgebiet auszusetzen.

Gleichzeitig verbietet die Regierung der Republik Mali allen nationalen Radio- und Fernsehsendern sowie allen malischen Informationsseiten und Zeitungen, die Sendungen und Presseartikel von RFI und France 24 ab dem Zeitpunkt des Inkrafttretens der Aussetzungsmaßnahme zu zitieren oder zu veröffentlichen. Die Regierung erinnert daran, dass die Handlungen von RFI und France 24 in der Vergangenheit den Praktiken und der berüchtigten Rolle des Radiosenders Mille Collines bei einem tragischen Ereignis in Afrika ähnelten.
Die Regierung der Republik Mali bekräftigt ihre volle Unterstützung und die des Volkes für unsere tapferen FAMA, die die Menschenrechte achten und im Kampf gegen den Terrorismus stets professionell handeln. Sie erinnert daran, dass alle nachgewiesenen Fälle von Menschenrechtsverletzungen und Verstößen gegen das humanitäre Völkerrecht, an denen Angehörige der Verteidigungs- und Sicherheitskräfte beteiligt sind, systematisch unparteiisch untersucht und die Täter stets gemäß der nationalen Gesetzgebung bestraft werden.
Die Regierung der Republik Mali fordert das malische Volk auf, wachsam zu bleiben, Unterscheidungsvermögen zu zeigen und die Übergangsbehörden bei ihrer edlen Mission zu unterstützen, die Sicherheit unseres Landes zu gewährleisten und ausschließlich die höheren Interessen des malischen Volkes zu wahren.
Gott segne Mali
© 2022 maliweb.net

2b. Mali verbietet zwei französische Sender
Deutsche Welle – 17.03.2022
Aus für RFI und France 24: Das Militärregime in Mali legt die beiden französischen Sender vorläufig still. Die Regierung in Paris verurteilt die Entscheidung als Verstoß gegen die Pressefreiheit.
Von dem vorläufigen Betriebsverbot seien auch die Onlineplattformen der beiden Sender betroffen, erklärte die Regierung in Bamako. Sie wirft dem Radio- und dem Fernsehsender vor, falsche Informationen über angebliche Menschenrechtsvergehen der malischen Armee verbreitet zu haben. Dies sei ein gezielter Versuch, das Land zu destabilisieren und das Militär zu diskreditieren.

Foto (c) dpa/Yoan Valat: RFI Radio France International, vue du QG de la chaine, près de Paris – Blick in das Hauptquartier von RFI in der Nähe von Paris

Der malische Junta-Sprecher Abdoulaye Maiga verwies insbesondere auf eine am 14. und 15. März ausgestrahlte Reportage von Radio France International (RFI). Der Sender hatte darin unter anderem mutmaßliche Opfer von Übergriffen des malischen Militärs und der privaten russischen Söldnergruppe Wagner zu Wort kommen lassen. Der Sprecher sprach von „Machenschaften“ von RFI und France 24 und verglich diese mit dem Sender Mille Collines, der eine maßgebliche Rolle beim Völkermord 1994 in Ruanda gespielt hatte.
Ein Sendeverbot für zwei große ausländische Nachrichtenmedien ist äußerst ungewöhnlich. Nach Regierungsangaben dürfen auch malische Medien keine Artikel und Sendungen von RFI und France 24 mehr veröffentlichen. Die beiden Sender werden vom französischen Staat mitfinanziert und berichten über das internationale Nachrichtengeschehen. Sie haben auch viele Berichte über und aus Afrika in ihren Programmen und sind in Mail sehr beliebt. Nach Angaben von Reportern der französischen Nachrichtenagentur AFP stellte RFI an diesem Donnerstagnachmittag seinen Sendebetrieb in dem Krisenstaat ein. France 24 ist vorerst auf Sendung.
– „Unbegründete Anschuldigungen“ –
Die Mediengruppe France Médias Monde, zu der RFI und France 24 gehören, bedauert das Verbot. Eine Sprecherin des Europäischen Auswärtigen Dienstes nannte den Schritt Malis „inakzeptabel“. „Wir bedauern diese Entscheidung und die unbegründeten Anschuldigungen“, sagte Nabila Massrali in Brüssel.
Der französische Außenminister Jean-Yves Le Drian verurteilte das Sendeverbot und prangerte „schwere Verstöße gegen die Pressefreiheit“ an. Frankreich stehe für Presse- und Meinungsfreiheit und den Schutz von Journalisten überall auf der Welt ein. Paris sei besorgt über die schwerwiegenden Anschuldigungen, dass es im Zentrum Malis zu Übergriffen gekommen sein soll, die von unabhängiger Seite dokumentiert wurden und die nicht verschwiegen werden dürften.
– Zwei Militärputsche kurz nacheinander –
In dem westafrikanischen Land haben in den vergangenen zwei Jahren zwei Militärputsche stattgefunden. Militärchef Oberst Assimi Goïta ernannte sich 2021 selbst zum Übergangspräsidenten. Wahlen und eine Rückkehr zu einer zivilen Regierung soll es erst in bis zu fünf Jahren geben.
Die Beziehungen zwischen Mali und der früheren Kolonialmacht Frankreich verschlechtern sich seit Monaten. Frankreich beklagt seit dem jüngsten Putsch „zahlreiche Behinderungen“ durch die malische Militärjunta. Im Februar verkündete Paris den Abzug seiner Truppen, deren Entsendung von der früheren malischen Regierung zum Kampf gegen dschihadistische Milizen angefragt worden war. Frankreich hat auch die Anwesenheit und den Einsatz der umstrittenen russischen Söldner-Gruppe Wagner in Mali wiederholt angeprangert. Im Gegenzug wirft das Regime in Bamako der französischen Militärmission Ineffektivität und beschuldigt die Regierung in Paris, sich in die inneren Angelegenheiten des westafrikanischen Landes einzumischen.
(…)
© 2022 dw.com

3. Pressemitteilung des Maison de la Presse du Mali nach der Aussetzung des Sendebetriebs von RFI und France 24 durch die Übergangsregierung Malis
maliweb – 18 Mar 2022
Das Maison de la Presse du Mali nimmt die Entscheidung der Übergangsregierung zur Kenntnis, den Sendebetrieb von RFI und France 24 auszusetzen.
Das Maison de la Presse hofft, dass diese bisher nie dagewesene Entscheidung im Einklang mit den in Mali geltenden Gesetzen und Vorschriften erfolgt…
Das Maison de la Presse fordert alle in- und ausländischen Medien erneut auf, mehr VERANTWORTUNG zu übernehmen und die Streit- und Sicherheitskräfte in ihrem edlen Kampf gegen den Terrorismus zu unterstützen.
Das Maison de la Presse ist weiterhin entschlossen, die Pressefreiheit im Rahmen der vorrangigen Interessen Malis zu verteidigen.
Bamako am 17. März 2022
Der Präsident des Maison de la Presse, Bandiougou DANTÉ
x x x x x x

Pressemitteilung der Journalistengewerkschaft Union des Journalistes-Reporters du Mali (UJRM)
Die Journalistengewerkschaft Malis (U.J.R.M) hat heute, am 17. März 2022, durch ein offizielles Regierungskommuniqué erfahren, dass die Übergangsregierung von Mali ein Verfahren eingeleitet hat, um den Sendebetrieb von RFI auf Kurz- und UKW-Welle und des Fernsehsenders France24 sowie aller ihrer digitalen Plattformen im gesamten Staatsgebiet bis auf weiteres auszusetzen.

Die U.J.R.M., gemäß ihren Zielen, die Meinungsfreiheit zu verteidigen und die Einhaltung der Ethik und der Standesregeln des journalistischen Berufs zu überwachen, etc:
– nimmt diese Entscheidung der Übergangsbehörden zur Kenntnis;
– äußert ihre Besorgnis über die Achtung des Rechts auf freie Meinungsäußerung in dieser Übergangsphase;
– verurteilt vorbehaltlos die Hetze der ausländischen Medien gegen unsere nationale Armee in diesem für unser Land sehr schwierigen Kontext;
– unterstützt die malischen Verteidigungs- und Sicherheitskräfte in ihrem Kampf gegen den Terrorismus;
– fordert ihre Mitglieder auf, in dieser Krisenperiode die ethischen und beruflichen Grundsätze des Journalismus zu respektieren.

Darüber hinaus empfiehlt die UJRM den Behörden, die Fälle nicht übereinstimmender Medien, die auf ihre Weise zur Aufklärung und Information der Bevölkerung beitragen, unter strikter Einhaltung des Pressegesetzes objektiv zu analysieren.
Schließlich fordert die UJRM die Behörden auf, in diesem aktuellen Kontext mehr mit den Pressevertretern zusammenzuarbeiten, und drückt ihr tiefes Bedauern über die Monotonie der öffentlichen Medien und auch über die Einmischung der Betreiber sozialer Netzwerke, die als „Videomans“ bezeichnet werden, in die institutionelle Kommunikation aus.
Bamako, den 17. März 2022
Der Präsident, Boubacar Kanoute
© 2022 maliweb.net

Ein Gedanke zu „MALI, IM RANKING DER PRESSEFREIHEIT VON ROG/RSF GERADE WIEDER AUF DIE DRITTE STUFE GEKLETTERT, RUTSCHT AB – La liberté de la presse souffre au Mali

  1. Les organisations de journalistes condamnent la suspension de RFI et France 24 au Mali
    allAfrica – 18.03.2022
    Les ondes FM de RFI sont coupées dans tout le Mali depuis ce jeudi à la mi-journée. Conséquence de la décision des autorités maliennes de transition de suspendre RFI et France 24, après la diffusion de témoignages faisant état d’exactions de l’armée malienne dans le centre du pays. Une suspension que dénoncent les différentes organisations de journalistes d’Afrique de l’Ouest.
    Bamako, qui note que des allégations similaires ont été rapportées par les Nations unies et par l’association de défense des droits humains Human Rights Watch, estime qu’il s’agit, selon le communiqué officiel du gouvernement de transition, d’une « tentative de déstabiliser la transition, de démoraliser le peuple malien, et de discréditer les vaillantes Fama », les forces armées maliennes.
    Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric explique que les Nations unies font un travail indépendant sur le terrain. (…)
    De son côté, le journaliste ivoirien Noël Yao, président de l’Union des journalistes de la presse libre africaine, demande aux autorités maliennes de réviser leur position, estimant que la liberté de la presse est « fondamentale et sacrée », et qu’elle « participe de tous les efforts démocratiques qui doivent être faits pour sortir ce pays de la crise ».
    « Il est important que les autorités maliennes revoient leur position et reviennent sur cette décision, qui n’est bonne ni pour le processus démocratique, ni pour la liberté de la presse en Afrique, note Noël Yao. Lorsque des faits sont allégués, il existe toujours la possibilité de réagir, de porter le droit de réponse, de répliquer, pour que la version des autorités soit connue et qu’il y ait un équilibre de l’information. Mais la méthode n’est pas de faire taire ces deux médias parce qu’on n’est pas d’accord avec les faits relatés. La presse libre africaine ne peut pas accepter que des médias soient ainsi interdits. »
    Même son de cloche du côté de l’Ujao, l’Union des journalistes d’Afrique de l’Ouest, dont le journaliste sénégalais Bamba Kassé est le secrétaire général. « Même si la junte au Mali a des problèmes avec le gouvernement français, nous ne pensions pas que ça allait s’étendre aux médias français. Or, dans cette affaire, la junte vise les médias français qu’il considère certainement comme étant des relais. Alors que la réalité est tout autre. Les journalistes sont des professionnels qui ne répondent pas à des commandes, qui font un travail d’information. »
    Bamba Kassé rappelle que « si la junte pense que les médias incriminés n’ont pas fait leur travail correctement, il existe au Mali des mécanismes prévus par la loi : ils peuvent porter plainte. » Il souligne par ailleurs que « la même question a été traitée par l’ONU, par HRW, c’est tout à fait normal que des médias en parlent ». « Où est le problème ? », interroge-t-il. (…)
    – La CPJ se dit inquiète –
    Au delà du continent, l’organisation américaine de protection des journalistes – la CPJ (Committee to protect journalists) – appelle, elle aussi, les autorités maliennes de revoir leur décision. Pour la CPJ cette décision – ainsi que la suspension d’accréditations de plusieurs journalistes, et l’interdiction des médias locaux de retransmettre RFI – est inquiétante.
    Elle dresse un tableau peu reluisant de la liberté de la presse dans le pays, s’inquiète Angela Quintal, coordinatrice de la CPJ, qui demande aux autorités de cesser leurs efforts pour contrôler les médias. « En ce qui nous concerne, il faut une diversité et une pluralité de l’information. Et donc, que le gouvernement tente de bâillonner la presse – alors que les gens ont besoin de plus d’informations – est vraiment inquiétant. Nous savons que RFI, à travers son travail, est un élément clé pour propager l’information. »
    Angela Quintal pointe notamment le cas du journaliste Olivier Dubois : « Prenons un exemple – en plus de ce que cela représente pour les Maliens pour obtenir des informations crédibles et justes – j’ai pensé à ce reporter français Olivier Dubois, actuellement en captivité au Mali. Dans une vidéo récente, il demande qu’on redouble les efforts pour obtenir sa libération. Mais il parle également des messages de soutien de sa famille qu’il entend. Cela m’a marqué que, dans une telle situation, le gouvernement malien ferme ce canal de communication ».
    « Soyons clairs, le plus important est que la majorité des Maliens a besoin d’informations fiables, insiste la coordinatrice de la CPJ. Ce n’est pas qu’une question de liberté de la presse mais pour les citoyens du droit à l’information. »
    © 2022 rfi.fr
    Trouvez sur allAfrica.com: Au Mali, comment continuer à écouter RFI et à regarder France 24?

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