ADIEU LA FRANCE: DER ANGEKÜNDIGTE ABZUG VON BARKHANE UND TAKUBA WIRD IN BAMAKO GEFEIERT – Les manifs de YEREWOLO et autres pour congédier la France

Foto (c) privat: Bamako, Place de l’Indépendance: manifestation pour célébrer le retrait de Barkhane et Takuba, le 19 février 2022 – Demo zur Feier des Abzugs der Barkhane- und Takuba-Truppen, in Bamako am 19. Februar 2022

1. Mali fordert Frankreich auf, seine Soldaten „unverzüglich“ abzuziehen
AFP – 18.02.2022 um 16:00
Die Junta, die in Bamako an der Macht ist, forderte Frankreich am Freitag auf, seine Soldaten „unverzüglich“ aus Mali abzuziehen. Damit kassierte sie eine Absage von Präsident Emmanuel Macron, einen Tag nachdem dieser einen über die nächsten Monate gestaffelten Abzug angekündigt hatte.
2a. Mali: Bamako feiert den Abzug der französischen und europäischen Truppen
maliweb – 19 Feb 2022
Frankreich, seine europäischen Verbündeten und Kanada haben nach neun Jahren Anti-Terror-Operation, deren zweifelhafte Ergebnisse viel Kritik hervorgerufen haben, einen koordinierten Abzug ihrer Streitkräfte aus Mali angekündigt.
2b. Mali: Demonstration feiert Abzug der französischen Soldaten
AFP/maliweb – 19 Feb 2022
Am Samstag fand in Bamako eine Demonstration zur Feier des Abzugs der französischen Soldaten aus Mali statt, die von Bewegungen zur Unterstützung der vom Militär dominierten Übergangsbehörden organisiert worden war.
3. Mali: Demonstration in Bamako, um den Abzug der Barkhane- und Takuba-Truppen zu feiern
– Aufruf der zivilgesellschaftlichen Bewegung „Yérèwolo debout sur les remparts“ .
Bamako ( Agence Anadolu) – 20.02.2022
Tausende Menschen demonstrierten am Samstag in der malischen Hauptstadt Bamako, um den Abzug der französischen Barkhane- und Takuba-Truppen aus dem Land zu feiern, zu dem die zivilgesellschaftliche Bewegung „Yérèwolo debout sur les remparts“ aufgerufen hatte.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Le Mali demande à la France de retirer ses soldats „sans délai“
AFP – 18.02.2022 à 16:00
Par Serge DANIEL
La junte au pouvoir à Bamako a demandé vendredi à la France de „retirer sans délai“ ses soldats du Mali, s’attirant une fin de non-recevoir du président Emmanuel Macron, au lendemain de l’annonce par ce dernier d’un retrait échelonné sur les prochains mois (VOIR #2a en bas, ndlr).

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement installé par les militaires, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l’annonce du désengagement français de „violation flagrante“ des accords entre les deux pays. Il dit aussi que les résultats de neuf ans d’engagement français au Mali „n’ont pas été satisfaisants“.
„Au regard de ces manquements répétés (aux) accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes“, dit le colonel Maïga.
La France se retirera „en bon ordre“ et ne transigera pas une seconde sur la sécurité de ses soldats, a répondu M. Macron.
La demande de retrait immédiat de la part des colonels arrivés au pouvoir par la force en août 2020 est un nouveau défi à l’ancien partenaire français, après des mois d’escalade des tensions.
Quelque 2.400 militaires français sont déployés au Mali, sur un total de 4.600 au Sahel. Le désengagement de ces hommes, le démantèlement de leurs bases, ainsi que l’évacuation des matériels, dont des centaines de véhicules blindés, représentait déjà en soi un chantier colossal et dangereux.
Le président français avait indiqué jeudi que la fermeture des trois bases de Gao, Ménaka et Gossi, s’étalerait sur quatre à six mois.
La junte n’a cessé de compliquer les opérations de la France, mais aussi de ses partenaires et des forces étrangères au Mali depuis des semaines, poussant vers la sortie le contingent danois du groupement de forces spéciales européennes Takuba initié par la France, ou bien instaurant des demandes d’autorisation préalables de vol.
Les militaires se réclament de la souveraineté nationale.
La France et ses partenaires européens ont officialisé jeudi leur retrait militaire du Mali, conduisant les autres acteurs étrangers présents dans le pays à s’interroger ouvertement sur leur engagement.
Ils ont invoqué les „multiples obstructions des autorités“ maliennes.
– Crises multiples –
Paris et ses partenaires souhaitent toutefois „rester engagés dans la région“ sahélienne et „étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest“, où les jihadistes menacent de se disséminer, selon une déclaration conjointe signée par 25 pays européens, africains et le Canada.
La France et les Occidentaux dénoncent l’appel fait, selon eux, par les autorités maliennes au groupe de sécurité privée russe Wagner, aux agissements controversées. Les autorités maliennes assurent ne pas recourir à des mercenaires et parlent de coopération d’Etat à Etat avec la Russie.
La France, les Etats ouest-africains et une partie de la communauté internationale se sont émus par ailleurs que les militaires révoquent leur engagement initial à organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils au pouvoir, et qu’ils entendent à présent rester encore plusieurs années.
La junte invoque la nécessité de profondes réformes et s’arcboute sur la souveraineté nationale depuis que la communauté des Etats ouest-africains a infligé au Mali de lourdes sanctions économiques et diplomatiques le 9 janvier. Elle accuse la France d’instrumentaliser contre elle les organisations africaines.
„Le gouvernement rappelle que, par rapport aux résultats attendus, les résultats obtenus et annoncés officiellement par les autorités françaises n’ont pas été satisfaisants“, qu’il s’agisse de l’opération Serval en 2013 ou de Barkhane qui lui a succédé, dit le communiqué lu vendredi midi.
Le Mali est en butte aux agissements des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique. Il est aussi en proie aux violences communautaires et crapuleuses, ainsi qu’à une crise politique, économique et humanitaire profonde.
La France est intervenue en 2013 pour enrayer la progression des groupes islamistes radicaux menaçant Bamako et a ensuite mis sur pied une vaste opération régionale, Barkhane, déployant des milliers de soldats pour lutter contre les franchises locales d’Al-Qaïda et de l’EI.
Malgré des victoires tactiques, le terrain n’a jamais été véritablement repris par l’Etat malien. Et un double coup d’Etat, en 2020 et en 2021, a consacré une junte qui attise un sentiment antifrançais croissant.
Le Mali accueille aussi 15.000 soldats de l’ONU dans la Minusma. Cette dernière a indiqué jeudi étudier l’impact du retrait de la France et ses partenaires.
© 2022 AFP

2a. Mali : les Bamakois célèbrent le retrait des troupes françaises et européennes
maliweb – 19 Fév 2022
Par Sabine TRAORE
La France, ses alliés européens et le Canada ont annoncé un retrait coordonné de leurs forces du Mali après neuf ans d’opération antiterroriste, dont les résultats douteux ont été largement critiqués. Cela a été officiellement annoncé à la veille du 6e sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine à Bruxelles, qui s’est terminé le 18 février. Dans le même temps, le président français Emmanuel Macron a noté que la fermeture des dernières bases françaises au Mali prendrait de « 4 à 6 mois ».
Suite au sommet, les habitants de Bamako sont descendus dans la rue et ont organisé une manifestation anti-française et anti-européenne. Les manifestants ont délibérément brûlé les drapeaux de l’UE, exprimant ainsi leur attitude envers la présence de près de neuf ans des forces françaises et européennes au Mali. Les manifestants portaient également des drapeaux russes, ainsi que des drapeaux nationaux, pour exprimer leur soutien à la coopération russo-malienne. Plus tôt, les autorités de transition du Mali se sont tournées vers Moscou pour obtenir de l’aide dans la lutte contre les djihadistes. La Russie, à son tour, a envoyé l’équipement militaire au Mali, ainsi que des instructeurs qui forment le personnel militaire local.
Rappelons qu’une autre vague de manifestations anti-françaises ont eu lieu auparavant. Le 11 février, une manifestation contre la politique et la présence militaire française sur le territoire malien a eu lieu dans les régions du Mali de Koulikoro et de Moribabougou. Les manifestants ont crié des slogans anti-français et portaient les affiches sur lesquelles il était écrit: « Macron dégage du Mali », « Adieu la France! », « A bas la France! ». En outre, ils ont brûlé une image en carton du président français, Emmanuel Macron.
Dès février, dans la capitale malienne, un rassemblement de masse et une procession en soutien à la cooperation entre Moscou et Bamako ont eu lieu. Une dizaine de milliers de personnes se sont alors rassemblées sur la place de l’indépendance ce samedi et, beaucoup de gens sont venus avec des affiches représentant le président de la transition Assimi Goïta et le dirigeant russe Vladimir Poutine.
Les manifestations anti-françaises au Mali, ainsi que dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, sont associées par divers experts à la politique de la France et de ses partenaires dans la région et à l’inefficacité de l’opération militaire européenne dans la lutte contre le terrorisme.
© 2022 maliweb.net

Balayer le cendre: voir #3 pour l’explication – Warum die Besen? Erklärung siehe #3

2b. Mali: manifestation célébrant le départ des soldats français
AFP/maliweb – 19 Fév 2022
Une manifestation a été organisée samedi à Bamako pour célébrer le départ des soldats français du Mali, à l’initiative de mouvements de soutien aux autorités de transition dominées par les militaires, sans mobiliser beaucoup de monde, ont constaté des journalistes de l’AFP.
La manifestation a réuni quelques centaines de personnes sur la Place de l’indépendance, dans le centre de la capitale malienne, selon les journalistes présents. “On est sorti pour chasser la France. On n’a pas besoin de la France. Qu’elle s’en aille !”, a dit à l’AFP Issa Diarra parmi les manifestants. Il dit être “derrière (le chef de la junte, le colonel) Assimi (Goïta) et le Mali”.
“La France a été chassée. Si elle reste, elle devient une force d’occupation”, a déclaré à l’AFP Siriki Kouyaté, membre de “Yerewolo Debout sur les remparts”. Ce mouvement favorable à la junte au pouvoir et d’autres associations soutenant la même cause sont à l’initiative de la manifestation de samedi.
De précédentes manifestations organisées par les mêmes mouvements pour soutenir la junte, après deux coups d’Etat en août 2020 puis en mai 2021, avaient réuni des milliers de personnes à Bamako. “Macron dégage du Mali”, pouvait-on lire sur une banderole déployée samedi lors de la manifestation qui s’est déroulée sans incident, encadrée par les forces de l’ordre.
La France et ses partenaires européens ont officialisé jeudi leur retrait militaire du Mali, conduisant les autres acteurs étrangers à s’interroger ouvertement sur leur engagement, et la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) à étudier l’impact de ce désengagement.
Français et Européens ont invoqué les “multiples obstructions des autorités” maliennes. La junte au Mali est revenue sur son engagement d’organiser des élections en février 2022 pour le retour des civils au pouvoir.
Elle invoque la nécessité de profondes réformes et s’arc-boute sur la souveraineté nationale. (…)
© 2022 AFP

Foto (c) privat: Bamako, Place de l’Indépendance: manifestation pour célébrer le retrait de Barkhane et Takuba, le 19 février 2022 – Demo zur Feier des Abzugs der Barkhane- und Takuba-Truppen, in Bamako am 19. Februar 2022

3. Mali: manifestation à Bamako pour célébrer le départ des forces Barkhane et Takuba
– À l’appel du mouvement de la société civile « Yérèwolo debout sur les remparts ».
Bamako (Agence Anadolu) – 20.02.2022
Par Amarana Maiga
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bamako, la capitale malienne pour célébrer le départ des forces françaises de Barkhane et Takuba du pays, à l’appel du mouvement de la société civile « Yérèwolo debout sur les remparts ».
« Cette manifestation a pour objectif de remercier les autorités de transition d’avoir chassé « l’occupateur », « l’usurpateur » et « l’envahisseur » du Mali depuis neuf ans, sous le prétexte fallacieux de lutter contre le terrorisme, alors que la présence de la France n’a abouti qu’à tuer les Maliens », a déclaré à l’Agence Anadolu (AA), Amina Fofana, membre fondateur du mouvement Yérèwolo (hommes dignes).
Les manifestants à Bamako étaient munis de balais. « Il s’agit pour nous de mettre la cendre par terre pour balayer devant la France criminelle et imposteur. C’est une tradition pour dire qu’on ne veut plus jamais du retour de cet imposteur criminel et menteur dans notre pays », scandait Fofana.
« Nous manifestons notre joie après avoir demandé à la France de partir. C’est une fête pour nous Yérèwolo, c’est une fête pour le peuple malien. À un moment donné on a compris que nul ne saurait venir nous aider à libérer ce pays. Aujourd’hui cette France qui est là depuis neuf ans n’a pas pu résoudre nos problèmes », a déclaré pour sa part, Bassoro Sylla, un des porte-paroles du mouvement, ajoutant, « qu’on a fait appel à d’autres partenaires (pays) qui font des résultats sur le terrain en seulement 3 à 4 mois ».
« On ne pourra pas refonder notre pays tant que la puissance coloniale est présente. Notre objectif c’était de faire partir la France et bientôt elle va quitter notre sol. Nous avons remporté une bataille, maintenant il nous reste à gagner la guerre », a ajouté Sylla.
Aissata Cissé membre du Collectif pour la défense des militaires, a indiqué que « ce départ de la France est une belle occasion pour le Mali de reprendre ses affaires en main. (…) Je voudrais que la France et l’Occident aillent combattre le terrorisme à leur frontière. Ils ne sont plus les bienvenus au Sahel. Nous n’avons jamais connu le terrorisme ».
Cissé a en outre affirmé que « Ce sont les dignes et braves enfants du Mali et du Sahel qui meurent. Nous ne sommes plus d’accord, avant on ne comprenait pas mais depuis quelques temps on a compris. La France est un fabriquant de terroristes, donc elle ne pourra pas combattre ce qu’elle a fabriqué. C’est pourquoi je dis que la France est un obstacle pour nous ». (…)
© 2022 aa.com.tr

1. Mali fordert Frankreich auf, seine Soldaten „unverzüglich“ abzuziehen
AFP – 18.02.2022 um 16:00
Von Serge DANIEL
Die Junta, die in Bamako an der Macht ist, forderte Frankreich am Freitag auf, seine Soldaten „unverzüglich“ aus Mali abzuziehen. Damit kassierte sie eine Absage von Präsident Emmanuel Macron, einen Tag nachdem dieser einen über die nächsten Monate gestaffelten Abzug angekündigt hatte.
In einem im staatlichen Fernsehen verlesenen Kommuniqué bezeichnete der Sprecher der vom Militär eingesetzten Regierung, Oberst Abdoulaye Maïga, die Ankündigung des französischen Rückzugs als „flagrante Verletzung“ der zwischen den beiden Ländern geschlossenen Abkommen. Er sagt auch, dass die Ergebnisse von neun Jahren französischem Engagement in Mali „nicht zufriedenstellend“ gewesen seien.
„Angesichts dieser wiederholten Verstöße gegen die Verteidigungsabkommen fordert die Regierung die französischen Behörden auf, die Barkhane- und Takuba-Kräfte unter der Aufsicht der malischen Behörden unverzüglich aus dem nationalen Hoheitsgebiet abzuziehen“, sagte Oberst Maïga.
Frankreich werde sich „geordnet“ zurückziehen und bei der Sicherheit seiner Soldaten keine Sekunde lang Kompromisse eingehen, antwortete Macron.
Die Forderung der im August 2020 gewaltsam an die Macht gekommenen Obersten nach einem sofortigen Abzug ist nach Monaten der Eskalation der Spannungen eine neue Herausforderung für den ehemaligen Partner Frankreich.
Etwa 2.400 der insgesamt 4.600 französischen Soldaten in der Sahelzone sind in Mali eingesetzt. Der Abzug dieser Truppen, der Abbau ihrer Stützpunkte und die Evakuierung des Materials, darunter Hunderte von gepanzerten Fahrzeugen, stellte an sich schon eine kolossale und gefährliche Baustelle dar.
Der französische Präsident hatte am Donnerstag erklärt, dass die Schließung der drei Stützpunkte in Gao, Ménaka und Gossi vier bis sechs Monate dauern würde.
Die Junta hat die Operationen Frankreichs, aber auch seiner Partner und ausländischen Streitkräfte in Mali seit Wochen immer wieder erschwert, indem sie das dänische Kontingent der von Frankreich initiierten europäischen Spezialeinheit Takuba aus dem Land drängte oder Fluggenehmigungen vorab einforderte.
Die Militärs erheben Anspruch auf die nationale Souveränität.
Frankreich und seine europäischen Partner erklärten am Donnerstag offiziell ihren militärischen Rückzug aus Mali, was dazu führte, dass andere ausländische Akteure in dem Land ihr Engagement offen in Frage stellten.
Sie verwiesen auf „vielfältige Behinderungen durch die malischen Behörden“.
– Vielfältige Krisen -.
Paris und seine Partner wollen trotzdem „in der Sahelzone engagiert bleiben“ und „ihre Unterstützung auf die Nachbarländer am Golf von Guinea und in Westafrika ausweiten“, wo sich die Dschihadisten zu verbreiten drohen, wie es in einer gemeinsamen Erklärung heißt, die von 25 europäischen und afrikanischen Ländern sowie Kanada unterzeichnet wurde.
Frankreich und der Westen prangern an, dass die malischen Behörden ihrer Meinung nach die umstrittene russische private Sicherheitsfirma Wagner beauftragt haben. Die malischen Behörden versichern, keine Söldner einzusetzen, und sprechen von einer Zusammenarbeit mit Russland von Staat zu Staat.
Frankreich, die westafrikanischen Staaten und ein Teil der internationalen Gemeinschaft äußerten sich besorgt darüber, dass das Militär seine ursprüngliche Zusage, im Februar 2022 Wahlen abzuhalten, die die Zivilbevölkerung wieder an die Macht bringen würden, widerrufen hatte und jetzt beabsichtigt, noch mehrere Jahre im Amt zu bleiben.
Die Junta verweist auf die Notwendigkeit tiefgreifender Reformen und pocht auf die nationale Souveränität, seit die Westafrikanische Staatengemeinschaft am 9. Januar schwere wirtschaftliche und diplomatische Sanktionen gegen Mali verhängt hat. Sie wirft Frankreich vor, die afrikanischen Organisationen gegen sie zu instrumentalisieren.
„Die Regierung erinnert daran, dass im Vergleich zu den erwarteten Ergebnissen die von den französischen Behörden erzielten und offiziell verkündeten Ergebnisse nicht zufriedenstellend waren“, sei es die Operation Serval im Jahr 2013 oder die Nachfolgeoperation Barkhane, heißt es in der am Freitagmittag verlesenen Erklärung.
Mali ist dem Treiben dschihadistischer Gruppen, die mit Al-Qaida und der Organisation Islamischer Staat (IS) verbunden sind, ausgeliefert. Das Land leidet außerdem unter Gewalt zwischen Gemeinschaften und kriminellen Gruppen sowie unter einer tiefen politischen, wirtschaftlichen und humanitären Krise.
Frankreich intervenierte 2013, um den Vormarsch radikal-islamistischer Gruppen, die Bamako bedrohten, aufzuhalten, und richtete anschließend eine große regionale Operation namens Barkhane ein, bei der Tausende Soldaten eingesetzt wurden, um die lokalen Ableger von Al-Qaida und dem IS zu bekämpfen.
Trotz taktischer Siege wurde das Terrain vom malischen Staat nie wirklich zurückerobert. Und ein doppelter Staatsstreich, 2020 und 2021, hat eine Junta fest etabliert, die eine wachsende antifranzösische Stimmung schürt.
Mali hat auch 15.000 UN-Soldaten in der UN-Mission Minusma stationiert. Diese gab am Donnerstag an, die Auswirkungen des Abzugs Frankreichs und seiner Partner zu untersuchen.
© 2022 AFP

2a. Mali: Bamako feiert den Abzug der französischen und europäischen Truppen
maliweb – 19 Feb 2022
Von Sabine TRAORE
Frankreich, seine europäischen Verbündeten und Kanada haben nach neun Jahren Anti-Terror-Operation, deren zweifelhafte Ergebnisse viel Kritik hervorgerufen haben, einen koordinierten Abzug ihrer Streitkräfte aus Mali angekündigt. Dies wurde am Vorabend des sechsten Gipfeltreffens zwischen der Europäischen Union und der Afrikanischen Union in Brüssel, das am 18. Februar zu Ende ging, offiziell bekannt gegeben. Gleichzeitig stellte der französische Präsident Emmanuel Macron fest, dass die Schließung der letzten französischen Stützpunkte in Mali „4 bis 6 Monate“ dauern würde.
Nach dem Gipfel gingen die Menschen in Bamako auf die Straße und organisierten eine antifranzösische und antieuropäische Demonstration. Die Demonstranten verbrannten gezielt EU-Flaggen und brachten damit ihre Haltung gegenüber der fast neunjährigen Präsenz französischer und europäischer Streitkräfte in Mali zum Ausdruck. Zudem wurden russische Flaggen sowie Nationalflaggen geschwenkt, mit denen die Unterstützung für die malisch-russische Zusammenarbeit zum Ausdruck kam. Schon früher hatten sich die Übergangsbehörden in Mali an Moskau gewandt, um Hilfe im Kampf gegen die Dschihadisten zu erhalten. Russland wiederum schickte militärische Ausrüstung nach Mali sowie Ausbilder, die das lokale Militärpersonal schulen.
Es sei daran erinnert, dass es im Vorfeld bereits eine Welle antifranzösischer Demonstrationen gegeben hatte. Am 11. Februar demonstrierten Menschen in den malischen Orten Koulikoro und Moribabougou gegen die französische Politik und die Militärpräsenz auf malischem Territorium. Die Demonstranten riefen antifranzösische Slogans und trugen Plakate mit den Aufschriften „Macron hau ab aus Mali“, „Adieu, Frankreich!“ und „Nieder mit Frankreich!“. Außerdem verbrannten sie ein Pappbild des französischen Präsidenten Emmanuel Macron.
Bereits im Februar fand in der malischen Hauptstadt eine Massenkundgebung und ein Umzug als Unterstützung der Kooperation zwischen Moskau und Bamako statt. Zehntausende Menschen versammelten sich am Samstag auf dem Unabhängigkeitsplatz, und viele brachten Plakate mit, auf denen der Übergangspräsident Assimi Goïta und der russische Staatschef Wladimir Putin abgebildet waren.
Die antifranzösischen Proteste in Mali sowie in anderen westafrikanischen Ländern werden von diversen Experten mit der Politik Frankreichs und seiner Partner in der Region und der Ineffizienz der europäischen Militäroperation im Kampf gegen den Terrorismus in Verbindung gebracht.
© 2022 maliweb.net

2b. Mali: Demonstration feiert Abzug der französischen Soldaten
AFP/maliweb – 19 Feb 2022
Am Samstag fand in Bamako eine Demonstration zur Feier des Abzugs der französischen Soldaten aus Mali statt, die von Bewegungen zur Unterstützung der vom Militär dominierten Übergangsbehörden organisiert worden war, ohne jedoch viele Menschen zu mobilisieren, wie AFP-Journalisten feststellten.
An der Demonstration auf dem Unabhängigkeitsplatz im Zentrum der malischen Hauptstadt nahmen einige hundert Menschen teil, wie anwesende Journalisten berichteten. „Wir sind ausgezogen, um Frankreich zu vertreiben. Wir brauchen Frankreich nicht. Sie soll weggehen!“, sagte Issa Diarra unter den Demonstranten gegenüber AFP. Er sagt, er stehe „hinter (dem Junta-Chef, Oberst) Assimi (Goïta) und Mali“.
„Frankreich wurde rausgeworfen. Wenn es bleibt, wird es zu einer Besatzungsmacht“, erklärte Siriki Kouyaté, Mitglied von „Yerewolo Debout sur les remparts“, gegenüber AFP. Diese Bewegung, die die herrschende Junta unterstützt, und andere Vereinigungen mit demselben Anliegen waren die Initiatoren der Demonstration am Samstag.
Frühere Demonstrationen, die von denselben Bewegungen zur Unterstützung der Junta organisiert wurden, …
Franzosen und Europäer beriefen sich auf „vielfältige Behinderungen durch die Behörden“ in Mali. Die Junta in Mali hat ihre Zusage, im Februar 2022 Wahlen abzuhalten, um wieder Zivilisten an die Macht zu bringen, zurückgenommen.
Sie verweist auf die Notwendigkeit tiefgreifender Reformen und hält an der nationalen Souveränität fest. (…)
© 2022 AFP

3. Mali: Demonstration in Bamako, um den Abzug der Barkhane- und Takuba-Truppen zu feiern
– Aufruf der zivilgesellschaftlichen Bewegung „Yérèwolo debout sur les remparts“ .
Bamako ( Agence Anadolu) – 20.02.2022
Von Amarana Maiga
Tausende Menschen demonstrierten am Samstag in der malischen Hauptstadt Bamako, um den Abzug der französischen Barkhane- und Takuba-Truppen aus dem Land zu feiern, zu dem die zivilgesellschaftliche Bewegung „Yérèwolo debout sur les remparts“ (Integre Menschen stehen auf den Stadtmauern) aufgerufen hatte.
„Diese Demonstration soll den Übergangsbehörden dafür danken, dass sie „den Besatzer“, „den Usurpator“ und „den Invasor“ vertrieben hat, der Mali seit neun Jahren unter dem falschen Vorwand des Kampfes gegen den Terrorismus bedrängte, während die Präsenz Frankreichs nur dazu geführt hat, Malier zu töten“, erklärte Amina Fofana, Gründungsmitglied der Bewegung Yérèwolo (aufrechte Menschen), gegenüber der Nachrichtenagentur Anadolu.
Die Demonstranten in Bamako waren mit Besen ausgerüstet. „Es geht für uns darum, Asche auf den Boden zu streuen, um vor dem kriminellen und betrügerischen Frankreich zu kehren. Das ist eine Tradition, und wir wollen damit sagen, dass wir diesen kriminellen und verlogenen Betrüger nie wieder in unserem Land haben wollen“, skandierte Fofana.
„Wir bekunden unsere Freude, nachdem wir Frankreich aufgefordert haben, das Land zu verlassen. Es ist ein Fest für uns Yérèwolo, es ist ein Fest für das malische Volk. Irgendwann haben wir verstanden, dass niemand kommen wird, um uns bei der Befreiung dieses Landes zu helfen. Heute hat dieses Frankreich, das seit neun Jahren da ist, unsere Probleme nicht lösen können“, erklärte Bassoro Sylla, einer der Sprecher der Bewegung, und fügte hinzu, dass „wir uns an andere Partner (Länder) gewandt haben, die in nur drei bis vier Monaten Ergebnisse vor Ort erzielen“.
„Wir können unser Land nicht neu gründen, solange die Kolonialmacht präsent ist. Unser Ziel war es, Frankreich zu vertreiben, und bald wird es unseren Boden verlassen. Wir haben eine Schlacht gewonnen, jetzt müssen wir noch den Krieg gewinnen“, fügte Sylla hinzu.
Aissata Cissé, Mitglied des Kollektivs für die Verteidigung der Soldaten, gab an, dass „dieser Abzug Frankreichs eine gute Gelegenheit für Mali ist, seine Angelegenheiten wieder selbst in die Hand zu nehmen. (…) Ich möchte, dass Frankreich und der Westen den Terrorismus an ihren Grenzen bekämpfen. Sie sind in der Sahelzone nicht mehr willkommen. Wir haben den Terrorismus nie gekannt“.
Cissé sagte weiter: „Es sind die würdevollen und tapferen Kinder von Mali und der Sahelzone, die sterben. Wir sind uns nicht mehr einig, früher haben wir es nicht verstanden, aber seit einiger Zeit haben wir es verstanden. Frankreich ist ein Fabrikant von Terroristen, also wird es nicht in der Lage sein, das zu bekämpfen, was es selbst fabriziert hat. Deshalb sage ich, dass Frankreich ein Hindernis für uns ist“. (…)
© 2022 aa.com.tr

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