MOBILISIERUNG FÜR DEN JOURNALISTEN OLIVIER DUBOIS, DER SEIT 10 MONATEN IMMER NOCH ALS GEISEL FESTGEHALTEN WIRD – Mobilisation pour Olivier Dubois, toujours retenu en otage depuis 10 mois


1. PETITION: Für die Befreiung von Olivier Dubois, der seit dem 8. April 2021 die einzige französische Geisel in der Welt ist
Die Familie Olivier Dubois JOURNALISTE hat diese Petition an Emmanuel Macron (Präsident der französischen Republik) und Assimi Goïta (Präsident des Übergangs der Republik Mali) gestartet. …. Bitte UNTERZEICHNEN!
2. Wer hat in Mali Angst vor dem großen Bösewicht Gender?
Libération – 16.02.2021
Von Olivier Dubois, Korrespondent in Bamako
(eine seiner letzten Reportagen)
 Der einflussreiche Chérif von Nioro hat sich gegen einen Gesetzentwurf zur Bekämpfung von Gewalt gegen Frauen ausgesprochen.
DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. PETITION: Pour la libération d’Olivier Dubois, seul otage français au Monde depuis le 8 Avril 2021
Famille Olivier Dubois JOURNALISTE a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française) et Assimi Goïta (Président de transition de la République du Mali) en janvier.

A quelques mois des élections présidentielles françaises et maliennes, la famille et les proches de Olivier Dubois journaliste français, otage au Mali depuis le 8/04/21, en appellent à une mobilisation citoyenne pour exhorter les chefs d’états de ces deux nations à faire en sorte que Olivier devienne la priorité de ces deux états et obtenir sa libération.
Le saviez-vous ?
Aujourd’hui, Olivier Dubois est le SEUL OTAGE FRANÇAIS DETENU DANS LE MONDE aux mains d’un groupe armé djihadiste au Sahel, depuis le 8 Avril 2021. Né à Paris et journaliste, Olivier est un fils, un frère, un ami et un père de 47 ans, correspondant au Mali depuis 2015. Il a été enlevé à Gao le 8/04/21, alors qu’il allait réaliser une interview.
Le 5 Mai dernier, il est apparu dans une vidéo inquiétante de 21 secondes, confirmant son enlèvement. Depuis, mère et soeurs de Olivier Dubois se heurtent au mutisme assourdissant des autorités. Nous n’avons aucune information et rien non plus du côté des magistrats et du Parquet National Anti Terroriste (PNAT). Ce silence est tel que beaucoup de français ignorent encore, à ce jour, qu’un de leur compatriote a été enlevé et est toujours détenu. De fait, nos angoisses et interrogations sont quotidiennes, nos vies sont en suspens, tout comme celle d’Olivier.
La SITUATION est URGENTE. Olivier Dubois est actuellement une victime d’acte de terrorisme via enlèvement et séquestration. En 2022, alors que les deux élections présidentielles vont avoir lieu en France comme au Mali et que le combat du terrorisme reste au cœur de ces campagnes, ce silence à l’égard d’Olivier, est d’autant plus étonnant.
Nous, sa famille, n’avons été reçus qu’une seule fois par la Cellule de Crise /CDCS, nos lettres recommandées et multiples demandes de rencontre avec Mr Jean Yves Le Drian restent sans réponses, et ce depuis Avril 2021. Fin Décembre 2021, pour la première fois la Présidence nous a enfin répondu, par l’intermédiaire de son Chef de Cabinet, que « les services de l’Etat prêtent la plus grande attention à l’évolution de la situation d’Olivier (…) », réponse insatisfaisante et dénuée de toute empathie et éludant les éventuelles actions entreprises.
C’est pourquoi nous nous tournons vers vous citoyens français, pour nous aider, à travers votre mobilisation, afin d’obtenir des réponses. Olivier travaillait pour nous informer lors de son enlèvement.
Depuis plusieurs années, la situation sur le terrorisme a évolué et est devenue une priorité nationale. La France, sous les opérations Serval puis Barkhane, a envoyé ses soldats notamment au Mali.
Suite aux attentats commis sur le sol français (Bataclan, 13 Novembre …), lors de ces dernières années, le gouvernement français a toujours eu un discours clair concernant le terrorisme et son expansion : le combattre à tout prix. Olivier, dans ce contexte, nous informait en collectant les données nécessaires sur ces sujets liés à l’état du terrorisme et sur les pays qui le fabriquent et/ou le subissent.
Sa libération doit donc être une priorité nationale.
La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous. Face à ce silence d’Etat, mère, sœurs, proches et amis de Olivier Dubois nous tournons vers vous.
Nous en appelons à VOTRE mobilisation. La libération de Olivier Dubois doit être une priorité des états Français et Maliens.

A Messieurs le Président français Emmanuel Macron et Mr le Président de la Transition au Mali Assimi Goïta, la libération de Olivier Dubois doit être VOTRE PRIORITE. La famille d’Olivier ne peut être laissée sans aucune information de la part des états français et maliens. Lorsque les évènements du 13 Novembre, entre autres, ont eu lieu, la population française a condamné ces attentats de manière unanime. De nombreux citoyens sont descendus dans la rue pour dire NON à ces actes inhumains. C’est pourquoi nous demandons aux Français aux Africains d’être signataire de cette pétition pour faire libérer Olivier, qui est une victime française du terrorisme à l’étranger.

Aujourd’hui la libération de Olivier Dubois est urgente. Signez cette pétition.
Famille Olivier Dubois Journaliste

49.862 ont signé / haben unterschrieben, seit dem Beginn der Petition am 5. Januar (Stand 09.02.2022 19:00)
49.953 20:00
50.000 avant 22:00
51.000 le 10.02.2022

Emmanuel Macron a répondu quelques jours plus tard en se déclarant „pleinement mobilisé“ sur le sujet.
VOIR AUSSI: Mali : les médias français se mobilisent pour Olivier Dubois, toujours retenu en otage, francetvinfo – 07.02.2022

Foto (c) David Baché/RFI: Une centaine de personnes rassemblées place de la République à Paris le 8 juin 2021, en soutien au journaliste Olivier Dubois, enlevé au Mali. – Etwa hundert Menschen versammeln sich am 8. Juni 2021 auf der Place de la République in Paris, zum Zeichen der Unterstützung für den in Mali entführten Journalisten Olivier Dubois.

Retrouvez les autres reportages republiés sur MALI-INFOS:
=> Reise im Dogon-Land ins Herz von Dan Na Ambassagou – Voyage en Pays Dogon au cœur de Dan Na Ambassagou 11.03.2021
=> Dialog mit Dschihadisten in Frage gestellt – Le dialogue avec les djihadistes interrogé 21.01.2021
=> Nord- und Zentralmali: ein Krieg gegen die Bildung? – Nord et Centre du Mali : guerre contre l’éducation ? 05.10.2017
=> Ras Bath: „Wir sind das Ergebnis eines Versagens des Politischen und der Zivilgesellschaft“ – Ras Bath : « Nous sommes le fruit d’une faillite du politique et de la société civile » 29.08.2017
=> Laurent Bigot: „Die Leute um den Verhandlungstisch … sorgen sich nicht um das Wohlergehen von Mali oder seiner Menschen“ – Laurent Bigot : « Les gens autour de la table de négociation sur l’Accord de paix, sont là pour de multiples raisons mais pas pour le bien-être du Mali ou de sa population » (Interview) 12.10.2016
=> Der Krieg ums (Mineral-) Wasser – La guerre de l’eau (minérale) 11.05.2016
=> Malick Sidibé ist von der Bühne des Lebens abgetreten – Malick Sidibé a tiré sa révérence 15.04.2016

Un de ses derniers reportages, février 2021 (découvert lors de ma recherche pour le 6 février, journée de la lutte contre les MGF):

2. Au Mali, qui a peur du grand méchant genre?
Le très influent chérif de Nioro s’est opposé à un avant-projet de loi contre les violences faites aux femmes. Malgré l’abandon du texte, il s’obstine à demander la démission de la ministre.
Libération – 16 février 2021 à 14h01
Par Olivier Dubois, correspondant à Bamako
Sur d’épais tapis, drapé dans un boubou blanc immaculé, trône l’une des personnalités les plus influentes de l’espace religieux malien, Cheikhna Ould Hamallah Haidara, dit «Bouyé» ou le chérif de Nioro. De nombreux adeptes l’entourent. Dans la zawiya («centre de savoir») du chérif, à Nioro du Sahel, ils sont venus écouter les paroles du chef de la Tijaniyya, une confrérie soufie puissante au Mali. Comme chaque vendredi depuis un mois, il consacre une bonne partie de son prêche à l’avant-projet de la loi sur le genre, porté par Bintou Founé Samaké, la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.

Protesters hold placards reading No to impunity in the face of rape and We hit on the tam-tam, not of women in Bamako on Saturday 26, 2020, during a demonstration against violence against women in Mali

Foto (c) Michele Cattani/AFP: Manif contre les violences faites aux femmes à Bamako en 2020 – Demo gegen die Gewalt an Frauen in Bamako 2020 (Nein zur Straffreiheit bei Vergewaltigung – Man schlägt auf die Trommel, nicht die Frauen)

Sous la pression des religieux, le gouvernement de la transition a renoncé au texte. Pourtant, ce vendredi encore, le chérif de Nioro fustige cette loi attentatoire, selon lui, aux principes de l’islam, et réitère sa demande : le départ pur et simple de la ministre.
«Il faut qu’elle parte ! Le gouvernement n’a qu’à lui donner un autre poste, car ce qu’elle veut faire ne va rien amener au peuple du Mali, ça peut déstabiliser, et nous sommes déjà dans une mauvaise passe», répète Mohamed, un membre de la confrérie. Les paroles du saint homme ont rapidement fait le tour du pays. La ministre se dit surprise par un tel acharnement : «Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’un avant-projet de loi ne se fait pas à mon niveau. Je n’ai même pas reçu ce document sur ma table ! Ce sont les organisations de la société civile qui sont en train de travailler sur ce texte. Je ne peux pas m’ériger contre elles pour dire : ne travaillez pas ! se défend Bintou Founé Samaké. La ministre – l’une des quatre femmes du gouvernement de transition qui compte 21 hommes – ajoute «avoir beaucoup de respect pour le chef religieux et en tant que vieille personne».
45 % des femmes victimes de violences physiques ou sexuelles
Au sein du gouvernement, personne ne veut assumer un bras de fer avec les religieux. «Souvenez-vous du président Amadou Toumani Touré, dit un haut fonctionnaire malien qui a requis l’anonymat. Il a chuté en partie parce qu’il a nommé une femme Premier ministre [Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, en 2011]. Il avait aussi soutenu l’adoption du premier code de la famille [qui tendait vers une amélioration des droits des femmes et davantage d’égalité entre les sexes] voté par l’Assemblée nationale. Suite à cela, le chérif s’était déplacé à Bamako et avait dit qu’il ne retournerait pas à Nioro tant que le texte du code de la famille ne serait pas revu. Il a obtenu gain de cause.»
Il y a dix ans, cet échec d’une réforme progressiste du code de la famille a rappelé l’influence écrasante des autorités musulmanes. Au Mali, république officiellement laïque, le paysage religieux est dominé par l’islam qui représente 90 % de la population. Les relations entre Etat et religion sont souvent imbriquées. Le pays dispose d’un arsenal juridique pour promouvoir et protéger les droits des femmes et des filles, mais son application demeure insuffisante, les textes restant souvent méconnus. Aucune loi n’existe contre les violences conjugales, ou d’autres formes de violences envers les femmes. Selon une enquête menée en 2018 par l’Institut national de la statistique du Mali, 45 % des femmes de 15 à 49 ans ont été victimes d’actes de violence physique ou sexuelle et 83 % des femmes maliennes ont subi des mutilations génitales. «Au Mali, nous avons cette dualité : la loi positive et puis les coutumes qui sont pratiquées et soutenues par les communautés. Souvent, on ne considère pas cela [l’excision] comme une discrimination, par exemple, tellement c’est entré dans la pratique, les gens pensent que c’est cela la normalité», explique la ministre Bintou Founé Samaké.
«On ne peut plus prononcer le mot «genre» au Mali»
Depuis 2017, plusieurs organisations de la société civile ont poussé un projet de loi contre les violences basées sur le genre. Sans succès. «Je pense que c’est quelque chose qui ne va pas passer au Mali. Ça occasionnerait un chaos énorme. Mon point de vue, c’est qu’il faut abandonner ça. Tout le monde sait que l’on a des homosexuels au Mali, par exemple, mais légaliser, moi personnellement, je ne suis pas pour», dit Bangaly, 28 ans, agent d’import-export dans une entreprise. «On ne peut plus prononcer le mot genre au Mali. Dès que l’on dit «genre», les gens pensent que l’on parle des homosexuels, ce qui n’est pas faux, mais ils ne voient que ça. Les féminicides qui se multiplient, les filles qui meurent pendant l’excision, les complications de la santé maternelle, qui sont des problématiques traitées dans l’avant-projet de loi, ça ne les intéresse pas», déplore la même haut-fonctionnaire. «Ce texte n’est pas une loi à proprement parler sur le genre, c’est une loi qui réprime toute forme de violence basée sur le genre. C’est très important de le préciser. Réprimer les violences qui n’existent pas encore dans notre arsenal législatif, c’est ça le but de ce projet de loi et c’est déjà pas mal», tient à préciser Nadia Tall Biouélé, présidente de la fondation Hera.

L’avant-projet de loi ayant été abandonné, pourquoi le chérif de Nioro s’obstine-t-il à réclamer le départ de la ministre Samaké ? «Elle a longtemps travaillé sur ces thèmes en tant que présidente de l’ONG Wildaf (FeDDAF=Femmes Droit et Développement en Afrique). Elle est en train de continuer ce qu’elle faisait en tant que militante, explique Moulaye Oumar Haidara, second fils du chérif de Nioro, qui joue le rôle d’interface entre le chef de la confrérie et le Landerneau politique malien. Pour lui, si elle quitte ce poste, il n’y aura plus d’occasion de faire ressortir ce projet de loi.»

«Guerre d’ego»
«Bouyé» a soutenu les putschistes immédiatement après le coup d’Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keita, le 18 août, rappelle Boubacar Haidara, chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le monde et auteur d’une thèse sur l’islam et la politique au Mali. Mais il n’a pas été consulté, ni impliqué dans la mise en place du gouvernement et du Conseil national de transition. Cette autonomie de la junte au pouvoir vis-à-vis du chef religieux a-t-elle agacé le chérif de Nioro ? Celui à qui l’on prête la victoire électorale d’«IBK» en 2013 (il l’avait ouvertement soutenu) a souvent été considéré comme un faiseur de roi de la politique malienne. «Il faut voir aussi derrière cette demande de démission de la ministre une démonstration de force, estime l’universitaire. Le chérif veut montrer qu’il est là alors que Mahmoud Dicko, une autre éminence religieuse d’importance, a su tirer son épingle du jeu en parvenant à placer des proches au sein du gouvernement et du Conseil national de transition. Dicko apparaît comme l’homme fort du pays et le chérif n’aime pas ça. On est dans une guerre d’ego.»
Bintou Founé Samaké assure avoir le soutien du gouvernement et ne pas avoir le projet de quitter le ministère. Toutefois, elle n’exclut pas la possibilité d’un déplacement à Nioro du Sahel. Une visite au chérif suffira-t-elle à apaiser la situation ?
© 2021 liberation.fr

1. PETITION: Für die Befreiung von Olivier Dubois, der seit dem 8. April 2021 die einzige französische Geisel in der Welt ist
Die Familie Olivier Dubois JOURNALISTE hat diese Petition an Emmanuel Macron (Präsident der französischen Republik) und Assimi Goïta (Präsident des Übergangs der Republik Mali) gestartet.
Einige Monate vor den Präsidentschaftswahlen in Frankreich und Mali (in Mali wird es etwas länger dauern, Ed.) rufen die Familie und die Angehörigen des französischen Journalisten Olivier Dubois, der seit dem 8.4.21 in Mali als Geisel festgehalten wird, zu einer Bürgermobilisierung auf, um die Staatschefs beider Nationen zu drängen, Olivier zur Priorität dieser beiden Staaten zu machen und seine Freilassung zu erwirken.
Wussten Sie schon?
Heute ist Olivier Dubois die EINZIGE FRANZÖSISCHE GEISEL IN DER WELT, in den Händen einer bewaffneten dschihadistischen Gruppe in der Sahelzone. Der in Paris geborene Journalist Olivier ist ein Sohn, ein Bruder, ein Freund und ein Vater von 47 Jahren, seit 2015 als Korrespondent in Mali tätig. Er wurde am 8.4.21 in Gao entführt, als er zu einem Interview unterwegs war.
Am 5. Mai tauchte er in einem besorgniserregend 21-sekündigen Video auf, das seine Entführung bestätigte. Seitdem kämpfen die Mutter und die Schwestern von Olivier Dubois mit der ohrenbetäubenden Sprachlosigkeit der Behörden. Wir haben keinerlei Informationen und auch nichts seitens der Richter und der Nationalen Anti-Terrorismus-Staatsanwaltschaft (PNAT). Dieses Schweigen führt dazu, dass viele Franzosen bis heute nicht wissen, dass einer ihrer Landsleute entführt wurde und sich noch immer festgehalten wird. (…)
Wir, seine Familie, wurden nur ein einziges Mal vom Krisenstab empfangen, unsere eingeschriebenen Briefe und mehrfache Bitten um ein Treffen mit Herrn Jean Yves Le Drian (frz. Außenminister, Ed.) bleiben unbeantwortet, und das seit April 2021. Ende Dezember 2021 antwortete uns die Präsidentschaft schließlich zum ersten Mal über ihren Kabinettschef, dass „die staatlichen Stellen der Entwicklung der Situation von Olivier (…) größte Aufmerksamkeit schenken“, eine unbefriedigende Antwort, die jeglicher Empathie entbehrt und möglichen Maßnahmen ausweicht. (…)
Seit mehreren Jahren ist die Lage bezüglich des Terrorismus eskaliert und zu einer nationalen Priorität geworden. Frankreich hat unter den Operationen Serval und später Barkhane seine Soldaten insbesondere nach Mali entsandt.
Nach den Anschlägen, die in den letzten Jahren auf französischem Boden verübt wurden (Bataclan, 13. November …), hat die französische Regierung stets eine klare Haltung zum Terrorismus und seiner Ausbreitung eingenommen: ihn um jeden Preis zu bekämpfen. Olivier informierte uns in diesem Zusammenhang, indem er die notwendigen Daten zu diesen Themen … sammelte.
Die Bekämpfung des Terrorismus geht uns alle an. Angesichts dieses staatlichen Schweigens wenden sich die Mutter, die Schwestern, die Angehörigen und die Freunde von Olivier Dubois an Sie.
Wir appellieren an IHRE Mobilisierung. Die Befreiung von Olivier Dubois muss eine Priorität des französischen und des malischen Staates sein.

An den französischen Präsidenten Emmanuel Macron und den Präsidenten des Übergangs in Mali, Assimi Goïta: Die Freilassung von Olivier Dubois muss IHRE Priorität sein. Oliviers Familie darf nicht ohne jegliche Informationen seitens des französischen und des malischen Staates gelassen werden. Als es unter anderem zu den Ereignissen des 13. Novembers kam, verurteilte die französische Bevölkerung diese Anschläge einhellig. Viele Bürger gingen auf die Straße, um NEIN zu diesen unmenschlichen Taten zu sagen. Deshalb bitten wir die Franzosen und Afrikaner, diese Petition zu unterzeichnen, um Olivier, der ein französisches Opfer des Terrorismus im Ausland ist, aus seiner Gefangenschaft zu befreien.

Heute ist die Befreiung von Olivier Dubois eine dringende Angelegenheit. Unterzeichnen Sie diese Petition.
© 2022 change.org

2. Wer hat in Mali Angst vor dem großen Bösewicht Gender?
(eine seiner letzten Reportagen)
Libération – 16.02.2021
Von Olivier Dubois, Korrespondent in Bamako
Der einflussreiche Chérif von Nioro hat sich gegen einen Gesetzentwurf zur Bekämpfung von Gewalt gegen Frauen ausgesprochen. Obwohl der Gesetzesentwurf fallen gelassen wurde, beharrt er auf seiner Forderung nach dem Rücktritt der Ministerin.
Auf dicken Teppichen und in einem makellosen weißen Boubou thront eine der einflussreichsten Persönlichkeiten des religiösen Lebens in Mali: Cheikhna Ould Hamallah Haidara, genannt „Bouyé“ oder der Chérif von Nioro. Er ist von zahlreichen Anhängern umgeben. In der Zawiya („Wissenszentrum“) des Chérifs in Nioro du Sahel lauschen sie den Worten des Oberhaupts der Tijaniyya, einer in Mali mächtigen Sufi-Bruderschaft. Wie jeden Freitag seit einem Monat beschäftigt er sich in einem Großteil seiner Predigt mit dem Vorentwurf des Gendergesetzes, der von Bintou Founé Samaké, der Ministerin für die Förderung von Frauen, Kindern und Familie, eingebracht wurde. Unter dem Druck der religiösen Gruppen verzichtete die Übergangsregierung auf die Vorlage. Dennoch geißelt der Scherif von Nioro auch an diesem Freitag dieses seiner Ansicht nach gegen die Grundsätze des Islam verstoßende schwerwiegende Gesetz und bekräftigt seine Forderung: die Ministerin müsse schlicht und ergreifend abgesetzt werden.
„Sie muss gehen! Die Regierung muss ihr nur einen anderen Posten geben, denn das, was sie tun will, wird den Menschen in Mali nichts bringen, es kann destabilisieren, und wir sind schon in einer schlechten Lage“, wiederholt Mohamed, ein Mitglied der Bruderschaft. Die Worte des heiligen Mannes haben sich schnell im ganzen Land herumgesprochen. Die Ministerin zeigte sich von einer solchen Verbissenheit überrascht: „Was die Leute nicht verstehen, ist, dass ein Gesetzesvorentwurf nicht auf meiner Führungsebene gemacht wird. Ich habe dieses Dokument nicht einmal auf meinem Tisch liegen gehabt! Es sind die Organisationen der Zivilgesellschaft, die an diesem Text arbeiten. Ich kann mich nicht gegen sie stellen und sagen: Arbeitet nicht!“, verteidigt sich Bintou Founé Samaké. Die Ministerin – eine von vier Frauen in der 21-köpfigen Übergangsregierung – fügt hinzu, dass sie „großen Respekt vor dem religiösen Führer und ihm als alten Menschen“ habe.
45% der Frauen sind Opfer von körperlicher oder sexueller Gewalt
Innerhalb der Regierung will niemand die Verantwortung für ein Kräftemessen mit den religiösen Führern übernehmen. „Erinnern Sie sich an Präsident Amadou Toumani Touré“, sagt ein hochrangiger malischer Beamter, der anonym bleiben will. „Er stürzte unter anderem, weil er eine Frau zur Premierministerin ernannte [Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, 2011]. Er hatte auch die Verabschiedung des ersten Familiengesetzbuchs unterstützt [das auf eine Verbesserung der Rechte der Frauen und mehr Gleichheit zwischen den Geschlechtern abzielte], das bereits von der Nationalversammlung abgestimmt worden war. Daraufhin war der Chérif nach Bamako gereist und hatte gesagt, dass er nicht nach Nioro zurückkehren würde, solange der Text des Familiengesetzes nicht überarbeitet würde. Er setzte sich damit durch.“
Vor zehn Jahren brachte dieses Scheitern einer progressiven Reform des Familiengesetzes den überwältigenden Einfluss der muslimischen Autoritäten wieder in den Blick. In Mali, einer offiziell säkularen Republik, wird die religiöse Landschaft vom Islam dominiert, dem 90% der Bevölkerung angehören. Die Beziehungen zwischen Staat und Religion sind häufig miteinander verstrickt. Das Land verfügt über ein rechtliches Instrumentarium zur Förderung und zum Schutz der Rechte von Frauen und Mädchen, doch die Umsetzung ist nach wie vor unzureichend, da die Rechtsvorschriften häufig ungenügend bekannt sind. Es gibt keine Gesetze gegen häusliche Gewalt oder andere Formen von Gewalt gegen Frauen. Laut einer Umfrage des Nationalen Statistikinstituts von Mali aus dem Jahr 2018 waren 45% der Frauen zwischen 15 und 49 Jahren Opfer körperlicher oder sexueller Gewalt und 83% der Frauen in Mali wurden an ihren Genitalien verstümmelt. „In Mali haben wir diese Dualität: das positive Gesetz und dann die Bräuche, die von den Gemeinschaften praktiziert und unterstützt werden. Oft wird das [die Beschneidung] nicht als Diskriminierung angesehen, zum Beispiel, weil es so sehr in die Praxis eingeflossen ist, dass die Leute denken, das sei die Normalität“, erklärt Ministerin Bintou Founé Samaké.
„In Mali kann man das Wort «Gender» nicht mehr aussprechen“
Seit 2017 haben mehrere zivilgesellschaftliche Organisationen einen Gesetzentwurf gegen geschlechterbasierte Gewalt vorangetrieben. Bisher ohne Erfolg. Der 28-jährige Bangaly, der als Import-Export-Agent tätig ist, meint: „Ich denke, das ist etwas, das in Mali nicht durchgehen wird. Es würde ein riesiges Chaos verursachen. Mein Standpunkt ist, dass wir das aufgeben sollten. Jeder weiß z. B., dass es in Mali Homosexuelle gibt, aber zu legalisieren, dafür bin ich persönlich nicht.“
„In Mali kann man das Wort Gender nicht mehr aussprechen. Sobald man „Gender“ sagt, denken die Leute, dass Homosexuelle gemeint sind, was nicht falsch ist, aber sie sehen nur das. Die Feminizide, die sich häufen, die Mädchen, die während der Beschneidung sterben, die Komplikationen bei der Gesundheit der Mütter, alles Problematiken, die im Vorentwurf des Gesetzes behandelt werden, das interessiert sie nicht“, bedauert dieselbe hohe Beamtin. „Dieser Text ist kein eigentliches Gender-Gesetz, sondern ein Gesetz, das jede Form von geschlechtsbezogener Gewalt unter Strafe stellt. Es ist sehr wichtig, dies klarzustellen. Gewalt zu bestrafen, für die es in unseren Gesetzen noch kein Instrumentarium gibt, das ist das Ziel dieses Gesetzentwurfs und das ist schon mal nicht schlecht“, möchte Nadia Tall Biouélé, Vorsitzende der Stiftung Hera, klarstellen.

Warum fordert der Sheriff von Nioro nach der Aufgabe des Gesetzentwurfs weiterhin die Absetzung von Ministerin Samaké? „Sie hat als Vorsitzende der NGO Wildaf (Woman in Law and Development) lange an diesen Themen gearbeitet. Sie führt jetzt das fort, was sie als Aktivistin getan hat“, erklärt Moulaye Oumar Haidara, der zweite Sohn des Sheriffs von Nioro, der als Bindeglied zwischen dem Oberhaupt der Bruderschaft und dem politischen Milieu in Mali fungiert. Für ihn ist klar: „Wenn sie diesen Posten verlässt, wird es keine Gelegenheit mehr geben, diesen Gesetzesentwurf wieder auf den Tisch zu bringen.“
„Krieg um das Ego“
„Bouyé“ unterstützte die Putschisten unmittelbar nach dem Staatsstreich gegen Präsident Ibrahim Boubacar Keita am 18. August 2020. Das erinnert Boubacar Haidara, assoziierter Forscher am Labor Les Afriques dans le monde und Autor einer Dissertation über den Islam und die Politik in Mali. Er wurde jedoch weder konsultiert noch in die Einsetzung der Regierung und des Nationalen Übergangsrates einbezogen. Hat diese Autonomie der Junta an der Macht gegenüber dem religiösen Führer den Chérif de Nioro verärgert? Er, dem der Wahlsieg von „IBK“ im Jahr 2013 zugeschrieben wird (er hatte ihn offen unterstützt), wurde oft als Königsmacher der malischen Politik betrachtet. „Hinter der Forderung nach dem Rücktritt der Ministerin muss man auch eine Machtdemonstration sehen“, meint der Universitätsprofessor. Der Chérif will zeigen, dass er da ist, während Mahmoud Dicko, eine andere wichtige religiöse Eminenz, es geschafft hat, seine Vertrauten in der Regierung und im Nationalen Übergangsrat zu platzieren. Dicko erscheint als der starke Mann im Land, und das gefällt dem Chérif nicht. Wir befinden uns in einem Krieg des Egos“.
Bintou Founé Samaké versichert, dass sie die Unterstützung der Regierung hat und nicht vorhat, das Ministerium abzugeben. Allerdings schließt sie die Möglichkeit einer Reise nach Nioro du Sahel nicht aus. Wird ein Besuch beim Chérif ausreichen, um die Situation zu entschärfen?
© 2021 liberation.fr

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