Boubacar Traoré dit Kar Kar: THE BLUESMAN FROM MALI

Foto (c) Label Lusafrica: Boubacar Traoré, légende de la musique malienne – Boubacar Traoré genannt Kar Kar, Legende der malischen Musik

1. Biografie
Boubacar Traoré trägt alle Schönheiten des afrikanischen Blues in sich. Unter den Schätzen der Mandingue-Musik besitzt dieser Diamant den schwarzen Glanz einer außergewöhnlichen Reinheit. Keine andere Stimme als die von „Kar Kar“ – der, der dribbeln kann, ein Spitzname seiner Freunde, die wie er Fußballfans sind – vermischt mit einer so bewegenden Authentizität die Schlammlöcher des Flusses Niger mit denen des Mississippi. Sein autodidaktisches, einzigartiges und unnachahmliches Gitarrenspiel verdankt viel der Kora, von der er sich inspirieren ließ.
2. Das Album SA GOLO (erschienen 1996)
3. Ben De Kadi – Es gibt nichts Besseres als den Frieden
Stück aus dem Album DOUNIA TABOLO (2017)
4. Der Film „Je Chanterai Pour Toi“
2001 drehte der französische Filmregisseur Jacques Sarasin den Dokumentarfilm „Je Chanterai Pour Toi“ über Boubacar Traorés Leben. (in voller Länge)

DEUTSCH WEITER (#1 IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM ERSTEN VIDEO

1. Biographie
Boubacar Traoré porte en lui toutes les beautés du blues africain. Parmi les trésors de la musique mandingue, ce diamant possède l’éclat noir d’une exceptionnelle pureté. Aucune autre voix que celle de „Kar Kar“ – celui qui sait dribbler, surnom donné par ses amis, amateurs comme lui de football – ne mêle avec une authenticité aussi émouvante les limons du fleuve Niger à ceux du Mississipi. Son jeu de guitare autodidacte, unique, inimitable, doit beaucoup à la kora dont il s’est inspiré. Mais on y trouve des couleurs et un phrasé qui rappellent ceux des grands bluesmen noirs américains du Sud profond : Blind Willie McTell, Robert Johnson, Muddy Waters…
A 20 ans, dans les années 60 marquées par l’euphorie des Indépendances, Boubacar Traoré était le Chuck Berry, l’Elvis Presley malien. Le premier, bien avant son cadet Ali Farka Touré, à jouer une musique d’inspiration mandingue avec une guitare électrique. A cette époque, les maliens se réveillaient au son de la voix mélancolique et de la guitare saturée de Boubacar. Des tubes comme „Mali Twist“ (« Enfants du Mali indépendant prenons-nous en charge / Que tous les jeunes reviennent au  pays / Ensemble édifions la patrie »), et  „Kayeba“ ont fait danser une génération qui découvrait la liberté. Passé la fête et l’illusion lyrique, le 19 novembre 1968 un vent aigre s’abat sur le Mali; le régime socialiste de Modibo Keita est balayé par un coup d’Etat militaire. Kar Kar et ses chansons disparaissent des ondes. Revenu sans un sou dans sa ville natale, Kayes en pays Kassonké au nord-ouest de Bamako près de la frontière avec le Sénégal, Boubacar devient travailleur agricole, ouvre une boutique avec son frère aîné – celui qui lui a fait découvrir et offert sa première guitare – travaille pour nourrir sa famille.
Il est redécouvert en 1987 par des journalistes de la télévision nationale de passage à Kayes. « Kar, il faut venir à Bamako. Depuis que la télévision existe, on ne t’a jamais vu. Il faut que tout le monde sache que tu n’es pas mort, que tu vis »… C’est comme une deuxième naissance de l’artiste : « Les gens étaient étonnés de me voir. Pour la plupart, ils ne m’avaient entendu qu’à la radio », déclare-t-il alors. Mais le destin vient briser la renaissance de Kar Kar à la musique. Pierrette, la belle métisse, sa femme, sa muse, son amour meurt en mettant au monde leur dernier enfant. Désespéré, anéanti, Kar Kar redevient une ombre. C’est à ce moment qu’il décide de chercher du travail à Paris où il rejoint les nombreux travailleurs émigrés maliens dont il partage la dure vie. « J’ai fait deux ans de travail dans le bâtiment ». Il ne livrera rien d’autre sur cette expérience, mais dit tout autour d’une chanson : « Tu peux être un roi chez toi, mais dès que tu es un émigré tu es n’importe qui ». De Barbès et du foyer de Montreuil, où il se produit un peu, il garde pour mémoire cette casquette plate qui couronne désormais sa haute silhouette.
C’est à ce moment qu’un producteur anglais le retrouve et lui fait enregistrer son premier album „Mariama“ en 1990. Déchirante, dépouillée, mélancolique, la musique de Kar Kar n’est plus celle du jeune homme des années 60. Elle s’est épurée et est devenue l’expression d’un homme mûr qui y exprime ses douleurs et ses joies, toujours avec cette voix au timbre si particulier, nimbée de nostalgie et de poésie. Après ce disque, tout s’emballe. Boubacar Traoré enregistre 6 albums „Sécheresse“ (1992),  „Les enfants de Pierrette“ (1995), „Sa Golo“ (1996), „Maciré“ (1999), „Je chanterai pour toi“ (2002), musique du film éponyme de Jacques Sarasin et „Kongo Magni“ (2005). Kar Kar rattrape le temps perdu et conquiert les scènes d’Europe puis des Etats-Unis et du Canada…
Lorsque Lusafrica rachète en 2010 le label Marabi, c’est naturellement que José da Silva propose à Boubacar de rejoindre le catalogue de Cesaria Evora et de Bonga. Publié en 2011, „Mali Denhou“ – „Les enfants du Mali“ est le premier album du Malien depuis 2005. Réalisé en juin 2010 au Studio Moffou à Bamako, son casting musical est celui avec lequel Kar Kar se produit dans le monde depuis plusieurs années. C’est avec son vieux complice Madieye Niang à la calebasse et Vincent Bucher à l’harmonica que les premières prises se sont déroulées, dans les conditions du live.
L’album suivant, “Mbalimaou” – „Les frères“ (2015) est enregistré au studio Bogolan de Bamako.  Comme à chaque nouvel enregistrement, il a choisi d’intégrer de nouvelles couleurs à ses compositions, sans renier ce qui fait son style. Accompagné par des percussions discrètes – le jeune Babah Koné précis et régulier à la calebasse, Yacouba Sissoko au karignan, shaker et petites percussions traditionnelles, Vincent Bucher à l’harmonica et par Fabrice Thompson  batteur et percussionniste de la Guyane qui enrobe d’épices et de rythmes inédits des titres comme “Hona”, “Mbalimaou”, “Kolo Tigi”, “Saya Temokoto” et “Africa”. Boubacar laisse glisser sa guitare et pose sa voix inimitable en toute simplicité sur ses nouvelles chansons composées entre ses travaux des champs et ses tournées internationales. Ballaké Sissoko, avec lequel il a déjà collaboré, a contribué à la production artistique de l’album et s’est fondu dans la musique de son aîné avec aisance et facilité. Sa générosité, son ouverture d’esprit, son écoute ont contribué à installer une ambiance décontractée et sereine lors de cette session. Son jeu de kora subtil et élégant se marie avec celui, fluide et minimaliste du guitariste.
C’est aux Etats-Unis, précisément à Lafayette en Louisiane, que Boubacar Traoré a souhaité enregistrer son troisième album pour le label Lusafrica. L’idée du guitariste était d’explorer de nouvelles pistes, de changer les couleurs de ses chansons (des anciennes comme “Dounia Tabolo” ou “Kanou”, ou des nouvelles, “Ben de Kadi” ou “Mousso”) tout en gardant leur cachet original. C’est donc avec des musiciens du Sud des Etats-Unis croisés lors de ses tournées, Cedric Watson au violon et au washboard et Corey Harris à la guitare, qu’il entreprend l’enregistrement de “Dounia Tabolo” fin 2016. Et lorsqu’il leur a fait part de son désir d’ajouter un violoncelle et une voix féminine sur l’album, c’est Cedric Watson qui lui a suggéré Leyla McCalla. Cet enregistrement est un nouveau jalon dans le parcours d’un artiste rare et secret. Entre blues et folk, musiques cajun et zydeco, ses nouveaux compagnons de route apportent une touche de folie et de swing pour Cedric Watson, la profondeur du blues pour Corey Harris et une élégance discrète pour Leyla McCalla. Plus que jamais, Boubacar Traoré s’affirme comme le lien vivant et vif qui relie encore et toujours Mali et Mississippi.
Au Mali Boubacar Traoré est respecté et reconnu, surtout par les jeunes qui redécouvrent l’un des pères fondateurs de la musique moderne mandingue, dont il est un des grands ambassadeurs. Quand il rentre de ses tournées internationales, Kar Kar rejoint la concession qu’il a achetée sur une colline de Bamako où il élève des moutons et cultive un potager dont il est très fier. « Au Mali tout le monde est agriculteur, c’est le plus sûr moyen pour vivre ».
© 2017 boubacartraore.com

2. L’album Sa golo (sorti en 1996)

↓TRACKLIST↓ 1. Sa golo : 00:00 2. Mouso teke soma ye : 04:33 3. Yafa ma : 10:51 4. Dounia : 16:09 5. Le jour du trente et un : 22:45 6. Ntaara diagnamogo fe : 27:45 7. Ala ta deye tignaye : 33:59 8. Je chanterai pour toi : 39:16 9. Soundiata : 45:17
© 1996/2020 Label Bleu

Traduction en français
Ainsi va le mond
e
Certains partent, d’autres arrivent, dans ce monde
Certains meurent, certains naissent, dans ce monde
Ainsi va le monde, ainsi va la vie,
Certains meurent, certains naissent, dans ce monde
Certains arrivent, d’autres partent, dans ce monde (bis)
Il n’y a rien de plus vrai que la mort dans ce monde
Il n’y a rien de plus vrai que la vie dans ce monde
Certains partent, d’autres arrivent, dans ce monde (bis)
Ma Pierrette a quitté ce monde
Ma Pierette est venue dans ce monde
Ma Pierrette a quitté ce monde
Ma Pierette est venue dans ce monde
Il n’y a rien de plus vrai que la mort dans ce monde
Il n’y a rien de plus que la vie dans ce monde
Il n’y a rien de plus vrai que la mort dans ce monde
Il n’y a rien de plus que la vie dans ce monde
Certains partent, d’autres arrivent, dans ce monde
Ma Pierrette a quitté ce monde
Ma Pierrette est venue dans ce monde
Ma Pierrette a quitté ce monde
Ma Pierrette est venue dans ce monde
Il n’y a rien de plus vrai que la mort dans ce monde
Il n’y a rien de plus que la vie dans ce monde
Certains partent, d’autres arrivent, dans ce monde

Dounia Tabolo
Lyrics & music: Boubacar Traoré
Published by Africa Nostra / © 2005 Africa Nostra (Marabi catalogue)
Do béta do béna la douniaro dé
Do bé sa do bé banké douniaro dé
Dja Dounia é tendé
Dja Dounia é tendé
Do bé sa do bé banké douniaro dé
Do béna do béta la douniaro dé (bis)
Dja Saya yé tignayé douniaro dé
Dja Bankédou yé tignayé douniaro dé
Dja Saya yé tignayé douniaro dé
Dja Bankédou yé tignayé douniaro dé
Do béta do béna la douniaro dé (bis)
Né ka Pierrette taraida douniaro dé
Né ka Pierrette nana douniaro dé
Né ka Pierrette taraida douniaro dé
Né ka Pierrette nana douniaro dé
Dja Saya yé tignayé douniaro dé
Dja Bankédou yé tignayé douniaro dé
Dja Saya yé tignayé douniaro dé
Dja Bankédou yé tignayé douniaro dé

1. Biografie
Boubacar Traoré trägt alle Schönheiten des afrikanischen Blues in sich. Unter den Schätzen der Mandingue-Musik besitzt dieser Diamant den schwarzen Glanz einer außergewöhnlichen Reinheit. Keine andere Stimme als die von „Kar Kar“ – der, der dribbeln kann, ein Spitzname seiner Freunde, die wie er Fußballfans sind – vermischt mit einer so bewegenden Authentizität die Schlammlöcher des Flusses Niger mit denen des Mississippi. Sein autodidaktisches, einzigartiges und unnachahmliches Gitarrenspiel verdankt viel der Kora, von der er sich inspirieren ließ. Aber man findet darin auch Farben und eine Phrasierung, die an die der großen schwarzen amerikanischen Bluesmusiker aus dem tiefen Süden erinnern: Blind Willie McTell, Robert Johnson, Muddy Waters…
Mit 20 Jahren, in den von der Euphorie der Unabhängigkeit geprägten 60er Jahren, war Boubacar Traoré der Chuck Berry, der Elvis Presley von Mali. Er war der erste, der, lange vor einem jüngeren Ali Farka Touré, eine von den Mandingue inspirierte Musik mit einer elektrischen Gitarre spielte. Damals wachten die Malier zum Klang von Boubacars melancholischer Stimme und seiner satten Gitarre auf. Hits wie „Mali Twist“ („Kinder des unabhängigen Mali, nehmen wir es selbst in die Hand / Alle jungen Leute sollen nach Hause kommen / Gemeinsam bauen wir das Vaterland auf“) und „Kayeba“ brachten eine Generation zum Tanzen, die die Freiheit entdeckte. Nach der Party und der lyrischen Illusion kam am 19. November 1968 ein rauer Wind über Mali, als das sozialistische Regime von Modibo Keita durch einen Militärputsch hinweggefegt wurde. Kar Kar und seine Lieder verschwanden aus dem Radio. Boubacar kehrte mittellos in seine Heimatstadt Kayes im Kassonké-Land nordwestlich von Bamako nahe der Grenze zum Senegal zurück, wurde Landarbeiter, eröffnete mit seinem älteren Bruder – der ihn seine erste Gitarre entdecken ließ und ihm diese schenkte – einen Laden und arbeitete, um seine Familie zu ernähren.
1987 wird er von Journalisten des nationalen Fernsehens, die durch Kayes reisen, wiederentdeckt. „Kar, du musst nach Bamako kommen. Seit es das Fernsehen gibt, hat man dich noch nie gesehen. Jeder muss wissen, dass du nicht tot bist, dass du lebst“… Es ist wie eine zweite Geburt des Künstlers: „Die Leute waren erstaunt, mich zu sehen. Die meisten von ihnen hatten mich nur im Radio gehört“, sagt er. Doch das Schicksal zerbricht Kar Kars musikalische Rückkehr. Pierrette, die schöne Mestizin, seine Frau, seine Muse, seine Liebe, stirbt bei der Geburt ihres letzten Kindes. Verzweifelt und am Boden zerstört, wird Kar Kar wieder zu einem Schatten. Zu diesem Zeitpunkt beschließt er, in Paris Arbeit zu suchen, wo er sich den zahlreichen malischen Gastarbeitern anschließt, deren hartes Leben er teilt. „Ich habe zwei Jahre lang auf dem Bau gearbeitet“. Er gibt nichts weiter über diese Erfahrung preis, sagt aber alles um ein Lied herum: „Du kannst zu Hause ein König sein, aber sobald du ein Emigrant bist, bist du irgendwer“. Von Barbès und dem Foyer in Montreuil, wo er eine Weile auftrat, behält er zur Erinnerung die flache Mütze, die seitdem seine hohe Gestalt krönt.
Zu diesem Zeitpunkt spürt ihn ein englischer Produzent auf und lässt ihn 1990 sein erstes Album „Mariama“ aufnehmen. Die Musik von Kar Kar ist nicht mehr die des jungen Mannes aus den 60er Jahren, sie ist herzzerreißend, schlicht und melancholisch. Sie hat sich geläutert und ist zum Ausdruck eines reifen Mannes geworden, der darin seinen Schmerz und seine Freude ausdrückt, immer mit dieser Stimme mit dem ganz besonderen Timbre, die von Nostalgie und Poesie umhüllt ist. Nach dieser Platte geht es Schlag auf Schlag. Boubacar Traoré nimmt 6 Alben auf: „Sécheresse“ (1992), „Les enfants de Pierrette“ (1995), „Sa Golo“ (1996), „Maciré“ (1999), „Je chanterai pour toi“ (2002), Filmmusik zum gleichnamigen Film von Jacques Sarasin, und „Kongo Magni“ (2005). Kar Kar holt die verlorene Zeit nach und erobert die Bühnen Europas und später auch der USA und Kanadas…
Als Lusafrica 2010 das Label Marabi übernimmt, ist es nur natürlich, dass José da Silva Boubacar vorschlägt, sich dem Katalog von Cesaria Evora und Bonga anzuschließen. Das 2011 veröffentlichte Album „Mali Denhou“ – „Die Kinder Malis“ ist das erste Album des Maliers seit 2005. Es wurde im Juni 2010 im Studio Moffou in Bamako produziert und ist musikalisch so besetzt, wie Kar Kar seit mehreren Jahren in der Welt auftritt. Mit seinem alten Gefährten Madieye Niang an der Kalebasse und Vincent Bucher an der Mundharmonika wurden die ersten Aufnahmen unter Live-Bedingungen gemacht.
Das folgende Album „Mbalimaou“ – „Die Brüder“ (2015) nimmt er im Bogolan-Studio in Bamako auf. Wie bei jeder neuen Aufnahme entschied er sich dafür, neue Farben in seine Kompositionen zu integrieren, ohne das zu verleugnen, was seinen Stil ausmacht. Begleitet wird er von dezenten Schlaginstrumenten – der junge Babah Koné präzise und regelmäßig auf der Kalebasse, Yacouba Sissoko auf dem Karignan, Shaker und kleinen traditionellen Perkussionsinstrumenten, Vincent Bucher auf der Mundharmonika und von Fabrice Thompson, Schlagzeuger aus Guyana, der Titel wie „Hona“, „Mbalimaou“, „Kolo Tigi“, „Saya Temokoto“ und „Africa“ mit neuen Klängen und unverbrauchten Rhythmen ausstattet. Boubacar lässt seine Gitarre leicht dahingleiten und legt seine unnachahmliche Stimme in aller Einfachheit über seine neuen Lieder, die er zwischen seiner Feldarbeit und seinen internationalen Tourneen komponiert hat. Ballaké Sissoko, mit dem er bereits zusammengearbeitet hat, hat zur künstlerischen Produktion des Albums beigetragen und hat sich mit Leichtigkeit und Mühelosigkeit in die Musik des Älteren eingefügt. Seine Generosität, seine Offenheit und sein Zuhören trugen dazu bei, dass bei dieser Session eine entspannte und heitere Atmosphäre entstand. Sein subtiles und elegantes Koraspiel harmonierte mit dem fließenden und minimalistischen Spiel des Gitarristen.
Boubacar Traoré wollte sein drittes Album für das Lusafrica-Label in den USA, genauer gesagt in Lafayette, Louisiana, aufnehmen. Die Idee des Gitarristen war es, neue Wege zu gehen, die Farben seiner Lieder (alte wie „Dounia Tabolo“ oder „Kanou“ oder neue wie „Ben de Kadi“ oder „Mousso“) zu verändern und dabei ihren ursprünglichen Charme beizubehalten. Mit Musikern aus dem Süden der USA, denen er auf seinen Tourneen begegnet war, Cedric Watson an der Geige und dem Washboard und Corey Harris an der Gitarre, begann er daher Ende 2016 mit den Aufnahmen zu „Dounia Tabolo“. Und als er ihnen von seinem Wunsch berichtete, dem Album ein Cello und eine weibliche Stimme hinzuzufügen, war es Cedric Watson, der ihm Leyla McCalla vorschlug. Diese Aufnahme ist ein weiterer Meilenstein auf dem Weg eines seltenen und geheimnisvollen Künstlers. Zwischen Blues und Folk, Cajun- und Zydeco-Musik bringen seine neuen Weggefährten einen Hauch von Verrücktheit und Swing mit, wenn es um Cedric Watson geht, die Tiefe des Blues bei Corey Harris und eine diskrete Eleganz bei Leyla McCalla. Mehr denn je behauptet sich Boubacar Traoré als lebendiges und lebhaftes Bindeglied, das Mali und den Mississippi immer noch und immer wieder miteinander verbindet.
In Mali wird Boubacar Traoré respektiert und anerkannt, vor allem von den jungen Leuten, die einen der Gründerväter der modernen Mandingue-Musik wiederentdecken, für die er einer der großen Botschafter ist. Wenn er von seinen internationalen Tourneen zurückkehrt, geht Kar Kar zu dem Grundstück, das er auf einem Hügel Bamakos gekauft hat, wo er Schafe züchtet und Gemüse anbaut, worauf er sehr stolz ist. „In Mali ist jeder Landwirt, das ist der sicherste Weg, um zu überleben“.
© 2017 boubacartraore.com

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Traduction en français
Rien Ne Vaut La Paix

L’union fait la force
L’union fait la force
Comment nous arrivons ici? Où nous allons?
Il n’y a pas d’unité.
Eh bien, que vas-tu faire? Que vas-tu faire?
Tant longtemps, il y a si longtemps
Origine ancienne
L’homme se connaît
Viens ce qui peut
Dis-moi, dis-moi ce qui a mal tourné
Pour nous guider aujourd’hui?
Qu’est-ce qui a mal tourné?
Ne creusez pas une fosse, creuses-en toujours deux
Lorsque tu creuses une fosse pour ton frère
La même chose t’attend
Oh mes frères, les artistes
Faisons la Paix, vraiment, la Paix est ce qu’il y a de mieux
Oh Artistes du monde entier
Faisons la Paix, la Paix est ce qu’il ya de mieux
Oh mes frères, les artistes
Rien ne vaut la Paix, rien au monde ne vaut la Paix
Rien ne vaut la Paix….
Ensuite, lorsque tu creuses une fosse
creuses-en toujours deux
Creuses un trou pour ton frère
La même chose t’attend
T’attend
Dis l’unité est la force
Unis nous restons debout divisés nous tombons
Un pour tous et tous pour un
Rien au monde ne vaut la Paix
Artistes, rien au monde ne vaut la Paix
Rien au monde ne vaut la paix…..

3. Ben De Kadi
Lyrics & music: Boubacar Traoré
Published by Africa Nostra / © 2017 Africa Nostra
Unity is strength
Unity is strength
How we get here? Where we going to?
Ain’t got no unity.
Well what you gonna do? What you gonna do?
So long, so long ago
Ancient descent
Man know thyself
Come what may
Tell me, tell me what went wrong
To lead us today?
What went wrong?
Don’t dig one pit, always dig two
When you dig a pit for your brother
The same is waiting for you
Oh Balimaw yo, Donkilidalaw yo
An ka ben, dia ben dé kadiyé
Oh Djen donkilidalaw yo
Ankaben, ben kadi dé
Hé N’Balimaw yo, Hé Donkilidalaw yo
Ben dé niogonté, Ben té niogonté duniyaoro dé
Ben té niogonté duniyaoro dé
Then when you dig a pit
Always dig two
Dig a hole for your brother
Same is waiting for you
Waiting for you
Say unity is strength
United we stand, divided we fall
All for one and one for all
Ben dé niogonté duniyaoro dé
Oh donkilidalaw yo, Ben dé niogonté duniyaoro dé
Ben dé niogonté, Ben dé niogonté duniyaoro dé
Ben dé niogonté, Ben dé niogonté…


From album „Dounia Tabolo“ originally released on 17 November 2017.

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4. Le film Je chanterai pour toi
Documentaire de Jacques Sarasin sorti en 2001 dont Boubacar Traoré était le sujet


Complete movie (1:16) en français

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