DIE MENSCHEN VON MAREBOUGOU IM ZENTRUM PROTESTIEREN GEGEN DIE UNTÄTIGKEIT DES STAATES UND DIE UNFÄHIGKEIT DER ARMEE – La population de Marebougou dans le cercle de Djenné conteste l’inaction de l’Etat et l’incapacité de l’armée

1. Marebougou im Zentrum Malis: Wie sich die Bevölkerung gegen die Belagerung von Dörfern durch Dschihadisten wehrt
Sahel-Blog – 26.11.2021
Marebougou liegt im Zentrum Malis – südlich von Mopti. Das Dorf wird seit Mitte Oktober von Kämpfern der dschihadistischen Gruppierung Katiba Macina belagert. Wer versucht, Marebougou zu verlassen, läuft Gefahr erschossen zu werden.
2. Djenné: Die Bevölkerung demonstriert angesichts der Situation in Marebougou.
Malijet – 16 November 2021
Am Sonntag, dem 14. November 2021, gingen mehrere Menschen auf die Straße.
3. Marébougou und Soye im Kreis Djenné: Die Armee führt Luftschläge durch.
Le Pays – 17.11.2021
Die Information wurde gestern Morgen von der malischen Armee bekannt gegeben. Sie führte einen gezielten Luftangriff in der Ortschaft Marébougou im Kreis Djenné durch.

DEUTSCH WEITER (#2, #3 IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM ERSTEN VIDEO.
MERCI à l’auteur de #1 pour avoir fourni la version française.

Tout en bas: une 2e vidéo de la manifestation (en bambara)

1. Marebougou au centre du Mali : comment la population se défend contre le siège des villages par les djihadistes
Sahel-Blog – 26.11.2021
Par Olaf Bernau
Marebougou se trouve au centre du Mali – au sud de Mopti. Le village est assiégé depuis la mi-octobre par des combattants du groupe djihadiste Katiba Macina. Quiconque tente de quitter Marebougou prend le risque d’être abattu. ImageCette constellation n’est pas nouvelle. A 200 kilomètres de là, les 3.000 habitants du village de Farabougou, au nord de la zone irriguée de l’Office du Niger, sont encerclés par les djihadistes depuis plus d’un an – interrompus seulement par une brève accalmie à l’occasion d’un accord de paix conclu oralement en mars 2021 (cf. l’article de la Deutsche Welle „A Farabougou, le risque d’un précédent pour le Mali“ du 15.04.2021 [ou bien: DAS ABKOMMEN VON NIONO: KANN MAN DARAN GLAUBEN – Accord dozos-jihadistes à Niono: On peut y croire? in MALI-INFORMATIONEN 15.04.2021] ainsi que l’entrée de blog „Pour endiguer les conflits violents locaux au Mali par des négociations de paix locales. Notes sur les analyses de Boubacar Ba“ du 11.11.2021 ).
Comme à Farabougou et dans d’autres localités, la population autour de Marebougou se montre indignée par l’incapacité des forces de sécurité maliennes à protéger efficacement les villageois. Le mécontentement est renforcé par le fait que l’armée ne cesse de faire des annonces de succès qui sont pourtant inexactes. Même les livraisons de nourriture par voie aérienne n’ont atteint que partiellement les personnes bloquées. En conséquence, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 14.11.2021 à proximité du village pour une manifestation de protestation – deux semaines à peine après que des femmes de l’Office du Niger ont manifesté pendant plusieurs jours à l’occasion d’un attentat sur une route importante (voir ma entrée de blog „Office du Niger (Mali) : Protestations de femmes après un attentat sur une route interurbaine (y compris des interviews)“ du 10.11.2021).
Les revendications des manifestants étaient remarquables : Elles ne se sont pas seulement engagées pour un renforcement de l’armée malienne, elles ont également exigé un rôle plus important de la mission de paix de l’ONU MINUSMA. Cela montre que le mécontentement souvent rapporté de la population vis-à-vis des troupes internationales est moins évident que ne le laissent penser les images de manifestations antifrançaises ou antieuropéennes en colère. Pour une compréhension plus précise, il vaut donc la peine de se référer aux résultats du „Mali-Mètre“ – une enquête que la Friedrich-Ebert-Stiftung a déjà menée douze fois depuis 2012 dans toutes les régions du Mali. Selon cette étude, 43 % de la population totale est insatisfaite de la MINUSMA et 38 % seulement en est satisfaite. Mais la raison de cette insatisfaction est plus importante : 76,7 % indiquent que la MINUSMA ne protège pas suffisamment la population civile, ce qui signifie à l’inverse qu’une meilleure protection (que la population estime que la MINUSMA pourrait tout à fait fournir) augmenterait également le niveau de satisfaction vis-à-vis de la MINUSMA. Les différences géographiques dans les réponses des personnes sont également intéressantes : Le mécontentement à l’égard de la MINUSMA est surtout important dans le sud et l’ouest du pays, c’est-à-dire là où il y a relativement peu de conflits armés et où les troupes de la MINUSMA ne sont pas stationnées. En revanche, c’est dans les régions les plus touchées par les conflits violents que les taux d’approbation de la MINUSMA sont les plus élevés – bien que la population locale soit celle qui souffre le plus du fait que la MINUSMA ne peut remplir sa mission de protection que de manière ponctuelle. Par exemple, dans la région de Tombouctou, 50 pour cent de la population s’exprime positivement sur la MINUSMA, alors que seulement 33 pour cent s’exprime négativement. A Gao, c’est encore plus clair : le taux d’approbation s’élève à 71 pour cent, alors que le taux de rejet atteint à peine 20 pour cent (les chiffres datent de mars 2021 – voir à ce sujet „MALI-METRE. Enquête d’opinion „Que pensent les Malien(ne)s ?„).
[VOIR AUSSI FES-ANALYSE MALI UND -UMFRAGE MALI-METRE – Analyse & Nouveau sondage de Mali-Mètre au sujet de la Transition dans MALI-INFORMATIONEN 25.03.2021]
Certes, les raisons du rejet et de l’approbation sont multiples et complexes (par exemple, la MINUSMA est aussi appréciée à Gao parce que la mission de l’ONU est un facteur économique important dans la région). Et pourtant, ces résultats montrent – à l’instar des taux d’approbation ou de rejet concernant la mission antiterroriste française BARKHANE – que les gens réclament surtout une protection militaire là où ils risquent réellement de subir des dommages en raison d’attaques terroristes, ce qui ressort également du fait que, malgré les lacunes évidentes, 93,3 % de la population se disent „satisfaits“ des forces armées maliennes – 64,2 % se disent même „très satisfaits“.
Le chercheur en sciences sociales Boubacar Ba adopte une perspective légèrement différente (voir mon billet de blog du 11.11.2021, déjà lié ci-dessus). Dans une brève analyse envoyée le 15.11.2021, il rapporte qu’une unité d’autodéfense composée de chasseurs locaux – appelés Dozo – a tenté de briser le siège autour de Marebougou les 17 et 18 octobre 2021. Mais l’opération a échoué, la katiba Macina a tué plus de 100 Dozo et en a blessé grièvement des dizaines d’autres. Deux jours plus tard, des chasseurs dozos se seraient présentés dans la ville voisine de Djenné pour rendre visite à certains des blessés à l’hôpital. Dans le même temps, ils auraient tué six membres de l’ethnie peulh, manifestement pour se venger des Dozo tués par la Katiba Macina. L’acte a suscité l’horreur partout, Ba ne laisse pas de doute à ce sujet : „La ville mythique de Djenné n’a jamais connu une telle situation engendrée par un antagonisme avec des règlements de compte inter communautaire.“ Il était d’autant plus exceptionnel, poursuit Ba, qu’un chef dozo local soit venu à Djenné le 13 novembre 2021 pour une mission de paix et qu’il ait lié cette mission à l’arrestation de deux chasseurs dozos qui auraient participé à l’attaque meurtrière de peulhs à Djenné le 20 octobre 2021. Ba en conclut qu’en fin de compte, ce sont en premier lieu les initiatives locales de paix et de réconciliation qui pourraient mettre fin aux violences dans le centre du Mali : Les affrontements se sont déroulés „dans un silence assoudissant et total des autorités locales et nationales ainsi que les forces de défense et de sécurité. […] La seule solution qui reste encore possible c’est la prise de responsabilité des conseils des familles dirigeantes et des leaders communautaires restés sur place. Eux seuls peuvent s’assumer pour sauver ce qui reste encore à sauver.“
© 2021 olafbernau.de

2. Djenné : La population manifeste face à la situation de Marebougou
Malijet –  16 Novembre 2021
Par S.Guindo
Le dimanche 14 novembre 2021, plusieurs personnes sont sorties pour dénoncer la situation que vit Marebougou. Les manifestants ont bloqué la RN6 au niveau du „Djenné carrefour“, qui est la voie principale pour exprimer leur mécontentement face au blocus sur le village de Marebougou qui perdure.

Image

Foto (c) malijet.com: Blocage de la RN 6 par des mortiers – Blockade der Nationalstraße zwischen Mopti und Djenné mit Mörsern

Estimant que les autorités n’en font pas assez pour secourir les villageois de Marebougou, qui vivent sous blocus des djihadistes depuis longtemps, le blocage a duré durant des heures. Les manifestants ont exigé des pourparlers d’une action de libération de Marebougou dans l’immédiat. Aux environs de 16H, les barrages ont été levés suite à des négociations.
© 2021 Malijet.com

3. Marébougou et Soye dans le cercle de Djenné : L’armée effectue des frappes aériennes
Le Pays – 17.11.2021
Par B. Guindo
L’information a été donnée hier, dans la matinée par l’armée malienne. Elle a effectué une frappe aérienne dans la localité de Marébougou, dans le cercle de Djenné.
« Suite à la présence et à la pression exercée par les GAT (groupes armés terroristes, ndlr) autour des localités de Marebougou et Soye, les FAMa ont conduit, hier 15 novembre 2021, plusieurs frappes aériennes sur plusieurs points de coordonnées autour de ces localités. L’objectif de ces frappes était de desserrer l’étau autour des dites localités et permettre la libre circulation des personnes et des biens ». C’est cette brute information qui a été publiée sur la page Facebook des Forces armées maliennes. Le bilan de cette opération, il n’était pas connu au moment où nous mettions cette information sous presse.
Il faut quand même rappeler qu’une intervention militaire aérienne était sollicitée par les populations de la localité depuis des semaines. Le village de Marébougou est sous embargo terroriste depuis bientôt deux mois. Les villageois manquent de tout, selon un leader d’association basé à Djenné mais qui se bat pour la libération de Marébougou. Les tentatives de libération de la localité par les chasseurs traditionnels ont été vaines. Elles ont causé des affrontements mortels.
Ces derniers temps, les populations des villages environnants ont rassemblé des vivres et des médicaments en termes de solidarité aux populations de Marébougou. Mais ces vivres n’ont pas pu être acheminés à destination à cause de la présence des djihadistes à l’entrée du village. Après les frappes aériennes le lundi, l’armée donné ces vivres aux populations de Marébougou. « L’armée a fait des frappes hier lundi. Ce n’est pas tout, elle a également acheminé les vivres que nous avons collecté dans le village de Marébougou. Cela soulagera la population. Nous saluons ces efforts et nous demandons aux gouvernants de continuer sur cette voie », nous a confié Mama Sampana (jeune marabout et membre du Conseil local de la jeunesse de Djenné, ndlr).
© 2021 Le Pays

Video (c) Olaf Bernau: Demo am 14.11.2021 gegen die Belagerung von Marebougou [dabei wird auch die Nationalhymne gesungen, Ed]

1. Marebougou im Zentrum Malis: Wie sich die Bevölkerung gegen die Belagerung von Dörfern durch Dschihadisten wehrt
Sahel-Blog – 26.11.2021
Von Olaf Bernau
Marebougou liegt im Zentrum Malis – südlich von Mopti. Das Dorf wird seit Mitte Oktober von Kämpfern der dschihadistischen Gruppierung Katiba Macina belagert. Wer versucht, Marebougou zu verlassen, läuft Gefahr erschossen zu werden. Diese Konstellation ist nicht neu. 200 Kilometer entfernt sind die 3.000 Bewohner:innen des Dorfes Farabougou im Norden des Bewässerungsgebietes Office du Niger seit über einem Jahr von Dschihadisten umzingelt – unterbrochen lediglich von einer kurzen Ruhepause anlässlich eines mündlich geschlossenen Friedensvertrages im März 2021 (vgl. den Beitrag der Deutschen Welle „A Farabougou, le risque d’un précédent pour le Mali“ vom 15.04.2021 [auf deutsch: DAS ABKOMMEN VON NIONO: KANN MAN DARAN GLAUBEN – Accord dozos-jihadistes à Niono: On peut y croire? in MALI-INFORMATIONEN 15.04.2021] sowie den Blogeintrag „Zur Eindämmung lokaler Gewaltkonflikte in Mali durch lokale Friedensverhandlungen. Hinweise zu den Analysen von Boubacar Ba“ vom 11.11.2021 ).
Ähnlich wie in Farabougou und an anderen Orten zeigt sich die Bevölkerung rund um Marebougou empört über die Unfähigkeit der malischen Sicherheitskräfte, die Dorfbevölkerung effektiv zu schützen. Forciert wird der Unmut durch den Umstand, dass die Armee immer wieder Erfolgsmeldungen verlauten lässt, die aber unzutreffend sind. Selbst Lebensmittellieferungen aus der Luft haben die eingeschlossenen Menschen nur teilweise erreicht.
Folgerichtig haben sich am 14.11.2021 in der Nähe des Dorfes mehrere hundert Menschen zu einer Protestkundgebung zusammengefunden – gerade mal 2 Wochen, nachdem Frauen im Office du Niger anlässlich eines Anschlags auf eine wichtige Straße mehrere Tage demonstriert haben (vgl. meinen Blogeintrag „Office du Niger (Mali): Frauen-Proteste nach Anschlag auf Überlandstraße (inklusive Interviews)“ vom 10.11.2021).

Bemerkenswert waren die Forderungen der Demonstrant:innen: Sie setzten sich nicht nur für eine Stärkung der malischen Armee ein, sie forderten auch eine stärkere Rolle der UN-Friedensmission MINUSMA. Dies zeigt, dass die häufig berichtete Unzufriedenheit der Bevölkerung mit den internationalen Truppen weniger eindeutig ist, als es Bilder von wütenden antifranzösischen oder antieuropäischen Demonstrationen Glauben machen. Für ein genaueres Verständnis lohnt es daher, auf die Ergebnisse des „Mali-Metre“ zurückzugreifen – einer Untersuchung, die die Friedrich-Ebert-Stiftung seit 2012 bereits zwölfmal in sämtlichen Regionen Malis durchgeführt hat. Danach zeigen sich 43 Prozent der Gesamtbevölkerung unzufrieden mit MINUSMA, und gerade mal 38 Prozent zufrieden. Doch wichtiger ist der Grund für diese Unzufriedenheit: 76,7 Prozent geben an, dass MINUSMA die Zivilbevölkerung nicht hinreichend schützen würde, was umgekehrt bedeutet, dass besserer Schutz (den MINUSMA nach Auffassung der Bevölkerung durchaus leisten könnte) auch das Niveau der Zufriedenheit mit MINUSMA erhöhen würde. Ebenfalls interessant sind die geographisch bedingten Unterschiede in den Antworten der Menschen: Die Unzufriedenheit mit MINUSMA ist vor allem im Süden und Westen des Landes groß, also dort, wo es vergleichsweise wenig bewaffnete Konflikte gibt und wo keine MINUSMA-Truppen stationiert sind. Demgegenüber sind in den am stärksten von den gewalttätigen Konflikten betroffenen Regionen die Zustimmungsraten zu MINUSMA am höchsten – obwohl die dortige Bevölkerung am stärksten unter dem Umstand leidet, dass MINUSMA allenfalls punktuell seinen Schutzauftrag erfüllen kann. Beispielsweise äußern sich in der Region Timbuktu 50 Prozent der Bevölkerung positiv über MINUSMA, aber nur 33 Prozent negativ. Noch eindeutiger in Gao: Dort beträgt die Zustimmung 71 Prozent, die Ablehnung hingegen gerade mal 20 Prozent (die Zahlen stammen von März 2021 – vgl. hierzu „MALI-METRE. Enquête d’opinion «Que pensent les Malien(ne)s ?»).
[Siehe auch FES-ANALYSE MALI UND -UMFRAGE MALI-METRE – Analyse & Nouveau sondage de Mali-Mètre au sujet de la Transition in MALI-INFORMATIONEN 25.03.2021]
Gewiss, die Gründe für Ablehnung und Zustimmung sind vielfältig und komplex (beispielsweise ist MINUSMA in Gao auch deshalb beliebt, weil die UN-Mission ein wichtiger Wirtschaftsfaktor in der Region ist). Und doch zeigen diese Ergebnisse – ähnlich wie die Zustimmungs- bzw. Ablehnungsraten bezüglich der französischen Anti-Terrormission BARKHANE –, dass die Menschen vor allem dort militärischen Schutz einfordern, wo sie tatsächlich Gefahr laufen, durch terroristische Angriffe zu Schaden zu kommen, was auch daran deutlich wird, dass sich trotz der offensichtlichen Mängel 93,3 Prozent der Bevölkerung „zufrieden“ mit den malischen Streitkräften zeigen – 64,2 Prozent sogar „sehr zufrieden“.

Eine etwas andere Perspektive nimmt der Sozialwissenschaftler Boubacar Ba ein (vgl. meinen weiter oben bereits verlinkten Blogeintrag vom 11.11.2021). In einer am 15.11.2021 verschickten Kurzanalyse berichtet er, dass eine aus lokalen Jägern – sogenannten Dozo – zusammengesetzte Selbstverteidigungseinheit am 17./18.10.2021 versucht habe, den Belagerungsring um Marebougou zu durchbrechen. Doch die Aktion misslang, die Katiba Macina tötete über 100 Dozo und verletzte Dutzende schwer. Zwei Tage später seien Dozo-Jäger in der nahegelegenen Stadt Djenné aufgetaucht, um einige der Verletzten im Krankenhaus zu besuchen. Gleichzeitig hätten sie sechs Angehörige der Volksgruppe der Fulbe getötet (besser bekannt unter ihrem französischen Namen „Peulh“) – offenkundig aus Rache für die von der Katiba Macina getöteten Dozo.
Die Tat löste allenthalben Entsetzen aus, daran lässt auch Ba keinen Zweifel: „Die legendäre Stadt Djenné hat noch nie eine solche von interkommunitärer Vergeltung [zwischen verschiedenen Volksgruppen – O.B.] befeuerte Konfrontation erlebt.“ Umso außergewöhnlicher sei es gewesen, so Ba weiter, dass ein lokaler Chef der Dozo am 13.11.2021 zu einer Friedensmission nach Djenné gekommen sei und dies mit der Verhaftung von zwei Dozo-Jägerm verbunden habe, die am 20.10.2021 bei dem tödlichen Angriff auf Fulbe in Djenné beteiligt gewesen sein sollen. Ba schlussfolgert daraus, dass es am Ende in erster Linie die lokalen Friedens- und Versöhnungsinitiativen seien, die das Gewaltgeschehen im Zentrum Malis beenden könnten: Die Zusammenstöße erfolgten „in einem umfassenden und betäubenden Schweigen der lokalen und nationalen Behörden sowie der Verteidigungs- und Sicherheitskräfte. Die einzige noch mögliche Lösung ist die Übernahme von Verantwortung durch die Familienvorstände und die Führer der Volksgruppen, die vor Ort geblieben sind. Nur sie können die Verantwortung übernehmen, um zu retten, was noch zu retten ist.“
© 2021 olafbernau.de

2. Djenné: Die Bevölkerung demonstriert angesichts der Situation in Marebougou.
Malijet – 16 November 2021
Von S.Guindo
Am Sonntag, dem 14. November 2021, gingen mehrere Menschen auf die Straße, um die Situation, unter der Marebougou leidet, anzuprangern. Die Demonstranten blockierten die RN6 am „Djenné carrefour“, der Hauptverkehrsstraße, um ihre Unzufriedenheit mit der anhaltenden Blockade des Dorfes Marebougou auszudrücken.
Da sie der Meinung waren, dass die Behörden nicht genug tun, um den Dorfbewohnern von Marebougou zu helfen, die seit längerer Zeit unter der Einkesselung durch die Dschihadisten leben, dauerte die Straßenblockade stundenlang an. Die Demonstranten forderten Gespräche über eine Aktion zur sofortigen Befreiung von Marebougou. Gegen 16 Uhr wurden die Blockaden infolge von Verhandlungen aufgehoben.
© 2021 Malijet.com

3. Marébougou und Soye im Kreis Djenné: Die Armee führt Luftschläge durch.
Le Pays – 17.11.2021
Von B. Guindo
Die Information wurde gestern Morgen von der malischen Armee bekannt gegeben. Sie führte einen gezielten Luftangriff in der Ortschaft Marébougou im Kreis Djenné durch.
„Aufgrund der Präsenz und des Drucks, den die GAT (bewaffnete terroristische Gruppen, Ed.) um die Ortschaften Marebougou und Soye herum ausüben, haben die FAMa gestern, am 15. November 2021, mehrere Luftschläge … um diese Ortschaften herum durchgeführt. Ziel dieser Luftangriffe war es, den Würgegriff um die genannten Orte zu lockern und den freien Personen- und Güterverkehr zu ermöglichen“. Diese grobe Information wurde auf der Facebook-Seite der malischen Streitkräfte veröffentlicht. …
Es sei jedoch daran erinnert, dass die Menschen in dem Ort seit Wochen um eine militärische Intervention aus der Luft gebeten hatten. Das Dorf Marébougou steht seit fast zwei Monaten unter einem terroristischen Embargo. Den Dorfbewohnern fehle es an allem, so ein Führer einer Vereinigung, der in Djenné ansässig ist, aber für die Befreiung von Marébougou kämpft. Die Versuche der traditionellen Jäger, die Ortschaft zu befreien, waren vergeblich. Sie führten zu tödlichen Zusammenstößen.
In letzter Zeit sammelten die Menschen aus den umliegenden Dörfern Lebensmittel und Medikamente als Solidaritätsbekundung für die Bevölkerung von Marébougou. Diese Lebensmittel konnten jedoch nicht an ihren Bestimmungsort gebracht werden, da die Dschihadisten am Dorfeingang präsent waren. Nach den Luftangriffen am Montag gab die Armee die Lebensmittel an die Bevölkerung von Marébougou weiter. „Die Armee hat am gestrigen Montag Luftangriffe durchgeführt. Das ist nicht alles, sie hat auch die Lebensmittel, die wir gesammelt haben, in das Dorf Marébougou gebracht. Das wird die Menschen dort entlasten. Wir begrüßen diese Bemühungen und fordern die Regierenden auf, auf diesem Weg weiterzumachen“, sagte Mama Sampana (junger Marabut und Mitglied des lokalen Jugendrates von Djenné, Ed.).
© 2021 Le Pays

MAREBOUGOU SIGIDALA MOGOW KA NISONGOYA TAAMA
REGARDEZ la vidéo (2:25) de Voabambara  15.11.2021

La population du cercle de Djenné ont interrompu hier la circulation sur la route nationational N°6 au niveau de leur carrefour. Objectif, reclamer la libération du village de Marebougou assiégé depuis 4 mois . Toute la circulation était bloquée Dimanche Jusqua 15 h.

Bürger des Kreises Djenné unterbrachen gestern den Verkehr auf der Nationalstraße Nr. 6 in Höhe ihrer Kreuzung. Ziel war es, die Befreiung des Dorfes Marebougou zu fordern, das seit vier Monaten belagert wird. Der gesamte Verkehr war am Sonntag bis 15 Uhr blockiert.

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