WAS WIRD AUS DEN NATIONALEN KONFERENZEN DER ERNEUERUNG? – Les « Assises nationales de la refondation », que deviennent-elles?

4. Die ECOWAS verhängt individuelle Sanktionen gegen Mitglieder der Junta.
AFP/maliweb – 08.11.2021
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) verhängte am Sonntag in Accra individuelle Sanktionen gegen Mitglieder der regierenden Junta in Mali wegen der Verzögerung bei der Organisation der Wahlen, wie ein Verantwortlicher der ECOWAS mitteilte.
3. Mali’s Junta hält an der Idee einer „nationalen Zusammenkunft“ vor den Wahlen fest.
AFP – 24.10.2021 um 20:21 Uhr
Die Delegation des UN-Sicherheitsrats, die Mali besuchte, traf am Sonntag mit der Führung der regierenden Junta zusammen.
2. Mali: Ankunft einer UN-Delegation, die Druck auf die Junta ausüben soll.
AFP – 23. Oktober 2021 um 22:00 Uhr
Eine Delegation des Sicherheitsrats ist am Samstag in Bamako eingetroffen, um Mali zur Rückkehr zu einer Zivilregierung zu drängen.
1. MALI: Die Regierung organisiert eine „nationale Zusammenkunft“, bevor sie das Datum der Wahlen festlegt.
AFP – 08.10.2021
Die vom Militär dominierte Regierung Malis wird vom 25. Oktober bis zum 21. November „Assises nationales de la refondation“ (nationale Konferenzen der Erneuerung) organisieren, an deren Ende sie sich zu einer möglichen Verschiebung der Wahlen äußern will.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

Foto (c) jdm: Communiqué du gouvernement malien en réponse aux sanctions de la CEDEAO

4. Mali: la CEDEAO impose des sanctions individuelles aux membres de la junte
AFP/maliweb – 08.11.2021
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a imposé dimanche à Accra des sanctions individuelles contre les membres de la junte au pouvoir au Mali, en raison du retard dans l’organisation des élections, a annoncé un responsable de l’organisation régionale.

“Toutes les autorités de la transition sont concernées par des sanctions qui vont entrer en application immédiatement”, a dit à l’AFP le président de la Commission de la Cédéao, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, à l’issue d’un Sommet extraordinaire sur la situation au Mali et en Guinée, où des militaires ont également pris le pouvoir. Ces sanctions comprennent l’interdiction de voyager et le gel de leurs avoirs financiers, a-t-il détaillé, précisant qu’elles visaient aussi les membres de leurs familles Selon lui, “le Mali a officiellement écrit” au président en exercice de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, pour lui notifier ne pas pouvoir tenir les élections à la date prévue. “La Cédéao a décidé de sanctionner tous ceux et celles qui sont impliqués dans le retard” de l’organisation des élections prévues le 27 février 2022 au Mali, a expliqué M. Kassi Brou.
Lors d’un sommet le 16 septembre à Accra, l’organisation régionale avait exigé des militaires maliens le “respect strict du calendrier de la transition” vers le rétablissement d’un pouvoir civil. Après le putsch du 18 août 2020 à Bamako, la Cédéao avait suspendu le Mali de l’organisation et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec le pays. La Cédéao avait levé ces sanctions après avoir obtenu des militaires dirigés par le colonel Assimi Goïta la nomination d’un président et d’un Premier ministre de transition civils et leur engagement à rendre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois maximum. Mais depuis, le colonel Goïta a mené en mai dernier un nouveau coup de force en déposant le président de transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane et en se faisant investir président de la transition.
La Cédéao avait à nouveau suspendu le Mali, mais n’avait pas pris de nouvelles sanctions. (…)
© 2021 AFP

3. Mali: La junte maintient l’idée d’“assises nationales“ préalables aux élections
AFP – 24.10.2021 à 20h21
La délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en visite au Mali a rencontré dimanche les responsables de la junte au pouvoir, qui ont répété vouloir organiser des “assises nationales” avant de fixer la date des élections, a indiqué un responsables onusien.
Les autorités de transition maliennes affichent ouvertement leur volonté de reporter les élections présidentielle et législatives prévues le 27 février, dont la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) exige la tenue à la date fixée. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut également un respect des délais électoraux et un retour à un pouvoir civil, après les deux putschs d’août 2020 et de mai 2021, sur fond de violences jihadistes et communautaires. La délégation onusienne, arrivée samedi à Bamako, et codirigée par l’ambassadeur du Niger aux Nations unies, Abdou Abarry, et son homologue français Nicolas de Rivière, comprend notamment l’ambassadrice américaine, Linda Thomas-Greenfield. Ses membres ont rencontré dimanche le président de transition, le colonel Assimi Goïta, puis le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, après des entretiens dans la journée avec des représentants de la société civile et des groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger de 2015.
“Les autorités maliennes que nous avons rencontrées nous ont parlé des Assises nationales de la refondation comme une sorte de préalable aux élections. Le chronogramme indique que ces assises pourraient prendre fin vers décembre et c’est à l’issue de ce processus qu’un calendrier sera établi et soumis aux Maliens ainsi qu’à la communauté internationale”, a déclaré M. Abarry lors d’une conférence de presse.
La junte a annoncé samedi que ces “Assises nationales de la refondation” se tiendraient du 21 au 26 décembre. “Si on ne peut pas avoir d’objection pour les réformes, il ne faudrait pas retarder de façon prolongée la fin de la transition et la possibilité pour les Maliens et les Maliennes de choisir démocratiquement les personnes qui vont prendre en charge la destinée de leur pays”, a souligné M. Abarry.
Le colonel Goïta, “nous a exprimé que la transition n’est pas là pour perdurer et que les Maliens iront aux élections aussitôt que les conditions seront réunies”. Le Premier ministre Maïga a déclaré, lors de la rencontre avec la délégation de l’ONU devant la presse, que pour son gouvernement, “la sécurité occupe naturellement l’ordre des priorités le plus élevé”. “Comment battre campagne dans des contrées affectées par l’insécurité, assurer la pleine participation des citoyens sans le préalable de la sécurité. Les choix politiques et courageux et avisés sont en cours, qu’il s’agisse de l’autorité (de gestion des élections) ou des assises nationales de la refondation au terme desquelles les Maliens vont renouveler leur vision de l’Etat”, a-t-il poursuivi.
La délégation onusienne doit rendre compte de sa mission au Conseil de sécurité. Les ambassadeurs du Conseil de sécurité vont “dans la région soutenir les organisations régionales comme la Cédéao, insister sur le respect des délais électoraux et, si ce n’est pas possible, avoir au moins un calendrier réaliste”, avait expliqué à l’AFP un diplomate à l’ONU avant la visite. Après le Mali, la délégation du Conseil de sécurité s’est rendue dimanche au Niger voisin.
© 2021 AFP

2. Mali: arrivée d’une délégation de l’ONU, appelée à faire pression sur la junte
AFP – 23 octobre 2021 à 22:00
Une délégation du Conseil de sécurité est arrivée samedi à Bamako pour pousser le Mali à revenir à un pouvoir civil après deux putschs en neuf mois dans ce pays, théâtre de violences jihadistes et communautaires, a constaté un journaliste de l’AFP.
La délégation, accueillie par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, est co-dirigée par l’ambassadeur du Niger auprès des Nations Unies, Abdou Abarry, et son homologue français Nicolas de Rivière, et comprend notamment l’ambassadrice américaine à l’ONU Linda Thomas-Greenfield.
Elle doit rencontrer samedi et dimanche les autorités maliennes, des représentants de la société civile et des groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, selon le programme officiel.
La rencontre „était extrêmement importante dans la mesure où elle intervient à un moment où les tensions étaient palpables entre les différentes parties signataires de l’accord“ de paix, a dit, sans autres détails, le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel Wagué, cité samedi par l’agence officielle algérienne.
La visite du Conseil de sécurité au Mali a lieu au moment où les autorités de la transition affichent ouvertement leur volonté de reporter l’élection présidentielle prévue le 27 février – une date imposée par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – pour un retour à un pouvoir civil.
Le Conseil de sécurité de l’ONU veut un respect des délais électoraux, après les deux putschs d’août 2020 et de mai 2021.
(…)
© 2021 AFP

Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga lors d'un entretien avec l'AFP à New York le 26 septembre 2021

Foto (c) AFP/KENA BETANCUR: Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga lors d’un entretien avec l’AFP à New York le 26 septembre 2021

1. Mali: le gouvernement organise des „assises nationales“ avant de fixer la date des élections
AFP – 08.10.2021
Le gouvernement malien dominé par les militaires va organiser des „Assises nationales de la refondation“ du 25 octobre au 21 novembre, à l’issue desquelles il doit se prononcer sur un éventuel report des élections, a-t-on appris de source officielle.
La communauté internationale, en particulier le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et la France, ont exprimé leur inquiétude face à l’éventualité d’un retard dans la tenue des élections présidentielle et législatives et l’achèvement de la transition vers le rétablissement d’un pouvoir civil élu. Le Premier ministre malien de transition Choguel Kokalla Maïga a évoqué le 26 septembre un possible report de ces scrutins de quelques semaines, voire de quelques mois. La décision sera prise „à l’issue“ de ces assises nationales qui permettront de fournir „un agenda plus détaillé“, a-t-il déclaré à l’AFP en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. „L’essentiel pour nous c’est moins de tenir le 27 février que de tenir des élections qui ne seront pas contestées“, a-t-il expliqué. Ces assises commenceront au niveau local du 25 au 31 octobre, avant de s’étendre aux régions, au district de Bamako et à la diaspora du 1er au 7 novembre, selon un document du ministère malien de la Refondation consulté jeudi par l’AFP. Après une synthèse de ces rencontres décentralisées, les assises se tiendront au niveau national à Bamako du 15 au 21 novembre, selon le document. Les colonels qui ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta se sont engagés à organiser des élections pour rendre le pouvoir aux civils en février 2022. Le calendrier de transition annoncé en avril prévoit un référendum constitutionnel le 31 octobre, des élections régionales et locales le 26 décembre, puis le premier tour de la présidentielle et des législatives le 27 février 2022. La communauté internationale juge un rétablissement de l’ordre constitutionnel indispensable pour sortir de la profonde crise sécuritaire, sociale et économique dans laquelle s’enfonce depuis des années ce pays crucial pour la stabilité du Sahel.
© 2021 AFP

4. Die ECOWAS verhängt individuelle Sanktionen gegen Mitglieder der Junta.
AFP/maliweb – 08.11.2021
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) verhängte am Sonntag in Accra individuelle Sanktionen gegen Mitglieder der regierenden Junta in Mali wegen der Verzögerung bei der Organisation der Wahlen, wie ein Verantwortlicher der ECOWAS mitteilte.
„Alle Übergangsbehörden sind von Sanktionen betroffen, die sofort in Kraft treten werden“, sagte der Präsident der ECOWAS-Kommission, der Ivorer Jean-Claude Kassi Brou, nach einem Sondergipfel zur Lage in Mali und Guinea, wo ebenfalls Militärs die Macht übernommen haben, gegenüber der Nachrichtenagentur AFP. Die Sanktionen umfassen ein Reiseverbot und das Einfrieren ihrer finanziellen Vermögenswerte, und gelten auch für deren Familienangehörige. Mali hat dem amtierenden Präsidenten der ECOWAS, dem Ghanaer Nana Akufo-Addo, „offiziell geschrieben“ um ihm mitzuteilen, dass es die Wahlen nicht zum geplanten Termin abhalten kann. „Die ECOWAS hat beschlossen, alle Personen zu sanktionieren, die an der Verzögerung“ der für den 27. Februar 2022 geplanten Wahlen in Mali beteiligt sind, erläuterte Kassi Brou.
Auf einem Gipfeltreffen am 16. September in Accra hatte die Regionalorganisation vom malischen Militär die „strikte Einhaltung des Zeitplans für den Übergang“ bis zur Wiedereinsetzung einer zivilen Macht gefordert. Nach dem Putsch vom 18. August 2020 in Bamako hatte die Ecowas Mali von der Organisation suspendiert und den Finanz- und Handelsaustausch mit dem Land gestoppt. Die ECOWAS hatte die Sanktionen aufgehoben, nachdem sie das Militär unter Führung von Oberst Assimi Goïta davon überzeugt hatte, einen zivilen Übergangspräsidenten und -premierminister zu ernennen und sich zu verpflichten, die Macht innerhalb von höchstens 18 Monaten an die Zivilbevölkerung zurückzugeben. Seitdem führte Oberst Goïta jedoch im Mai einen weiteren Putsch durch, indem er den Übergangspräsidenten Bah Ndaw und seinen Premierminister Moctar Ouane absetzte und sich selbst als Übergangspräsident einsetzen ließ.
Die ECOWAS hatte Mali erneut suspendiert, aber keine neuen Sanktionen verhängt. (…)
© 2021 AFP

3. Mali’s Junta hält an der Idee einer „nationalen Zusammenkunft“ vor den Wahlen fest.
AFP – 24.10.2021 um 20:21 Uhr
Die Delegation des UN-Sicherheitsrats, die Mali besuchte, traf am Sonntag mit der Führung der regierenden Junta zusammen. Die Junta wiederholte, dass sie eine „nationale Zusammenkunft (der Erneuerung)“ abhalten wolle, bevor sie den Termin für die Wahlen festlege.
(…) Fortsetzung folgt nicht

2. Mali: Ankunft einer UN-Delegation, die Druck auf die Junta ausüben soll.
AFP – 23. Oktober 2021 um 22:00 Uhr
Eine Delegation des Sicherheitsrats ist am Samstag in Bamako eingetroffen, um Mali zur Rückkehr zu einer Zivilregierung zu drängen, nachdem in dem Land, das Schauplatz dschihadistischer und von Gemeinschaften ausgehender Gewalt ist, innerhalb von neun Monaten zwei Putsche stattgefunden haben.
(…) Fortsetzung folgt nicht

1. MALI: Die Regierung organisiert eine „nationale Zusammenkunft“, bevor sie das Datum der Wahlen festlegt.
AFP – 08.10.2021
Die vom Militär dominierte Regierung Malis wird vom 25. Oktober bis zum 21. November „Assises nationales de la refondation“ (nationale Konferenzen der Erneuerung) organisieren, an deren Ende sie sich zu einer möglichen Verschiebung der Wahlen äußern will, wie aus offizieller Quelle bekannt wurde.
Die internationale Gemeinschaft, insbesondere UN-Generalsekretär Antonio Guterres und Frankreich, äußerten sich besorgt über eine mögliche Verzögerung von Präsidentschafts- und Parlamentswahlen und beim Vollzug des Übergangs hin zur Wiedereinsetzung einer gewählten Zivilmacht. Der malische Übergangspremierminister Choguel Kokalla Maïga sprach am 26. September von einer möglichen Verschiebung der Wahlen um einige Wochen oder sogar Monate. Die Entscheidung werde „am Ende“ dieser nationalen Konferenzen getroffen, die es ermöglichen würden, „eine detailliertere Agenda“ vorzulegen, sagte er am Rande der UN-Generalversammlung gegenüber AFP. „Für uns ist es weniger wichtig, den 27. Februar einzuhalten, als vielmehr, Wahlen abzuhalten, die nicht angefochten werden“, erklärte er.
(…) Fortsetzung folgt nicht

2 Gedanken zu „WAS WIRD AUS DEN NATIONALEN KONFERENZEN DER ERNEUERUNG? – Les « Assises nationales de la refondation », que deviennent-elles?

  1. Ein erklärender Beitrag aus dem Sahel-Blog von Olaf Bernau, der sich eingehend mit den Hintergründen und Lösungsversuchen der Konflikte im Zentrum Malis beschäftigt (siehe auch: DAS ABKOMMEN VON NIONO: KANN MAN DARAN GLAUBEN – Accord dozos-jihadistes à Niono: On peut y croire? , MALI-INFOS 15.04.2021) und im letzten Absatz auch zu der obigen Frage der Wahlverschiebung Stellung nimmt.
    Zur Eindämmung lokaler Gewaltkonflikte in Mali durch lokale Friedensverhandlungen. Hinweise zu den Analysen von Boubacar Ba
    Sahel-Blog – 11.11.2021
    Von Olaf Bernau
    Boubacar Ba gehört in Mali zu den bekanntesten Sozialwissenschaftler:innen. Er stammt aus der Region Mopti und beschäftigt sich schon lange mit der Frage, weshalb in Mopti und Segou (den beiden Regionen, die das Zentrum des Landes markieren) die Gewalt zwischen verschiedenen gesellschaftlichen Gruppen immer stärker eskaliert. Hieraus sind in den letzten Jahren zahlreiche wichtige Veröffentlichungen hervorgegangen, unter anderem zwei Aufsätze, die er mit Tor A. Benjaminsen veröffentlicht hat: „Fulani-Dogon Killings in Mali: Farmer-Herder Conflicts as Insurgency and Counterinsurgency“ (African Security, Volume 14, 2021 – Issue 1) und „Why do pastoralists in Mali join jihadist groups? A political ecological explanation“ (The Journal of Peasant Studies, 46:1, 1-20 ). Im Kern geht Ba von der These aus, dass die Konflikte nur verständlich werden, wenn die allgemeinen Krisen (Krise des Staates, Klimakrise, Krise der Ökonomie etc.) mit lokalen Konfliktkonstellationen kurzgeschlossen würden. Denn die Geschichte zeige, dass aus einer allgemeinen Krise nicht automatisch eine lokale Gewalteskalation erfolge. Dieses Credo wird auch in einer kurzen Untersuchung deutlich, die Ba Anfang September mit Beatriz de León Cobo unter dem Titel „Centre du Mali : l’accord de Niono, d’un espoir de paix durable à la résurgence du conflit“ veröffentlicht hat.
    Der Kreis Niono – mit der gleichnamigen Stadt Niono als Zentrum – liegt im Bewässerungsgebiet des Office du Niger, worum es bereits in verschiedenen Blogbeiträgen gegangen ist. Bis 2017 war das Office du Niger nur von gelegentlichen Anschlägen auf Brücken oder einzelne Polizeiposten betroffen. Doch seitdem ist die Lage buchstäblich eskaliert. Ba und de León Cobo rekonstruieren, wie sich in kurzer Zeit zwei ganz verschiedene Konfliktdynamiken überlagert haben. Am Anfang standen Auseinandersetzungen zwischen Viehhirten (der Fulbe) und Ackerbauern (der Bambara) um knapper werdende Land- und Wasserressourcen. (Fulbe = Peulh, s.*, Ed) Diese Auseinandersetzungen waren nicht neu, genau betrachtet bestehen sie seit dem 19. Jahrhundert. Neu ist freilich, dass der Staat zunehmend unfähig geworden ist, zu einer produktiven Lösung der Konflikte beizutragen – auch deshalb, weil korrupte Staatsangestellte und Richter:innen in erster Linie an ihrer eigenen Bereicherung interessiert waren und wahlweise gerichtliche Entscheidungen nicht umgesetzt oder Gerichtsprozesse künstlich in die Länge gezogen haben (um weiterhin von beiden Konfliktparteien Bestechungsgelder annehmen zu können).
    Im Ergebnis haben diese und zahlreiche weitere Probleme dazu geführt, dass eine 2015 gegründete dschihadistische Gruppierung namens Katiba Macina (Massina Befreiungsfront) begonnen hat, dass Heft des Handelns in die Hand zu nehmen. Die Katiba Macina setzt sich überwiegend aus Fulbe-Viehhirt:innen zusammen und macht sich vor allem für die Rechte der seit Jahrzehnten mehr oder weniger offen diskriminierten Viehhirt:innen stark. Begonnen hat es mit den schon erwähnten einzelnen Anschlägen. Doch hierauf haben malische Sicherheitskräfte derart brachial reagiert, dass sich die Katiba Macina schnell einer gewissen Anerkennung durch die halbnomadischen Fulbe-Gemeinschaften erfreute und so ihre bewaffneten Aktionen ausdehnen konnte. Als Reaktion wiederum (und spätestens hier ist es zu einer schleichenden Ethnisierung des Konflikts gekommen) haben sesshafte Bambara-Bauern begonnen, Selbstverteidigungseinheiten aufzustellen (traditionelle Dozo-Jäger), was rasch zu einer Spirale wechselseitiger (Vergeltungs-)Angriffe geführt hat.
    Unter Vermittlung des Hohen Islamischen Rats (also des wichtigsten Gremiums aller Muslime in Mali) ist es im März 2021 zu einem vorläufigen Friedensvertrag zwischen der Katiba Macina und 12 Dörfern im Kreis Niono gekommen. Doch der Vertrag war von Anfang an brüchig, es gab auch unterschiedliche Interpretationen, entsprechend sind die Konflikte bald wieder aufgeflammt (vgl. u.a. die Blogeinträge 22.09.2021: Lokale Konflikte und Gewalteskalation im Office du Niger (Mali) und 10.11.2021: Office du Niger (Mali): Frauen-Proteste nach Anschlag auf Überlandstraße (inklusive Interviews). Betrachtet man die von Ba und de León Cobo skizzierten Verhandlungen im Vorfeld des vorläufigen Friedensvertrages kann einem Angst und Bange werden. Denn deutlich wird, wie stark radikale Islamisten mittlerweile in Teilen der Bevölkerung Fuß gefasst haben – ungeachtet dessen, dass nicht nur die Bevölkerung insgesamt, sondern auch die Fulbe terroristische Praktiken mehrheitlich ablehnen (die Fulbe auch deshalb, weil sie mit am stärksten von Strafexpeditionen durch Selbstverteidigungseinheiten der Dozos, staatliche Sicherheitskräfte und dschihadistische Gruppierungen betroffen sind). So hat die Katiba Macina die Einführung der Scharia, der Vollverschleierung von Frauen und der Zahlung einer aus dem Koran abgeleiteten Extrasteuer („Zakat“) in den von ihnen kontrollierten Gebieten gefordert. Zudem hat sie dem Ende ihrer mehrmonatigen Belagerung des Dorfes Farabougou ausschließlich unter der Bedingung zugestimmt, dass sich auch die malische Armee aus dem Dorf zurückzöge.
    Unter den gegebenen Bedingungen dürfte es immer schwieriger werden, dieser fatalen Entwicklung effektiv etwas entgegenzusetzten. Und doch stehen vier Ansatzpunkte völlig außer Frage: Erstens muss sich die sozio-ökonomische Lage der Bevölkerung grundlegend verbessern (was wiederum ohne eine Rundherum-Erneuerung staatlicher Strukturen nicht möglich sein wird). Zweitens gilt es, lokale Dialog- und Versöhnungsinitiativen massiv zu stärken. Denn überall, wo die lokalen Gemeinschaften im direkten Austausch miteinander stehen und nach fairen Lösungen suchen, wird es für terroristische Gruppe ungleich schwieriger, diese Gemeinschaften gegeneinander aufzuhetzen. Drittens müssen die staatlichen Sicherheitskräfte endlich in die Lage versetzt werden, den Schutz aller Bevölkerungsgruppen zu gewährleisten (was ohne eine Art „Selbstreinigung“, d.h. umfängliche Sicherheitssektorreformen, nicht möglich sein wird). Diese Forderung wird nicht zuletzt von der betroffenen Bevölkerung selbst formuliert – zuletzt Anfang November im Rahmen mehrerer Demonstrationen von Frauen (vgl. 10.11.2021: Office du Niger (Mali): Frauen-Proteste nach Anschlag auf Überlandstraße (inklusive Interviews). Viertens ist die internationale Gemeinschaft aufgerufen – darunter auch Deutschland –, diese Prozesse nicht nur finanziell zu unterstützen (und zwar mit deutlich höheren Beträgen, als sie in der herkömmlichen Entwicklungszusammenarbeit üblich sind), sondern auch, indem politisch nicht ständig interveniert wird – etwa, was den Wahltermin betrifft. Letzteres ist auf den Umstand gemünzt, dass Europa derzeit (im Kielwasser der Westafrikanischen Wirtschaftsgemeinschaft ECOWAS) extremen Druck auf die nach dem Doppelputsch (2021/2022) ins Amt gelangte Übergangsregierung ausübt, spätestens Anfang 2022 Wahlen abzuhalten. Grundsätzlich ist das durchaus nachvollziehbar – denn Putsche haben in Westafrika in den letzten Jahrzehnten die jeweiligen Situationen meist extrem verschlechtert. Im Falle von Mali ist allerdings zu beachten, dass eine deutliche Mehrheit der Bevölkerung hinter einer Verlängerung der Übergangszeit steht – als Voraussetzung dafür, einen wirklichen Neuanfang (mit neuen Politiker:innen) in die Wege zu leiten. Umso fragwürdiger ist es, dass dieser klar artikulierte Wille der Bevölkerung im Namen der Demokratie ausgehebelt werden soll, zumal absehbar ist, dass derartige (durch Sanktionen unterlegte) Erpressungen von außen Wasser auf die Mühlen von dschihadistischen und ähnlichen Kräften sein werden.
    © 2021 Sahel-blog

    *) Die Peulh, auch Fulbe oder Fulani genannt, bilden eine der größten und am weitesten verbreiteten ethnolinguistischen Gruppen auf dem afrikanischen Kontinent.

    Gefällt mir

  2. Transition malienne : Les Assises Nationales de la Refondation à nouveau reportées
    Le Républicain – 24.11.2021
    Par Madiassa Kaba Diakité
    Prévues du 20 au 26 décembre prochain, les assises nationales de la refondation viennent à nouveau d’être reportées. Selon le panel des hautes personnalités de la refondation, « un nouveau chronogramme sera annoncé à l’issue des concertations qu’elle a entamé avec les forces vives de la nation en vue de trouver le consensus le plus large possible pour une participation la plus inclusive ». Une partie de la classe politique rejette, en effet, ces assises nationales.
    Après un premier report, les dates de la tenue des assises nationales viennent à nouveau d’être « décalées ». C’est ce qui ressort du communiqué, rendu public hier mardi 23 novembre 2021, du panel des hautes personnalités des assises nationales de la refondation. Pour le panel « un nouveau chronogramme sera annoncé à l’issue des concertations qu’elle a entamé avec les forces vives de la nation en vue de trouver le consensus le plus large possible pour une participation la plus inclusive ».
    Pour obtenir un large consensus autour de la tenue des Assises nationales de la Refondation, le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta a rencontré une partie de la classe politique malienne, le 19 novembre 2021 au Palais présidentiel de Koulouba. Sur les 4 regroupements politiques reçus par le chef de l’État, c’est le « cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie » qui n’a pas donné de garantie quant à sa participation aux Assises Nationales de la Refondation. Les trois autres à savoir : le Mouvement du 5 juin- Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP) et l’Alliance Citoyenne pour la République et la Démocratie (ACRD) ont confirmé leur participation à la rencontre.
    Après l’audience avec le président, le cadre d’échange des partis politiques a, dans un communiqué, fait savoir qu’il ne participera pas aux Assises Nationale de la Refondation. « A l’étape actuelle des choses et au regard de ce qui précède, le cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie ne prendra pas part aux assises nationales dite de la refondation. Le cadre appelle le Président de la Transition de veiller au respect du délai de la transition et à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles à date pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal. Le cadre reste disposer à accompagner et œuvrer inlassablement à la réussite de la transition dans le strict respect des engagements pris par nos autorités vis-à-vis du peuple malien et de nos partenaires nationaux et internationaux », précise le communiqué du cadre d’échange des partis politiques.
    Lors d’une rencontre, le mardi 12 octobre dernier au siège du Parena, entre le Parti Pour la Renaissance Nationale (PARENA) et le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa MAÏGA, le mardi 12 octobre dernier, à son siège à Bamako (Mali), le président du Parena, Tiébilé Dramé, a invité les autorités de la transition à abandonner le projet d’assises de la refondation, et à se consacrer sur l’essentiel : la restauration de la légalité constitutionnelle et la lutte contre l’insécurité.
    © 2021 lerepublicainmali

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden /  Ändern )

Google Foto

Du kommentierst mit Deinem Google-Konto. Abmelden /  Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden /  Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden /  Ändern )

Verbinde mit %s