TERRORANGRIFF AUF DORFBEWOHNER IM NORDEN MALIS – Une cinquantaine de civils tués lors d’attaques jihadistes contre 4 villages dans le Nord

1. Mehr als 60 Tote bei Dschihadisten-Attacken in Mali und Burkina Faso
Deutsche Welle – 10.08.2021
Bei Angriffen mutmaßlich dschihadistischer Milizen in Grenzregionen von Mali und Burkina Faso sind Dutzende Zivilisten und Soldaten getötet worden.

DEUTSCHE ARTIKEL WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

1. Mali: une cinquantaine de civils tués par des jihadistes dans le nord du pays
RFI – 09/08/2021 – 15:24
Au Mali, plus de cinquante civils maliens ont été tués dimanche 8 août dans quatre localités du nord, situées non loin de la frontière avec le Niger. Les « terroristes », terminologie officielle pour désigner les jihadistes, sont accusés d’être les auteurs de ces attaques meurtrières.

Foto d’archive (c) Yakouba Cissé/AP: Des soldats maliens inspectent les lieux d’une autre attaque terroriste dans le nord du pays. – Malische Soldaten inspizieren den Tatort eines früheren Islamisten-Anschlags im Norden des Landes.


Au Mali, plus de cinquante civils maliens ont été tués dimanche 8 août dans quatre localités du nord, situées non loin de la frontière avec le Niger. Les « terroristes », terminologie officielle pour désigner les jihadistes, sont accusés d’être les auteurs de ces attaques meurtrières.
Par Serge Daniel
Les attaques ont eu lieu dimanche dans les localités maliennes de Karou, Ouatagouna, Dirga et Déoutéguef. Toutes sont situées sur un axe qui mène dans le nord à la frontière nigérienne. Les assaillants sont qualifiés de jihadistes.
À motos, à pied, ils ont sillonné les 4 villages et s’en sont pris aux populations civiles. Dans cette zone, c’est généralement l’État islamique au grand Sahara (EIGS) qui mène les opérations. Parmi les victimes, (morts et blessés), les femmes et les enfants sont les plus nombreux.
(…)
Selon un ancien maire d’une commune des environs, les populations civiles ont fui la zone pour leur grande majorité après l’attaque. Certains sont restés pour rester près de leurs champs et leurs cultures. Si la plupart de ces habitants ont fui vers la commune toute proche d’Ansongo, certains sont allés vers Gao quand d’autres se sont dirigés vers le Niger.
« Un traumatisme sans égal »
Pourquoi ces attaques meurtrières ? Une autre source affirme que les populations locales sont accusées d’avoir fourni à l’armée malienne des informations précieuses. Récemment l’armée malienne a mené dans le secteur des opérations de sécurisation des biens et des personnes. Ce lundi, les témoins rapportent : de nombreux militaires maliens ont été dépêchés sur le terrain.
Un mode opératoire proche celui de l’EIGS
Pour Ibrahim Maïga, analyste sur les questions de paix et de sécurité au Sahel, ces attaques pourraient être le fait de l’État Islamique au Grand Sahara : « Dans cette zone, entre le Mali et le Niger, nous avons principalement deux groupes qui opèrent : d’une part, le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans et d’autre part, l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). Si l’on s’en tient au mode opératoire, qui est encore à qualifier, car nous avons des bribes d’informations, tout pointe vers l’EIGS. Ce mode opératoire est essentiellement d’arriver dans ces localités et de tirer à bout portant sur tout ce qui bouge, explique le spécialiste. On a vu ça au Niger, au Burkina Faso assez récemment. »

Le noyau dur de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) est constitué d’anciens responsables du mouvement pour l’unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). En 2012, au début de l’occupation du nord du Mali par différents groupes armés, le Mujao a fait de Gao, principale ville du Nord du Mali, sa base, rappelle notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. Mais contrairement à l’autre groupe jihadiste (AQMI à l’époque) qui voulait s’implanter sur le plan national avec l’application de la charia sur tout le territoire malien, le Mujao lui voulait l’expansion du Jihad à toute l’Afrique de l’Ouest. Très tôt, il a positionné ses troupes dans la localité de Ansogo, non loin des villages maliens récemment attaqués. Ensuite, ses tentacules se sont rapidement étendus au Niger et au Burkina Faso voisin, dans la zone « dites des trois frontières ». Déclaré par les forces internationales « ennemie numéro 1 », ce qui est devenu l’EIGS, compte actuellement plusieurs centaines de combattants et a eu le temps de s’implanter. Il recrute ses hommes notamment au sein des différentes communautés locales, installe également des camps d’entraînement dans les trois pays Mali-Niger et Burkina Faso. L’EIGS se bat contre les forces étrangères et s’attaque également aux civils avec cette particularité : une violence et une barbarie inouïe.

© 2021 rfi.fr

[Un responsable d’une ONG malienne a cependant souligné que les communications avec la zone étaient mauvaises. La région, comme une partie du nord du Mali, a été largement coupée des réseaux ces derniers jours à cause d’attaques attribuées aux jihadistes contre les infrastructures de télécommunications. (AFP 10.08.2021)]

2.Mali: inquiétude des proches après les attaques dans quatre villages du cercle d’Ansongo
RFI -10/08/2021 – 08:20
Selon un dernier bilan officiel, 51 civils ont perdu la vie lors de l’attaque de quatre villages du cercle d’Ansongo au nord-est du Mali. L’État islamique dans le grand Sahara, le principal groupe terroriste qui opère dans la zone est fortement soupçonné d’être l’auteur de ces massacres. De nombreux militaires maliens et onusiens se sont rendus sur place pour sécuriser et « ratisser » la région. Mais à Bamako, l’angoisse est perceptible pour les familles de victimes.
De notre correspondant à Bamako, Kaourou Magassa
Le visage cerné, un ressortissant d’un des villages attaqués ce dimanche n’a pas fermé l’oeil depuis 24h. Malgré l’arrivée des secours, il craint toujours pour la sécurité de ses proches. « Nous, on a pas pu communiquer avec eux. Évidemment, c’est l’inquiétude. Les gens en pareille situation ont toujours peur », dit-il.
Situés en plein cœur de la zone des trois frontières Mali, Niger, Burkina Faso, les environs sont régulièrement le théâtre de combats entre les groupes terroristes et les armées conventionnelles. Prises en étau, les populations sont les principales victimes des exactions.
No man’s land occupé par les groupes terroristes
« Ce qui nous a surpris, c’est l’envergure de l’attaque, mais en réalité la zone était déjà exposée. Ça fait plusieurs années, il n’y a pas d’État et souvent il y a des incursions. Donc ce qui s’est passé hier, c’est la preuve que c’est un no man’s land occupé par les groupes terroristes qui font ce qu’ils veulent en réalité », poursuit ce proche.
Outre la sécurisation des localités, la prise en charge des rescapés préoccupent les associations communautaires. « Des bras valides sont partis, des familles vont tomber dans les difficultés. Ils ont besoin d’assistance psychosociale, ils ont besoin d’assistance alimentaire, ils ont besoin d’assistance sanitaire, ils ont besoin d’être tranquillisés », explique l’une des responsables.
En cette période d’hivernage traditionnellement dévolue à l’agriculture, l’aggravation de la crise humanitaire pourrait augmenter le nombre de victimes collatérales à ces attaques.
© 2021 rfi.fr

1. Mehr als 60 Tote bei Dschihadisten-Attacken in Mali und Burkina Faso
Deutsche Welle – 10.08.2021
In Mali wurden Dorfbewohner massakriert, in Burkina Faso wurden Soldaten einer Eingreiftruppe getötet. Diese mussten offenbar für den Tod zweier Dschihadisten-Führer büßen.
Infografik Karte Mali und Burkina Faso mit Karou und OuatagounaBei Angriffen mutmaßlich dschihadistischer Milizen in Grenzregionen von Mali und Burkina Faso sind Dutzende Zivilisten und Soldaten getötet worden. Im Nordosten Malis töteten Angreifer auf Motorrädern mehr als 60 Dorfbewohner, wie die Nachrichtenagentur AFP von Vertretern der Sicherheitskräfte und Lokalbehörden erfuhr.
„Mindestens 51 Zivilisten wurden am Sonntag von Terroristen in den Dörfern Karou, Ouatagouna und Daoutegeft getötet“, sagte ein malischer Sicherheitsbeamter. Die Angreifer „drangen in die Dörfer ein und massakrierten alle“. Die Dorfbewohner seien von den Angreifern überrascht worden.
(…)
[Es wurde eine dreitägige Staatstrauer ausgerufen. (dlf 10.08.2021)]
© 2021 dw.com

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