IMPFLEUGNER UND GEGENSTRATEGIEN IN MALI – Comment faire face aux méfiances de la population vis-à-vis de la vaccination

Obwohl die Covid-19-Situation in Mali gegenüber der in unseren Breiten beherrschbar erscheint (z.Zt. 14500 Fälle insgesamt, 530 Tote, täglich unter 10 neue Fälle, die 7-Tage-Inzidenz liegt nach einem Peak im April seit Ende Mai unter 10), ist doch die Impfung zusammen mit der Einhaltung der Hygienemaßnahmen die einzige Möglichkeit, sich und andere gegen eine weitere und womöglich rasante Ausbreitung der Pandemie zu schützen.
Bien que la situation du Covid 19 au Mali semble gérable (actuellement 14500 cas au total, 530 décès, moins de 10 nouveaux cas par jour, l’incidence sur 7 jours est inférieure à 10 depuis la fin du mois de mai après un pic en avril) par rapport à la situation qui prévaut chez nous, la vaccination est le seul moyen, en respectant en plus les mesures barriéres, de se protéger et de protéger les autres contre une propagation plus forte et à un rythme rapide et meurtrier de la pandémie.

Covid-19: Die Impfkampagne auf dem Prüfstand gegen Falschinformation.
Benbere/L’Annonceur – 16. Juli 2021
In einer Umfrage wurden die Ansichten von Ärzten und politischen Akteuren sowie von Experten des wissenschaftlichen Beirats zusammengetragen, um Strategien der Regierung für den Umgang mit der Falschinformation zu erfassen, die die Anti-Covid-Impfkampagne untergräbt.

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Covid-19 : la campagne de vaccination à l’épreuve de la désinformation
Benbere/L’Annonceur – 16 juillet 2021
Par Alimatou DJENEPO
Un tour d’horizon a permis de recueillir l’avis des médecins et des acteurs politiques ainsi que celui des experts du comité scientifique pour cerner les stratégies gouvernementales pour faire face à la désinformation qui sape la campagne de vaccination anti-Covid.Depuis mi-mars, le vaccin AstraZeneca suscite beaucoup de controverses dans nombre de pays européens. Une déclaration de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 17 mars, a donné à comprendre que les avantages du vaccin l’emportent sur les risques. Aussi, le communiqué de l’Agence européenne des médicaments (EMA), publié le mercredi 7 avril, confirme-t-il l’avis de l’OMS sur le vaccin AstraZeneca tout en jugeant que les caillots sanguins devraient être ajoutés aux effets secondaires rares. (Une thrombose sévère du sinus caverneux est pourtant extrêment rare parmi les effets indésirables: 5 cas par million de vaccinés ont été relevés chez Astra Zeneca, 4 cas par million chez Biontec, ndlr)
Au Mali, le ministère de la Santé et du Développement social a sonné le début de la campagne de vaccination, le mercredi 31 mars. Ainsi, à la date du jeudi 8 avril, on comptait 12 282 personnes vaccinées dont 7382 hommes et 4900 femmes, tous volontaires. Quant au reste de la population, des méfiances vis-à-vis du vaccin AstraZeneca planent malgré l’assurance des experts. Au sein même du personnel sanitaire, il y a des réserves et nombre de médecins ont refusé de se faire vacciner.
Des volontaires pour le vaccin
Il y a tout de même des volontaires pour le vaccin : il s’agit de tous ceux qui se sont fait vacciner ou qui souhaitent le faire. On en trouve du côté du personnel soignant, des personnes à comorbidité et des citoyens ordinaires. « Je me suis fait vacciner le jeudi 1er avril. Car, étant les premiers vecteurs pour véhiculer la maladie, nous avons une responsabilité vis-à-vis des parents et des proches. Avec la vaccination, j’aurai une certaine immunité contre le virus », a déclaré Dr Alou Sangaré, cardiologue au Centre hospitalier universitaire du Point G.
Dr Habib Danioko, technicien supérieur de santé, clinique Bénédiction à Quinzambougou, actuellement vacciné, s’est dit favorable à la vaccination bien que sa clinique n’ait pas reçu de doses. Ils sont avec des agents du CHU du Point G qui se sont fait vacciner et vaquent à leurs occupations.
Les volontaires pour le vaccin ne se limitent pas qu’au seul personnel soignant. Mariam Keïta, 62 ans, diabétique, vaccinée au Centre de santé de référence de la commune VI, estime que la vaccination est une nécessité. Son âge fait d’elle une personne à risque. Elle s’est renseignée et avec le soutien de son fils elle a pu faire la vaccination. « Dans les 48 heures qui ont suivi, j’ai eu des courbatures et j’avais un peu mal au point d’injection. Mais grâce à Dieu, je ne ressens plus rien », dit-elle.
Youssouf Sow, vendeur de bazin aux Halles de Bamako, fait savoir que le vaccin AstraZeneca n’est pas bien apprécié dans son entourage. Certains ne croient pas à l’existence de la Covid-19. Il est à noter qu’une frange importante de la population ne souhaite pas se faire vacciner et les arguments ne manquent pas.
Méfiance
Dans la capitale malienne, les citoyens hostiles au vaccin AstraZeneca sont parmi le personnel soignant, des personnes à risque ainsi que du côté des gens ordinaires.
Mamadou Togola, enseignant, fait savoir d’emblée : « Je ne compte pas me faire vacciner et je n’invite aucun membre de ma famille à le faire. Je suis des informations sur les réseaux sociaux, les chaînes étrangères, on parle d’effets secondaires graves tels les caillots sanguins, entre autres. »
Aïcha Traoré, la trentaine, ménagère domiciliée à Banconi, martèle : « Même si on m’offrait de l’argent, je ne me ferais pas vacciner. Ils essayent de tester leur vaccin sur nous. On ne doit pas se laisser faire, et puis on dit que les vaccins qui sont chez nous sont gratuits, donc ce n’est pas bon », dit-elle assise avec un groupe de femmes toutes partageant le même avis.
Que pensent les scientifiques maliens ?
Pr Attaher Dicko, Directeur de l’Hôpital du Mali, explique : « Au stade des connaissances que nous avons, les bénéfices du vaccin AstraZeneca l’emportent sur ces inconvénients. En tant que scientifique, nous encourageons les gens à venir se faire vacciner. Car je suis convaincu que la vaccination est le meilleur moyen pour briser la chaîne de contamination du virus ».
Pour cet autre professeur, Yaya Ibrahim Coulibaly, Chef du département formation et recherche à l’Hôpital de dermatologie, « la décision des gens ne doit pas être basée sur les réseaux sociaux, car ceux qui publient ne maitrisent pas. Tout ce qu’ils disent peut être infondé. »
Pour sa part, le Pr Akory Ag Iknane, expert et coordinateur du comité scientifique du ministère de la Santé et du Développement social [il a quitté son poste en mai 2021], reste convaincu de la fiabilité du vaccin AstraZeneca. Toutefois, affirme-t-il, « comme tout vaccin, il se peut que certaines personnes manifestent des réactions après injection. Il est de leur devoir de se diriger vers des hôpitaux ».
Effets secondaires moins sévères
Maux de tête (Céphalées), courbatures sont entre autres plaintes enregistrées de la part de certaines personnes vaccinées dans des hôpitaux et Centres de santé de référence. Mais, le cas de deux personnes a occasionné un court séjour aux urgences de l’Hôpital du Mali.
Dr Boubacar Sidiki Dramé, point focal Covid-19 à l’Hôpital du Mali, précise que « les deux personnes présentaient des réactions moins graves ». Et d’assurer : « Lorsqu’on fait un vaccin, il arrive que l’organisme des gens réagisse différemment. Car l’organisme doit produire des anticorps contre la maladie en cause. Mais, il est nécessaire que les réactions soient prises en compte et celles-ci doivent être mineures pour ne pas porter atteinte à la vie de la personne. En médecine, tout ce que l’on fait comporte des risques », continue Dr Dramé.
Stratégies gouvernementales
« Au Centre national d’information, d’éducation et de la communication pour la santé (CNIECS), il y a une unité de gestion de toutes les rumeurs sur la maladie à coronavirus, où l’Antenne (centre d’appel téléphonique) récolte les rumeurs. Elles sont traitées par cette unité », explique Souleymane Traoré, chef du département animation, suivi et évaluation. Et de poursuivre : « Il y a un guide de gestion des rumeurs qui a été élaboré. Une unité de gestion a été mise en place, composée des départements clés et des partenaires comme l’Unicef et l’OMS. Les rumeurs sont récoltées par l’Antenne et c’est l’unité qui analyse, traite et pose l’action. C’est au CNIECS de transformer en messages diffusés sur les médias ».
A cela s’ajoute une autre stratégie du centre en cours d’élaboration, selon notre interlocuteur, celle des « influenceurs » : il s’agit de personnes recrutées pour suivre les médias et donner une réponse directement en cas de rumeurs.
« Ce reportage est publié avec le soutien de JDH/JHR- Journalistes pour les Droits Humains et Affaires Mondiales Canada ».
© 2021 benbere.org

Covid-19: Die Impfkampagne auf dem Prüfstand gegen Falschinformation.
Benbere/L’Annonceur – 16. Juli 2021
Von Alimatou DJENEPO
In einer Umfrage wurden die Ansichten von Ärzten und politischen Akteuren sowie von Experten des wissenschaftlichen Beirats zusammengetragen, um Strategien der Regierung für den Umgang mit der Falschinformation zu ermfassen, die die Anti-Covid-Impfkampagne untergräbt.
Seit Mitte März wird der Impfstoff von AstraZeneca in vielen europäischen Ländern sehr kontrovers diskutiert. Eine Stellungnahme der Weltgesundheitsorganisation (WHO) vom 17. März vermittelte den Eindruck, dass der Nutzen des Impfstoffs die Risiken überwiegt. Infolgedessen bestätigt die Europäische Arzneimittelagentur (EMA) in einer am Mittwoch, 7. April, veröffentlichten Stellungnahme die Meinung der WHO zum Impfstoff von AstraZeneca, sagt aber, dass Blutgerinnsel zu den seltenen Nebenwirkungen gehören. (Eine schwere Hirnthrombose ist unter den unerwünschten Nebenwirkungen jedoch extrem selten: bei Astra Zeneca wurden 5 Fälle pro Million Geimpfte gefunden, bei Biontec 4 Fälle pro Million, Ed.)
In Mali hat das Ministerium für Gesundheit und soziale Entwicklung am 31. März, die Impfkampagne gestartet. Bis Donnerstag, den 8. April, wurden 12.282 Personen geimpft, darunter 7.382 Männer und 4.900 Frauen, allesamt Freiwillige. Was den Rest der Bevölkerung betrifft, bleibt das Misstrauen gegenüber dem AstraZeneca-Impfstoff trotz der Beteuerungen der Experten bestehen. Selbst unter dem Gesundheitspersonal gibt es Vorbehalte und viele Ärzte haben sich geweigert, sich impfen zu lassen.
Freiwillige für den Impfstoff
Dennoch gibt es Freiwillige für den Impfstoff: Das sind alle, die geimpft wurden oder sich impfen lassen wollen. Sie finden sich bei Mitarbeitern des Gesundheitswesens, Menschen mit Komorbiditäten und normalen Bürgern. „Ich wurde am Donnerstag geimpft. Denn als erste Überträger der Krankheit haben wir eine Verantwortung gegenüber Eltern und Angehörigen. Mit der Impfung werde ich eine gewisse Immunität gegen das Virus haben, sagte Dr. Alou Sangaré, ein Kardiologe am Universitätskrankenhaus Point G.
Dr. Habib Danioko, ein leitender Gesundheitstechniker in der Bénédiction-Klinik in Quinzambougou, der zur Zeit geimpft wird, sagte, er sei für die Impfung, obwohl seine Klinik noch keine Dosen erhalten habe. Sie stehen mit Mitarbeitern des Universitätskrankenhauses Point G zusammen, die geimpft worden sind und ihrer Arbeit nachgehen.
Freiwillige für den Impfstoff sind nicht auf das medizinische Personal beschränkt. Mariam Keïta, 62 Jahre alt, Diabetikerin, geimpft im Referenz-Gesundheitszentrum in der Gemeinde VI, glaubt, dass die Impfung eine Notwendigkeit ist. Ihr Alter (sowie der Diabetes, Ed.) macht sie zu einer Risikoperson. Sie informierte sich und mit der Unterstützung ihres Sohnes konnte sie die Impfung bekommen. „In den folgenden 48 Stunden hatte ich Schmerzen an der Injektionsstelle. Aber Gott sei Dank fühle ich nichts mehr„, sagt sie.
Youssouf Sow, ein Bazin-Händler in Les Halles in Bamako, sagt, dass der Impfstoff von AstraZeneca bei seiner Familie und seinen Freunden nicht gut ankommt. Manche Menschen glauben nicht an die Existenz von Covid-19. Es ist anzumerken, dass ein beträchtlicher Teil der Bevölkerung nicht geimpft werden will, und an Argumenten mangelt es nicht.
<Misstrauen.
In der malischen Hauptstadt finden sich unter den AstraZeneca-Impfstoff-Gegnern sowohl Mitarbeiter des Gesundheitswesens als auch Risikopersonen und einfache Bürger.
Mamadou Togola, ein Lehrer, stellt gleich zu Beginn klar: „Ich habe nicht vor, mich impfen zu lassen, und ich empfehle auch keinem Mitglied meiner Familie, das zu tun. Ich verfolge die Informationen in den sozialen Netzwerken und auf ausländischen Kanälen, dort ist unter anderem von schweren Nebenwirkungen wie Blutgerinnseln die Rede.
Aïcha Traoré, in den Dreißigern, eine Hausfrau, die in Banconi lebt, besteht darauf: „Auch wenn sie mir Geld anbieten würden, würde ich mich nicht impfen lassen. Sie versuchen, ihren Impfstoff an uns zu testen. Wir sollten nicht zulassen, dass sie es uns antun, und dann sagen sie, dass die Impfstoffe bei uns umsonst sind, also ist es nicht gut“, sagt sie, inmitten einer Gruppe von Frauen sitzend, die alle ihre Meinung teilen.
Was denken die malischen Wissenschaftler?
Prof. Attaher Dicko, Direktor des Hôpital du Mali, erklärt: „Bei dem Wissensstand, den wir haben, überwiegen die Vorteile des Impfstoffs von AstraZeneca diese Nachteile. Als Wissenschaftlerin ermutigen wir die Menschen, sich impfen zu lassen. Denn ich bin überzeugt, dass die Impfung der beste Weg ist, die Ansteckungskette des Virus zu unterbrechen.
Für den anderen Professor, Yaya Ibrahim Coulibaly, Leiter der Ausbildungs- und Forschungsabteilung des Dermatologischen Krankenhauses, „sollte die Entscheidung der Menschen nicht auf sozialen Netzwerken basieren, denn diejenigen, die dort posten, kennen die Fakten kaum. Alles, was sie sagen, kann sich als unbegründet erweisen.
Prof. Akory Ag Iknane, Experte und Koordinator des wissenschaftlichen Komitees des Ministeriums für Gesundheit und soziale Entwicklung [er hat seinen Posten im Mai 2021 verlassen], ist seinerseits weiterhin von der Zuverlässigkeit des AstraZeneca-Impfstoffs überzeugt. Er sagt jedoch: „Wie bei jedem Impfstoff können bei manchen Menschen nach der Injektion Reaktionen auftreten. Sie müssen sich dann an Krankenhäuser wenden„.
Weniger schwere Nebenwirkungen
Kopfschmerzen, Gliederschmerzen gehören u.a. zu den Beschwerden, die von einigen geimpften Personen in Krankenhäusern und Referenzgesundheitszentren registriert wurden. In zwei Fällen musste ein kurzer Aufenthalt in der Notaufnahme des Hôpital du Mali in Kauf genommen werden.
Dr. Boubacar Sidiki Dramé in der dortigen Covid-19 Anlaufstelle sagt, dass „die beiden Personen weniger ernste Reaktionen zeigten“. Er versichert: „Wenn ein Impfstoff gegeben wird, kommt es vor, dass der Organismus der Menschen unterschiedlich reagiert. Denn der Körper muss Antikörper gegen die betreffende Krankheit produzieren. Aber, es ist notwendig, dass die Reaktionen berücksichtigt werden und sie müssen gering sein, um das Leben der Person nicht zu beeinträchtigen. In der Medizin hat alles, was wir tun, Risiken„, fährt Dr. Dramé fort.
Regierungsstrategien
Im Nationalen Zentrum für Information, Bildung und Kommunikation für die Gesundheit (CNIECS) gibt es eine Einheit für die Verwaltung aller Gerüchte über die Coronavirus-Erkrankung, die in einer Antenne, einem telefonischen Callcenter gesammelt werden. Sie werden von dieser Einheit bearbeitet“, erklärt Souleymane Traoré, Leiter der Abteilung für Animation, Monitoring und Evaluation. Er fährt fort: „Es gibt einen Leitfaden zum Gerüchtemanagement, der entwickelt worden ist. Es wurde eine Managementeinheit eingerichtet, die sich aus wichtigen Abteilungen und Partnern wie UNICEF und WHO zusammensetzt. Gerüchte werden von dieser Antenne gesammelt und sie ist die Einheit, die analysiert, verarbeitet und Maßnahmen ergreift. Es ist Aufgabe der CNIECS, diese in Nachrichten umzuwandeln, die über die Medien verbreitet werden.
Hinzu kommt eine weitere Strategie des Zentrums, die laut unserem Gesprächspartner entwickelt wird, nämlich die der „Influencer“: Das sind Personen, die rekrutiert werden, um die Medien zu verfolgen und im Falle von Gerüchten direkt eine Antwort zu geben.
Diese Reportage wird mit der Unterstützung von JDH/JHR- Journalists for Human Rights and Global Affairs Canada veröffentlicht.
© 2021 benbere.org

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