REPORTAGE AUS DEM FRAUENGEFÄNGNIS VON BAMAKO – Solidarité à Bollé, prison pour femmes à Bamako

2. Rutsche und Werkstätten hinter den Mauern des Frauengefängnisses von Bamako
AFP – 22.06.2021 um 8:35
Friseur-Workshops, Seifenherstellung oder ein Bummel am Gitter: Das Frauengefängnis Bollé in Bamako steht in auffälligem Kontrast zu den üblichen, oft überfüllten und unhygienischen Gefängnissen der Sahelzone.
More details: 2a. In Malis Frauengefängnis müssen die Insassinnen lange warten.
Channels Television – 22. Juni 2021
Lachende Kinder, Yoga-Kurse, Job-Trainingseinheiten: Malis einziges Frauengefängnis ist weit entfernt von den verwahrlosten, überfüllten Gefängnissen, die es anderswo in der kriegsgebeutelten Sahelzone gibt.
Hinter den rostigen Türen und ockerfarbenen Wänden des Bolle-Gefängnisses in der Hauptstadt Bamako deutet wenig darauf hin, dass es ein Gefängnis ist.
Frauen stampfen Hirse, während ihre Kinder um eine Rutsche im Kindergarten spielen.
… Die Standards sind weit höher als in anderen Gefängnissen in Mali, wo männliche Kriminelle und Dschihadisten in dunklen und schmutzigen Zellen eingepfercht sind.
1. Die Strafanstalt Bollé: Humanismus inmitten des Gefängnislebens
Essor – April 11, 2018
Von Maimouna Sow
Häufig sind Gefängnisinsassen von Ängsten, Zweifeln und Furcht geplagt. In Bollé ist dies weniger der Fall, da die Inhaftierten in den Genuss von Betreuungs-, Umerziehungs- und Lernprogrammen kommen.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DER FOTOGALERIE AUS DER DETAILLIERTEREN ENGLISCHEN VERSION UND DEM 1-MIN-VIDEO VON VoA

2. Toboggan et ateliers derrière les murs de la prison pour femmes de Bamako
AFP – 22/06/2021 à 8:35
Ateliers de coiffure, confection de savons ou flânerie accrochée à un barreau: la prison pour femmes de Bollé à Bamako tranche singulièrement avec l’ordinaire carcéral sahélien, souvent surpeuplé et insalubre.

Foto (c) AFP/Michele Cattani: Des détenues avec leurs enfants à la prison pour femmes de Bollé à Bamako, le 21 mai 2021 – Inhaftierte Frauen mit ihren Kindern im Frauengefängnis Bollé in Bamako, am 21.Mai 2021

Une fois passés la haute porte rouillée et les larges murs en pierre ocre, pas grand-chose ne renvoie au monde pénitentiaire dans la seule prison du Sahel destinée aux femmes, avec celle de Nouakchott en Mauritanie.
Des gardiens, et majoritairement des gardiennes, circulent certes entre les bâtiments posés sur cette large parcelle emmurée. Mais peu d’armes et de tenues réglementaires s’offrent à la vue. Des femmes pilent le mil, des enfants jouent à la crèche.
Plus aucun homme n’est admis après 16H00.
La solidarité est de mise entre les 144 détenues, dit Mariam S., la doyenne des détenues du centre de détention pour femmes et mineures. „On se serre les coudes“, raconte-elle, un voile recouvrant ses yeux noircis au mascara.
„Quand une nouvelle arrive, elle ne connaît pas les exigences de la prison, alors on l’accompagne“, dit-elle.
„On ne considère pas Bollé comme un centre de détention“, explique Babou Togora, de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire. Il vante les ateliers qui forment les femmes à un futur métier, l’existence d’un terrain de basket et même d’un cours de yoga.
L’histoire de la prison débute durant la révolution de 1991, année fondatrice au Mali. Le coup d’Etat qui renverse le dictateur Moussa Traoré met le pays sur la voie de la démocratie. Mais à la prison de Bamako, les prisonniers „ont profité de la révolution pour abuser des détenues“, dit l’inspecteur Gabriel Flazan Sidibé, directeur adjoint de Bollé.
– Lenteur judiciaire –
Décision est prise de créer un centre de détention à part. Il verra le jour en 1999, et reste à ce jour l’une des seules prisons exclusivement destinées aux femmes dans la sous-région.
Dans les autres prisons, au Mali et ailleurs, elles sont enfermées dans des quartiers réservés à l’écart des hommes. Les femmes vouées à la prison à Bamako, „on fait tout pour les regrouper ici“, dit M. Sidibé.
De dures réalités sahéliennes se cachent sous l’aspect presque plaisant de Bollé. Pris dans la tourmente sécuritaire et politique depuis des années, le Mali reste aussi l’un des pays les plus pauvres au monde. Bollé tient debout grâce aux aides étrangères.
„Il faut reconnaître que sans l’appui des partenaires, la situation serait compliquée“, admet Ibrahim Tonkara, directeur de l’administration pénitentiaire, devant des représentants du Programme de l’ONU pour le développement (PNUD) venus faire un don.
En raison d’une justice lente et sous-dotée, une large majorité des détenues n’ont jamais été jugées. Deux tiers, dit la direction.
Agrippée à un barreau de la cour, une prisonnière engage la conversation. „Hello, how are you ?“ En anglais, la Nigériane, qui veut rester anonyme, indique être là depuis un an et sept mois. Elle attend encore de passer devant un juge. „C’est comme ça ici“, dit-elle en français avec un lourd accent.
Sur les 144 détenues, 19 sont étrangères, venues des pays alentour, mais aussi du Nigeria, du Zimbabwe, du Malawi… „Il y a tout ce que vous pouvez imaginer en termes d’infraction ici“, dit le directeur adjoint Sidibé.
– La faute des mamans –
En majorité, les femmes sont là sous l’accusation de violences, meurtres, infanticides, coups et blessures, mais aussi de vol ou de participation au trafic d’êtres humains et de drogue. Une détenue, libérée il y quelques mois, était là pour terrorisme.
Certaines sont entrées en prison avec leur bébé dans les bras. Dix-neuf enfants courent entre le toboggan et la table basse installés dans la crèche.
„Quand je suis arrivé ici, il était trop petit, et je ne pouvais pas le laisser avec sa soeur à la maison, elle a seulement 4 ans“, explique Binta C., jeune femme d’une vingtaine d’années condamnée il y a deux ans pour escroquerie.
Le compagnon de Binta vient plusieurs fois par semaine leur rendre visite. Il emmène le petit Nabil, son fils, faire des tours en voiture dans le quartier. Quand il revient à la prison, le petit garçon pleure.
„Ils n’ont rien fait pour se retrouver ici, c’est leurs mamans qui ont fauté, il faut les aider“, dit Moussa Bagayoko, de l’ONG Maya-Ton qui, sur des financements de mécènes, aide la prison. Ces financements sont de plus en plus rares, déplore-t-il.
„L’erreur est humaine, personne n’est parfait dans la vie“, avoue Mariam, condamnée à 20 ans de réclusion pour avoir tué l’autre épouse de son mari.
„Mais il faut une grâce présidentielle, c’est trop long ici!“, dit-elle.
© 2021 AFP

1. Centre pénitentiaire de Bollé : de l’humanisme au cœur de la vie carcérale
Essor – 11 Avril 2018
Par Maimouna Sow
S’il est fréquent que l’angoisse, le doute et la peur s’emparent des pensionnaires de prisons, tel est moins le cas à Bollé où les détenus bénéficient de programmes d’encadrement, de rééducation et d’apprentissage
On sait peu de choses sur la vie dans les prisons. Les portes du pénitencier doivent, en effet, rester fermées. En tôle, outre la privation de la liberté, les pensionnaires ont le sentiment de « perdre leur identité ». Le regret vient toujours en retard. Être détenu n’a jamais été un rêve d’enfance. «Payer» pour ses erreurs, peut produire une volonté de nouveau départ. Mais à condition que le lieu de détention soit aussi un lieu d’encadrement, de rééducation, d’apprentissage, bref propice à un nouveau départ. Dans notre pays, c’est le centre pénitentiaire pour femme de Bamako, communément appelé «Bollé», qui en a fait sa vocation. En effet, seule prison pour femmes de notre pays, les personnes qui y sont détenues ont, pour l’essentiel, commis des délits. D’autres sont reconnues coupables de crimes. Mais toutes ne rêvent que d’une chose : retrouver la liberté pour refaire leur vie.
Qui sont les femmes de Bollé ? A quoi ressemble leur quotidien ? Comment sont leurs conditions d’incarcération? Créé par l’ordonnance N°0012/PRM du 10 février 2000, le centre pénitentiaire de Bollé accueille précisément les mineurs et les femmes en conflit avec la loi. Il faut dire que plus qu’un centre, Bollé incarne l’humanisation des prisons. Ici, il ne s’agit pas seulement de détenir des prisonnières mais surtout d’assurer leur rééducation et éventuellement leur réinsertion sociale après le séjour carcéral. Pour son directeur, Moussa Sarawi Maïga, Bollé est surtout la vitrine de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée dans notre pays en raison des responsabilités particulières qui lui sont confiées. «Ici, l’intérêt supérieur de la femme et de l’enfant est fondamental et même consacré dans des textes fondateurs du centre. Bollé assure la rééducation aussi bien des femmes que des mineurs, le ré-scolarisation des enfants, la formation professionnelle, l’alphabétisation des femmes et mineurs qui sont en conflit avec la loi ou en assistance éducative par décision de justice, afin d’assurer leur réinsertion sociale à travers des prises en charge par ses différentes unités», explique notre interlocuteur.
Parlant des conditions de détention, le premier responsable du centre rassure: «les femmes en prison sont certes moins nombreuses que les hommes, mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit qu’elles sont plus nombreuses qu’elles ne l’ont jamais été. Aussi, la prison n’est jamais un lieu de vie idéale pour une personne normale. Pour les femmes, c’est pire. Car la rupture avec la famille affecte énormément les femmes détenues. Cependant, on essaie ici de rendre le séjour moins désagréable à travers diverses activités d’éducation et de rééducation ».
– PÉDOPHILIE ET VOL QUALIFIÉ –
Ainsi, poursuit le directeur, si ailleurs les prisons sont faites de cellules, à Bollé, les détenus ont droit à des chambres communes dotées de matelas individuels, de moustiquaires et de téléviseurs. Ici, les pensionnaires ont droit aux trois repas quotidiens. Pour assureur leur santé, il existe une infirmerie où les soins sont gratuits. Les prisonniers (femmes et mineurs) bénéficient aussi d’un suivi psychologique, d’espace pour les différents cultes et sports, une crèche, un programme de rééducation et formation professionnelle. Le but est de leur permettre de vivre de façon digne et responsable. Cependant regrette, notre interlocuteur, le centre de Bollé connait des difficultés récurrentes. Par exemple, il n’y a qu’un seul véhicule qui assure la liaison entre la prison et les différents tribunaux. Cette situation oblige à faire recours quelques fois aux services de taxis.
A Bollé, les mineurs en détention, âgés de 13 et de 14 ans, sont pour la plupart inculpés pour des cas de pédophilie ou de viol. Ceux de 15, 16,17 ans pour des vols qualifiés. Le commandant Gabriel Flozan Sidibé, directeur adjoint de Bollé, précise que le nombre de détenus à ce jour est de 125, dont 12 mineurs. Il ajoute que le vol est l’infraction la plus courante, en plus des infanticides et coups et blessures volontaires.
Avec son architecture particulière, Bollé a une allure de forteresse. Derrière le mur protégé, A. T., 15 ans, vient de commencer son séjour ici. Accusée de détention illégale d’arme à feu, elle risque une peine de plusieurs mois, voire d’années. Les yeux hagards, son visage innocent cache pourtant une adepte des lieux dangereux. Elle est visiblement différente de la jeune A. B. qui vient de souffler ses 16 bougies. L’élève de 11e année est incarcérée pour consommation de produits psychotropes. «Je prenais le crack (cocaïne lavée), de l’Irone, du Viex et même du Maintos depuis l’âge de 15 ans», avoue-t-elle. Quand elle s’élève dans les nuages, emportée par l’effet de la drogue, la jeune fille oublie ses cours. Les parents l’ont alors conduite à Bollé depuis deux mois. Aujourd’hui, elle se sent mieux et envisage même de reprendre ses études après sa sortie de l’isolement.
A coup sûr, Bollé constitue un cadre de réinsertion pour les mineurs dont les parents ont totalement perdu le contrôle de leur éducation. Ils viennent à cette prison pour y passer un délai de trois mois renouvelable. Mariam Kouma, 16 ans, est élève d’une école coranique. Elle était incarcérée à Bollé pour coups et blessures. Mais elle ne cessait de clamer son innocence en disant qu’elle était juste témoin des faits. Les autorités judiciaires, après un procès, ont fini par la relaxer.
A 31 ans, M. D., mariée et mère de sept enfants, n’a pas eu cette chance. Elle entame sa quatrième année de séjour à Bollé. Condamnée pour cinq ans et bénéficiaire d’une grâce présidentielle d’un an, elle a été jugée coupable d’assassinat. Durant son séjour, elle bénéficie d’une formation professionnelle en savonnerie. Elle est aujourd’hui préparée à reprendre une nouvelle vie avec dignité. «Je me sens capable de m’installer à mon propre compte, sauf que je n’ai pas les moyens. Je demande donc de l’aide au gouvernement et aux ONG. A Bollé, j’ai appris à vivre à nouveau, à réorienter ma vie, à regretter mes erreurs mais aussi à prendre un nouveau chemin», dit-elle.
– LES REPENTIS –
Comme elle, A. M., âgée de 20 ans, est détenue à Bollé pour avoir commis un crime passionnel et n’hésite pas à décrier l’effroyable scène de son crime à qui veut l’entendre. «J’ai fracassé la tête de ma rivale de coups de pilon… », raconte-t-elle de la manière la plus effroyable. Malgré son crime abominable, la jeune espère être libérée la semaine prochaine lors de son audience au tribunal. A Bollé, nous avons aussi rencontré des jeunes garçons. Le cas d’A. B., 14 ans, est assez atypique. Il est detenu depuis un an pour vol et consommation de drogue. Il se plaint de lenteur de la justice. Un autre, A. D., 17 ans est un récidiviste. L’incorrigible garçon a été régulièrement reçu au centre (vol de moutons, de motos, de téléphones). Lui et son frère jumeau alternent en prison. Arrêté cette fois pour vol de motos, le jeune garçon a écopé d’une sentence qu’il purge depuis 6 mois. « Je suis le cours d’alphabétisation et une formation en soudure. La prison m’a permis de me ressaisir et de faire le point sur mon avenir. Cette fois-ci, c’est décidé, je souhaite devenir quelqu’un de meilleur en menant une activité honnête», dit-il.
Le cas de B. B., 17 ans, est particulier. Il est entré à Bollé à 14 ans pour pédophilie. Il bénéficia de la clémence des parents de sa victime. «J’ai appris la couture à Bollé. A ma sortie, les responsables du centre m’ont confié au Bureau national catholique pour enfant (BNCE) où j’ai donné le meilleur de moi même. Quelques temps après, ce centre m’a mis en contact avec un chef couturier de l’atelier Badeya. C’est là que je travaille actuellement et j’exerce avec fierté mon métier», témoigne-t-il comme dire qu’il n’est jamais trop tard pour se ressaisir.
© 2021 L’Essor

Derrière les murs de la prison pour femmes de Bamako

VoAAfrique/AFP 22.06.2021
(Falls kein Video öffnet => hier klicken / Si la vidéo n’apparaît pas => cliquez ici)

Rutsche und Werkstätten hinter den Mauern des Frauengefängnisses von Bamako
AFP – 22.06.2021 um 8:35
Friseur-Workshops, Seifenherstellung oder ein Bummel am Gitter: Das Frauengefängnis Bollé in Bamako steht in auffälligem Kontrast zu den üblichen, oft überfüllten und unhygienischen Gefängnissen der Sahelzone.
Hat man die hohe rostige Tür und die breiten ockerfarbenen Steinmauern hinter sich gelassen, gibt es im einzigen Frauengefängnis der Sahelzone – neben dem im mauretanischen Nouakchott – nicht viel, was an Gefängnisleben erinnert. Zwischen den Gebäuden auf dem großen ummauerten Grundstück bewegen sich Wärter, meist weibliche Wärter. Aber es sind kaum Waffen oder Uniformen zu sehen. Frauen stampfen Hirse, Kinder spielen im Kindergarten.
Nach 16 Uhr wird kein Mann mehr zugelassen.
Solidarität ist das Gebot der Stunde unter den 144 inhaftierten Frauen, sagt Mariam S., die älteste Insassin der Haftanstalt für Frauen und Minderjährige. „Wir halten zusammen“, sagt sie, ein Schleier verdeckt ihre mascara-geschminkten Augen.
„Wenn eine Neue ankommt, kennt sie die Anforderungen des Gefängnisses nicht, also begleiten wir sie“, sagt sie.
„Wir betrachten Bollé nicht als Haftanstalt“, sagt Babou Togora von der nationalen Gefängnisverwaltung. Er rühmt die Werkstätten, die Frauen für zukünftige Berufe ausbilden, das Vorhandensein eines Basketballplatzes und sogar eines Yogakurses.
Die Geschichte des Gefängnisses beginnt während der Revolution von 1991, einem bedeutenden Jahr in Mali. Der Putsch, der den Diktator Moussa Traoré stürzte, brachte das Land auf den Weg der Demokratie. Doch im Gefängnis von Bamako „nutzten Häftlinge die Revolution aus, um weibliche Mitgefangene zu missbrauchen“, sagt Inspektor Gabriel Flazan Sidibé, stellvertretender Direktor von Bollé.
– Langsamkeit der Justiz –
Man entschied sich, ein separates Haftzentrum einzurichten. Es wurde 1999 eröffnet und ist nach wie vor eines der einzigen Gefängnisse in der Subregion ausschließlich für Frauen.
In den anderen Gefängnissen, in Mali und anderswo, sind sie in getrennten Räumen von den Männern eingeschlossen. Wir tun alles, was wir können, um sie hierher zu bringen“, sagt Sidibé.
Hinter Bollés fast sympathischem Äußeren lauert die harte Realität des Sahel. Seit Jahren in sicherheitspolitische und politische Unruhen verwickelt, bleibt Mali zudem eines der ärmsten Länder der Welt. Bollé kann dank ausländischer Hilfe auf eigenen Beinen stehen.
„Wir müssen zugeben, dass die Situation ohne die Unterstützung unserer Partner kompliziert wäre“, räumt Ibrahim Tonkara, Direktor der Gefängnisverwaltung, vor Vertretern des UN-Entwicklungsprogramms (UNDP) ein, die gekommen sind, um eine Spende zu überreichen.
Aufgrund eines langsamen und unterfinanzierten Justizwesens wurde eine große Mehrheit der Häftlinge nie vor Gericht gestellt. Zwei Drittel, sagt die Direktion.
Im Hof umklammert eine der Gefangenen ein Gitter und beginnt ein Gespräch. „Hello, how are you ?“ Auf Englisch sagt die Nigerianerin, die anonym bleiben möchte, dass sie seit einem Jahr und sieben Monaten dort ist. Sie wartet immer noch darauf, einem Richter vorgeführt zu werden. „So ist das hier“, sagt sie auf Französisch, mit einem starken Akzent.
Von den 144 Häftlingen sind 19 aus anderen, aus den umliegenden Ländern, aber auch aus Nigeria, Simbabwe, Malawi… „Hier gibt es alles, was man sich an Straftaten vorstellen kann“, sagt der stellvertretende Direktor Sidibé.
– Die Schuld der Mütter –
Die meisten der Frauen sind hier wegen Gewalt, Mord, Kindstötung, Körperverletzung, aber auch Diebstahl oder Beteiligung am Menschen- und Drogenhandel. Eine Gefangene, die vor ein paar Monaten entlassen wurde, war wegen Terrorismus hier.
Einige sind mit ihren Babys auf dem Arm ins Gefängnis gekommen. Neunzehn Kinder rennen im Kindergarten zwischen der Rutsche und dem aufgestellten niedrigen Tisch hin und her.
„Als ich hierher kam, war er zu klein, und ich konnte ihn nicht mit seiner Schwester zu Hause lassen, sie ist erst 4 Jahre alt“, erklärt Binta C., eine junge Frau in ihren Zwanzigern, die vor zwei Jahren wegen Betrugs verurteilt wurde.
Bintas Partner kommt mehrmals pro Woche zu Besuch. Er nimmt dann den kleinen Nabil, seinen Sohn, mit auf Autofahrten durch das Viertel. Wenn er wieder ins Gefängnis kommt, weint der kleine Junge.
„Sie haben nichts getan, um hier zu landen, es sind ihre Mütter, die etwas falsch gemacht haben, wir müssen ihnen helfen“, sagt Moussa Bagayoko von der Nichtregierungsorganisation Maya-Ton, die das Gefängnis mit Geldern von Sponsoren unterstützt. Er beklagt, dass solche Förderungen immer seltener werden.
„Irren ist menschlich, niemand ist perfekt im Leben“, sagt Mariam, die zu 20 Jahren Gefängnis verurteilt wurde, weil sie die zweite Frau ihres Mannes getötet hat.
„Aber es muss eine Begnadigung durch den Präsidenten geben, das dauert hier zu lange!“, sagt sie.
© 2021 AFP

1. Die Strafanstalt Bollé: Humanismus inmitten des Gefängnislebens
Essor – 11.04.2018
Von Maimouna Sow
Häufig sind Gefängnisinsassen von Ängsten, Zweifeln und Furcht geplagt. In Bollé ist dies weniger der Fall, da die Inhaftierten in den Genuss von Betreuungs-, Umerziehungs- und Lernprogrammen kommen.
Über das Leben in Gefängnissen ist wenig bekannt. Die Türen der Haftanstalt müssen geschlossen bleiben. Im Gefängnis haben die Insassen neben dem Freiheitsentzug auch das Gefühl, „ihre Identität zu verlieren“. Die Reue kommt immer zu spät. Ein Gefangener zu sein, das war kein Wunsch aus der Kindheit. „Bezahlen“ für die eigenen Fehler, das kann die Bereitschaft zu einem Neuanfang erzeugen. Aber nur, wenn der Ort der Inhaftierung auch ein Ort der Betreuung, der Umerziehung, des Lernens ist, kurzum, der einen Neuanfang ermöglicht. In unserem Land ist es das Frauengefängnis von Bamako, allgemein „Bollé“ genannt, das dies zu seiner Berufung gemacht hat. Denn im einzigen Frauengefängnis unseres Landes sind die dort inhaftierten Personen zum größten Teil straffällig geworden. Andere haben sich eines Verbrechens schuldig gemacht. Aber sie alle träumen nur davon: wieder frei zu sein und ihr Leben neu zu beginnen.
Wer sind die Frauen von Bollé? Wie sieht ihr tägliches Leben aus? Wie sehen ihre Haftbedingungen aus? Das durch die Verordnung Nr. 0012/PRM vom 10. Februar 2000 geschaffene Strafvollzugszentrum Bollé dient speziell der Unterbringung von Minderjährigen und Frauen, die mit dem Gesetz in Konflikt geraten sind. Man muss sagen, dass Bollé die Humanisierung der Gefängnisse verkörpert. Hier geht es nicht nur um die Inhaftierung von weiblichen Gefangenen, sondern vor allem darum, ihre Rehabilitation und schließlich ihre Resozialisierung nach dem Gefängnisaufenthalt sicherzustellen. Für den Direktor, Moussa Sarawi Maïga, ist Bollé wegen der besonderen Verantwortung, die ihm übertragen wurde, vor allem das Aushängeschild der Gefängnisverwaltung und der betreuten Ausbildung in unserem Land. „Hier ist das Wohl von Frauen und Kindern grundlegend und sogar in den Gründungstexten des Zentrums verankert. Bollé sorgt für die Wiedereingliederung von Frauen und Minderjährigen, die Wiedereinschulung von Kindern, die Berufsausbildung, die Alphabetisierung von Frauen und Minderjährigen, die mit dem Gesetz in Konflikt stehen oder durch Gerichtsbeschluss in Erziehungshilfe sind. Durch die verschiedenen Einheiten soll ihre Resozialisierung gewährleistet werden“, erklärt unser Gesprächspartner.
Fortsetzung folgt

2a. In Mali Women’s Prison, Inmates Face A Long Wait
Channels Television – June 22, 2021
Laughing children, yoga classes, job-training sessions: Mali’s only women’s prison is a far cry from the squalid, overcrowded jails found elsewhere in the war-torn Sahel.
Once past the rusty doors and ochre-coloured walls of the Bolle penitentiary in the capital Bamako, there is little indication that this is a prison at all.
Women pound millet as their children play around a slide in the nursery.
A long-time prisoner who gave her name as Mariam told AFP that there is a strong sense of solidarity among the 144 inmates.
“We stick together,” said Mariam, adding that new arrivals are welcomed.
Bolle is one of the only women’s prisons in Africa’s Sahel region, which has been plagued by a brutal jihadist conflict since 2012.
Standards are far higher than other in prisons in Mali, where male criminals and jihadists are crammed into dark and filthy cells.
“We don’t consider Bolle a detention centre,” said Babou Togora, an official from Mali’s prison service.
The penitentiary is similar to others in the Sahel in some respects, however.
– Delays –
Most of the inmates are yet to stand trial because of lengthy delays in the former French colony’s under-resourced legal system.
A Nigerian woman in the courtyard, who declined to be named, said she has been imprisoned for 19 months, awaiting trial.
“That’s how it is here,” she said, in heavily accented French, with a smile.
About two-thirds of the women are in a similar position, according to prison authorities.
Nineteen of the inmates hail from surrounding Sahel countries, with some coming from as far away as Nigeria and Zimbabwe.
Founded in 1999, Bolle has its origins in the turmoil triggered by Mali’s 1991 coup d’etat.
During the putsch, male prisoners reportedly preyed upon female inmates.
The central prison in Bamako was one facility where men “took advantage of the revolution to abuse the female inmates,” according to Inspector Gabriel Flazan Sidibe, Bolle’s deputy warden.
Other prisons in Mali still contain women’s sections. But Sidibe said “we are doing everything to group them” at Bolle.
– ‘To err is human’ –
Bolle’s inmates are detained on charges of everything from infanticide to assault and involvement in the drug trade.
One prisoner, who was released a few months ago, had been detained on terrorism charges.
Many inmates are put behind bars up along with their children, who are innocent of any crime.
Binta, a woman in her twenties convicted of fraud two years ago, is locked up with her young son Nabil.
She said the boy’s father comes to the prison several times a week to take him for car rides around the city, but that Nabil cries when he has to return to jail.
Moussa Bagayoko, from a local NGO that aids the imprisoned children, said that “they didn’t do anything to end up here — it’s their mothers who did something wrong.”
He added that the foreign funding on which Bolle relies is becoming increasingly rare.
Mariam, who is serving a 20-year sentence for killing one of her husband’s other wives, said that “we need a presidential pardon”.
“To err is human,” she added. “No one is perfect in life.”
© 2021 channelstv.com

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