VORLÄUFIGE AUSSETZUNG GEMEINSAMER OPERATIONEN VON BARKHANE UND DER MALISCHEN ARMEE – Barkhane, retrait à titre conservatoire

Kurzmeldung: Frankreich kündigt Wiederaufnahme der Zusammenarbeit mit den malischen Streitkräften an
RFI – 02.07.2021 – 23:10
Frankreich, das mehr als 5.000 Soldaten in der Sahelzone stationiert hat, wird die gemeinsamen Operationen mit den malischen Streitkräften wieder aufnehmen…
1. Mali: Französische Entscheidung trifft eine geschwächte Armee hart
AFP – 05.06.2021 um 0:20
Die französische Entscheidung, die gemeinsamen Operationen mit der malischen Armee auszusetzen, hat schwerwiegende Auswirkungen auf die ohnehin schon schwachen Fähigkeiten eines entscheidenden Partners im Kampf gegen die Dschihadisten.
Im Busch in Nord- und Zentralmali operierten die französischen Soldaten der Operation Barkhane … bisher weitgehend Hand in Hand mit den malischen Soldaten.
2. Aussetzung gemeinsamer militärischer Operationen: Frankreich zwischen Zynismus und Verweigerung der Hilfe
Sahel Tribune – 5. Juni 2021
Welches Spiel spielt Frankreich in Mali? Könnte man sich berechtigterweise fragen. Zwischen Zynismus und Opportunismus und Verweigerung von Hilfe fällt die Maske Frankreichs in Mali bald. Wie sonst ist die Entscheidung zu verstehen, die gemeinsamen Militäroperationen von Frankreich und Mali zur Bekämpfung des Terrorismus im Dreiländereck auszusetzen, die der diplomatische Vertreter Frankreichs verkündete, ohne auch nur ein winziges offizielles Schriftstück als Beweis vorlegen zu können?

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

BREVE: La France annonce reprendre sa coopération avec les forces armées maliennes
RFI – 02/07/2021 – 23:10
La France, dont plus de 5 000 militaires sont déployés au Sahel, va reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, après avoir suspendu sa coopération bilatérale à la suite d’un second coup d’Etat au Mali en mai, a annoncé vendredi soir le ministère des Armées.
« A l’issue de consultations avec les autorités maliennes de transition et les pays de la région, la France prend acte des engagements des autorités maliennes de transition » endossés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et a « décidé la reprise des opérations militaires conjointes ainsi que des missions nationales de conseil, qui étaient suspendues depuis le 3 juin dernier », annonce Paris dans un communiqué.
Après un deuxième putsch en neuf mois qui a fait du colonel Assimi Goïta le chef de cet Etat crucial pour la stabilité au Sahel, la France avait déclaré il y a un mois suspendre les opérations conjointes avec les forces maliennes, avec lesquelles elle coopère depuis des années contre les jihadistes.
« La France reste pleinement engagée, avec ses alliés européens et américains, aux côtés des pays sahéliens et des missions internationales », pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent au Sahel, a conclu vendredi le ministère des Armées dans son communiqué.
– Désengagement progressif de la France –
Le président Emmanuel Macron a récemment annoncé un prochain désengagement progressif de la France du Sahel. La force antijihadiste française Barkhane (5 100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales.
Mais « cette transformation ne signifie pas le départ du Sahel, ni que nous allons ralentir nos opérations de contre-terrorisme » dans la région, a souligné plus tôt vendredi la ministre française des Armées Florence Parly. « Nous avons collectivement, (nous) Européens, une responsabilité de sécuriser le flanc sud de l’Europe. Il est essentiel de ne pas permettre que le Sahel et plus largement l’Afrique deviennent une zone refuge et d’expansion pour ces groupe terroristes affiliés à Daech et al-Qaïda », a-t-elle jugé.
– La force Takuba –
Pour réduire la voilure au Sahel, la France compte beaucoup sur la montée en puissance du groupement de forces spéciales européennes Takuba, créé à l’initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat. « Aujourd’hui, nous ne voyons pas d’inflexions, de réticences ou de remise en cause liées à la situation » politique au Mali, a assuré Mme Parly, estimant « d’autant plus important que nous consolidions Takuba que nous lui voyions un rôle majeur dans les prochaines années ».
Takuba rassemble aujourd’hui au Mali 600 hommes : la moitié sont des Français, les autres des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens. La Roumanie s’est également engagée à y participer.
© 2021 rfi.fr avec AFP

1. Mali: la décision française affecte durement une armée affaiblie
AFP – 05.06.2021 à 0:20
La décision française de suspendre les opérations conjointes avec l’armée malienne impacte sévèrement les déjà faibles capacités d’un partenaire crucial dans la lutte antijihadiste, avec l’objectif d’obtenir des engagements solides de leurs dirigeants, disent les analystes.
Dans les brousses du Nord et du centre du Mali, les soldats français de l’opération Barkhane, qui a pris en 2014 la relève de Serval déployée l’année précédente, opéraient jusqu’alors dans une large mesure main dans la main avec les soldats maliens.

Foto (c) AFP/ DAPHNE BENOIT

C’était le cas en particulier lors d’opérations de plusieurs semaines engageant des milliers d’hommes, de Barkhane, de l’armée malienne ou de l’armée nationale selon le théâtre, et de la force régionale du G5 Sahel, contre les groupes armés affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation Etat islamique.
Ces opérations ne se traduisaient pas forcément par de lourdes pertes dans les rangs jihadistes. Mais elles permettaient de „mettre un coup de pied dans la fourmilière et de désorganiser l’ennemi qui doit bouger et prête alors le flanc“ à des actions ciblées, explique une source militaire malienne.
La coopération allait bien au-delà, avec le soutien aérien à une armée malienne cruellement dépourvue, l’échange de renseignement et l’entraînement et le conseil, avec l’objectif constamment rappelé par Paris de faire monter en puissance l’armée malienne pour qu’elle puisse assumer seule la sécurité du pays.
Depuis jeudi soir, de grande lignes de cette coopération sont remises en cause, pour la première fois de manière aussi nette en huit années de collaboration.
– large dépendance –
Dix jours après un deuxième putsch en neuf mois, qui a fait du colonel Assimi Goïta le chef de cet Etat crucial pour la stabilité au Sahel, Paris a annoncé jeudi soir suspendre les opérations conjointes avec les forces maliennes.
Concrètement, les soldats de Barkhane „ne sortent plus de leurs bases“ dans le Nord du Mali, dit un diplomate français à Bamako.
Les activités de la Task Force Takuba, composée d’unités de forces spéciales européennes et censée aider l’armée malienne à s’aguerrir, sont suspendues, a indiqué à l’AFP l’état-major français. Idem pour la coopération avec les éléments maliens de la force du G5 Sahel, et les actions de formation des soldats maliens, au tir ou à la lutte contre les mines artisanales.
Les soldats maliens, notoirement mal formés et mal équipés, dépendent largement des partenaires du Mali pour tenir des camps isolés dans un vaste pays. Des centaines d’entre eux ont été tués dans les offensives éclairs des jihadistes.
Au quotidien, le soutien français se traduit, dans les domaines logistique, par l’escorte aux relèves ou l’approvisionnement en eau, et militaire, par l’appui lors d’attaques et l’évacuation des blessés.
Sans la France, les opérations maliennes seront vraisemblablement „extrêmement réduites: protection de base, patrouilles en périphérie immédiate des camps, convoi logistique“, dit Raphaël Bernard, ancien officier de Barkhane, „ils savent que c’est compliqué de manoeuvrer contre les GAT (groupes armés terroristes) loin de leurs bases sans Barkhane ou Takuba“.
– groupes insurrectionnels renforcés? –
En décembre, les soldats du camp isolé de Boulkessi avaient sollicité l’appui terrestre et aérien de Barkhane afin d’être relevés.
Dorénavant, ce soutien ne sera plus automatique et le soutien français dans des circonstances particulières sera examiné au cas par cas, dit un responsable français sous le couvert de l’anonymat.
Les mesures sont „temporaires“ dans l’attente de „garanties“ de la part des colonels maliens qu’ils rendront le pouvoir aux civils après des élections prévues en février 2022, a dit le ministère français des Armées.
Le chercheur malien Boubacar Ba envisage que, dans le camp des jihadistes, l’espace ouvert „donne des ailes aux groupes insurrectionnels qui se sentiraient renforcés par les différentes crises répétitives à Bamako et un éventuel abandon temporaire ou définitif de l’appui des forces Barkhane et Takuba“.
L’hypothèse d’un retrait définitif de la France paraît pour l’heure „improbable“, estime un ancien haut fonctionnaire retraité malien pour qui „l’annonce française est un message clair et direct“ à l’adresse des militaires maliens pour obtenir des garanties.
Celles-ci, avance un chercheur sous couvert d’anonymat, pourraient porter autant sur la nomination d’un Premier ministre civil, qui semble acquise, que sur les décisions politiques bamakoises.
Les Français chercheraient à faire „pression pour que soit mis un terme à tout processus de négociation avec les jihadistes“ et pour que la nomination pressentie de Choguel Kokalla Maïga au poste de Premier ministre „ne signifie pas le retour de (l’imam) Dicko“, dit-il.
Mahmoud Dicko, imam au coeur de la lutte contre l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, n’a jamais caché sa volonté d’engager un dialogue avec les jihadistes pour le retour de la stabilité au Mali. MM. Maïga et Dicko sont réputés proches.
„L’annonce française pourrait permettre de clarifier les choses“, d’un côté comme de l’autre sur „les réelles volontés de chacun“, dit le haut fonctionnaire retraité.
© 2021 AFP

2. Suspension des opérations militaires conjointes : la France entre cynisme et déni d’assistance
Sahel Tribune – 5 Juin 2021
Correspondance particulière
À quel jeu joue la France au Mali ? Pourrait-on légitimement se demander. Entre cynisme et opportunisme et déni d’assistance, le masque de la France n’est plus loin de tomber au Mali. Sinon comment comprendre que la décision de suspension des opérations militaires conjointes que la France et le Mali menaient pour lutter contre le terrorisme dans la zone des trois frontières soit annoncée par le représentant diplomatique français sans que celui-ci ne soit à même de donner, ne serait-ce qu’un petit bout de papier officiel en guise de preuve ? Y aurait-il un manque de rigueur dans la conduite des affaires diplomatiques ou serait-ce simplement la preuve d’un mépris pour les autorités de la Transition ?
Des rumeurs
En tout état de cause, cette supposée décision de suspension est bien loin d’arriver à point nommé pour qui connaît et comprend l’étendue et les conséquences sécuritaires de la crise malienne. Sous prétexte d’une démarcation vis-à-vis des autorités de la Transition pour des jugements de valeur dont la prise en compte ne favoriserait nullement la stabilité du Mali ainsi que la cohésion de ses forces de défense et de sécurité.
Le cas récent du Tchad n’est-il pas riche en enseignements pour que la France soit plus compréhensive face à celui du Mali ?
Manifestement, l’intention de la France d’induire les autorités maliennes en erreur ne semble plus faire de doute tant elle s’obstine à entretenir la rumeur sur un sujet aussi sensible et important que cette suspension annoncée. Par-delà les démarches de l’Ambassadeur de France au Mali, M. Joël Meyer, d’ailleurs non appuyées de courrier officiel, d’autres voix officieuses de la France, certainement émises à dessein, font croire à une suspension des opérations militaires conjointes sur le terrain entre les forces maliennes et françaises, intervenant par excellence dans les zones les plus sensibles du théâtre des opérations.
Clarifier sa position
Comme le dit si bien un adage, « c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît ses vrais amis ».À l’analyse, un fait demeure constant. C’est bien la volonté de la France d’entretenir la rumeur dans le but de pousser les autorités maliennes à se prononcer publiquement sans document officiel de suspension. Plus grave, et à éviter à tout prix, c’est la prétention de la France de se tenir « prête » pour d’éventuelles urgences contrairement à l’esprit de planification et de coordination pour le succès de toute opération militaire.
À l’impossible nul n’étant tenu, le Mali saura néanmoins se relever et faire face à son destin devant l’histoire, quitte à bénéficier de l’accompagnement militaire d’autres partenaires stratégiques. Bien que nous n’en soyons pas à ce niveau pour l’instant, cette option pourrait bien être envisageable, comme le désire d’ailleurs une bonne frange de la population malienne.
L’heure de vérité semble donc sonner pour la France qui doit plus que jamais clarifier sa position face au Mali.
© 2021 saheltribune.com


KURZMELDUNG: Frankreich kündigt Wiederaufnahme der Zusammenarbeit mit den malischen Streitkräften an
RFI – 07.02.2021 – 23:10
Frankreich, das mehr als 5.000 Soldaten in der Sahelzone stationiert hat, wird die gemeinsamen Operationen mit den malischen Streitkräften wieder aufnehmen, nachdem es die bilaterale Zusammenarbeit nach einem zweiten Putsch in Mali im Mai ausgesetzt hatte, teilte das Armeeministerium am Freitagabend mit.
Nach Konsultationen mit den malischen Übergangsbehörden und den Ländern der Region nimmt Frankreich die Verpflichtungen der malischen Übergangsbehörden zur Kenntnis„, die von der Wirtschaftsgemeinschaft Westafrikanischer Staaten (ECOWAS) bestätigt wurden, und hat „beschlossen, die gemeinsamen militärischen Operationen sowie die nationalen Beratungsmissionen wieder aufzunehmen, die seit dem 3. Juni ausgesetzt waren„, teilte Paris in einer Erklärung mit.
(…)“Frankreich bleibt zusammen mit seinen europäischen und amerikanischen Verbündeten, an der Seite der Sahel-Länder und internationaler Missionen, voll engagiert“, um dschihadistische Gruppen zu bekämpfen, die in der Sahelzone operieren, so das Armeeministerium am Freitag in seiner Erklärung.
– Frankreichs schrittweiser Rückzug –
Präsident Emmanuel Macron kündigte kürzlich einen bevorstehenden schrittweisen Rückzug aus der Sahelzone an. Die französische Anti-Dschihadisten-Truppe Barkhane (derzeit 5.100 Mann) wird zugunsten einer gestrafften Einheit verschwinden, die sich auf Terrorismusbekämpfung und Kampfunterstützung für lokale Armeen konzentriert.
Aber „diese Transformation bedeutet weder den Abzug aus der Sahelzone, noch, dass wir unsere Anti-Terror-Operationen in der Region verlangsamen werden„, betonte die französische Armee-Ministerin Florence Parly am Freitag. „Wir, (wir) Europäer, haben gemeinsam die Verantwortung, die Südflanke Europas zu sichern. …“
– Die Takuba-Truppe –
Um die Segel in der Sahelzone zu streichen, setzt Frankreich stark auf den Aufstieg der europäischen Spezialeinheit Takuba, die auf Initiative von Paris gegründet wurde, um die malischen Einheiten im Kampf zu begleiten. „Heute sehen wir keine Zurückhaltung oder Infragestellung in Bezug auf die politische Situation “ in Mali, versicherte Frau Parly, die es für „um so wichtiger hält, dass wir Takuba konsolidieren, damit es in den kommenden Jahren eine wichtige Rolle spielt „.
Takuba besteht heute in Mali aus 600 Soldaten: die Hälfte sind Franzosen, die anderen Esten, Tschechen, Schweden und Italiener. Auch Rumänien hat seine Teilnahme zugesagt.
© 2021 rfi.fr mit AFP

1. Mali: Französische Entscheidung trifft eine geschwächte Armee hart
AFP – 05.06.2021 um 0:20
Die französische Entscheidung, die gemeinsamen Operationen mit der malischen Armee auszusetzen, hat schwerwiegende Auswirkungen auf die ohnehin schon schwachen Fähigkeiten eines entscheidenden Partners im Kampf gegen die Dschihadisten, wobei das Ziel darin besteht, deutliche Zusicherungen von deren Führern zu erhalten, sagen Analysten.
Im Busch in Nord- und Zentralmali operierten die französischen Soldaten der Operation Barkhane, die 2014 die im Vorjahr eingesetzte Serval ablöste, bisher weitgehend Hand in Hand mit den malischen Soldaten.
Dies war insbesondere bei mehrwöchigen Operationen der Fall, an denen je nach Einsatzort Tausende von Männern von Barkhane, der malischen Armee oder der nationalen Armee sowie der regionalen G5-Sahel-Truppe gegen bewaffnete Gruppen, die mit al-Qaida oder der Organisation Islamischer Staat verbunden sind, beteiligt waren.
Diese Operationen führten nicht unbedingt zu schweren Verlusten in den Reihen der Dschihadisten. Aber sie ermöglichten „einen Tritt in den Hintern und Desorganisation des Feindes, der sich bewegen muss und dann die Flanke“ für gezielte Aktionen hergibt, erklärt eine malische Militärquelle.
Die Zusammenarbeit ging weit darüber hinaus, mit Luftunterstützung für eine malische Armee, die gnadenlos unterversorgt war, dem Austausch von Geheimdienstinformationen und Ausbildung und Beratung, mit dem von Paris immer wieder in Erinnerung gerufenen Ziel, die Stärke der malischen Armee zu erhöhen, damit sie die Sicherheit des Landes aus eigener Kraft übernehmen könne.
(…)
Die Hypothese eines endgültigen französischen Abzugs scheint vorerst „unwahrscheinlich“, so ein ehemaliger hochrangiger malischer Beamter, für den „die französische Ankündigung eine klare und direkte Botschaft“ an das malische Militär ist, für Garantien zu sorgen.
Diese, so ein auf Anonymität bedachter Wissenschaftler, könnten sich sowohl auf die Ernennung eines zivilen Premierministers beziehen, die eine ausgemachte Sache zu sein scheint, als auch auf politische Entscheidungen in Bamako.
Die Franzosen versuchen, „Druck auf die Regierung auszuüben, um jeden Verhandlungsprozess mit den Dschihadisten zu beenden“ und um sicherzustellen, dass die Ernennung von Choguel Kokalla Maiga zum Premierminister „nicht die Rückkehr von (Imam) Dicko bedeutet“, sagte er.
(…)
© 2021 AFP

2. Aussetzung gemeinsamer militärischer Operationen: Frankreich zwischen Zynismus und Verweigerung der Hilfe
Sahel Tribune – 5. Juni 2021
Private Korrespondenz
Welches Spiel spielt Frankreich in Mali? Könnte man sich berechtigterweise fragen. Zwischen Zynismus und Opportunismus und Verweigerung von Hilfe fällt die Maske Frankreichs in Mali bald. Wie sonst ist die Entscheidung zu verstehen, die gemeinsamen Militäroperationen von Frankreich und Mali zur Bekämpfung des Terrorismus im Dreiländereck auszusetzen, die der diplomatische Vertreter Frankreichs verkündete, ohne auch nur ein winziges offizielles Schriftstück als Beweis vorlegen zu können? Liegt hier mangelnde Sorgfalt im Umgang mit den diplomatischen Belangen vor oder ist es einfach nur ein Beweis für die Geringschätzung der Autoritäten der Transition?
Gerüchte
In jedem Fall ist diese vermutliche Entscheidung zur Aussetzung alles andere als angemessen für diejenigen, die das Ausmaß und die sicherheitspolitischen Folgen der Krise in Mali kennen und verstehen. Der Vorwand einer Abgrenzung gegenüber den Übergangsbehörden für Werturteile, deren Berücksichtigung in keiner Weise die Stabilität Malis oder den Zusammenhalt seiner Verteidigungs- und Sicherheitskräfte begünstigen würde.
Ist der aktuelle Fall des Tschad nicht lehrreich genug, dass Frankreich in Bezug auf Mali verständnisvoller sein sollte?
Die Absicht Frankreichs, die malischen Behörden auf falsche Fährten zu locken, scheint angesichts der Hartnäckigkeit, mit der es die Gerüchteküche bei einem so sensiblen und wichtigen Thema wie dieser angekündigten Aussetzung am Laufen hält, nicht mehr in Zweifel zu stehen. Über die Vorgehensweise des französischen Botschafters in Mali, Herrn Joël Meyer, hinaus, die im Übrigen nicht durch offizielle Schriftstücke gestützt wird, erwecken andere inoffizielle Stimmen aus Frankreich, die sicherlich absichtlich geäußert wurden, den Anschein, als gäbe es eine Aussetzung gemeinsamer militärischer Operationen vor Ort zwischen malischen und französischen Streitkräften, die par excellence in den sensibelsten Bereichen des Einsatzgebietes intervenieren.
Klärung der Position
Wie ein Sprichwort so schön sagt: „Es sind die schwierigen Zeiten, in denen man seine wahren Freunde erkennt.“ Bei der Analyse bleibt eine Tatsache erhalten. Es ist in der Tat der Wille Frankreichs, das Gerücht aufrechtzuerhalten, um die malischen Behörden zu drängen, öffentlich ohne offizielles Dokument der Aussetzung Stellung zu nehmen. Schwerwiegender und um jeden Preis zu vermeiden ist der Anspruch Frankreichs, für mögliche Notfälle „bereit“ zu sein, was dem Geist der Planung und Koordination für den Erfolg jeder militärischen Operation widerspricht.
Von niemandem kann man Unmögliches verlangen, aber Mali wird trotzdem aufrecht stehen und sich seinem Schicksal vor der Geschichte stellen können, auch auf die Gefahr hin, von der militärischen Unterstützung anderer strategischer Partner abhängig zu sein. Obwohl wir im Moment noch nicht so weit sind, könnte diese Option durchaus ins Auge gefasst werden, da sie von einem großen Teil der malischen Bevölkerung gewünscht wird.
Die Stunde der Wahrheit scheint für Frankreich gekommen zu sein, das mehr denn je seine Position in Bezug auf Mali klären muss.
© 2021 saheltribune.com

2 Gedanken zu „VORLÄUFIGE AUSSETZUNG GEMEINSAMER OPERATIONEN VON BARKHANE UND DER MALISCHEN ARMEE – Barkhane, retrait à titre conservatoire

  1. En supplément
    Opération Solstice : le dernier coup d’éclat de Barkhane ?
    maliweb – 2 Juil 2021
    La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé vendredi 2 juillet la capture et la neutralisation de djihadistes de premier plan au Sahel.
    Barkhane, la task force Takuba (composée de forces spéciales françaises et européennes) et l’armée nigérienne ont mené l’opération Solstice. Alors que le président Macron annonçait en parallèle, le 10 juin, le retrait français partiel du Sahel dans les mois à venir, cette opération a permis la capture de deux lieutenants d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, l’émir de l’État islamique au grand Sahara (EIGS, émanation de Daech) : Sidi Ahmed Ould Mohamed alias Katab al-Mauritani, ainsi que Dadi Ould Chouaib, alias Abou Dardar.
    Six djihadistes ont aussi été « neutralisés », a précisé la ministre lors d’une rencontre à Paris avec l’Association des journalistes de défense (AJD), vendredi 2 juillet, dont le cadre touareg de l’EIGS Almahmoud Al Baye alias Ikaray, présenté comme le « chef d’un groupe de combattants dans la région de Ménaka, à la frontière avec le Niger ».
    – Coups durs pour l’EIGS –
    Par ailleurs, Abdelhakim al-Sahraoui, « figure très médiatique de l’EIGS connu pour son application très stricte de la charia » et ses vidéos de décapitation, est mort récemment, a affirmé Florence Parly. « Nous avons eu confirmation qu’il était mort au mois de mai dans des circonstances encore inconnues », a-t-elle assuré, précisant que l’on ne sait pas à l’heure actuelle si son décès est le résultat d’une action des militaires.
    Ces coups durs portés à l’EIGS sont réels, mais ne suffiront probablement pas à limiter les résurgences djihadistes dans la région après le retrait partiel du dispositif français, qui sera vraisemblablement limité dès la fin de l’année 2021 à une task force Takuba remaniée, pour traquer les chefs djihadistes, et à l’accompagnement des forces locales. L’incertitude sur la reprise de la coopération française avec les forces maliennes, suspendue depuis le second coup d’État en mai au Mali, complique encore un peu plus la situation, même si la ministre a affirmé « travailler à une reprise rapide de cette coopération ».
    – Un retrait français périlleux –
    La phase de retrait d’une grande partie des 5 100 militaires français de Barkhane (le détail n’est pas aujourd’hui connu) s’annonce périlleuse. Les bases du nord de la bande sahélo-saharienne seront probablement abandonnées, et des convois vulnérables devront traverser des zones à risque, alors même que certains pions de soutien ne seront plus pleinement disponibles.
    Si Emmanuel Macron s’exprimera probablement pour dévoiler le nouveau format du dispositif français, les détails des opérations de retrait des forces ne seront pas communiqués à l’avance, pour des raisons évidentes de sécurité. « Nous avons collectivement, Européens, la responsabilité de sécuriser le flanc sud de l’Europe : il est essentiel de ne pas permettre que le Sahel, et plus largement l’Afrique, devienne une zone refuge et d’expansion pour ces groupes terroristes affiliés à Daech [acronyme arabe de l’EI, NDLR] et Al-Qaïda », a martelé Florence Parly.
    (…)
    © 2021 lepoint.fr/monde

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  2. Entretien avec Lemine Ould Salem, journaliste spécialiste du Sahel
    Reprise de la coopération militaire avec le Mali: «Emmanuel Macron a fini par revenir à la raison»
    RFI – 04/07/2021 – 16:58
    La France va reprendre sa coopération militaire avec le Mali, a annoncé le ministère français des Armées vendredi dans la soirée. Une décision réaliste, estime Lemine Ould Salem, journaliste spécialiste du Sahel. L’interruption de cette coopération militaire, annoncée il y a moins d’un mois par Paris, au lendemain du deuxième coup d’État à Bamako, présentait selon lui des risques de radicalisation islamiste au Mali.
    RFI : Que pensez-vous du timing de la reprise de la coopération militaire française au Mali ? Pourquoi cette annonce maintenant ?
    Lemine Ould Salem :
    Il faut d’abord rappeler que l’annonce de la suspension de la coopération avec l’armée malienne, puis celle de la transformation de [l’opération] Barkhane ont été très mal reçues au Sahel, mais aussi à Paris. Il semblerait même que la décision d’arrêter la coopération avec l’armée malienne ait été prise sans consultation avec les militaires qui eux n’ont jamais – paraît-il – été favorables à cette décision. …En lire plus

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