CHOGUEL MAIGA, EIN HARTNÄCKIGER POLITIKER AN DER SPITZE DES NEUEN KABINETTS – Choguel Kokalla Maïga, un homme politique tenace à prendre les commandes de la nouvelle équipe (portrait)

1. Mali: Choguel Maïga, ein bewährter Politiker an der Spitze der Regierung.
RFI – 07.06.2021 – 16:43
Die Szene spielt im Jahr 1997. Die Schleusen der Demokratie und der Mehrparteienpolitik sind in Mali seit sechs Jahren geöffnet. Choguel Maiga ist Präsident der Patriotischen Bewegung für Erneuerung (MPR)
2. Choguel Kokalla Maïga, ein „politisches Tier“ an der Spitze der Regierung
AFP – 07.06.2021 um 20:00
Der neue Premierminister von Mali, Choguel Kokalla Maïga, ist ein „politisches Tier“ mit einer wechselvollen Karriere.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Mali: Choguel Maïga, un vétéran de la politique à la primature
RFI – 07/06/2021 – 16:43
Par Serge Daniel, notre correspondant à Bamako
La scène se déroule en 1997. Les vannes de la démocratie et du multipartisme sont ouvertes depuis six ans au Mali. Choguel Maïga est président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) qui se réclame de l’ex-parti unique balayé par une insurrection populaire. Il est considéré comme un « pestiféré » par toute la classe politique malienne qui a pour slogan « Vive le changement ! ». Il est quasiment seul contre tous, boudé par une grande partie de la presse.

Foto (c) Serge Daniel/RFI: Choguel Maïga, le nouveau Premier ministre malien – Choguel Maïga, der neue malische Premierminister

Drapé dans l’un de ses célèbres boubous traditionnels, il nous reçoit à Bamako pour un entretien. Son téléphone sonne. C’est le Premier ministre de l’époque, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui l’appelle pour un discret entretien. Lui qui est plutôt court de taille et de frêle allure, il bombe le torse. Le « banni » commence à devenir fréquentable. Impossible d’entendre ce que les deux hommes se disent. Après avoir raccroché, le jeune leader du MPR lance : « En politique, il faut des convictions. Mais après les convictions, il faut être tenace ! »
De la ténacité, cet ingénieur titulaire d’un doctorat en télécommunications en a fait preuve tout au long de son cursus scolaire et universitaire. Plutôt brillant durant les premières années de sa scolarité dans le septentrion malien d’où il est originaire, il poursuit ses études dans les années 1970 au lycée technique de Bamako – de bonne renommée –, avec option « mathématiques et techniques industrielles » (MTI). Il sort major de sa promotion, avec en poche un baccalauréat technique. Il effectue ses études supérieures essentiellement dans l’ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
Jeune, il tâte le terrain politique, notamment au sein de l’Union nationale des jeunes du Mali, association phagocytée par le parti unique de l’époque.
L’homme sait ne pas mâcher ses mots. Il est un tribun hors pair. Il le prouve une nouvelle fois en mars dernier, lors d’une émission télévisée à laquelle il participe à l’occasion du trentenaire de l’insurrection de 1991. Il a face à lui les révolutionnaires qui avaient le vent en poupe à cette époque et qui ont depuis blanchi sous le harnais. Seul contre tous, Choguel Maïga trouve les mots pour encore défendre le régime du parti unique. Tenace.
Une revanche après un parcours semé d’embûches
Ce lundi 7 juin 2021, un peu plus de trente ans après la révolution malienne, il prend définitivement sa revanche en accédant à la primature. Ses blessures se cicatrisent probablement. Car son parcours politique a été semé d’embûches.
En 1997, il boycotte les élections présidentielles et législatives. En 2002, pour la première fois, il est candidat à une élection présidentielle. Il n’obtiendra pas le remboursement de sa caution, ayant obtenu un score inférieur à 5 % des suffrages exprimés. Au second tour, il appelle à voter pour le général Amadou Toumani Touré qui s’assoit dans le fauteuil laissé vide par un géant de la scène politique malienne, Alpha Oumar Konaré. Pour la première fois dans l’histoire du Mali, un président démocratiquement élu succède à un autre.
Les cinq années suivantes, politiquement, Choguel Maïga roule sur un chemin bien étroit.Son parti, qui a un tigre pour emblème, a cinq députés sur les 147 que compte l’hémicycle en 2002 ; et il en aura huit en 2007. Il noue des alliances dans le marigot où les caïmans rêvaient de le dévorer.
L’homme sera ministre à deux reprises. En 2002, pour quelques années, il détient le portefeuille de l’Industrie et du Commerce. En 2015, il revient au gouvernement, plus précisément au ministère de l’Économie numérique et de la Communication.
Retour sur le devant de la scène avec le M5
VOIR dans les commentaires
Une ténacité qui porte ses fruits
Neuf mois plus tard, le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition, après avoir débarqué le président de la Transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, qu’il avait lui-même choisis a besoin d’une nouvelle alliance pour gouverner. Il se jette alors dans les bras du M5-RFP qui accepte la primature. Une semaine avant, à la veille du dernier remaniement ministériel qui va déclencher une nouvelle crise, une frange du M5-RFP refusait les strapontins que proposait le président de la Transition.
Aujourd’hui, le camp du colonel Assimi Goïta et celui de Choguel Maïga ont jeté les querelles à la rivière. Terminée l’époque où les militaires ne voulaient pas travailler avec le M5-RFP. Et vice-versa.
La ténacité du Premier ministre a porté ses fruits. Mais à quel prix ? Pour occuper le fauteuil douillet de la primature, le docteur Choguel Maïga a quand même mangé, sur plusieurs sujets, un bout de son chapeau. Lui qui exigeait un président civil pour la Transition va finalement travailler avec le colonel Assimi Goïta. Et pour bien montrer que cela ne le gêne aucunement, il s’est déjà fait son porte-parole, le 4 juin 2021, lors d’un rassemblement du M5-RFP, alors qu’il n’était pas encore officiellement nommé Premier ministre. Prenant la parole lors de ce rassemblement, alors que Paris venait de suspendre sa coopération militaire avec Bamako à cause du second coup d’État en neuf mois, il s’est indirectement adressé à la France, pour apporter diplomatiquement des assurances : « Ce que le président de la Transition m’a chargé de transmettre, c’est de rassurer tous nos partenaires. Le peuple malien veut retrouver son indépendance, sa dignité ; il veut travailler dans l’honneur et nous sommes particulièrement attentifs. Nous resterons attentifs aux préoccupations de nos principaux partenaires qui sont les pays qui nous ont tendu la main lorsque nous étions dans les difficultés, mais nous avons besoin aujourd’hui d’un nouveau souffle. »
Homme de compromis
Celui qui fut un brillantissime étudiant a également mangé son chapeau sur ce qui est un peu le Graal de son parcours politique : l’accord de paix d’Alger, signé entre les ex-rebelles du nord et le gouvernement. Il a toujours estimé que cet accord conduirait inévitablement à la partition du Mali. Adepte d’un nationalisme ombrageux, il est néanmoins aujourd’hui prêt à appliquer l’accord. D’ailleurs, pour convaincre les plus sceptiques, il a reçu, avant même son entrée en fonction, une délégation des ex-rebelles. « Vraiment, au cours de la rencontre, il nous a donné l’assurance que nous sommes tous des Maliens et qu’il n’est pas venu pour se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine », commente un membre de la délégation des ex-rebelles.
Choguel Maïga abandonne désormais une autre de ses revendications : la dissolution du Conseil national de Transition (CNT), organe législatif de la Transition. Le M5-RFP, qui trouvait qu’il n’était pas du tout représentatif du peuple, avait demandé à la justice de déclarer « illégal » cet organe. Le nouveau Premier ministre doit aujourd’hui faire valider son programme gouvernemental par le CNT, d’où l’opération de charme qui a commencé.
Les difficultés vont rapidement se dresser sur son chemin. La première est la tenue – comme prévu – des élections présidentielles et législatives fin février. S’il veut tenir les dates, comment va-t-il s’y prendre ? S’il veut repousser l’échéance, comment va-t-il pouvoir passer le fil par le chas de l’aiguille sans provoquer le courroux de la communauté internationale ?
L’autre défi, répétons-le, c’est qu’il n’a pas été choisi par les militaires parce qu’il a le plus magnifique boubou de la classe politique locale. Le choix des militaires relève plutôt de la stratégie. Le couple Choguel Maïga/colonel Assimi Goïta fonctionnera-t-il ?
Deux expériences connues au Mali, en 2012 et en 2020, ont laissé un goût amer. L’on a assisté à une « cohabi-tension » et non cohabitation entre militaires et civils à la tête de la Transition.
Le nouveau président de la Transition, qui a prêté serment ce lundi 7 juin 2021, concentrera dans ses mains de nombreux pouvoirs. Il nommera ses proches aux postes régaliens. Son Premier ministre ne sera-t-il alors qu’un « simple collaborateur » ? Des proches et des militants du parti du nouveau Premier ministre invitent à la prudence.
Abdoulaye Sissoko, sociologue partisan déclaré de Choguel Maïga, conseille en tout cas de ne pas le sous-estimer : « Si vous prenez son itinéraire politique depuis les années 1990, il sait toujours où il met les pieds. Il a fait des compromis avec des gens comme l’ancien président Amadou Toumani Touré qui est quand même le tombeur de son mentor, le général Moussa Traoré. Il a fait des compromis avec les responsables de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), qui est la formation politique qui a pris le pouvoir en 1992 et qui lui a créé toutes sortes de problèmes. Choguel est l’homme des compromis, mais pas des compromissions. Je crois qu’il va s’en sortir. »
© 2021 rfi.fr

Autre portrait par le correspondant de l’AFP
2. Choguel Kokalla Maïga, un „animal politique“ pour diriger le gouvernement
AFP – 07.06.2021 à 20:00
Par Amaury HAUCHARD
Le nouveau Premier ministre de transition au Mali, Choguel Kokalla Maïga, est un „animal politique“ au parcours sinueux, appelé par le chef d’une junte qu’il critiquait encore récemment à diriger le gouvernement d’un pays meurtri.
(…)
M. Maïga aura dans un premier temps la délicate tâche de former une nouvelle équipe gouvernementale aussi consensuelle que possible, lui qui était plutôt versé ces dernières années dans les petites phrases assassines envers le pouvoir.
Le nouveau chef du gouvernement est une figure du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), coalition hétéroclite d’opposants politiques, de chefs religieux et de membres de la société civile, qui a orchestré en 2020 la contestation contre le président Keïta, parachevée par le putsch.
Marginalisé par la junte et tenu à l’écart des organes de la transition pendant des mois, le M5-RFP, Choguel Maïga en tête, a alors dirigé ses flèches contre le colonel Goïta et son groupe d’officiers, véritables détenteurs du pouvoir.
En décembre, il qualifiait les institutions de la transition de „régime militaire déguisé“.
Mais cinq mois plus tard, la proposition d’Assimi Goïta d’octroyer le poste de Premier ministre au M5-RFP lui est allée „droit au coeur“, a-t-il confié après le second coup d’Etat.
M. Maïga a su convaincre certains membres du M5-RFP qu’il fallait s’engager dans la transition. D’autres, sceptiques sur les intentions de la junte, ont préféré s’éloigner du mouvement.
– Clivant et fin stratège –
…En lire plus
© 2021 AFP

1. Mali: Choguel Maïga, ein bewährter Politiker an der Spitze der Regierung.
RFI – 06.07.2021 – 16:43
Von Serge Daniel, unserem Korrespondenten in Bamako
Die Szene spielt im Jahr 1997. Die Schleusen der Demokratie und der Mehrparteienpolitik sind in Mali seit sechs Jahren geöffnet. Choguel Maiga ist Präsident der Patriotischen Bewegung für Erneuerung (MPR), die für sich in Anspruch nimmt, die ehemalige Einheitspartei zu sein, die durch einen Volksaufstand hinweggefegt wurde. Er wird von der gesamten politischen Klasse Malis, deren Motto lautet: „Es lebe der Wandel!“, als „Aussätziger“ betrachtet. Er ist fast allein gegen alle, gemieden von einem großen Teil der Presse.

In einen seiner typischen traditionellen Boubous gehüllt, empfängt er uns in Bamako zum Interview. Sein Telefon klingelt. Es ist der damalige Premierminister Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), der ihn zu einem vertraulichen Gespräch ruft. Er ist eher klein und zerbrechlich… Der „Verbannte“ wird langsam wieder akzeptabel. Es ist unmöglich zu hören, was die beiden Männer miteinander reden. Nachdem er aufgelegt hat, gibt der junge MPR-Chef zu verstehen: „In der Politik braucht man Überzeugungen. Aber nach den Überzeugungen kommt es darauf an, hartnäckig zu sein!“
Hartnäckigkeit hat der promovierte Ingenieur für Telekommunikation während seiner gesamten Schul- und Universitätslaufbahn bewiesen. Eher brillant in den ersten Jahren seiner Schulzeit im Norden Malis, wo er herkommt, setzte er sein Lernen in den 70er Jahren am renommierten Technischen Gymnasium in Bamako fort – mit dem Hauptfach „Mathematik und industrielle Techniken“ (MTI). Er schließt als Klassenbester mit dem Technikabitur ab. Seine Hochschulausbildung absolviert er hauptsächlich in der ehemaligen UdSSR.
Als junger Mann versucht er sich in der Politik, vor allem in der Nationalen Jugendunion von Mali, einer Vereinigung, die von der damaligen Einheitspartei dominiert wurde.
Der Mann kann kein Blatt vor den Mund nehmen. Er ist ein unschlagbarer Redner. Das hat er im vergangenen März in einer Fernsehsendung, an der er anlässlich des dreißigsten Jahrestages des Aufstandes von 1991 teilnahm, erneut bewiesen. Er steht den Revolutionären gegenüber, die damals den Wind in den Segeln hatten und die seither überholt worden sind. Allein gegen alle, findet Choguel Maïga die Worte, um immer noch das Einparteiensystem zu verteidigen. Hartnäckig.
Eine Revanche nach einer Karriere voller Tücken
An diesem Montag, dem 7. Juni 2021, gut dreißig Jahre nach der malischen Revolution, revanchiert er sich endgültig mit der Übernahme der Primatur (Chef des Kabinetts). Seine Wunden heilen vermutlich. Denn sein politischer Weg war mit Tücken gespickt.
Im Jahr 1997 boykottiert er die Präsidentschafts- und Parlamentswahlen. Im Jahr 2002 war er zum ersten Mal Kandidat bei einer Präsidentschaftswahl. Er hat die Rückerstattung seiner Kaution nicht erhalten, da er weniger als 5% der abgegebenen Stimmen erzielte. Im zweiten Wahlgang ruft er dazu auf, für General Amadou Toumani Touré zu stimmen, der dann den Sitz eines der Großen der malischen Politikszene, Alpha Oumar Konaré, übernimmt. Zum ersten Mal in der Geschichte Malis löst ein demokratisch gewählter Präsident einen anderen ab.
Während der nächsten fünf Jahre ist Choguel Maïgas politischer Weg sehr schmal: Seine Partei mit dem Tiger als Emblem hatte 2002 fünf von 147 Abgeordneten im Plenarsaal, 2007 werden es acht sein. Er schmiedet Allianzen im Sumpf, wo die Kaimane davon träumen, ihn zu verschlingen.
Zweimal wird er Minister: Im Jahr 2002 hat er für einige Jahre das Ressort Industrie und Handel inne, 2015 das Ressort digitale Wirtschaft und Kommunikation.

Mit der M5 zurück nach vorn.
Siehe in den Kommentaren

Eine Hartnäckigkeit, die Früchte trägt
Neun Monate später braucht Oberst Assimi Goïta, Vizepräsident des Übergangs, nachdem er den Präsidenten des Übergangs, Bah N’Daw, und seinen Premierminister, Moctar Ouane, den er selbst ausgewählt hatte, abgesetzt hat, eine neue Allianz zum Regieren. Er wirft sich deshalb in die Arme der M5-RFP, die das Amt des Premierministers akzeptiert. Eine Woche zuvor, am Vorabend der letzten Regierungsumbildung, die eine neue Krise auslösen sollte, lehnte ein Teil der M5-RFP die vom Übergangspräsidenten angebotenen Notsitze ab.
Heute haben das Lager von Oberst Assimi Goïta und das von Choguel Maïga ihre Streitigkeiten über Bord geworfen. Die Zeiten, in denen das Militär nicht mit der M5-RFP zusammenarbeiten wollte, sind vorbei. Und vice versa.
Die Hartnäckigkeit des Premierministers hat Früchte getragen. Aber zu welchem Preis? Um den komfortablen Sessel in der Primatur zu besetzen, hat Dr. Choguel Maïga in mehreren Punkten seinen Stolz heruntergeschluckt. Er, der einen zivilen Präsidenten für den Übergang forderte, wird schließlich mit Oberst Assimi Goïta zusammenarbeiten. Und um zu zeigen, dass ihn das überhaupt nicht stört, hat er sich bereits am 4. Juni 2021 bei einer Versammlung der M5-RFP zu seinem Sprecher gemacht, als er noch nicht offiziell zum Premierminister ernannt war. Bei dieser Kundgebung, als Paris gerade die militärische Zusammenarbeit mit Bamako wegen des zweiten Putsches innerhalb von neun Monaten ausgesetzt hatte, wandte er sich indirekt an Frankreich, um diplomatisch zu versichern: „Was der Übergangspräsident mich gebeten hat zu vermitteln, ist, all unsere Partner zu beruhigen. Das malische Volk will seine Unabhängigkeit, seine Würde wiedererlangen; es will ehrenhaft arbeiten und wir sind besonders wachsam. Wir werden weiterhin ein offenes Ohr für die Sorgen unserer wichtigsten Partner haben, der Länder, die uns die Hand gereicht haben, als wir in Schwierigkeiten waren, aber heute müssen wir neu durchatmen.
Ein Mann des Kompromisses
Der einst brillante Student hat auch seinen Stolz heruntergeschluckt bei dem, was so etwas wie der Heilige Gral seiner politischen Karriere ist: das Friedensabkommen von Algier, das zwischen den Ex-Rebellen des Nordens und der Regierung unterzeichnet wurde. Er hat immer gemeint, dass dieses Abkommen unweigerlich zur Teilung von Mali führen würde. Als Anhänger eines schattenhaften Nationalismus ist er nun dennoch bereit, das Abkommen umzusetzen. Um auch die größten Skeptiker zu überzeugen, empfing er noch vor seinem Amtsantritt eine Delegation von Ex-Rebellen. „Während des Treffens hat er uns versichert, dass wir alle Malier sind und dass er nicht gekommen ist, um sich wie ein Elefant im Porzellanladen zu benehmen„, kommentiert ein Mitglied der Delegation der Ex-Rebellen.
Choguel Maïga gibt nun eine weitere seiner Forderungen auf: die Auflösung des Nationalen Übergangsrats (CNT), des legislativen Organs. Die M5-RFP, die der Meinung war, dass dieses Gremium überhaupt nicht repräsentativ für das Volk sei, hatte die Gerichte gebeten, es für „illegal“ zu erklären. Der neue Premierminister muss nun sein Regierungsprogramm vom CNT bestätigen lassen, daher die Charmeoffensive, die begonnen hat.
Es werden sich ihm schnell Schwierigkeiten in den Weg stellen. Die erste ist die planmäßige Durchführung der Präsidentschafts- und Parlamentswahlen Ende Februar. Wenn er die Fristen einhalten will, wie wird er das anstellen? Wenn er den Termin verschieben will, wie wird er den Faden durch das Nadelöhr ziehen können, ohne den Zorn der internationalen Gemeinschaft zu provozieren?
Die andere Herausforderung, das sei noch einmal gesagt, ist, dass er nicht von den Militärs gewählt wurde, weil er den prächtigsten Boubou der lokalen politischen Klasse hat. Die Wahl des Militärs ist eher eine Strategie. Wird das Paar Choguel Maïga/Colonel Assimi Goïta funktionieren?
Zwei bisher gemachte Erfahrungen in Mali, in den Jahren 2012 und 2020, haben einen bitteren Beigeschmack hinterlassen. Es gab eine „Kohabitation-Spannung“ ohne Kohabitation zwischen Militärs und Zivilisten an der Spitze des Übergangs.
Der neue Übergangspräsident, der am 7. Juni 2021, vereidigt wurde, wird viele Befugnisse in seinen Händen halten. Er wird diejenigen, die ihm nahestehen, in die wichtigsten Ämter berufen. Wird sein Premierminister dann ein „einfacher Mitstreiter“ sein? Angehörige und Parteiaktivisten des neuen Premierministers mahnen zur Vorsicht.
Abdoulaye Sissoko, Soziologe und erklärter Unterstützer von Choguel Maïga, rät jedenfalls, ihn nicht zu unterschätzen: „Wenn man seinen politischen Werdegang seit den 1990ern betrachtet, weiß er immer, wo er sich hinstellt. Er schloss Kompromisse mit Leuten wie dem ehemaligen Präsidenten Amadou Toumani Touré, der immerhin den Sturz seines Mentors, General Moussa Traore, zu verantworten hatte. Er schloss Kompromisse mit den Führern der Allianz für die Demokratie in Mali (Adéma), der politischen Gruppierung, die 1992 die Macht übernahm und ihm alle möglichen Probleme bereitete. Choguel ist ein Mann der Kompromisse, aber nicht der faulen Kompromisse. Ich glaube, er wird da rauskommen.
© 2021 rfi.fr

2. Choguel Kokalla Maïga, ein „politisches Tier“ an der Spitze der Regierung
AFP – 07.06.2021 um 20:00
Von Amaury HAUCHARD
Der neue Premierminister von Mali, Choguel Kokalla Maïga, ist ein „politisches Tier“ mit einer wechselvollen Karriere. Er wurde vom Chef einer Junta, die er bis vor kurzem noch kritisierte, dazu berufen, die Regierung eines angeschlagenen Landes zu führen.
(…)
Herr Maiga wird zunächst die heikle Aufgabe haben, eine neue, möglichst konsensuale Regierungsmannschaft zu bilden, er, der sich in den letzten Jahren eher in verletzenden kleinen Sätzen gegen die Macht geübt hat.
Der neue Regierungschef ist eine Figur der Bewegung 5.Juni/Sammlung der Patriotischen Kräfte (M5-RFP), einer heterogenen Koalition aus politischen Gegnern, religiösen Führern und Mitgliedern der Zivilgesellschaft, die den Protest gegen Präsident Keita im Jahr 2020 orchestrierte, der in dem Putsch gipfelte.
Von der Junta an den Rand gedrängt und monatelang aus den Übergangsgremien herausgehalten, richtete die M5-RFP unter der Führung von Choguel Maïga dann ihre Pfeile gegen Oberst Goïta und seine Gruppe von Offizieren, die eigentlichen Inhaber der Macht.
Im Dezember bezeichnete er die Übergangsinstitutionen als „Militärregime in Verkleidung“.
Aber fünf Monate später ging ihm der Vorschlag von Assimi Goïta, den Posten des Premierministers an die M5-RFP zu vergeben, „wirklich zu Herzen“, sagte er nach dem zweiten Coup.
Herr Maïga konnte einige Mitglieder der M5-RFP davon überzeugen, dass es notwendig sei, sich für den Übergang einzusetzen. Andere, die den Absichten der Junta skeptisch gegenüberstehen, zogen es vor, sich von der Bewegung zu distanzieren.
– Polarisierender und zielgerichteter Stratege –
Mit einer Karriere von mehr als 30 Jahren ist Maiga ein „politisches Tier“, eine polarisierende Persönlichkeit, aber auch, „ob wir wollen oder nicht, ein Stratege“, sagt Bokar Sangaré, Herausgeber der malischen Nachrichten-Website Benbere,
Von einem ehemaligen Unterstützer des Diktators Moussa Traoré (1968-1991) zu einem Verbündeten des Militärs heute, unterstützte Maïga auch Präsident Keïta und diente ihm als Minister, bevor er zu dessen virulentem Kritiker wurde.
Nach einem Studium der Telekommunikation in der Sowjetunion in den 1970er Jahren hatte er verschiedene Posten bei der malischen Telefongesellschaft (Sotelma) inne.
Er beginnt seine politische Karriere in der Partei von Moussa Traoré und nachdem der Militärdiktator 1991 von einer Volksbewegung gestürzt wurde, beansprucht er – anders als die große Mehrheit der heutigen politischen Klasse – sein politisches Vermächtnis zu vertreten.
In den vergangenen 20 Jahren war Choguel Maïga bei allen Machtkämpfen dabei, oft am Rande: Als Kandidat bei den Präsidentschaftswahlen 2002, 2013 und 2018 hat er lediglich 2 bis 3 Prozent der Stimmen erzielt.
Zwischenzeitlich unterstützte er Präsident Amadou Toumani Touré (2002-2012), für den er Industrieminister war. Im Jahr 2013 unterstützt er im zweiten Wahlgang Ibrahim Boubacar Keïta („IBK“), dessen Kommunikationsminister er von 2015 bis 2016 ist, bevor er sich in der Opposition verankert.
„Er hat nie verdaut, dass er von IBK ins Abseits gestellt wurde“, meint ein afrikanischer Diplomat.
In den letzten Jahren hat Maïga auch regelmäßig das 2015 unterzeichnete Friedensabkommen zwischen den Ex-Rebellen im Norden und dem Pro-Bamako-Lager kritisiert, dessen Umsetzung nur sehr partiell erfolgt.
Noch bevor er sein neues Amt antritt, versuchte er, die Unterzeichner des Abkommens und Malis Partner zu beruhigen, indem er sagte, sein Land werde seine internationalen Verpflichtungen einhalten, während er warnte, dass „Beschimpfungen, Sanktionen und Drohungen die Situation nur verkomplizieren werden.“
Als Mitglied der Opposition forderte Herr Maïga eine „totale Veränderung des Systems“ und eine “ Neuordnung des Staates“.
Er wird sich endlich „an die Arbeit machen können“, aber es bleibt abzuwarten, ob er „freie Hand“ im Umgang mit dem Militär haben wird, so der Politikwissenschaftler Boubacar Haïdara.
© 2021 AFP

Ein Gedanke zu „CHOGUEL MAIGA, EIN HARTNÄCKIGER POLITIKER AN DER SPITZE DES NEUEN KABINETTS – Choguel Kokalla Maïga, un homme politique tenace à prendre les commandes de la nouvelle équipe (portrait)

  1. Supplément à #1 /Zusatz zu #1
    Retour sur le devant de la scène avec le M5
    Mais s’il est vraiment revenu sur le devant de la scène, c’est à cause de sa posture au sein du M5-RFP, mouvement hétéroclite qui a contribué à la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, « IBK ».
    Créé le 5 juin 2020 et composé de partis et de mouvements politiques, le Rassemblement des forces patriotiques a désigné Choguel Maïga comme son « président du Comité stratégique ».
    Comme d’autres responsables du mouvement, il montre son courage physique. Le 10 juillet 2020, les mouvements réunis au sein du M5-RFP battent encore une fois le pavé. Des bâtiments publics sont saccagés. Au moins deux morts et de nombreux blessés. Dans les jours qui suivent, les responsables et militants du M5-RFP sont arrêtés. Parmi eux, Choguel Maïga. Les militants montrent leurs muscles. Ils sont décidés. Les personnes arrêtées sont malgré tout libérées.
    Dans un rapport, la gendarmerie où ils étaient détenus précise : « Monsieur Maïga n’avait pas du tout l’air affecté par la détention. […] Il recevait des appels téléphoniques d’un peu partout. »
    Choguel Maïga s’impose comme « la voix » de la contestation. Porte-parole du mouvement, il inonde quasiment quotidiennement la presse de communiqués, ce qui finit par agacer des membres du mouvement. Certains commencent par parler directement à la presse en prenant le contre-pied des déclarations de Choguel Maïga.
    À la chute de l’ancien président malien IBK, le 18 août 2020, le M5 – et le président de son Comité stratégique en tête – rêve du grand soir. Le docteur Maïga a 63 ans.
    Mais le mouvement est divisé. Une frange de ce groupe – notamment des jeunes – préfère rejoindre les militaires auteurs du coup d’État. L’imam Mahmoud Dicko, personnage central du M5-RFP, déclare qu’il retourne à sa mosquée. Aimable euphémisme pour dire que la concorde avec les leaders du M5-RFP est terminée. Des membres du mouvement sont mécontents de cette décision de l’influent chef religieux. De leur côté, les militaires qui ont pris le pouvoir affirment vouloir rester à distance des forces politiques et refusent un mariage forcé avec le M5-RFP. Choguel Maïga, quant à lui, refuse de tirer à boulets rouges sur l’imam. Il garde le contact, mais continue de critiquer la nouvelle direction prise par la junte.
    La réalité est que le M5-RFP, à la veille de la chute de l’ancien président, était à la recherche d’un nouveau souffle. La junte au pouvoir n’entendait pas gouverner avec cet homme du passé. C’est pourquoi, en septembre, pour la désignation du nouveau Premier ministre – la junte ayant a priori déjà dans le cartable le nom du président –, les militaires demandent à tous les candidats à ce poste de déposer leurs dossiers. Choguel Maïga, rusé comme un Sioux, sent le coup fourré. Contrairement à d’autres de ses camarades du mouvement, il ne s’abaisse pas à déposer son dossier de candidature. Il a vu juste. Là aussi, les militaires avaient déjà choisi leur candidat et cherchaient à faire diversion en montrant que le poste était ouvert à tous les candidats.

    Mit der Bewegung M5 zurück nach vorn
    Aber wenn er wirklich in den Vordergrund zurückgekehrt ist, dann wegen seiner Stellung innerhalb der M5-RFP, einer sehr vielschichtigen Bewegung, die zum Sturz des ehemaligen Präsidenten Ibrahim Boubacar Keïta, „IBK“, beigetragen hat.
    Die am 5. Juni 2020 gegründete Sammlung der patriotischen Kräfte, die sich aus politischen Parteien und Bewegungen zusammensetzt, hat Choguel Maïga zu ihrem „Präsidenten des strategischen Komitees“ ernannt.
    Wie andere Führer der Bewegung zeigt er seinen physischen Mut. Am 10. Juli 2020 schlagen die in der M5-RFP vereinten Bewegungen erneut zu. Öffentliche Gebäude werden geplündert. Mindestens zwei Menschen sind dabei getötet und viele verletzt worden. In den folgenden Tagen werden die Führer und Aktivisten der M5-RFP verhaftet. Darunter auch Choguel Maïga. Die Kämpfer zeigen ihre Muskeln. Sie sind entschlossen. Die Verhafteten werden trotz allem freigelassen.
    In einem Bericht der Gendarmerie, wo sie festgehalten wurden, heißt es: „Herr Maïga schien von der Festnahme überhaupt nicht beeindruckt zu sein. […] Er erhielt Anrufe von überall her.
    Choguel Maïga behauptet sich als „die Stimme“ des Protests. Als Sprecher der Bewegung überschwemmt er die Presse fast täglich mit Kommuniqués, was die Mitglieder der Bewegung schließlich verärgert. Einige beginnen, sich direkt an die Presse zu wenden, wobei sie eine Gegenposition zu den Aussagen von Choguel Maïga einnehmen.
    Beim Sturz des ehemaligen malischen Präsidenten IBK, am 18. August 2020, träumt die M5 – und an ihrer Spitze der Präsident ihres Strategischen Komitees – von einem großen Auftritt. Dr. Maïga ist 63 Jahre alt.
    Aber die Bewegung ist gespalten. Ein Teil der Gruppe – vor allem junge Leute – zieht es vor, sich den Militärs anzuschließen, die den Putsch durchgeführt haben. Imam Mahmoud Dicko, die zentrale Figur der M5-RFP, erklärt, dass er in seine Moschee zurückkehrt. Das ist ein schöner Euphemismus, um zu sagen, dass die Harmonie mit den Führern der M5-RFP vorbei ist. Mitglieder der Bewegung sind unzufrieden mit dieser Entscheidung des einflussreichen religiösen Führers. Die Militärs, die die Macht übernommen haben, sagen ihrerseits, dass sie sich von den politischen Kräften fernhalten wollen und eine Zwangsehe mit der M5-RFP ablehnen. Choguel Maïga seinerseits weigert sich, den Imam heftig anzugreifen. Er bleibt in Kontakt, kritisiert aber weiterhin die neue Richtung, die die Junta eingeschlagen hat.
    Die Realität ist, dass die M5-RFP am Vorabend des Sturzes des ehemaligen Präsidenten auf der Suche nach einem Neustart war. Die regierende Junta hatte nicht die Absicht, mit diesem Mann von damals zu regieren. Deshalb hat das Militär im September für die Ernennung des neuen Premierministers – die Junta hatte bereits den Namen des Präsidenten in der Schublade – alle Kandidaten für diesen Posten aufgefordert, ihre Unterlagen einzureichen. Choguel Maïga, schlau wie ein Indianer, durchschaut den Trick. Im Gegensatz zu anderen Mitstreitern der Bewegung beugt er sich nicht, um seinen Bewerbungsantrag einzureichen. Er hatte richtig gedacht. Auch dort hatten die Militärs ihren Kandidaten bereits ausgewählt und versuchten abzulenken, indem sie angaben, dass der Posten für alle Kandidaten ausgeschrieben sei.

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