ASSIMI GOITA, PRÄSIDENT DES MALISCHEN ÜBERGANGS – Assimi Goïta, président de la transition (portrait)

1. Mali: Oberst Goïta, vom Einsatz im Feld zum Präsidentenpalast in weniger als einem Jahr
AFP – 07.06.2021 um 10:00
Vor einem Jahr noch unbekannt, heute Chef eines Staates mitten im Umbruch, hat der malische Oberst Assimi Goita seine Wandlung vollzogen, ohne sich auch nur einmal von seiner Uniform und seinem grünen Barett zu trennen.
2. Als Präsident eingesetzt versichert Colonel Goïta, dass Mali seine Verpflichtungen einhalten wird
AFP – 07/06/2021 um 16:35
Oberst Assimi, vereidigter Präsident des Übergangs, der die Zivilisten wieder an die Macht in Mali bringen soll, versicherte am Montag, dass sein Land alle Verpflichtungen einhalten werde.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Mali: le colonel Goïta, du terrain au palais présidentiel en moins d’un an
AFP – 07.06.2021 à 10:00
Par Amaury HAUCHARD avec Philippe SIUBERSKI à Dakar
Inconnu il y a un an, chef aujourd’hui d’un Etat dans la tourmente, le colonel malien Assimi Goïta a achevé sa mue sans quasiment jamais se départir de son uniforme et de son béret vert.

Une part de mystère subsiste sur ce qui motive l’ancien commandant de bataillon des forces spéciales, investi officiellement à la tête d’un pays en première ligne de la propagation jihadiste et des multiples maux du Sahel: sacrifice de sa personne ou ivresse du pouvoir ?
Quand il parle, l’officier au verbe rare dit placer l’intérêt de la nation au-dessus de tout.
Mais le doute est levé quant à savoir jusqu’où irait son ascension.
Avant la cérémonie d’investiture lundi, la Cour constitutionnelle a déjà déclaré président de transition celui que personne ou presque ne connaissait jusqu’à ce qu’il apparaisse, silencieux, avec quatre autres officiers putschistes assis à une table devant les caméras pour annoncer aux Maliens le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta, au beau milieu de la nuit du 18 au 19 août 2020.

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Le colonel Assimi Goïta (c), le 22 septembre 2020 à Bamako, au Mali

Assimi Goïta, 37 ans, avait laissé le colonel major Ismaël Wagué lire le communiqué informant que des soldats avaient décidé de „prendre (leurs) responsabilités“, parce que „notre pays, le Mali, sombre de jour en jour dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée“.
„Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Donc, nous, en faisant cette intervention hier, nous avons mis le pays au-dessus, le Mali d’abord“, disait le colonel Goïta en se présentant sommairement le lendemain du putsch qui faisait de lui le nouvel homme fort.
Neuf mois après, le propos résonne à l’heure d’un cinquième coup d’Etat depuis l’indépendance, dont deux à l’actif du colonel. Certains des putschistes de 2020 étaient à l’oeuvre dans celui qui, en 2012, a précipité la déconfiture de l’armée face aux rébellions du nord.
– Paraître et être –
Cette histoire contemporaine, Assimi Goïta en est l’un des acteurs.
Fils d’un ancien directeur de la police militaire, il a étudié au Prytanée de Kati, la principale école militaire du Mali.
En 2002, il a été envoyé dans le nord et y a fait ses armes, basé successivement à Gao, Kidal, Tombouctou, Ménaka, Tessalit. Il a participé au combat contre les rebelles indépendantistes, puis jihadistes, et est monté en grade.
Pas grand-chose ne distingue l’officier athlétique des hommes en tenue de combat qui l’accompagnent partout.
„Paraître, ce n’est pas son problème. C’est un homme de terrain, on l’a vu dans le nord“, dit un colonel sous couvert de l’anonymat.
Le putsch de 2020 fait de lui un chef de junte.
A l’époque, la communauté internationale obtient que la transition censée ramener des civils au pouvoir dure 18 mois, et non trois ans, et que soient nommés un président et un Premier ministre civils. Assimi Goïta renonce, sur le papier, à la possibilité de devenir président en cas d’empêchement de ce dernier.
Dans les faits, la junte conserve le contrôle. Le Mali et ses partenaires assistent à la militarisation de l’appareil d’Etat. Une vice-présidence investie des attributions primordiales de la défense et de la sécurité est taillée sur mesure pour Assimi Goïta.
Il continue à fuir la lumière. Mais, le cou et le menton communément engoncé dans un cache-col militaire, il est un interlocuteur obligé pour les partenaires étrangers: engagé dans la lutte antijihadiste et promettant de remettre le pouvoir aux civils à la fin de la transition.
– Bousculer puis convaincre –
Le 24 mai, il bouscule la relation avec ces partenaires en faisant arrêter le président et le Premier ministre de transition, deux civils, au risque de la réprobation internationale.
Quatre jours après, il est déclaré président de la transition par la cour Constitutionnelle. „Nous n’avons pas droit une fois de plus de commettre les mêmes erreurs“, répète-t-il.
Sur le plan intérieur, il passe ensuite des alliances loin d’être gagnées d’avance. D’abord avec le M5, turbulent collectif qui avait ébranlé la présidence Keïta et de plus en plus critique envers la junte. L’une de ses figures, Choguel Kokalla Maïga, devrait sauf surprise rapidement être désigné Premier ministre.
Assimi Goïta a aussi persuadé les ex-rebelles du nord Mali réunis au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), d’abords réticents, de l’accompagner.
L’attitude de la communauté internationale, et notamment de Paris, qui a suspendu sa coopération militaire, dépendra de la capacité du colonel à convaincre ses partenaires qu’il a bien l’intention d’organiser les élections en février-mars 2022. Jusqu’à présent, il s’est gardé de l’affirmer clairement.
© 2021 AFP

Foto (c) AFP/ANNIE RISEMBERG : Des jeunes supporteurs du colonel Assimi Goïta rassemblés à Bamako, au Mali, avant la cérémonie de son investiture – Junge Unterstützer von Oberst Goïta in Bamako, vor seiner Amtseinführung

2. Investi président, le colonel Goïta assure que le Mali tiendra ses engagements
AFP – 07/06/2021 à 16:35
Le colonel Assimi, investi président de la période de transition censée ramener les civils au pouvoir au Mali, a assuré lundi que son pays respecterait tous ses engagements, à l’adresse de ses principaux partenaires internationaux qui exigeaient des garanties que les mlitaires céderaient la place début 2022 après deux coups d’Etat.
„Je voudrais rassurer les organisations sous-régionales, régionales et la communauté internationale en général que le Mali va honorer l’ensemble de ses engagements pour et dans l’intérêt supérieur de la nation“, a dit le colonel Goïta après avoir prêté serment en uniforme d’apparat devant la Cour suprême.
L’ancien commandant de bataillon des forces spéciales a dit en particulier sa volonté d’organiser „des élections crédibles, justes, transparentes aux échéances prévues“.
(…)
Après ce double coup de force, la France vient après huit années d’étroite collaboration de suspendre les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes contre les jihadistes, dans l’attente de „garanties“ de la part des colonels. Elle a évoqué les „lignes rouges“ tracées par la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) après le putsch de mai.
La Cédéao, suivie par l’Union africaine et l’Organisation de la Francophonie, a suspendu le Mali de ses institutions. Elle a exigé la nomination „immédiate d’un Premier ministre civil“, affirmé la nécessité que la période de transition reste limitée à 18 mois comme les militaires s’y étaient engagés de mauvaise grâce après le premier putsch d’août 2020, et déclaré que la date prévue de la présidentielle devait être maintenue „à tout prix“ au 27 février 2022.
Bien qu’il ait déjà signé des actes en qualité de président, l’investiture officielle du colonel Goïta était attendue comme l’un des moments où il pouvait fournir ou non les garanties réclamées. Un autre est la nomination d’un Premier ministre, qui ne devrait plus tarder.
„Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (…) de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national“, a dit le colonel Goïta au Centre international de conférence de Bamako (CICB) devant un parterre d’officiels civils et militaires, gardés par des hommes en tenue de camouflage.
Dans un signal politique, les ambassades occidentales avaient généralement décidé d’envoyer à l’investiture un collaborateur plutôt qu’un ambassadeur.
© 2021 AFP

1. Mali: Oberst Goïta, vom Einsatz im Feld zum Präsidentenpalast in weniger als einem Jahr
AFP – 07.06.2021 um 10:00
Von Amaury HAUCHARD mit Philippe SIUBERSKI in Dakar
Vor einem Jahr noch unbekannt, heute Chef eines Staates mitten im Umbruch, hat der malische Oberst Assimi Goita seine Wandlung vollzogen, ohne sich auch nur einmal von seiner Uniform und seinem grünen Barett zu trennen.
Es bleibt ein Rätsel, was den ehemaligen Kommandeur eines Spezialkräftebataillons motiviert, der jetzt offiziell an der Spitze eines Landes steht, das an der Frontlinie der dschihadistischen Ausbreitung und der vielfältigen Übel der Sahelzone liegt: Selbstaufopferung oder Machtrausch?
Wenn er spricht, sagt der eher wortkarge Offizier, dass er das Interesse der Nation über alles andere stellt.
Aber es gibt Zweifel daran, wie weit sein Aufstieg gehen würde.
Vor der Amtseinführung am Montag hat das Verfassungsgericht ihn zum Übergangspräsidenten erklärt, ihn den fast niemand kannte, bis er mit vier anderen Putschisten schweigend an einem Tisch sitzend vor den Kameras erschien, um den Maliern den Sturz von Präsident Ibrahim Boubacar Keïta zu verkünden, mitten in der Nacht vom 18. auf den 19. August 2020.
Assimi Goïta, 37, hatte Oberstmajor Ismaël Wagué die Erklärung verlesen lassen, in der er mitteilte, dass die Soldaten beschlossen hätten, „ihre Verantwortung zu übernehmen“, denn „unser Land, Mali, versinkt Tag für Tag in Chaos, Anarchie und Unsicherheit durch die Schuld der Männer, die für sein Schicksal die Verantwortung tragen“.
„Wir haben nicht mehr das Recht, Fehler zu machen. Deshalb haben wir mit unserer gestrigen Intervention das Land über alles gestellt, Mali an die erste Stelle“, sagte Oberst Goïta, als er sich am Tag nach dem Putsch, der ihn zum neuen starken Mann machte, kurz vorstellte.
Neun Monate später hallen die Worte nach, als es zum fünften Staatsstreich seit der Unabhängigkeit kommt, für zwei davon war der Oberst verantwortlich. Einige der Putschisten von 2020 waren schon bei dem Putsch von 2012 am Werk, der die Armee angesichts der Aufstände im Norden in die Knie zwang.
– Schein und Sein –
Assimi Goïta ist einer der Akteure in dieser Geschichte der Gegenwart.
Der Sohn eines ehemaligen Direktors der Militärpolizei studierte an der Prytanée de Kati, der wichtigsten Militärschule in Mali.
Im Jahr 2002 wurde er in den Norden geschickt und wurde dort nacheinander in Gao, Kidal, Timbuktu, Ménaka und Tessalit ausgebildet. Er beteiligte sich am Kampf gegen die Unabhängigkeitsrebellen, dann gegen die Dschihadisten, und arbeitete sich im Rang hoch.
Nicht viel unterscheidet den sportlichen Offizier von den Männern in Kampfmontur, die ihn überall hin begleiten.
„Das Erscheinungsbild ist nicht sein Problem. Er ist ein Mann des Einsatzes im Feld, wir haben ihn im Norden gesehen“, sagt ein Oberst unter der Bedingung der Anonymität.
Der Putsch von 2020 machte ihn zum Juntaführer.
Damals erreicht die internationale Gemeinschaft, dass der Übergang, der Zivilisten zurück an die Macht bringen sollte, 18 Monate und nicht drei Jahre dauert, und dass ein ziviler Präsident und Premierminister ernannt wird. Assimi Goïta verzichtet auf dem Papier auf die Möglichkeit, im Falle der Verhinderung des Präsidenten diesem auf seinen Posten zu folgen.
In der Praxis behält die Junta die Kontrolle. Mali und seine Partner erleben eine Militarisierung des Staatsapparates. Eine Vizepräsidentschaft, die mit den primären Zuständigkeiten für Verteidigung und Sicherheit ausgestattet ist, ist wie geschaffen für Assimi Goïta.
Er meidet weiterhin das Rampenlicht. Aber mit seinem Militärkragen um Hals und Kinn ist er ein obligatorischer Gesprächspartner für die ausländischen Partner: Er hat sich dem anti-jihadistischen Kampf verschrieben und verspricht, die Macht am Ende des Übergangs an Zivilisten zu übergeben.
– Erst erschüttern und dann überzeugen –
Am 24. Mai erschütterte er das Verhältnis zu diesen Partnern, indem er den Präsidenten und den Übergangspremierminister, zwei Zivilisten, verhaften ließ, auf die Gefahr einer internationalen Missbilligung hin.
Vier Tage später wurde er vom Verfassungsgericht zum Präsidenten des Übergangs erklärt. „Wir haben nicht das Recht, die gleichen Fehler noch einmal zu machen“, wiederholte er.
Innenpolitisch schloss er dann Allianzen, die keineswegs von vornherein gewonnen waren. Zunächst mit der M5, einem turbulenten Kollektiv, das die Präsidentschaft Keïtas ins Wanken gebracht hatte und der Junta zunehmend kritisch gegenübersteht. Eine ihrer Schlüsselfiguren, Choguel Kokalla Maïga, sollte, sofern es keine Überraschungen gibt, schnell zum Premierminister ernannt werden.
Assimi Goïta hat auch die in der Koordination der Azawad-Bewegungen (CMA) versammelten Ex-Rebellen aus Nordmali, die sich zunächst sträubten, überzeugt, ihm beizustehen.
Die Haltung der internationalen Gemeinschaft, insbesondere von Paris, das seine militärische Zusammenarbeit ausgesetzt hat, wird davon abhängen, ob es dem Oberst gelingt, seine Partner davon zu überzeugen, dass er beabsichtigt, im Februar-März 2022 Wahlen abzuhalten. Bis jetzt hat er sich davor gehütet, dies deutlich zu versichern.
© 2021 AFP

2. Als Präsident eingesetzt versichert Colonel Goïta, dass Mali seine Verpflichtungen einhalten wird
AFP – 07/06/2021 um 16:35
Oberst Assimi, vereidigter Präsident des Übergangs, der die Zivilisten wieder an die Macht in Mali bringen soll, versicherte am Montag, dass sein Land alle Verpflichtungen einhalten werde, und wandte sich an seine wichtigsten internationalen Partner, die Garantien dafür forderten, dass die Militärs nach zwei Putschen Anfang 2022 abtreten würden.
„Ich möchte den subregionalen und regionalen Organisationen und der internationalen Gemeinschaft im Allgemeinen versichern, dass Mali alle seine Verpflichtungen für und im besten Interesse der Nation erfüllen wird“, sagte Oberst Goïta, nachdem er den Amtseid in voller Uniform vor dem Obersten Gerichtshof abgelegt hatte.
Er erklärte insbesondere seine Bereitschaft, „glaubwürdige, faire und transparente Wahlen zum vorgesehenen Zeitpunkt“ zu organisieren.
(…)
Nach diesem Doppel-Coup hat Frankreich soeben die gemeinsamen Militäroperationen mit den malischen Streitkräften gegen die Dschihadisten nach acht Jahren enger Zusammenarbeit ausgesetzt, in Erwartung von „Garantien“ der Obersten. Es bezog sich auf die „roten Linien“, die von der ECOWAS nach dem Mai-Putsch gezogen wurden.
Die ECOWAS, gefolgt von der Afrikanischen Union und der Organisation der Frankophonie, suspendierte Mali von ihren Institutionen. Sie forderte die „sofortige Ernennung eines zivilen Premierministers“, machte geltend, dass die Übergangszeit auf 18 Monate begrenzt bleiben müsse, wie es das Militär nach dem ersten Putsch im August 2020 zähneknirschend zugesagt hatte, und sagte, dass der geplante Termin für die Präsidentschaftswahlen am 27. Februar 2022 „um jeden Preis“ eingehalten werden müsse.
Obwohl er bereits Dokumente als Präsident unterzeichnet hatte, wurde die offizielle Amtseinführung von Oberst Goïta als einer der Momente erwartet, in denen er die geforderten Garantien geben oder nicht geben konnte. Eine andere ist die Ernennung eines Premierministers, die bald erwartet wird.
„Ich schwöre vor Gott und dem malischen Volk, dass ich das republikanische Regime treu bewahren werde (…) die demokratischen Errungenschaften bewahren, die nationale Einheit, die Unabhängigkeit des Vaterlandes und die Integrität des nationalen Territoriums garantieren werde“, sagte Oberst Goïta im Internationalen Konferenzzentrum Bamako (CICB) vor einem Publikum aus zivilen und militärischen Beamten, die von Männern in Tarnanzügen bewacht wurden.
Als politisches Signal hatten sich westliche Botschaften entschieden, statt eines Botschafters einen Adjutanten zur Einweihung zu schicken.
© 2021 AFP

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden /  Ändern )

Google Foto

Du kommentierst mit Deinem Google-Konto. Abmelden /  Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden /  Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden /  Ändern )

Verbinde mit %s