STIMMEN AUS MALI… UND DIE FORTSETZUNG – Les opinions d’un militaire et d’un chercheur… et la suite

2. Mali: „Assimi Goïta ruft sich nicht zum Präsidenten aus!“, sagt Youssouf Coulibaly
RFI – 28/05/2021 – 08:14
In Mali konnten der ehemalige Präsident Bah N’Daw und der ehemalige Premierminister Moctar Ouane am Mittwochabend nach Hause zurückkehren. Der Führer der Junta und Übergangs-Vizepräsident kündigte an, dass er das Ruder übernehmen würde. Sein Rechtsberater, Youssouf Coulibaly, ebenfalls Universitätsprofessor und Mitglied des Nationalen Übergangsrates (CNT), beantwortet dieFragen von David Baché.
3a. Beschluss des Verfassungsgerichts: Assimi Goita wird den Übergangsprozess als Präsident leiten
Journal du Mali – 28.05.2021 um 21:13
Bis zum Nachmittag des 28. Mai noch Vizepräsident, wird Assimi Goïta nach dem Urteil des Verfassungsgerichts, das ihn in den Rang eines Übergangspräsidenten erhebt, der neue Oberbefehlshaber Malis.
3b. Oberst Goïta ist Malis neuer Interimspräsident
Deutsche Welle – 29.05.2021
Das Verfassungsgericht erklärte Putschistenführer Assimi Goïta zum neuen Übergangs-Staatschef. Die Lage in Mali bleibt unübersichtlich.
1. „Wir bewegen uns von einem militärisch unterstützten zivilen Übergang zu einem militärischen Übergang“ in Mali
RFI – 26/05/2021 – 07:29
…. Aber was weiß man über die Gründe für den Putsch? Hatte der Vizepräsident das Recht, eine solche Entscheidung zu treffen, und was offenbart sie über den malischen Übergang? Um darüber zu sprechen, ist Bréma Ely Dicko, ein malischer Soziologe und Anthropologe, unser Gast. Er ist auch ein Berater des abgesetzten Premierministers.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

2. Mali: «Assimi Goïta ne s’autoproclame pas président!», dit Youssouf Coulibaly
RFI – 28/05/2021 – 08:14
Par David Baché
Au Mali, l’ex-président Bah N’Daw et l’ex Premier ministre Moctar Ouane ont pu rentrer chez eux mercredi soir après avoir été retenus plus de 48 heures par la junte du CNSP menée par le colonel Assimi Goïta. Le leader de la junte et vice-président de la transition a annoncé dans la foulée qu’il prenait les commandes de la transition. Son conseiller juridique, Youssouf Coulibaly, également professeur d’université et membre du Conseil national de transition, répond aux questions de David Baché.

Assimi Goïta.
Foto (c) Malik Konaté/AFP: Assimi Goïta

RFI : Le colonel Assimi Goïta a déclaré qu’il prenait la tête de la transition. Doit-on comprendre qu’il s’autoproclame président ?
Youssouf Coulibaly : Non. C’est une façon de parler. Il ne s’autoproclame pas président. Il est vice-président.Donc, il y aura un nouveau président ou est-ce qu’Assimi Goïta reste à la tête de l’État jusqu’à la fin de la transition ?
Ça c’est une question sur laquelle nous allons statuer dans les heures à venir, mais il ne compte pas lui-même être président, parce que c’est quelqu’un qui respecte beaucoup les textes, donc il va respecter le contenu de la charte.
Pour le poste de Premier ministre, le nom de Choguel Maïga, du M5, est souvent cité…
C’est au M5 de nous dire qui ils veulent choisir. Ils ont intérêt à se mettre d’accord sur quelqu’un, pour qu’on puisse passer à autre chose.
Donc, le nouveau Premier ministre sera issu du M5…
S’ils décident de le faire, ce serait une bonne chose. Mais, ça peut être quelqu’un d’autre s’ils ne se mettent pas d’accord.
Et le Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition, que souhaite dissoudre le M5, est-ce qu’il va rester en place tel qu’il est actuellement ?
C’est cela notre souhait. Vouloir le toucher maintenant, cela sous-entend qu’il faut peut-être réviser la charte. Il faut aller de l’avant. Toutes les sensibilités sont représentées dans le Conseil national de la transition.
Des politiques maliens et internationaux dénoncent un nouveau coup d’État, voire un coup d’Etat dans le coup d’État. Est-ce que ce sont les bons termes ?
Non, les termes sont un peu trop forts. Bon, ils sont dans leur rôle. Quand vous enlevez un président de son poste, cela n’a pas d’autre qualificatif que coup d’État ! Mais pour nous, ce n’est pas un coup d’État. C’est tout simplement une rectification de la trajectoire de la transition afin de remettre le pouvoir aux civils qui seront démocratiquement désignés par le peuple.
Des partis politiques maliens demandent des concertations immédiates pour cadrer la suite de la transition, choisir le nouveau président, le Premier ministre. C’est envisageable ?
Si vous leur en laissez le soin tout de suite, ils ne se mettront jamais d’accord ! Qui va être le président ? Si on engage aussi ce débat, on est parti pour des mois ! Nous, nous connaissons très bien nos compatriotes, nous connaissons les partis politiques. Qu’ils comprennent que la transition, c’est une petite période pour qu’on puisse mettre en place des bases solides afin qu’eux reprennent la main.
Assimi Goïta a expliqué les raisons qui l’avaient motivé à écarter les désormais ex-président Bah N’Daw et ex-Premier ministre Moctar Ouane. Mais certains évoquent d’autres raisons : une brouille avec Bah N’Daw au sujet d’un contrat d’armement avec la Russie ; une proximité trop grande des deux dirigeants avec la France, quand les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) seraient, eux, plus proches de la Russie. Est-ce que c’est le cas ?
(rires) Non, mais les réseaux sociaux racontent des choses sans fondement. À aucun moment, ces choses ne sont exactes. Je ne vais pas dire qu’il n’y a pas de contrat d’armement et je ne vais pas dire qu’il y en a, mais je vous dis quand même que ce n’est pas la raison. Rappelez-vous que ce sont les mêmes personnes (les militaires du CNSP, ndlr) qui sont allées chercher Bah N’Daw dans son champ afin de lui proposer d’être président. Des décisions telles que le changement de gouvernement devaient être prises en commun accord avec son vice-président. La charte prévoit que le vice-président est en charge de la défense et de la sécurité. Normalement, il aurait dû être associé à la prise de décision sur les personnes qui devaient être nommées dans ces départements. Et cela n’a pas été fait.
Pour la suite de la transition, est-ce que le délai de 18 mois sera respecté ?
Le respect du délai dépendra du peuple malien. Nous, nous allons tout faire pour respecter les 18 mois. Au terme des 18 mois, les Maliens vont nous dire : est-ce que ces bases sont là pour pouvoir aller aux élections ? Est-ce que ça ne serait pas des élections bâclées ?
Donc, les élections présidentielle et législatives n’auront peut-être pas lieu en février et mars 2022, comme annoncées ?
Le délai est très serré. Le chantier est très grand. Il y a un nouveau découpage territorial qui est annoncé, un référendum constitutionnel aussi est annoncé. Il y a la question de la création du Sénat. Donc toutes ces choses vont nous permettre d’analyser si c’est possible de respecter oui ou non le délai.
La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine, l’Union européenne, entre autres, évoquent de possibles sanctions. Est-ce que vous les redoutez ?
(rires) Ces sanctions, en fait, ce sont les populations civiles qui vont en souffrir. Donc, je ne pense pas qu’ils doivent faire des sanctions qui vont toucher à ces populations. Mais, maintenant, si on fait des sanctions ciblées : aucun d’entre nous n’a de compte bancaire à l’étranger ! L’interdiction de voyager, geler des fonds, toutes ces choses ne vont pas avoir l’effet escompté.
L’accueil fait au Mali par les Maliens de ces derniers évènements est sensiblement moins enthousiaste qu’en août dernier, lorsque la même junte du CNSP avait renversé le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Ne craignez-vous pas une rupture avec les citoyens maliens ?
Non, au contraire. Ils ont été très passifs par rapport à cette situation parce que, tout simplement, beaucoup commençaient à comprendre que la transition ne bougeait pas tel que le peuple l’avait souhaité. Sinon, je pense que mes compatriotes aujourd’hui sont satisfaits du fait que nous allons avoir une situation nouvelle. Le pays ne va pas s’arrêter là, on va continuer.
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3a. Arrêt de la Cour Constitutionnelle: Assimi Goita conduira le processus de transition en tant que Président
Journal du Mali – 28.05.2021 à 21h13
Par Idelette Bissuu
Encore Vice-président jusqu’à la fin de cet après midi du 28 mai, Assimi Goita devient le nouveau commandant chef du Mali suite à l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui le porte au rang de Président de la Transition, après constat de vacance de la présidence de la transition.

1. Au Mali, «on passe d’une transition civile militairement assistée à une transition militaire»
RFI – 26/05/2021 – 07:29

Foto (c) Bréma Ely Dicko: Le sociologue et anthropologue malien Bréma Ely Dicko est chercheur à l’Université de Bamako – Bréma Ely Dicko leitet die Abteilung Sozialanthropologie an der Université des Lettres et des Sciences Humaines in Malis Hauptstadt Bamako.

Par Laurent Correau
L’homme fort du pouvoir malien, le colonel et vice-président Assimi Goïta, est revenu ce mardi dans un communiqué sur les raisons pour lesquelles l’armée a arrêté le président et le premier ministre. Il les accuse notamment de tentative de « sabotage » de la transition. Mais que sait-on des raisons de ce coup de force ? Le vice-président avait-il le droit de prendre une telle décision et que révèle celle-ci de la transition malienne ? Pour en parler, notre invité est Bréma Ely Dicko, sociologue et anthropologue malien. Il est également conseiller du Premier ministre qui a été déposé. Il répond aux questions de Laurent Correau.
Rfi : Pourquoi l’annonce d’un nouveau gouvernement, lundi, a-t-elle conduit l’armée à effectuer ce coup de force ?
Bréma Ely Dicko : La raison, c’est qu’il y a deux ténors du coup d’État du 18 août qui ont manqué à l’appel du gouvernement, le colonel Sadio Camara et le colonel Modibo Sidibé, qui ont été remplacés par deux autres généraux de brigade. Et c’est ce qui a frustré une partie de l’armée, notamment la Garde nationale. Ces militaires ont mobilisé les autres collègues qui ont fait le coup d’État, et finalement, ils ont interpellé le Premier ministre, puis le président de la transition.
Mais comment expliquez-vous que le président et le Premier ministre aient voulu effectuer des changements aux postes de la Défense et de la Sécurité, en y mettant des ministres qui ne sont pas des figures emblématiques de la junte ?
Je ne suis pas dans le secret de la haute administration, mais en tout cas il y avait une volonté de construire un gouvernement de large ouverture, un gouvernement inclusif et représentatif, un gouvernement plus facilement contrôlable. Parce que, si on a toujours les ténors de la junte avec soi, il est difficile finalement de leur imposer des instructions.
Est-ce que vous diriez, du coup, que le Premier ministre et le président ont essayé de tester leur marge de manœuvre au sein de cette transition ?
On peut dire cela. On peut penser qu’ils ont voulu reprendre, peut-être, la main pour avoir un gouvernement qu’ils contrôlent plus, un gouvernement qui soit à même de conduire les réformes impératives pour la réussite de la transition et pour la stabilité du Mali.
Si on prend maintenant le point de vue des militaires, comment expliquez-vous qu’ils aient pris le risque de braquer la communauté internationale à ce point, en arrêtant le président Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane ?
Jusqu’à preuve du contraire, tout se passait bien entre le Premier ministre, le président de la transition et les militaires qui ont fait le putsch le 18 août 2020. Maintenant, c’est vrai que la situation sociale n’était pas enviable. Puis le M5 commençait à monter au créneau et il avait un chronogramme qui était assez garni, avec des activités de masse qui étaient prévues, des conférences de presse. Donc une certaine mobilisation était prévue, comme l’année dernière. Peut-être que la junte a eu un peu peur d’être davantage fragilisée. Pour eux c’était peut-être plus simple de travailler à reprendre la main, aussi, de leur côté.
Cela, c’est pour le contexte national. Après, récemment, au Tchad, on a vu que la Constitution a été violée, et pratiquement tout le monde a adoubé ceux qui sont arrivés au pouvoir. Donc on s’est dit que peut-être on pouvait faire la même chose au Mali.
Pour vous, il y a un lien entre ce qui s’est passé au Tchad, à savoir, une attitude conciliante de la communauté internationale vis-à-vis de la junte et ce qui vient de se passer au Mali ?
Pour moi, oui. Parce que, dans les deux cas ce sont des jeunes qui assurent la direction, donc on s’est dit qu’au Mali on pouvait aussi éventuellement faire la même chose.
Quand le vice-président de la transition explique, dans un communiqué, qu’il a placé hors de leurs prérogatives le président et son Premier ministre pour, je cite : « préserver la charte de transition et défendre la République ». Existe-t-il un article de la charte de transition qui l’autorise à faire cela ?
La charte publiée au Journal Officiel fait du vice-président uniquement quelqu’un qui est responsable de la sécurité et de la défense nationale. Donc, en aucun cas il ne peut remplacer le président de la transition, parce que dans la première version de la charte, il était possible de le remplacer. La Cédéao avait insisté pour que l’on enlève cette clause de remplacement. Cela veut dire que lui-même, en prenant cette décision, viole la charte et finalement prend des risques vis-à-vis de la Cédéao, qui peut imposer un embargo sur le Mali. Avec une économie qui est déjà éprouvée par la grève de la principale centrale des syndicats, puis par l’insécurité et tout ce que l’on connaît depuis ces dix dernières années. (Quant à la grève, le syndicat principal au Mali, l’UNTM, a vite suspendu son mot d’ordre de grève pour absence d’interlocuteurs et pour éviter des difficultés pour la population, ndlr)
Et comment réagit-on au Mali ? Est-ce que l’opinion publique est partagée sur ce dossier ?
De façon générale, il y a quand même une certaine consternation, parce qu’on se dit que c’est un éternel recommencement, au Mali. A chaque fois : rebelote, avec les mêmes acteurs. On ne sait plus à quel saint se vouer. À un moment donné, le 18 août, beaucoup de Maliens avaient pensé que les militaires allaient faire l’affaire. Neuf mois après, la situation n’a pas véritablement changé, parce que la lutte contre la corruption n’a pas bougé d’un iota. On ne sait pas, jusqu’à preuve du contraire, qui a donné l’ordre de tuer les manifestants du M5, arrêtés les 10-11 et 12 juillet. La stabilité du Mali, pour le moment, reste un slogan. Finalement, les gens observent ce que la communauté internationale va faire, notamment la Cédéao.
Est-ce que l’acte qui vient d’être posé ne joue pas finalement le rôle de révélateur, en montrant que cette transition est soumise au bon vouloir des militaires ?
Dès le début, vous savez, nous avons eu une transition civile militairement assistée. Donc on passe d’une transition civile militairement assistée à une transition militaire. Si la Cédéao laisse entériner ce qui se passe, cela veut dire que l’on ouvre la porte à d’autres expériences dans d’autres pays voisins et cela veut dire aussi qu’on abandonne le Mali et les Maliens.
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2. Mali: „Assimi Goïta ruft sich nicht zum Präsidenten aus!“, sagt Youssouf Coulibaly
RFI – 28/05/2021 – 08:14
Von David Baché
In Mali konnten der ehemalige Präsident Bah N’Daw und der ehemalige Premierminister Moctar Ouane am Mittwochabend nach Hause zurückkehren, nachdem sie mehr als 48 Stunden lang von der CNSP-Junta unter der Führung von Oberst Assimi Goita festgehalten wurden. Der Führer der Junta und Übergangs-Vizepräsident kündigte an, dass er das Ruder übernehmen würde. Sein Rechtsberater, Youssouf Coulibaly, ebenfalls Universitätsprofessor und Mitglied des Nationalen Übergangsrates (CNT), beantwortet die Fragen von David Baché.
RFI : Oberst Assimi Goïta sagte, er würde das Ruder übernehmen. Heißt das, er wird sich selbst zum Präsidenten ernennen?
Youssouf Coulibaly : Nein. Das ist eine Redeweise. Er ernennt sich nicht selbst zum Präsidenten. Er ist Vizepräsident.
Wird es also einen neuen Präsidenten geben oder bleibt Assimi Goïta bis zum Ende der Übergangszeit an der Spitze des Staates?
Das ist eine Frage, über die wir in den nächsten Stunden entscheiden werden, aber er selbst hat nicht die Absicht, Präsident zu werden, denn er ist jemand, der die Texte sehr respektiert, also wird er den Inhalt der Charta respektieren.
Für den Posten des Premierministers wird oft der Name von Choguel Maiga, von der M5, genannt…
Es ist die Aufgabe der M5, uns zu sagen, wen sie nehmen wollen. Sie sollten sich bald auf jemanden einigen, damit es weitergeht.
Der neue Premierminister wird also von der M5 kommen…
Wenn sie sich dafür entscheiden, wäre das eine gute Sache. Es könnte aber auch jemand anderes sein, wenn sie sich nicht einig werden.
Und der Nationale Übergangsrat, das gesetzgebende Organ des Übergangs, den die M5 auflösen will, wird er so bleiben wie er jetzt ist?
Das ist unser Wunsch. Wenn man ihn jetzt in Frage stellt, impliziert das, dass die Charta vielleicht überarbeitet werden muss. Wir müssen vorwärts gehen. Im CNT sind alle Sensibilitäten vertreten.
Malische und internationale Politiker prangern einen neuen Staatsstreich an, oder sogar einen Putsch innerhalb eines Putsches. Sind das die richtigen Termini?
Nein, die Termini sind ein bisschen zu stark. Nun, sie denken so. Wenn man einen Präsidenten seines Amtes enthebt, hat das keine andere Bezeichnung als Staatsstreich! Aber für uns ist es kein Staatsstreich. Es ist einfach eine Korrektur des Verlaufs des Übergangs, um die Macht an die Zivilisten zu übergeben, die demokratisch vom Volk ernannt werden.
Die politischen Parteien in Mali fordern sofortige Konsultationen, um die Fortsetzung des Übergangs zu gestalten, den neuen Präsidenten zu bestimmen, den Premierminister. Ist das denkbar?
Wenn Sie es ihnen gleich überlassen, werden sie niemals einer Meinung sein! Wer wird der Präsident sein? Wenn wir uns auf diese Debatte einlassen, wären wir monatelang unterwegs! Wir kennen unsere Landsleute sehr gut, wir kennen die politischen Parteien. Sie sollten verstehen, dass der Übergang eine kleine Phase ist, um ein solides Fundament zu legen, damit sie übernehmen können.
Assimi Goïta erklärte die Gründe, die ihn zur Entlassung des jetzigen Ex-Präsidenten Bah N’Daw und des Ex-Premierministers Moctar Ouane motivierten. Aber einige nennen andere Gründe: ein Konflikt mit Bah N’Daw wegen eines Waffendeals mit Russland; eine zu enge Beziehung zwischen den beiden Führern und Frankreich, während die Militärs des Nationalen Komitees zur Rettung des Volkes (CNSP) näher an Russland wären. Ist dies der Fall?
(lacht) Nein, aber in den sozialen Netzwerken werden Dinge ohne Begründung verbreitet. Zu keinem Zeitpunkt sind diese Dinge zutreffend. Ich werde weder sagen, dass es keinen Waffendeal gibt, noch dass es einen gibt, aber ich sage Ihnen trotzdem, dass das nicht der Grund ist. Erinnern Sie sich daran, dass es dieselben Leute (die Militärs des CNSP) sind, die Bah N’Daw auf seinem Landsitz aufgesucht haben, um ihm das Präsidentenamt anzubieten. Entscheidungen, wie z.B. die Regierungsumbildung, sollten im Einvernehmen mit seinem Vizepräsidenten getroffen werden. Die Charta sieht vor, dass der Vizepräsident für die Verteidigung und Sicherheit zuständig ist. Normalerweise hätte er an der Entscheidung beteiligt sein müssen, wer in diese Abteilungen berufen wird. Und das wurde nicht gemacht.
Wird die 18-monatige Frist im weiteren Verlauf des Übergangs eingehalten werden?
Die Einhaltung der Frist wird von der malischen Bevölkerung abhängen. Wir, wir werden alles tun, um die 18 Monate zu respektieren. Am Ende der 18 Monate werden die Malier uns sagen: Sind diese Grundlagen vorhanden, um wählen zu können? Wären das nicht verfälschte Wahlen?
Die Präsidentschafts- und Parlamentswahlen werden also vielleicht nicht wie angekündigt im Februar und März 2022 stattfinden?
Die Frist ist sehr knapp bemessen. Die Baustelle ist sehr groß. Es gibt eine angekündigte neue territoriale Aufteilung, ein Verfassungsreferendum ist ebenfalls vorgesehen. Es stellt sich die Frage nach der Einrichtung eines Senats. Mit all dem können wir analysieren, ob es möglich ist, den Termin einzuhalten oder nicht.
Die Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS), die Afrikanische Union, die Europäische Union und andere sprechen über mögliche Sanktionen. Fürchten Sie diese?
(lacht) Unter diesen Sanktionen wird in der Tat die Zivilbevölkerung leiden. Ich denke also nicht, dass sie Sanktionen ergreifen sollten, die diese betreffen. Aber, nun, wenn sie gezielt Sanktionen verhängen: Keiner von uns hat ein Bankkonto im Ausland! Die Reisesperre, das Einfrieren von Geldern, all diese Dinge werden nicht den gewünschten Effekt haben.
Die Rezeption dieser jüngsten Ereignisse durch die Malier ist deutlich weniger enthusiastisch als im vergangenen August, als dieselbe CNSP-Junta den Präsidenten Ibrahim Boubacar Keita (IBK) stürzte. Befürchten Sie nicht einen Bruch mit den malischen Bürgern?
Nein, im Gegenteil. Sie waren sehr passiv in Bezug auf diese Situation, weil viele ganz einfach zu verstehen begannen, dass der Übergang nicht so verlief, wie die Menschen es sich gewünscht hatten. Ansonsten denke ich, dass meine Landsleute heute mit der Tatsache zufrieden sind, dass wir eine neue Situation haben werden. Das Land wird nicht hier stehen bleiben, wir werden weitermachen.
© 2021 rfi.fr

Das Verfassungsgericht hat Oberst Assimi Goïta, den Übergangspräsidenten, zum Staatsoberhaupt erklärt. Und das ausführlich begründet.
3a. Beschluss des Verfassungsgerichts: Assimi Goita wird den Übergangsprozess als Präsident leiten
Journal du Mali – 28.05.2021 um 21:13
Von Idelette Bissuu
Bis zum Nachmittag des 28. Mai noch Vizepräsident, wird Assimi Goïta nach dem Urteil des Verfassungsgerichts, das ihn in den Rang eines Übergangspräsidenten erhebt, der neue Oberbefehlshaber Malis.
BESCHLUSS NR. 2021-02/CC/VAKANZ VOM 28. MAI 2021
Das Verfassungsgericht
IM NAMEN DES MALISCHEN VOLKES
(…)
In Anbetracht der Tatsache, dass es sich im vorliegenden Fall einerseits um die Vakanz der Präsidentschaft des Übergangs und nicht um die Vakanz der Präsidentschaft der Republik handelt, …
Dass folglich die Bestimmungen des Artikels 36 der Verfassung nur auf die Vakanz des Präsidentenamtes aus irgendeinem Grund oder bei absoluter oder endgültiger Verhinderung anwendbar sind;
In Anbetracht dessen, dass gemäß Titel I der Übergangscharta vom 1. Oktober 2020 „die Übergangscharta … die Verfassung vom 25. Februar 1992 vervollständigt, deren integraler Bestandteil die vorliegende Präambel ist“;
Dass sie jedoch weder das Verfahren zur Feststellung der Vakanz des Übergangsvorsitzes noch die für die Anrufung des Verfassungsgerichts zu diesem Zweck zuständigen Behörden und noch weniger die Art der Anrufung vorsieht;
In Anbetracht dessen, dass dieses Rechtsvakuum das Funktionieren der Übergangsorgane und die Tätigkeit der öffentlichen Behörden blockieren kann;
(…)
in Anbetracht dessen, dass der Vizepräsident des Übergangs, Oberst Assimi GOITA, und der zurückgetretene Präsident des Übergangs, Herr Bah N’DAW, in ihren jeweiligen Funktionen in denselben Formen und unter denselben Bedingungen ernannt wurden und vor dem Obersten Gerichtshof denselben Eid geleistet haben;
In Anbetracht dessen, dass gemäß Artikel 7 der Übergangscharta der Vizepräsident dem Übergangspräsidenten im Amt zur Seite steht;
Dass wegen der Vakanz der Übergangspräsidentschaft gesagt werden muss, dass der Übergangsvizepräsident die Vorrechte, Aufgaben und Funktionen des Übergangspräsidenten, des Staatsoberhauptes, übernimmt;

BESCHLIESST:
Artikel 1: stellt fest, dass die Präsidentschaft des Übergangs nach dem Rücktritt von Herrn Bah N’DAW, Übergangspräsident , Staatsoberhaupt, vakant ist;
Artikel 2: Erklärt, dass der Übergangsvizepräsident die Funktionen, Aufgaben und Vorrechte des Übergangspräsidenten ausübt, um den Übergangsprozess zu seinem Abschluss zu führen;
Artikel 3: Legt fest, dass der Übergangsvizepräsident ab der Bekanntgabe dieses Beschlusses den Titel „Präsident des Übergangs, Staatsoberhaupt“ trägt;
(…)

3b. Oberst Goïta ist Malis neuer Interimspräsident
Deutsche Welle – 29.05.2021
Das Verfassungsgericht erklärte Putschistenführer Assimi Goïta zum neuen Übergangs-Staatschef. Die Lage in Mali bleibt unübersichtlich. Die EU will ihren Militäreinsatz EUTM trotz Putsch-Chaos fortsetzen.
Nach der Absetzung der Spitze der malischen Übergangsregierung hat das Verfassungsgericht des westafrikanischen Krisenstaats den einflussreichen Armee-Oberst Assimi Goïta zum neuen Interimspräsidenten erklärt. „Angesichts der vakanten Übergangspräsidentschaft“ sei es angebracht, dass der bisherige Vize-Übergangspräsident mit den Aufgaben des Interims-Staatschefs betraut werde, teilte das Gericht mit.
(…)
EUTM bleibt – EU sieht Vorteile für die gesamte Sahel-Region
Die EU will ihren militärischen Ausbildungseinsatz EUTM in Mali ungeachtet der chaotischen politischen Situation fortsetzen. Auch die Bundeswehr bleibt, um unter anderem malische Sicherheitskräfte auszubilden. Die Aktivitäten der Ausbildungsmission gingen angesichts ihres wichtigen Beitrags zum Kampf gegen den Terrorismus weiter, sagte der EU-Außenbeauftragte Josep Borrell nach einem EU-Verteidigungsministertreffen in Lissabon. Von dem Einsatz profitierten neben der EU auch andere Länder in der Sahel-Region.
Die Lage sei weiter unklar und unbeständig, räumte Borrell ein. Er betonte, dass keiner der Protagonisten des aktuellen und des vorherigen Staatsstreiches im Rahmen des EU-Einsatzes ausgebildet worden sei.
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1. „Wir bewegen uns von einem militärisch unterstützten zivilen Übergang zu einem militärischen Übergang“ in Mali
RFI – 26/05/2021 – 07:29
Malis starker Mann, Oberst und Vizepräsident Assimi Goïta, gab am Dienstag in einer Erklärung die Gründe für die Verhaftung des Präsidenten und des Premierministers durch die Armee bekannt. Er warf ihnen insbesondere den Versuch vor, den Übergang „sabotieren“ zu wollen. Aber was weiß man über die Gründe für den Putsch? Hatte der Vizepräsident das Recht, eine solche Entscheidung zu treffen, und was offenbart sie über den malischen Übergang? Um darüber zu sprechen, ist Bréma Ely Dicko, ein malischer Soziologe und Anthropologe, unser Gast. Er ist auch ein Berater des abgesetzten Premierministers. Er beantwortet die Fragen von Laurent Correau.
RFI: Warum hat die Ankündigung einer neuen Regierung am Montag die Armee dazu veranlasst, diesen Coup de Force durchzuführen?
Bréma Ely Dicko: Der Grund ist, dass es zwei Hauptakteure des Putsches vom 18. August gibt, die nicht in die Regierung berufen wurden, Oberst Sadio Camara und Oberst Modibo Sidibé, die durch zwei andere Brigadegeneräle ersetzt wurden. Und das ist es, was einen Teil der Armee frustriert hat, insbesondere die Nationalgarde. Diese Militärs mobilisierten die anderen Kollegen, die den Putsch gemacht hatten, und schließlich wurde zunächst der Premierminister und dann der Übergangspräsident festgenommen.Aber wie erklären Sie sich, dass der Präsident und der Premierminister Änderungen in den Ämtern für Verteidigung und Sicherheit vornehmen wollten, indem sie Minister einsetzten, die keine emblematischen Figuren der Junta sind?
Ich bin nicht in das Geheimnis der Führungsspitze eingeweiht, aber auf jeden Fall gab es den Wunsch, eine Regierung mit breiter Offenheit zu bilden, eine inklusive und repräsentative Regierung, eine Regierung, die leichter kontrollierbar ist. Denn wenn man die Hauptakteure der Junta immer dabei hat, ist es am Ende schwierig, ihnen Anweisungen aufzuerlegen.
Würden Sie infolgedessen sagen, dass der Premierminister und der Präsident versucht haben, ihren Handlungsspielraum innerhalb dieses Übergangs zu testen?
Das kann man so sagen. Man kann sich vorstellen, dass sie vielleicht die Kontrolle zurückgewinnen wollten, um eine Regierung zu haben, die sie mehr kontrollieren, eine Regierung, die in der Lage ist, die Reformen durchzuführen, die für den Erfolg des Übergangs und für die Stabilität Malis zwingend notwendig sind.
Wenn wir nun den Standpunkt der Militärs einnehmen, wie erklären Sie sich, dass sie das Risiko eingegangen sind, der internationalen Gemeinschaft in diesem Ausmaß zu trotzen, indem sie Präsident Bah Ndaw und seinen Premierminister Moctar Ouane verhaftet haben?
Bis zum Beweis des Gegenteils war alles in Ordnung zwischen dem Premierminister, dem Übergangspräsidenten und den Militärs, die am 18. August 2020 den Putsch durchgeführt hatten. Nun, es ist wahr, dass die soziale Situation nicht beneidenswert war. Dann fing die M5 an, auf die Barrikaden zu gehen und hatte einen ziemlich vollen Terminkalender, mit Massenaktivitäten, die geplant waren, Pressekonferenzen. Es war also eine Mobilisierung geplant, genau wie im letzten Jahr. Vielleicht hatte die Junta ein wenig Angst, weiter geschwächt zu werden. Für sie war es vielleicht einfacher, daran zu arbeiten, die Situation auf ihrer Seite wieder in den Griff zu bekommen.
Das gilt für den nationalen Kontext. Danach, kürzlich, im Tschad, hat man gesehen, dass die Verfassung verletzt wurde, und praktisch jeder unterstützte diejenigen, die an die Macht kamen. Also dachte man, dass man vielleicht das Gleiche in Mali machen könnte.
Gibt es für Sie eine Verbindung zwischen dem, was im Tschad passiert ist, nämlich einer versöhnlichen Haltung der internationalen Gemeinschaft gegenüber der Junta und dem, was gerade in Mali passiert ist?
Für mich, ja. Denn in beiden Fällen sind es junge Menschen, die die Führung übernehmen, also sagte man sich, in Mali möglicherweise das Gleiche tun zu können.
Wenn der Übergangsvizepräsident in einem Kommuniqué erklärt, dass er den Präsidenten und seinen Premierminister außerhalb ihrer Befugnisse gestellt hat, um, ich zitiere, „die Übergangscharta zu bewahren und die Republik zu verteidigen.“ Gibt es einen Artikel in der Übergangscharta, der ihm das erlaubt?
Die im Amtsblatt veröffentlichte Charta macht aus dem Vizepräsidenten nur jemanden, der für die nationale Sicherheit und Verteidigung zuständig ist. Er kann also auf keinen Fall den Übergangspräsidenten ersetzen, denn in der ersten Version der Charta war es möglich, ihn zu ersetzen. ECOWAS hatte darauf bestanden, dass diese Ablöseklausel gestrichen wird. Das bedeutet, dass er selbst mit dieser Entscheidung gegen die Charta verstößt und letztlich ein Risiko gegenüber der ECOWAS eingeht, die ein Embargo gegen Mali verhängen kann. Mit einer Wirtschaft, die bereits durch den Streik der wichtigsten Gewerkschaftszentrale und dann durch Unsicherheit und alles andere, was man in den letzten zehn Jahren erlebt hat, herausgefordert wird. (Was den Streik betrifft, so hat die wichtigste Gewerkschaft in Mali, die UNTM, ihren Streikbefehl schnell ausgesetzt, weil es keine Gesprächspartner gibt und um Schwierigkeiten für die Bevölkerung zu vermeiden, Ed.)
Und wie wird in Mali reagiert? Ist die öffentliche Meinung in dieser Frage geteilt?
Generell herrscht in Mali immer noch eine gewisse Fassungslosigkeit, weil wir uns sagen, dass es ein ewiger Neubeginn ist. Jedes Mal: und wieder von vorn, mit den gleichen Akteuren. Wir wissen nicht mehr, was wir machen sollen. An einem Punkt, am 18. August, dachten viele Malier, dass das Militär die Aufgabe übernehmen würde. Neun Monate später hat sich die Situation nicht wirklich geändert, denn der Kampf gegen die Korruption hat sich kein Jota bewegt. Bis zum Beweis des Gegenteils ist nicht bekannt, wer den Befehl zur Tötung der am 10./11. und 12. Juli verhafteten M5-Demonstranten gab. Die Stabilität von Mali bleibt vorerst ein leeres Wort. Schließlich beobachten die Menschen, was die internationale Gemeinschaft tun wird, insbesondere ECOWAS.
Spielt der soeben vollzogene Akt nicht die Rolle der Aufdeckung, indem er zeigt, dass dieser Übergang vom Wohlwollen der Militärs abhängig ist?
Von Anfang an hatten wir einen zivilen Übergang, der militärisch unterstützt wurde. Wir gehen also von einem zivilen Übergang, der militärisch unterstützt wird, zu einem militärischen Übergang über. Wenn die ECOWAS das, was hier passiert, absegnet, bedeutet das, dass man die Tür für andere Experimente in anderen Nachbarländern öffnet, und es bedeutet auch, dass man Mali und die Malier im Stich lässt.
© 2021 rfi.fr

Ein Gedanke zu „STIMMEN AUS MALI… UND DIE FORTSETZUNG – Les opinions d’un militaire et d’un chercheur… et la suite

  1. Der Universitätsprofessor Bréma Ely Dicko war nach dem Coup vom 18. August auch von der taz interviewt worden.
    Anthropologe über Putsch in Mali: „Nun entscheidet die Armee“
    taz – 20.08.2020
    Das Telefon-Interview führte Katrin Gänsler
    (…)
    taz: Viele Bilder zeigen vor allem junge Menschen, die den Putschisten zujubeln. Ist die Bevölkerung tatsächlich so mit dem Umsturz zufrieden?

    Bréma Ely Dicko: Für Bamako kann man dem zustimmen. Als es am Dienstag die ersten Informationen über die Ereignisse gab, haben sich Jugendliche spontan auf dem Boulevard der Unabhängigkeit in Bamako versammelt. Wenig später haben sie die ersten Barrikaden aufgebaut, um den Verkehr zu regeln. Um 15 Uhr war der Boulevard voll mit Menschen, und es gab Aufrufe, auch in anderen Teilen des Landes Freude zu zeigen. Auch als das Militär den Präsidenten festgesetzt hat, blieb alles unter Kontrolle. Militär und Jugendliche haben Übereinstimmung demonstriert.
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