BESTÜRZUNG UNTER DEN MALIERN UND BREITE INTERNATIONALE ABLEHNUNG – Atterrement chez les Maliens et large réprobation internationale

Mali: Vizepräsident stellt Übergangschefs „außerhalb ihrer Befugnisse“
RFI – 25.05.2021 um 13:58
Ist das Schicksal des malischen Präsidenten Bah N’Daw und seines Premierministers Moctar Ouane besiegelt?

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Mali: le vice-président place les dirigeants de la transition «hors de leurs prérogatives»
RFI – 25/05/2021 à 13:58
Par David Baché
Le sort du président malien Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane est-il scellé ? Les deux hommes ont été conduits ce lundi 24 mai 2021 au camp de Kati, près de Bamako, par des militaires proches du comité national pour le salut du peuple, à l’origine du coup d’État du 18 août 2020. Le colonel Assimi Goïta, vice-président de la transition, et homme fort du CNSP a fait lire à la télévision un communiqué dans lequel il déclare avoir placé les deux hommes « hors de leur prérogatives ».

Le président de la transition malienne Bah N'Daw et le vice-président Assimi Goïta.

Foto (c) AFP/ Michele CATTANI: Le [ex-] président de la transition malienne Bah N’Daw et le [vice-]président Assimi Goïta.

Pour « préserver la charte de la transition et défendre la République », c’est la raison donnée par les militaires du CNSP, la junte qui avait pourtant été officiellement dissoute, d’arrêter et de détenir le président de la République et son Premier ministre. C’est en tout cas ce qu’explique Assimi Goïta, chef de la junte et vice-président de la transition, qui accuse le gouvernement de Moctar Ouane de ne pas avoir gagné la confiance des partenaires sociaux et d’être donc responsable de la grève illimitée actuellement en cours.Surtout, il reproche au Premier ministre d’avoir constitué la liste de son nouveau gouvernement, « en accord avec le président de transition » mais « sans concertation avec le vice-président », c’est-à-dire lui-même. Et de rappeler que c’est lui, selon la charte de transition, qui est en charge de la défense et de la sécurité du pays. Les colonels Sadio Camara et Modibo Koné, évincés la veille du gouvernement, ne sont pas cités, mais ce sont bien leurs deux portefeuilles, la Défense et la Sécurité, qui sont évoqués ici.
Beaucoup de questions sans réponse
Le colonel et vice-président Assimi Goïta assure donc avoir été contraint de placer le président et le Premier ministre « hors de leurs prérogatives ». Faut-il comprendre qu’ils sont destitués ou simplement empêchés temporairement ? Le Colonel Assimi Goïta devient-il de fait le premier homme du pays ? C’est ce que la charte de transition interdit, en théorie. Un nouveau Chef de l’État et un nouveau chef du gouvernement seront-ils nommés ? C’est à toutes ces questions cruciales que les négociations en cours devront répondre. On notera que la communauté internationale évite jusqu’ici le terme de « coup d’État » et préfère celui de « coup de force » comme pour laisser une chance à ces négociations.
« Au demeurant », selon les termes du communiqué, le vice-président de la Transition invite les Maliens « à vaquer librement à leurs occupations » et assure « que le processus de transition suit son cours normal », avec des élections prévues l’année prochaine.
Goodluck Jonathan en médiateur
Le médiateur de la Cédéao pour le Mali, le Nigérian Goodluck Jonathan est attendu à Bamako. En attendant les partenaires internationaux du pays tapent du poing sur la table, tout en laissant la porte ouverte à un retour au statu quo ante.
Lundi soir, le Comité local de suivi de la transition s’est réuni en urgence à Bamako. Il rassemble la Cédéao, l’Union africaine, la Minusma, mais aussi la France, l’Union européenne ou les États-Unis. Une source présente à cette réunion confie que « l’ambiance est à la colère ». « Ils ne se rendent pas compte, ajoute cette source, à quel point ils compromettent l’appui de la communauté internationale. » Dans un communiqué, ce comité de suivi menace : « les éléments militaires qui détiennent [les autorités retenues à Kati] seront tenus personnellement responsables de leur sécurité. » « La communauté internationale rejette par avance tout acte imposé par la contrainte, y compris des démissions forcées. »
La Minusma tente d’ailleurs toujours d’obtenir l’autorisation de rendre visite aux détenus, pour s’assurer des conditions dans lesquelles ils sont traités. De son côté, le Conseil européen condamne ce qu’il qualifie « d’enlèvement » du président et du Premier ministre de transition, et se dit « prêt à envisager des mesures ciblées » -donc des interdictions de voyager ou un gel des avoirs- contre « les dirigeants politiques et militaires faisant obstruction à la transition au Mali. »
Pour le moment, aucune action encore, il s’agit de menaces. Les membres du comité de suivi, qui rassemble donc les partenaires africains et occidentaux du Mali, ont aussi réaffirmé « leur ferme soutien aux autorités de la transition » et demandé « que la transition reprenne son cours pour se conclure dans les délais prévus. » Revenir aux termes fixés par la charte de transition, à sa durée, a la prééminence des civils -président, Premier ministre- au sein du pouvoir, tels sont les objectifs affichés.
Dans un communiqué conjoint, l’Union africaine et la Cédéao ont également condamné « un acte d’une gravité extrême » tout en appelant à « privilégier l’esprit de dialogue » « pour régler les malentendus autour de la mise en place du gouvernement. » Des menaces et des appels du pied, ce sont les instruments avec lesquels va donc jongler le médiateur de la Cédéao pour le Mali, Goodluck Jonathan. Il doit rencontrer d’abord les membres internationaux du comité de suivi de la transition avant de se rendre à Kati, dans la soirée.
© 2021 rfi.fr

Communiqué du Vice-Président de la transition, Col Assimi GOITA
malijet – 25.05.2021 à 13:50
Suite à une crise de plusieurs mois au plan national prenant en compte des grèves et manifestations diverses des acteurs sociaux et politiques, le gouvernement dirigé par Monsieur Moctar OUANE, s’est montré incapable de constituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux.
Dans la foulée et de façon unilatérale, le président de la transition a accepté la démission du gouvernement et reconduit immédiatement le premier ministre avec pour mandat d’aller à la formation d’un nouveau gouvernement. La conséquence a été une consternation générale marquée par la persistance des grèves de l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), dont l’issue est finalement une grève illimitée. Cet état de fait constitue une véritable asphyxie de l’économique malienne et partant, la garantie d’une instabilité aux conséquences incommensurables.
Dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement le premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le vice-président en charge des prérogatives à lui conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité. Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture le 25 septembre 2020. Nonobstant les interpellations et négociations diverses engagées par le vice-président auprès des chefs d’Etat de la sous-région et de certaines chancelleries présentes au Mali en vue d’amener le Président de la transition et le premier ministre à respecter les prescriptions de la charte de transition, ceux-ci sont restés persistants dans leur posture. …En lire plus

Mali: Vizepräsident stellt Übergangschefs „außerhalb ihrer Befugnisse“
RFI – 25.05.2021 um 13:58
Von David Baché
Ist das Schicksal des malischen Präsidenten Bah N’Daw und seines Premierministers Moctar Ouane besiegelt? Die beiden Männer wurden am Montag, den 24. Mai 2021, von Soldaten, die dem CNSP („Nationales Komitee zum Heil des Volkes“) nahestehen, in das Lager von Kati in der Nähe von Bamako gebracht. Oberst Assimi Goïta, Vizepräsident des Übergangs und starker Mann des CNSP, ließ im Fernsehen eine Erklärung verlesen, in der er sagte, er habe die beiden Männer „aus ihren Befugnissen entlassen“.
Um „die Charta des Übergangs zu schützen und die Republik zu verteidigen„, so begründeten die Militärs des CNSP, der allerdings offiziell aufgelösten Junta, die Verhaftung und das Festhalten des Präsidenten der Republik und seines Premierministers. So erklärt es jedenfalls Assimi Goïta, Chef der Junta und Vizepräsident des Übergangs, der der Regierung von Moctar Ouane vorwirft, das Vertrauen der Sozialpartner nicht gewonnen zu haben und für den derzeit stattfindenden unbefristeten Streik verantwortlich zu sein.
Vor allem wirft er dem Premierminister vor, die Liste seiner neuen Regierung „im Einvernehmen mit dem Übergangspräsidenten„, aber „ohne Rücksprache mit dem Vizepräsidenten„, also mit sich selbst, gebildet zu haben. Und erinnert daran, dass er es ist, der laut der Übergangscharta für die Verteidigung und Sicherheit des Landes zu sorgen hat. Die am Vortag aus der Regierung ausgewechselten Obersten Sadio Camara und Modibo Koné werden nicht erwähnt, wohl aber ihre beiden Ressorts, Verteidigung und Sicherheit.
Viele unbeantwortete Fragen.
So versichert Oberst und Vizepräsident Assimi Goïta, dass er gezwungen war, den Präsidenten und den Premierminister „aus ihren Befugnissen“ zu entlassen. Ist das so zu verstehen, dass sie angeklagt oder nur vorübergehend verhindert sind? Wird Oberst Assimi Goïta de facto der erste Mann im Land? Das ist es, was die Übergangscharta theoretisch verbietet. Wird ein neues Staatsoberhaupt und ein neuer Regierungschef ernannt? Auf all diese entscheidenden Fragen werden die aktuellen Verhandlungen eine Antwort geben müssen. Es ist anzumerken, dass die internationale Gemeinschaft bisher den Begriff „Staatsstreich (coup d’Etat)“ vermieden hat und den Begriff „Gewaltstreich (coup de force)“ bevorzugt, als ob sie diesen Verhandlungen eine Chance geben wollte.
Zur gleichen Zeit„, so heißt es in dem Kommuniqué, lädt der Vizepräsident des Übergangs die Malier ein, „frei ihren Geschäften nachzugehen“ und versichert, „dass der Übergangsprozess seinen normalen Verlauf nimmt„, im Hinblick auf die für nächstes Jahr geplanten Wahlen.
Goodluck Jonathan als Vermittler
Der ECOWAS-Vermittler für Mali, der Nigerianer Goodluck Jonathan, wird in Bamako erwartet. Währenddessen schlagen die internationalen Partner des Landes mit den Fäusten auf den Tisch, während sie die Tür für eine Rückkehr zum Status quo ante offen lassen.
Am Montagabend fand in Bamako eine dringende Sitzung des lokalen Ausschusses zur Überwachung des Übergangs statt. Dieser umfasst die ECOWAS, die Afrikanische Union, die MINUSMA, aber auch Frankreich, die Europäische Union und die Vereinigten Staaten. Eine Quelle, die bei diesem Treffen anwesend war, vertraute an, dass „die Stimmung voller Zorn ist„. „Sie erkennen nicht„, fügt diese Quelle hinzu, „wie sehr sie die Unterstützung der internationalen Gemeinschaft gefährden„. (…) „Die internationale Gemeinschaft lehnt … erzwungene[r] Rücktritte von vornherein ab.“
Die Minusma versucht übrigens, die Erlaubnis zu bekommen, die Inhaftierten zu besuchen, um sich von den Bedingungen, unter denen sie festgehalten werden, ein Bild zu machen. Der Europarat verurteilt seinerseits die „Entführung“ des Übergangspräsidenten und des Premierministers und sagt, er sei „bereit, gezielte Maßnahmen“ – also Reiseverbote oder das Einfrieren von Vermögenswerten – gegen „politische und militärische Führer, die den Übergang in Mali behindern, in Betracht zu ziehen.“
Im Moment noch keine Aktion, es sind Drohungen. Die Mitglieder des Überwachungsausschusses, der somit die afrikanischen und westlichen Partner Malis umfasst, bekräftigten auch „ihre feste Unterstützung für die Übergangsbehörden“ und forderten, „dass der Übergang seinen Kurs wieder aufnimmt, um planmäßig abzuschließen.“ Die Rückkehr zu den Bedingungen der Übergangscharta, zu ihrer Dauer, zur Vorrangstellung der Zivilisten – Präsident, Premierminister – innerhalb der Macht, das sind die erklärten Ziele.
In einer gemeinsamen Erklärung verurteilten auch die Afrikanische Union und die ECOWAS „einen Akt von äußerster Tragweite“ und riefen dazu auf, „dem Geist des Dialogs Vorrang zu geben„, „um die Missverständnisse um die Einsetzung der Regierung zu klären.“ Drohungen und Winke mit dem Zaunpfahl, das sind die Instrumente, mit denen der Vermittler der Cédéao für Mali, Goodluck Jonathan, jonglieren wird. Er soll sich zunächst mit den internationalen Mitgliedern des Überwachungsausschusses treffen, bevor er am Abend nach Kati fährt.
© 2021 rfi.fr

Ein Gedanke zu „BESTÜRZUNG UNTER DEN MALIERN UND BREITE INTERNATIONALE ABLEHNUNG – Atterrement chez les Maliens et large réprobation internationale

  1. Mali: Was hinter dem „Putsch im Putsch“ steckt
    Deutsche Welle – 27.05.2021
    Von David Ehl mit Brahima Tounkara, Eric Topona, Paul Lorgerie
    Die Schauplätze sind immer die gleichen: Drei Tage langhielt das malische Militär Übergangs-Präsident Bah N’Daw und Ministerpräsident Moctar Ouane in Kati fest, einer Garnisonsstadt nahe der Hauptstadt Bamako. Wie schon nach dem Putsch im August 2020 versammelten sich Anfang der Woche daraufhin viele Menschen auf dem Unabhängigkeitsplatz in Bamako. Hier beginnen jedoch die Unterschiede: Damals jubelten Tausende dem Militär zu und feierten die gewaltsame Absetzung von Staatschef Ibrahim Boubacar Keita. Nach der jüngsten Volte schlug dem Militär weit weniger Euphorie entgegen.
    „Wir sind hier, um Nein zu sagen zu dem Coup, der gerade stattgefunden hat“, sagte der Anwalt Mamidi Dramé unserem Korrespondenten. Es gehe den Demonstrierenden nicht um Unterstützung für die Politiker in Gewahrsam, sie kritisierten auch den Putsch von August 2020. „Aber wir denken, dass wir diesen Behörden die Chance hätten geben müssen, weiterzumachen, um uns zum Ende dieser Transition zu bringen“, so Dramé zur DW.
    In der Nacht zum Donnerstag wurden N’Daw und Ouane nach Militärangaben wieder freigelassen. Angehörige der Politiker bestätigten dies. Ein Berater des militärischen Vizepräsidenten Assimi Goïta sagte der DW zuvor, beide hätten ihren Rückzug erklärt.
    – Rückschlag im Übergangsprozess –
    Eigentlich hatte im September 2020 alles auf eine halbwegs stabile Übergangslösung hingedeutet: Regionale Bündnisse wie die westafrikanische Staatengemeinschaft ECOWAS und die Sahel-Gruppe G5 hatten Unterhändler geschickt, und nach wochenlangen Verhandlungen gelang es, die Machtverhältnisse zwischen Militär und zivilgesellschaftlichen Gruppierungen auszutarieren. Mit dem früheren Verteidigungsminister N’Daw wurde ein Übergangspräsident auserkoren, den beide Seiten respektierten. Der militärische Vizepräsident Goïta und der zivile Ministerpräsident Ouane komplettierten die Führung. Nach 18 Monaten sollte eine Wahl stattfinden, bei der weder N’Daw noch Goïta antreten sollten.
    Allerdings zeigte sich das zivilgesellschaftliche Oppositionsbündnis M5-RFP zuletzt unzufrieden mit der Übergangsregierung und forderte deren Auflösung. Mitte Mai trat Ministerpräsident Ouane schließlich zurück, um postwendend mit der Bildung einer breiter aufgestellten Regierung beauftragt zu werden. Daran waren jedoch mehrere Getreue von Militär-Oberst Goïta nicht mehr beteiligt. Dieser ließ von einem uniformierten Sprecher im Fernsehen bekanntgeben, er habe sich „zum Handeln gezwungen“ gesehen – und N’Daw und Ouane, die die Übergangscharta verletzt hätten, von ihren Ämtern entbunden.
    – Gründe für die Aktion –
    Für die Kabinettsumbildung und den erneuten Putsch gibt es eine ganze Reihe an möglichen Gründen – von individuellen Überlegungen bis hin zu geopolitischen Fragestellungen.
    Für einzelne Militärs könnte es um ihren eigenen Schutz gegangen sein, schätzt Salif Traoré, Direktor des Thinktanks Afriglob: „Sie haben an einem Staatsstreich teilgenommen und kennen die damit verbundenen Risiken. Sie mussten die Regierung verlassen, haben aber keine Garantien [für Straffreiheit] bekommen. Das kann zu einer solchen Situation führen“, sagte Traoré der DW.
    Etienne Fakaba Sissoko, Direktor des Forschungszentrums für politische, wirtschaftliche und soziale Analysen in Mali, hält auch einen Machtkampf innerhalb der Armee für denkbar – die abgesetzten Mitglieder seien die letzten beiden Minister aus den Reihen der Nationalgarde gewesen.
    Sissoko sagte im Interview mit der DW, der geschasste Sicherheitsminister Modibo Koné sei immer wieder in UN-Berichten zu Misshandlungen aufgetaucht. „Das scheint einer der Gründe zu sein, warum die Regierung ihn loswerden wollte“, so Sissoko. „Und was Oberst Sadio Camara angeht: Dem wird eine zu große Nähe zu Russland vorgeworfen – aus der Nachteile für andere Partner wie Frankreich entstehen könnten. Dies ist einer der Gründe, die seinen Rauswurf aus der Regierung erklären würden.“
    – Russlands Blick auf Mali –
    Schon nach dem Putsch 2020 war über Verbindungen nach Russland gemutmaßt worden: Zwei der Hauptdrahtzieher sollen an einer Moskauer Militärakademie ausgebildet worden sein. Schon damals waren russische Fahnen und Transparente mit pro-russischen Botschaften bei den Siegesfeiern auf dem Unabhängigkeitsplatz aufgefallen.
    In Mali hält Russland noch immer Sympathien inne, weil die Sowjetunion 1960 dem gerade unabhängig gewordenen Mali militärisch zu Hilfe eilte. In jüngerer Vergangenheit erfuhren die Beziehungen beider Länder wieder eine Aufwertung, dazu kommen russische Rüstungslieferungen nach Mali. Aus geopolitischer Sicht dürfte Afrika für Russland jedoch auch aus einem anderen Grund interessant sein: „Je mehr Einfluss es in Afrika hat, desto weniger Kontrolle hat der Westen“, sagte die russische Historikerin Irina Filatowa im August 2020 der DW.
    – Kaum Handlungsspielraum für den Westen –
    Die westlichen Partner äußerten sich nach dem offenbar erneuten Putsch besorgt: Das Auswärtige Amt in Deutschland verurteilte das Vorgehen „in aller Deutlichkeit“ und forderte die Freilassung von N’Daw und Ouane. Frankreichs Präsident Emmanuel Macron drohte mit Sanktionen. Für beide Länder, die auch an Militärmissionen in Mali beteiligt sind, ist die Gemengelage heikel, zumal auch zwei benachbarte Sahelstaaten unsicheren Zeiten entgegenblicken: Im Niger wurde wenige Tage vor der Amtseinführung des neuen Präsidenten ein Putsch gerade noch vereitelt. Und im Tschad hat das Militär nach dem Tod von Präsident Idriss Déby Itno die Verfassung teilweise außer Kraft gesetzt und eine Übergangsregierung ernannt.
    Deshalb bleibt den internationalen Akteuren kaum eine Handlungsoption als die Militäraktion in Mali zu verurteilen, glaubt Afriglob-Direktor Salif Traoré: „Wir müssen bedenken, dass die Situation in Mali sehr, sehr fragil ist. Mali ist das Epizentrum der Sahelkrise. Wenn sich die Situation in Mali verschlechtert, die Situation im Tschad ungewiss ist und es im Niger eine neue Regierung gibt, dann sind das eine Menge Unsicherheiten“, sagte Traoré der DW.
    Und auch die politische Zukunft Malis ist weiter unsicher. Immerhin: Zumindest am Montag ließ Oberst Goïta im Staatsfernsehen bekräftigen, er halte weiter am vereinbarten Zeitplan fest. Der sieht ein Verfassungsreferendum für Oktober 2021 vor – und freie Wahlen im Februar 2022.
    © 2021 dw.com

    Foto (c) DW/Paul Lorgerie: „Danke für die Unterstützung“: Demonstranten feiern nach dem Putsch die „malisch-russische Zusammenarbeit“

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