RÜCKT DER DIALOG MIT DEN DSCHIHADISTEN NÄHER? – Dialogue avec les djihadistes: le gouvernement malien à cheval

2. Terrorismusbekämpfung: Die malische Regierung im Spagat zwischen zwei Ansätzen.
phileingora *) – 8. März 2021
In einem Interview, das am Freitag, den 5. März 2021, RFI und France 24 gewährt wurde, gab Premierminister Moctar Ouane an, dass die malische Regierung weiterhin den Dialog mit terroristischen Gruppen favorisiere, vor allem, wenn dies eine sehr starke Empfehlung des malischen Volkes ist, nicht nur durch den inklusiven nationalen Dialog, sondern auch durch die Tage der nationalen Beratungen vom September 2020 in Bamako. „Wir bekämpfen die Terroristen“und „wir sprechen mit den Terroristen.“
1. Mali: Dialog mit Dschihadisten in Frage gestellt
DISKUSSION. Manche sind dafür, manche dagegen. Alle argumentieren, aber was in Frage gestellt wird, ist die Art von Staat, in dem die Malier zu leben bereit sind.
LePoint Afrique – 21/01/2021 um 20:01
Dialog mit den Dschihadisten: ist das eine praktikable Lösung, um Mali aus der seit 2012 andauernden Sicherheitskrise herauszuführen? Davon scheinen immer mehr Malier überzeugt zu sein. In zwei Jahren haben sich die Ansichten zu diesem Thema in Mali deutlich verändert. Früher war dieser Dialog nicht vorstellbar, aber unter dem Druck der Bevölkerung und nach verschiedenen Foren wie der 2017 abgehaltenen Konferenz der nationalen Verständigung ist die Aufnahme von Gesprächen mit den wichtigsten Dschihadistenführern Iyad Ag Ghali und Amadou Koufa zu einer starken Forderung geworden. Diesem Wunsch wurde bisher jedoch nicht Rechnung getragen.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

Die Diskussion ist nicht neu:
GEFANGENENAUSTAUSCH BEGINN EINES DIALOGS MIT DEN DSCHIHADISTEN? – Faut-il négocier avec les djihadistes ? in MALI-INFOS 12.10.2020
DSCHIHADISTEN AN DEN RUNDEN TISCH ? – Il faut négocier avec les djihadistes?
in MALI-INFOS 04.05.2018

2. Lutte contre le terrorisme : le gouvernement malien à cheval entre deux leviers
phileingora *) – 8 mars 2021
Par Bakary Fomba
Dans une interview accordée, vendredi 5 mars 2021, à la RFI et la France 24, le Premier ministre Moctar Ouane a indiqué que le gouvernement du Mali reste favorable au dialogue engagé avec les groupes terroristes, surtout lorsque ceci constitue une recommandation très forte du peuple malien à travers non seulement le Dialogue national inclusif, mais également les Journées de concertation nationale de septembre 2020 tenues à Bamako.

Foto (c) Capture d’écran: Moctar Ouane, Premier ministre du gouvernement de la transition malienne – Moctar Ouane, Premierminister der malischen Übergangsregierung

« Nous combattons les terroristes » et « nous parlons avec les terroristes », c’est la déclaration de Moctar Ouane, Premier ministre de la transition au cours de son intervention sur RFI et France24, le vendredi dernier. Selon ses précisions, il s’agit de combiner ces deux leviers pour asseoir la sécurité au Mali.
« Nous, nous avons une action militaire que nous déployons sur le terrain, et cette action militaire va se poursuivre contre tous les groupes terroristes, mais dans cette action il y a une opportunité qui s’offre également à travers les discussions qui pourraient être engagées avec ceux qui opèrent de manière violente souvent contre leur gré, et pour des raisons existentielles », a souligné vendredi, Moctar Ouane, sur RFI et France 24. Pour lui, il s’agit d’extirper de la violence les éléments violents contre leur gré, tout en les engageant dans une dynamique, dans une perspective plus « constructive, plus positive, plus vertueuse », qui est celle de se réinsérer dans la communauté.
Coopération militaire Mali-France
Selon le chef du gouvernement de la transition, seule, cette voie ne permettra pas d’atteindre l’objectif recherché. « Nous n’avons pas la naïveté de considérer que, par le dialogue, nous parviendrons à régler cette question [la crise sécuritaire ndlr]. Nous utiliserons ce levier-là [le dialogue ndlr] comme un moyen supplémentaire de parvenir à l’objectif que nous recherchons, en insistant sur l’action militaire implacable qu’il faut maintenir et amplifier. »
Au cours de cet entretien, Moctar Ouane n’a pas manqué de saluer l’engagement de la France aux côtés des Forces armées Maliennes. À ce sujet, il a annoncé que le gouvernement du Mali continuera de s’engager pour cette coopération militaire avec la France. « Nous devons continuer de la [la coopération ndlr] développer de part et d’autre », a-t-il rassuré.
© 2021 phileingora.org
*) Phileingora est un site d’informations générales, d’analyses, d’enquêtes et de vérification des faits, crée en 2020 au Mali, qui apporte un regard neuf sur des faits culturels, politiques, environnementaux ainsi qu’éducatifs, sanitaires et économiques. …Voir plus

1. Mali : le dialogue avec les djihadistes interrogé
DÉBAT. Certains sont pour, d’autres sont contre. Chacun argumente, mais ce qui est questionné, c’est le type d’État dans lequel les Maliens sont prêts à vivre.
LePoint Afrique – 21/01/2021 à 20h01
Par Olivier Dubois, à Bamako
Dialoguer avec les djihadistes, est-ce une solution viable pour sortir le Mali de la crise sécuritaire qui n’en finit pas depuis 2012 ? De plus en plus de Maliens semblent en être convaincus. En deux ans, les points de vue ont sensiblement évolué sur cette question au Mali. Avant, ce dialogue était impossible à envisager mais, sous la pression des populations et à la suite de différents forums comme la Conférence d’entente nationale tenue en 2017, engager des discussions avec les principaux leaders djihadistes que sont Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa est devenu une demande forte. Jusque-là cependant, ce vœu n’avait pas été pris en compte.
Divergence de points de vue entre le Mali et la France
Mais au début du mois de décembre dernier, le 3 exactement, sur la chaîne de télévision française internationale France 24, le Premier ministre malien Moctar Ouane a fait bouger les lignes. Il a exprimé le souhait « d’engager le dialogue avec tous les enfants du Mali sans exclusivité ». Objectif : « Être en phase avec la volonté des Maliens et tenir compte des réalités nationales. »
La France, amie, alliée et partenaire militaire du Mali, s’était montrée jusque-là opposée à des négociations avec les « terroristes » avec qui « on ne discute pas » et « que l’on combat », pour reprendre les propos du président Macron dans un récent entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Une position que le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, avait défendue en octobre dernier à Bamako, entraînant un désaccord avec son homologue malien. Celui-ci lui a rappelé le souhait de dialogue exprimé par les Maliens lors des concertations du Dialogue national inclusif.
Depuis, la France semble évoluer légèrement sur le sujet, la communauté internationale aussi. Un problème cependant : ce dialogue souhaité par les populations pour sortir de la crise sécuritaire qui sévit depuis huit ans dans le pays est bien loin d’être engagé. Malgré l’adhésion de personnalités maliennes du monde de la politique, de l’économie ou des arts, les contours et les modalités demeurent flous.
Des raisons de négocier avancées…
Pour Mossadeck Bally, fondateur et président directeur général du Groupe Azalaï Hotels, un dialogue est possible et souhaitable à condition qu’il se passe entre Maliens. « Il y a des Maliens qui ont pris les armes contre le pouvoir central. Je suis totalement favorable à ce que les autorités nouent un dialogue avec eux pour trouver des solutions et pour faire taire les armes », dit-il, avant de poursuivre : « Par contre, il faut absolument chasser les étrangers qui sont venus chez nous. On n’aura jamais la paix tant qu’ils vont utiliser le Mali pour mener leurs actions contre ce qu’ils appellent les mécréants, les puissances occidentales. »
Ces propos résonnent positivement pour Ali Inogo Dolo, maire de la ville de Sangha, haut lieu de la culture dogon dans le centre du Mali. Lui a signé un pacte de paix avec les djihadistes présents dans sa zone. « Il y a les djihadistes internationaux, mais il y a aussi des personnes qui profitent et de la situation et de la présence des djihadistes pour commettre leurs méfaits. Ce sont des Maliens. Ils ont approché les djihadistes pour avoir les moyens de faire leur combat personnel. Avec eux, on peut négocier, nous l’avons d’ailleurs fait. Mais avec les djihadistes étrangers, c’est beaucoup plus compliqué, car il faut savoir qui les commande et est donc responsable. »
Yehia Ag Mohamed Ali, chercheur, ancien ministre et conseiller à la primature, membre de la Convergence pour le développement du Mali (Codem), considère pour sa part que le pays fait face à une « insurrection » qui s’appuie sur l’islam contre la mauvaise gouvernance. Elle est animée par des Maliens même. « Aujourd’hui, ce sont Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa qui ont les clés. S’ils disparaissent, d’autres, que nous ne connaissons pas et plus radicaux, peuvent prendre leur place », dit-il, avant de conclure : « Tout conflit finit par une négociation. Et je crois que nous sommes à un moment où il faut négocier. »
Donc l’heure du dialogue serait arrivée. C’est ce que pense Yacouba Kébé, éditorialiste bien connu du journal Le Flambeau. « C’est la seule solution, dit-il, et ce pour deux raisons : la première, c’est que nous ne sommes pas prêts militairement aujourd’hui à défendre l’ensemble de notre territoire que nous ne contrôlons d’ailleurs pas entièrement. Notre armée qui monte en puissance, comme on a l’habitude de dire, a encore du chemin à faire. La seconde raison, c’est que nous sommes dans un pays où la parole et le dialogue sont des éléments culturels qui comptent beaucoup. C’est pourquoi je pense que nous devons très sérieusement envisager de négocier avec Iyad Ag Ghali ou avec Amadou Kouffa. » Et de poursuivre : « Si le Mali possède des leviers endogènes forts capables de porter ce dialogue et de permettre le pardon, il faut les saisir. Le dialogue tant espéré peut s’avérer plus complexe qu’on ne pourrait le croire. Les blessures peuvent d’autant plus être profondes que les années se sont écoulées et que populations et djihadistes se sont imbriqués. »
« Le cas du Mali est très particulier, parce que la crise économique pousse des personnes de différentes communautés à s’embarquer dans le djihadisme. Parfois, on a le témoignage de deux frères, l’un est terroriste, l’autre est dans l’armée », dit Awa Meité, créatrice de mode et designer. « À l’échelle locale, poursuit-elle, il y a des alliances familiales, communautaires. Que faire dans ce cas de figure ? Autrement dit, la question aujourd’hui est de savoir si on est prêt à négocier avec nos propres enfants ou à les combattre. »
… même si le front du refus persiste
Combattre les djihadistes, c’est justement ce que souhaite le colonel Abass Ag Mohamed Ahmed, ancien chef d’État-major de la Coalition pour la justice dans l’Azawad, un groupe armé à présent dissout et qui a rejoint l’armée malienne. « Dialoguer avec les djihadistes, c’est impossible ! » soutient-il. « D’abord, parce qu’il y a de la mauvaise volonté de la part des terroristes convaincus qu’ils ont l’avantage sur le terrain. Et çà, c’est un problème », ajoute-t-il. « Cela dit, même s’ils veulent dialoguer, je trouve inconcevable qu’un État accepte. Il ne faut pas oublier les dégâts qu’ils ont causés, les morts qu’ils ont provoquées et tout ce qui s’est passé par leur faute dans ce pays ou dans les pays du Sahel. Si vous leur tendez la main, il est sûr qu’ils vont la couper tôt ou tard, car leur doctrine est contre l’État et les Occidentaux », lance l’officier qui a perdu, du fait des terroristes, nombre d’hommes et de parents ces dernières années.
« Le Mali est aujourd’hui comme un grand malade auquel le médecin annonce qu’il a un cancer et qui est prêt à prendre tout remède qu’on lui propose », estime en préambule Chogel Kokalla Maïga. Le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) considère que les deux vraies questions sont les suivantes : « Que faut-il négocier ? Jusqu’où peut-on être prêts à faire des concessions ? » Et d’expliquer : « Le gouvernement n’a jamais dit aux Maliens ce qu’il faut négocier. Faut-il négocier la forme laïque et républicaine de l’État ? Je pense qu’à cette question, la majorité des Maliens vont dire « non ». Tout le monde sait pourtant que c’est une exigence non négociable des mouvements terroristes. Le gouvernement doit donner des pistes de réponses et de solutions à partir desquelles on pourra décider si oui ou non nous allons au dialogue. »
Pour Fahad Al Mahmoud, secrétaire général du Groupe d’autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA), l’occasion est donnée au Mali de lancer un vaste débat approfondi pour savoir ce que veulent les djihadistes, ce que les Maliens veulent défendre, et jusqu’où ils sont prêts à aller. « Je pense que nous devrions réfléchir sur la refondation de l’État et définir le type d’État que nous voulons, qu’il nous faut, que nous pouvons défendre », soutient-il.
Au détour de tous ces éléments, force est de constater que même si un consensus certain sur cette question du dialogue avec les djihadistes semble exister entre la population et l’État, les modalités du cadre ne sont pas définies ni la méthode pour aboutir. En guise de conclusion, l’artiste Awa Meïté indique qu’« avant de parler de dialogue, il faut parler de réconciliation ». Elle poursuit : « Les blessures sont profondes et il faut apaiser le climat. Nous avons besoin de cette réconciliation pour que les mots ne soient pas creux. Il faut qu’on arrive à se pardonner avant, mais c’est là que se situe le problème. »
© 2021 lepoint.fr

2. Terrorismusbekämpfung: Die malische Regierung im Spagat zwischen zwei Ansätzen.
phileingora – 8. März 2021
Von Bakary Fomba
In einem Interview, das am Freitag, den 5. März 2021, RFI und France 24 gewährt wurde, gab Premierminister Moctar Ouane an, dass die malische Regierung weiterhin den Dialog mit terroristischen Gruppen favorisiere, vor allem, wenn dies eine sehr starke Empfehlung des malischen Volkes ist, nicht nur durch den inklusiven nationalen Dialog, sondern auch durch die Tage der nationalen Beratungen vom September 2020 in Bamako.
„Wir bekämpfen die Terroristen“und „wir sprechen mit den Terroristen“, so die Aussage von Moctar Ouane, dem Premierminister des Übergangs, während seines Beitrages auf RFI und France24, letzten Freitag. Nach seinen Angaben geht es darum, diese beiden Ansätze zu kombinieren, um Sicherheit in Mali herzustellen.
Wir, wir haben eine Militäraktion, die wir am Boden einsetzen, und diese Militäraktion wird gegen alle terroristischen Gruppen fortgesetzt werden, aber in dieser Aktion gibt es auch eine Möglichkeit durch Gespräche, die mit denen geführt werden könnten, die gewaltsam operieren, oft gegen ihren Willen und aus existenziellen Gründen„, betonte Moctar Ouane am Freitag in RFI und France 24. Für ihn geht es darum, die gewalttätigen Elemente gegen ihren Willen aus der Gewalt zu vertreiben und sie gleichzeitig in eine Dynamik einzubinden, in eine „konstruktivere, positivere, moralischere“, welche die der Reintegration in die Gemeinschaft ist.
Militärische Zusammenarbeit zwischen Mali und Frankreich
Laut dem Chef der Übergangsregierung wird dieser Weg allein nicht das gewünschte Ziel erreichen. „Wir sind nicht so naiv zu glauben, dass wir es durch Dialog schaffen werden, dieses Problem [die Sicherheitskrise] zu lösen. “
Wir werden diesen Ansatz[den Dialog]als zusätzliches Mittel einsetzen, um das von uns angestrebte Ziel zu erreichen, indem wir auf der kompromisslosen militärischen Aktion bestehen, die aufrechterhalten und verstärkt werden muss. “
Während dieses Interviews versäumte es Moctar Ouane nicht, das Engagement Frankreichs an der Seite der malischen Streitkräfte zu begrüßen. In diesem Zusammenhang kündigte er an, dass die malische Regierung weiterhin an dieser militärischen Kooperation mit Frankreich festhalten werde.„Wir müssen die Kooperation auf beiden Seiten weiter ausbauen“, versicherte er.
© 2021 phileingora.org

1. Mali: Dialog mit Dschihadisten in Frage gestellt
DISKUSSION. Manche sind dafür, manche dagegen. Alle argumentieren, aber was in Frage gestellt wird, ist die Art von Staat, in dem die Malier zu leben bereit sind.
LePoint Afrique – 21/01/2021 um 20:01
Von Olivier Dubois, in Bamako
Dialog mit den Dschihadisten: ist das eine praktikable Lösung, um Mali aus der seit 2012 andauernden Sicherheitskrise herauszuführen? Davon scheinen immer mehr Malier überzeugt zu sein. In zwei Jahren haben sich die Ansichten zu diesem Thema in Mali deutlich verändert. Früher war dieser Dialog nicht vorstellbar, aber unter dem Druck der Bevölkerung und nach verschiedenen Foren wie der 2017 abgehaltenen Konferenz der nationalen Verständigung ist die Aufnahme von Gesprächen mit den wichtigsten Dschihadistenführern Iyad Ag Ghali und Amadou Koufa zu einer starken Forderung geworden. Diesem Wunsch wurde bisher jedoch nicht Rechnung getragen.
Unterschiedliche Meinungen zwischen Mali und Frankreich
Doch Anfang Dezember letzten Jahres, genauer gesagt am 3. Dezember, verschob der malische Premierminister Moctar Ouane im internationalen französischen Fernsehsender France 24 die Fronten. Er äußerte den Wunsch, „einen Dialog mit allen Kindern Malis zu führen, ohne Ausschlusskriterien“. Ziel: „Im Einklang mit dem Willen der Malier zu sein und die nationalen Realitäten zu berücksichtigen. “
Frankreich, ein Freund, Verbündeter und militärischer Partner Malis, hatte sich bis dahin gegen Verhandlungen mit „Terroristen“ ausgesprochen, mit denen „man nicht diskutiert“ und „die man bekämpft“, wie Präsident Macron kürzlich in einem Interview mit der Wochenzeitung Jeune Afrique sagte. Eine Position, die der französische Außenminister, Jean-Yves Le Drian, im vergangenen Oktober in Bamako verteidigt hatte, was zu einer Uneinigkeit mit seinem malischen Amtskollegen führte. Dieser erinnerte ihn an den von den Maliern während des inklusiven nationalen Dialogs geäußerten Wunsch nach Dialog.
Seitdem scheint sich Frankreich und der internationalen Gemeinschaft bei diesem Thema etwas zu bewegen. Doch es gibt ein Problem: Dieser Dialog, den sich die Bevölkerung wünscht, um aus der Sicherheitskrise herauszukommen, die seit acht Jahren auf dem Land lastet, ist weit davon entfernt, aufgenommen zu werden. Trotz der Unterstützung durch malische Persönlichkeiten aus Politik, Wirtschaft oder Kunst bleiben die Konturen und Modalitäten unklar.
– Argumente für das Verhandeln dargelegt…
Für Mossadeck Bally, Gründer und Geschäftsführer der Gruppe Azalaï Hotels, ist ein Dialog möglich und wünschenswert, sofern er zwischen Maliern stattfindet. „Es gibt Malier, die zu den Waffen gegen die Zentralregierung gegriffen haben. Ich bin absolut dafür, dass die Behörden in einen Dialog mit ihnen treten, um Lösungen zu finden und die Waffen zum Schweigen zu bringen“, sagte er, bevor er fortfuhr: „Auf der anderen Seite müssen wir die Ausländer (unter den Dschihadisten, Ed), die in unser Land gekommen sind, unbedingt verjagen. Wir werden niemals Frieden haben, solange sie Mali benutzen, um ihre Aktionen gegen die, wie sie es nennen, „Ungläubigen“, die Westmächte, auszuführen.“
Diese Worte klingen positiv in den Ohren von Ali Inogo Dolo, Bürgermeister der Stadt Sangha, einem bedeutenden Zentrum der Dogon-Kultur in Zentralmali. Er hat einen Friedenspakt mit den Dschihadisten in seinem Gebiet geschlossen. „Es gibt internationale Dschihadisten, aber es gibt auch Leute, die die Situation und die Anwesenheit von Dschihadisten ausnutzen, um ihre Verbrechen zu begehen. Das sind Malier. Sie haben sich an die Dschihadisten gewandt, um die Mittel zu haben, ihre eigenen Kämpfe zu führen. Mit ihnen können wir verhandeln, und das haben wir auch getan. Aber bei ausländischen Dschihadisten ist es viel komplizierter, weil man wissen muss, wer sie befehligt und somit verantwortlich ist. “
Yehia Ag Mohamed Ali, Forscher, ehemaliger Minister und Berater des Premierministers, Mitglied der Konvergenz für die Entwicklung Malis (Codem), ist seinerseits der Ansicht, dass das Land mit einem „Aufstand“ gegen schlechte Regierungsführung konfrontiert ist, der sich auf den Islam stützt.
….Fortsetzung folgt

Ein Gedanke zu „RÜCKT DER DIALOG MIT DEN DSCHIHADISTEN NÄHER? – Dialogue avec les djihadistes: le gouvernement malien à cheval

  1. Auch Nicolas Normand, ehemaliger französischer Botschafter in Mali (und Senegal), hatte sich im Dezember mit einer ausführlichen Analyse zu diesem Ereignis zu Wort gemeldet:
    Négocier avec les djihadistes : une solution pour le Mali ?
    La question est d’autant plus pertinente qu’elle a fait l’objet d’une déclaration du Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane, sur France 24 et RFI.
    Le Point Afrique – 08.12.2020
    Par Nicolas Normand
    …L’insécurité au Mali a gagné le cœur du Sahel et menace les États côtiers voisins. Elle a déjà provoqué 8 000 morts environ, des millions de déplacés, la fermeture de milliers d’écoles, avec des attentats visant constamment les représentants de l’État et les autorités traditionnelles. Cette situation dramatique peut-elle trouver une issue en négociant avec les extrémistes violents ? La réponse à cette question exige de prendre conscience de plusieurs facteurs avec lesquels il faut compter. …En lire plus de cette analyse très détaillée.

    Mit den Dschihadisten verhandeln: eine Lösung für Mali?
    Le Point Afrique – 08.12.2020
    …Die Unsicherheit in Mali hat sich im Herzen der Sahelzone ausgebreitet und bedroht benachbarte Küstenstaaten. Sie hat bereits rund 8.000 Todesopfer gekostet, Millionen vertrieben, Tausende von Schulen geschlossen, und Angriffe richten sich ständig gegen Staatsbeamte und traditionelle Behörden. Kann diese dramatische Situation einen Ausweg finden, indem man mit gewalttätigen Extremisten verhandelt? Die Antwort auf diese Frage erfordert die Kenntnis mehrerer Faktoren, mit denen gerechnet werden muss. …Weiterlesen => google-Übersetzung der Webseite

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