DAS ABKOMMEN VON NIONO: KANN MAN DARAN GLAUBEN – Accord dozos-jihadistes à Niono: On peut y croire?

2. Soll die malische Armee Farabougou verlassen oder dort bleiben?
maliweb/RFI – 15/04/2021 – 03:40
An diesem Donnerstag, dem 15. April, endet die einmonatige Frist, die die Dschihadisten der Katiba Macina dem malischen Staat bezüglich des Streitfalls von Farabougou gesetzt haben.
1. Abkommen zwischen Dozos und Dschihadisten in Niono, Mali: „Man kann daran glauben“
RFI – 17/03/2021 – 04:43
Wie ist die vorläufige Einigung zwischen Dozos und Dschihadisten im Kreis Niono zu analysieren? Der kenntnisreiche Beobachter, Forscher und Direktor des Zentrums für Analysen zu Regierungsführung und Sicherheit in der Sahelzone, Boubacar Ba, stellt seine Analyse vor.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

2. L’armée malienne doit-elle quitter Farabougou ou y rester?
maliweb/RFI – 15/04/2021 – 03:40
Par David Baché
Ce jeudi 15 avril, le délai d’un mois laissé par les jihadistes de la Katiba Macina à l’État malien sur la question de Farabougou prend fin. Ce village du centre du Mali  vit sous blocus depuis plus de six mois. Le 14 mars, un accord a été conclu avec ces jihadistes liés à Al Qaida au Maghreb islamique, sous l’égide du Haut Conseil islamique du Mali, mandaté par le gouvernement.

Oumar Bouaré a servi d’intermédiaire avec les djihadistes de la Katiba Macina car son village, Ndebougouba, est le premier du cercle à avoir subi la loi des djihadistes… et à avoir établi le contact avec eux. Avril 2021.

Foto (c) RFI/David Baché: Oumar Bouaré a servi d’intermédiaire avec les djihadistes de la Katiba Macina car son village, Ndebougouba, est le premier du cercle à avoir subi la loi des djihadistes… et à avoir établi le contact avec eux. Avril 2021. – Oumar Bouaré diente als Vermittler mit den Dschihadisten der Katiba Macina, weil sein Dorf, Ndebougouba, das erste im Kreis war, das unter das Recht der Dschihadisten fiel … und Kontakt mit ihnen aufnahm. April 2021.

Mais l’accord de cessez-le-feu obtenu et appliqué contient une condition suspensive : les jihadistes exigent que les militaires maliens stationnés dans le village quittent les lieux. Et l’échéance arrive donc à son terme.
L’accord de Niono, trouvé le 14 mars dernier, a mis un terme à plus de six mois d’affrontements, durant lesquels des villageois ont été tués, du bétail volé, des champs brûlés, des populations déplacées…
Aujourd’hui, les jihadistes peuvent prêcher avec leurs armes dans les villages du cercle de Niono, et les femmes sont obligées de porter le voile dans les zones contrôlées par la Katiba Macina. Mais les habitants peuvent à nouveau aller dans leurs champs ou dans les foires à bétail sans se faire attaquer, ni par les jihadistes, ni par les chasseurs traditionnels dozos, avec lesquels l’accord a été conclu.
Parmi les différents termes de cet accord, les jihadistes exigent que les militaires maliens stationnés dans le village de Farabougou s’en aillent. Moufa Haidara a dirigé les négociations au nom du Haut Conseil islamique. Il plaide pour que cette exigence soit entendue :
« Ça n’a pas empêché l’embargo de Farabougou. Ils sont cantonnés, ils sont dans la ville comme les populations. Je pense que pour la libre circulation des populations, pour éviter le bain, l’État doit y réfléchir. (…) Que l’armée malienne quitte Farabougou avec intelligence, pour que la paix puisse être consolidée. »
Qu’ils soient villageois du cercle de Niono craignant pour leur sécurité, ou responsables politiques à Bamako redoutant une question hautement sensible, la plupart préfère s’exprimer hors micro. Certains plaident aussi pour préserver le cessez-le-feu négocié il y a un mois, mais d’autres estiment que Bamako doit exercer son autorité sur l’ensemble du territoire et refuser le diktat des jihadistes. La décision appartient aux plus hautes autorités de l’État.
© 2021 rfi.fr

1. Accord dozos-jihadistes à Niono, au Mali: «On peut y croire»
RFI – 17/03/2021 – 04:43

Combattants jihadistes au Mali. (Illustration).

Foto (c) STRINGER / AFP: Combattants jihadistes au Mali. (Illustration).

Image d'illustration

Foto (c) maliactu: Image d’illustration (2019)

Comment analyser l’accord temporaire conclu entre dozos et jihadistes dans le cercle de Niono ? Observateur avisé, chercheur et directeur du Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel, Boubacar Ba livre son analyse. « Un État stratège doit s’adapter à la situation », explique-t-il.
Le cercle de Niono, dans la région de Ségou, au centre du Mali, où se trouve notamment le village de Farabougou, vit sous le joug des jihadistes depuis près de six mois. Mais dimanche soir, ces combattants jihadistes, de la Katiba Macina, liés à al-Qaïda au Maghreb islamique, y ont conclu un accord de cessez-le-feu avec les chasseurs traditionnels dozos, qui s’efforcent de sécuriser les populations mais sont également accusés d’exactions contre la communauté peule..
En vertu de cet accord, les habitants du cercle peuvent désormais circuler librement, aller aux champs ou vendre leur bétail ; libération de prisonniers dozos et autorisation pour les jihadistes d’aller prêcher dans les villages sont également prévus par l’accord, négocié sous l’égide du Haut Conseil islamique du Mali. Pour le moment, ce cessez-le-feu n’est valable que pour un mois, le temps pour les autorités d’étudier l’ensemble des demandes des deux parties.
Boubacar Ba est chercheur et directeur du Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel. Il suit de près la situation sécuritaire et les initiatives de médiation dans le Centre. Ce début d’accord lui semble viable : « On peut y croire parce que, dans le centre du Mali, aussi bien Mopti que Ségou, il y a déjà eu des accords, avec des intermédiaires. Ce qui est intéressant cette fois, c’est que les représentants des dozos sont venus avec ceux du Haut Conseil islamique et des personnes aux ressources avérées qui ont discuté avec les jihadistes de la katiba Macina, les vrais moudjahidines, et qui se sont entendus sur les modalités de gestion du conflit. Chaque acteur est venu avec ses conditions, ils se sont entendus. Je pense qu’il y a eu un modus operandi global sur lequel ils peuvent s’entendre sur une durée d’un mois. »
Farabougou, un renoncement de Bamako ?
Les jihadistes de la katiba Macina ont cependant une exigence principale : ils demandent à l’armée malienne, d’ici un mois, de quitter le village de Farabougou. Sans quoi, le cessez-le-feu prendra fin. Une exigence a priori très difficile à satisfaire pour les autorités nationales… « C’est une demande qui est apparemment difficile du point de vue de l’État malien. Demander à ce que l’État quitte un espace qui ressort du territoire est difficile. Mais maintenant, quand on voit d’où l’on voit après plusieurs mois d’embargo, d’enlèvements, de menaces, de morts… Moi je crois qu’un État stratège doit prendre en compte l’environnement et surtout regarder les conditions dans lesquelles les populations souffrent. Il doit être en mesure de comprendre et de s’adapter à une situation qui peut changer dans les mois et les années à venir.»
Est-ce que cela ne serait pas perçu comme un renoncement de l’État malien à exercer son autorité sur tout le territoire ? « Cela peut apparaître comme un renoncement mais analysons les rapports de force : aujourd’hui dans cette zone, de Farabougou à la frontière mauritanienne, ce sont les moudjahidines qui contrôlent, ce sont eux qui définissent les règles de gestion, qui dictent leurs lois. Donc c’est difficile, je le reconnais, mais il y a toujours des possibilités d’adaptabilité et de création des conditions pour que l’État puisse revenir, mais avec la confiance. »
Sollicité par RFI, le ministère de la Réconciliation nationale n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade. Il indique devoir encore analyser le compte-rendu des négociateurs du HCI qui avaient été mandatés par les autorités.
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Image satellite du village de Farabougou, dans le centre du Mali.

Foto (c) RFI/ Google Map: Image satellite du village de Farabougou, dans le centre du Mali. – Satellitenfoto des Dorfes Farabougou in Zentralmali

Dans les coulisses de l’accord de Niono au Mali [1/4]
… une série de quatre reportages sur l’accord de cessez-le-feu inédit conclu le 14 mars pour une durée d’un mois entre les jihadistes de la katiba Macina, liés à al-Qaïda au Maghreb islamique, et les chasseurs Dozos qui les affrontaient pour tenter de protéger certains villages, notamment celui de Farabougou, dans le cercle de Niono (région de Ségou).
RFI – 12/04/2021
Par David Baché
Des centaines d’habitants tués, des milliers d’hectares de cultures brûlées et de têtes de bétail volés. Sans parler du cas emblématique de Farabougou, village placé sous blocus jihadiste pendant plus de six mois… (…)
Début décembre, mandatée par les autorités de Transition, une équipe du Haut Conseil islamique, conduite par Moufa Haidara, entame discrètement des négociations directes avec les jihadistes.…Continuer
Que contient l’accord de Niono au Mali? [2/4]
RFI – 13.04.2021
Cela n’a pas été facile. Mais pour mettre un terme à plus de six mois d’affrontements meurtriers, les chasseurs traditionnels dozos du cercle de Niono acceptent certaines exigences des jihadistes de la katiba Macina (…)
Des concessions sur lesquelles revient Nama Traoré, le président des chasseurs de la région de Ségou. « Le fait que les jihadistes viennent prêcher dans nos mosquées avec leurs fusils, c’est une forme de menace pour les populations.…Continuer
La liberté retrouvée après l’accord de Niono au Mali [3/4]
RFI – 14.04.2021
L’accord de cessez-le feu conclu dans le cercle de Niono est un accord oral, rien n’a été signé. Mais la parole donnée par les chasseurs Dozos et par les jihadistes, devant les médiateurs du Haut Conseil islamique du Mali, a immédiatement été suivie d’effets.
« Nous sommes heureux de le constater et de le dire : on sent vraiment le changement, s’exclame Dramane Simbara, maire de Sokolo, une commune rurale dont les habitants n’osaient plus sortir depuis près de six mois …Continuer
Au Mali, les déplacés de Niono hésitent encore à rentrer [4/4]
RFI – 15.04.2021
« Il a quinze jours », explique la jeune femme en découvrant un nourrisson installé sur des linges au fond de la pièce. « Il est né ici, à Ségou. Pas chez lui. » Cela fait trois mois que Fatoumata Sangaré a fui son village du cercle de Niono. Elle, son mari, sa coépouse et leurs enfants, sont entassés dans une minuscule pièce poussiéreuse en location. …Continuer

2. Soll die malische Armee Farabougou verlassen oder dort bleiben?
maliweb/RFI – 15/04/2021 – 03:40
Von David Baché
An diesem Donnerstag, dem 15. April, endet die einmonatige Frist, die die Dschihadisten der Katiba Macina dem malischen Staat bezüglich des Streitfalls von Farabougou gesetzt haben. Dieses Dorf in Zentralmali wird seit über sechs Monaten blockiert. Am 14. März wurde mit diesen Dschihadisten, die mit Al-Qaida im Islamischen Maghreb in Verbindung stehen, eine Vereinbarung unter der Schirmherrschaft des von der Regierung beauftragten Hohen Islamischen Rates von Mali getroffen. Doch das erreichte und umgesetzte Waffenstillstandsabkommen enthält eine aufschiebende Bedingung: Die Dschihadisten verlangen, dass das im Dorf stationierte malische Militär das Gebiet verlässt. Und so neigt sich die Frist dem Ende zu.
Das Niono-Abkommen, das am 14. März zustande kam, beendete eine mehr als sechsmonatige Konfrontation, in der Dorfbewohner getötet, Vieh gestohlen, Felder niedergebrannt und Menschen vertrieben wurden…
Heute können die Dschihadisten in den Dörfern des Niono-Kreises mit ihren Waffen predigen, und in den von der Katiba Macina kontrollierten Gebieten sind die Frauen verpflichtet, den Schleier zu tragen. Aber die Bewohner können wieder zu ihren Feldern oder Viehmärkten gehen, ohne angegriffen zu werden, weder von den Dschihadisten noch von den traditionellen Dozo-Jägern, mit denen das Abkommen geschlossen wurde.
Unter anderem fordern die Dschihadisten, dass das im Dorf Farabougou stationierte malische Militär abzieht. Moufa Haidara führte die Verhandlungen im Namen des Hohen Islamischen Rates. Er plädiert dafür, dass diese Forderung gehört wird:
Das hat das Farabougou-Embargo nicht gestoppt. Sie sind einquartiert, sie befinden sich in der Stadt wie die Bevölkerung. Ich denke, dass für die Freizügigkeit der Bevölkerung, um das (Blut-)Bad zu vermeiden, muss der Staat darüber nachdenken. (…) Die malische Armee soll Farabougou mit Erkenntnissen verlassen, damit der Frieden gefestigt werden kann.
Ob es sich um Dorfbewohner aus dem Kreis Niono handelt, die um ihre Sicherheit fürchten, oder um politische Führer in Bamako, die ein hochsensibles heikles Thema fürchten, die meisten ziehen es vor, inoffiziell zu sprechen. Einige plädieren auch dafür, den vor einem Monat ausgehandelten Waffenstillstand zu bewahren, aber andere glauben, dass Bamako seine Autorität über das gesamte Gebiet ausüben und das Diktat der Dschihadisten ablehnen muss. Die Entscheidung liegt bei den obersten Behörden des Staates.
© 2021 rfi.fr

1. Abkommen zwischen Dozos und Dschihadisten in Niono, Mali: „Man kann daran glauben“
RFI – 17/03/2021 – 04:43
Wie ist die vorläufige Einigung zwischen Dozos und Dschihadisten im Kreis Niono zu analysieren? Der kenntnisreiche Beobachter, Forscher und Direktor des Zentrums für Analysen zu Regierungsführung und Sicherheit in der Sahelzone, Boubacar Ba, stellt seine Analyse vor. „Ein Staat mit Strategie muss sich an die Situation anpassen„, erklärt er.
Der Kreis Niono in der Region Segou in Zentralmali, in dem sich auch die Ortschaft Farabougou befindet, lebt seit fast sechs Monaten unter dem Joch der Dschihadisten. (Anfang Oktober 2020 begann die Belagerung des Dorfes durch Dschihadisten, Ed.) Doch am Sonntagabend schlossen diese dschihadistischen Kämpfer der Katiba Macina, die mit Al-Qaida im Islamischen Maghreb in Verbindung stehen, ein Waffenstillstandsabkommen mit den traditionellen Dozo-Jägern, die versuchen, die Bevölkerung zu sichern, denen aber auch Ausschreitungen gegen die Peulh-Gemeinschaft vorgeworfen werden.
Nach dem Abkommen können sich die Bewohner des Kreises nun frei bewegen, auf die Felder gehen oder ihr Vieh verkaufen; die Freilassung von Dozo-Gefangenen und die Erlaubnis für Dschihadisten, in die Dörfer zu gehen und zu predigen, sind ebenfalls in dem Abkommen vorgesehen, das unter der Ägide des Hohen Islamischen Rates (HCI) von Mali ausgehandelt wurde. Dieser Waffenstillstand ist vorerst nur für einen Monat gültig, eine Frist, in der die Behörden sich die Forderungen der beiden Parteien genau ansehen können. Boubacar Ba ist Forscher und Direktor des Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel. Er verfolgt aufmerksam die Sicherheitslage und die Vermittlungsinitiativen im Zentrum des Landes. Dieser Versuch einer Einigung scheint ihm umsetzbar zu sein: „Wir können daran glauben, weil es in Zentralmali, sowohl in Mopti als auch in Segou, bereits Einigungen gegeben hat, mit Vermittlern. Interessant ist diesmal, dass die Vertreter der Dozos mit denen des Hohen Islamischen Rates und Leuten mit sicheren Ressourcen kamen, die mit den Dschihadisten der Katiba Macina, den echten Mudschaheddin, diskutierten und sich auf die Modalitäten der Konfliktbewältigung einigten. Jeder Akteur kam mit seinen eigenen Bedingungen, und man einigte sich. Ich denke, es gab einen allgemeinen Modus Operandi, auf den sie sich einen Monat lang einigen können.“
Farabougou, ein Verzicht von Bamakos Seite?
Die Dschihadisten der Katiba Macina haben jedoch eine Hauptforderung: Sie fordern die malische Armee auf, innerhalb eines Monats das Dorf Farabougou zu verlassen. Andernfalls würde der Waffenstillstand enden. Eine Forderung, die für die nationalen Behörden a priori sehr schwer zu erfüllen ist…“Dies ist eine Forderung, die aus Sicht des malischen Staates offensichtlich schwierig ist. Den Staat zu veranlassen, einen Raum zu verlassen, der zum Territorium gehört, ist schwierig. Aber wenn wir jetzt sehen, wo wir uns nach mehreren Monaten Embargo, Entführungen, Drohungen, Tötungen befinden… Ich glaube, dass ein intelligenter Staat die Umwelt und vor allem die Bedingungen, unter denen die Menschen leiden, berücksichtigen muss. Er muss in der Lage sein, eine Situation zu verstehen und sich an sie anzupassen, die sich in den kommenden Monaten und Jahren wieder ändern kann.
Würde dies nicht als Verzicht des malischen Staates auf die Ausübung seiner Autorität über das gesamte Territorium gesehen werden? „Es mag wie ein Verzicht erscheinen, aber lassen Sie uns die Machtverhältnisse analysieren: Heute sind es in diesem Gebiet, von Farabougou bis zur mauretanischen Grenze, die Mudschaheddin, die die Kontrolle haben, sie sind diejenigen, die die Regeln der Verwaltung definieren, die ihre Gesetze diktieren. Es ist also schwierig, das erkenne ich an, aber es gibt immer Möglichkeiten, sich anzupassen und Bedingungen zu schaffen, unter denen der Staat zurückkehren kann, aber mit gegenseitigem Vertrauen.
Das Ministerium für nationale Versöhnung wollte gegenüber RFI zu diesem Zeitpunkt keinen Kommentar abgeben. Es sagte, dass es noch den Bericht der HCI-Verhandlungsführer analysieren müsse, die von den Behörden beauftragt worden waren.
© 2021 rfi.fr

2 Gedanken zu „DAS ABKOMMEN VON NIONO: KANN MAN DARAN GLAUBEN – Accord dozos-jihadistes à Niono: On peut y croire?

  1. Von der Deutschen Welle aktuell zusammengefasst und auf Koulouba.com gepostet:
    A Farabougou, le risque d’un précédent pour le Mali
    DW – 16/04/2021
    Le village de Farabougou, dans la région de Ségou, devient un enjeu national au Mali. Des hommes armés qui assiègent ce village depuis plus de six mois ont fixé un ultimatum à l’armée malienne.
    L’ultimatum posé à l’armée est clair : les FAMA doivent se retirer afin de préserver l’accord oral de cessez-le-feu passé le mois dernier entre les djihadistes et des responsables communautaires et religieux. La situation est délicate pour les autorités de transition.
    – Le dilemme pour les autorités –
    Soit l’armée obtempère et les assaillants de Farabougou remportent une victoire qui pourrait créer un précédent. Soit les FAMA refusent et risquent un bain de sang pour asseoir l’autorité de l’Etat dans le centre du pays.
    La question est tellement épineuse que la plupart des interlocuteurs que nous avons démarchés ont refusé de se prononcer sur notre antenne, y compris sur la situation humanitaire des civils sur place.
    – Le siège de Farabougou –
    Tout a commencé le 6 octobre dernier, quand un groupe armé fait irruption dans le village au moment de la foire hebdomadaire. Ils prennent alors une vingtaine de civils en otages et bloquent tous les accès à la localité qu’ils assiègent.
    Des villageois qui tentent d’entrer dans Farabougou sont tués dans une embuscade.
    L’identité des assaillants varie selon les sources : les habitants disent qu’il s’agit de bandits ou de Peuls. Les hommes armés revendiquent être affiliés à la Katiba Macina, un mouvement salafiste en lien avec Aqmi.
    Appuyée par Barkhane, l’armée malienne a procédé ensuite à des largages de vivres pour aider les 3.000 habitants durant le blocus.
    Des chefs traditionnels, des responsables communautaires, des maires du Cercle de Niono et des chasseurs dozos ont négocié avec les djihadistes, depuis décembre, et sous la houlette du Haut Conseil islamique. Ils ont convenu d’un accord temporaire de cessez-le-feu temporaire pour tout le Cercle de Niono, le 14 mars.
    Le blocus levé, la population a pu reprendre en partie ses activités, après avoir délaissé les champs et souffert de famine et de l’absence de soins médicaux. Un retrait de l’armée fait craindre que les civils soient livrés à la brutalité de groupes djihadistes qui imposeraient leur loi à Farabougou.
    – Pas de solution de fond –
    Malgré cet épisode, aucun cadre de concertation formel n’a encore été mis en place entre les leaders religieux ou communautaires et les forces de défense dans les régions du pays, afin d’éviter que le scénario de Farabougou ne se reproduise ailleurs et pour assurer, sur le long terme, la cohabitation pacifique entre les différentes communautés du Mali.
    © 2021 dw. com

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  2. L’armée reste à Farabougou mais le cessez-le-feu est maintenu pour les populations
    RFI– 17.04.2021
    L’accord de Niono, un accord inédit de cessez-le-feu ….
    …les soldats sont toujours là, selon les informations de RFI, ils ne partiront pas.
    « Les jihadistes ne peuvent pas fixer d’ultimatum à l’armée. Et nous n’allons pas quitter Farabougou parce qu’ils nous le demandent. » Ce haut cadre du ministère de la Réconciliation nationale, très proche collaborateur du ministre, le colonel Ismaël Wagué, ne peut pas être plus clair : s’il qualifie de « salutaire » l’accord de Niono, pas question pour l’État de se plier à la dernière demande des jihadistes. Les soldats maliens restent à Farabougou.
    …le délai d’un mois laissé par les jihadistes au gouvernement pour répondre à cette ultime et importante exigence.
    La réponse, négative, étant actée, le Haut conseil islamique a donc une nouvelle fois réuni les représentants des jihadistes et des chasseurs dozos, vendredi en brousse, non loin de la ville de Niono pour tenter de sauver le cessez-le-feu. Mission accomplie : les deux parties maintiennent leur accord, les populations des douze communes du cercle, y compris les habitants de Farabougou sont toujours libres de circuler, de récolter leurs champs, de vendre leur bétail… …En lire plus

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