MALI VERMISST DEN EXZELLENTEN JOURNALISTEN UND ESSAYISTEN ADAM THIAM – Adam Thiam, un inoxydable du journalisme africain contemporain, n’y est plus

1. Mali: Der Essayist und Journalist Adam Thiam starb an Covid-19
RFI – 19/03/2021 – 10:22
Die Presse in Mali trauert um den Journalisten Adam Thiam, der gestern Abend gestorben ist. Er arbeitete für verschiedene Medien und war seit kurzem der Kommunikationschef im Büro des Präsidenten.
2. In memoriam: das war der hervorragende Adam Thiam
Benbere – 20.03.2021
In den letzten Wochen haben sich viele von uns Sorgen um Adam Thiam gemacht. Er wurde mit Covid-19 ins Krankenhaus eingeliefert. Die Nachrichten, die wir in den letzten Tagen erhalten hatten, waren jedoch etwas beruhigend. Doch der „heimtückische Sensenmann“, wie er selbst den Tod gerne nannte, entschied anders und entriss den Star-Leitartikler, Kolumnisten, Dichter und Sozialwissenschaftler seiner Feder.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Mali: essayiste et journaliste, Adam Thiam est mort du Covid-19
RFI – 19/03/2021 – 10:22

Adam Thiam.

Au Mali, la presse est en deuil après la mort cette nuit du journaliste Adam Thiam. Collaborateur de plusieurs médias, il avait récemment accédé au poste de directeur de la communication de la présidence de la République.
Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel,
« Triste nouvelle », « L’une des plus belles plumes du Mali »… Les commentaires sont ici nombreux, après le décès du journaliste chroniqueur Adam Thiam.C’était d’abord un homme de lettres. Toujours un livre en mains, il écrivait aussi. De la France, il a reçu la médaille de chevalier de l’Ordre national des Arts et des Lettres.
Diplômé notamment en sciences humaines et titulaire d’un Master en communication pour le développement, il a travaillé dans plusieurs ONG à l’étranger et au Mali.
Mais il était également journaliste. Il fut le directeur de publication du journal Tarik-Hebdo. Chroniqueur dans le journal Républicain, il écrivait également sur plusieurs sites d’information et intervenait sur une télévision privée, Africable.
La disparition d’Adam est une grande perte, autant pour la presse malienne que pour le processus de paix. Il était ce fil d’Ariane qui réunissait les classes, les communautés…
(Alexis Kalambry, journaliste malien et directeur de publication de Mali Tribune).
Adam Thiam fut notamment un proche collaborateur de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, lorsque ce dernier était à la tête de l’Union africaine. Le dernier poste qu’il occupait était celui de directeur de communication de la présidence malienne.
La soixantaine, Adam Thiam, un homme qui a beaucoup d’humour, est décédé des suites du Covid-19.
Je garde un souvenir exceptionnel par rapport à Adam Thiam.(Assane Koné, journaliste malien, directeur de publication de l’hebdomadaire «L’arc-en-ciel» et du quotidien en ligne «notre nation.com»)
© 2021 rfi.fr

2. In memoriam: c’était l’excellent Adam Thiam
Benbere – 20 mars 2021
Par Bokar Sangaré, Bamako
Ces dernières semaines, nous étions nombreux à nous faire du souci pour Adam Thiam. Il était hospitalisé, atteint du Covid-19. Les nouvelles reçues ces jours derniers étaient un peu rassurantes cependant. Mais la « traîtresse faucheuse », comme il aimait lui-même à qualifier la mort, en a décidé autrement, arrachant à sa plume cet éditorialiste vedette, chroniqueur, poète, chercheur en sciences sociales.

In memoriam: c’était l’excellent Adam Thiam

Foto (c) benbere.org: Adam Thiam, journaliste malien et ancien directeur de la communication à la présidence malienne – Adam Thiam, malischer Journalist und Kommunikationschef der malischen Präsidentschaft

« Une plume rare »
Né en 1954 à Kéniéba, dans la région de Kayes, Adam Thiam étudie au lycée Badala de Bamako avant de rallier l’Université de Dakar où il obtiendra, en 1978, une maîtrise en sciences humaines. Jusqu’à son décès, survenu dans la nuit du 18 mars 2021, il dirigeait la cellule communication et relations publiques de la présidence. En novembre 2019,  alors que la tête de cette cellule souffrait d’instabilité, Ibrahim Boubacar Keïta l’avait appelé à la rescousse. Celui qui a également été le porte-parole d’Alpha Oumar Konaré (2003-2005) lorsque ce dernier était le président de la Commission de l’Union africaine avait offert ses services à Dioncounda Traoré en 2013. Et quand Bah N’Daw a été nommé président de la transition, il a décidé de le maintenir à son poste.
À l’annonce du décès d’Adam Thiam, les premières réactions qui ont inondé les réseaux sociaux, au Mali et ailleurs, ont salué « une plume rare », « l’un des plus célèbres journalistes » du pays. « Avec la mort d’Adam Thiam, le Mali perd un de ses esprits les plus brillants », a notamment déploré Tiebilé Dramé, qui n’a pas manqué de rappeler les souvenirs qu’il garde comme une relique de leur amitié, depuis le lycée en passant par le Royaume-Uni, où Adam Thiam a acquis une spécialisation en sécurité alimentaire à la London School of Hygiene and Tropical médecine en 1984.
Mais c’est surtout au Républicain, fondé par Tiebilé Dramé en 1992, qu’il exercera avec le plus de talent son métier de journaliste, après l’éphémère aventure de Tarik-Hebdo. Ses éditoriaux – notamment « De quoi je me mêle » et « La chronique du vendredi » – avaient un succès monstre. Ils se singularisaient par leur profondeur et leur style très travaillé, sans verser pour autant dans une démonstration élitiste.
Diagnostic sans concession
Adam Thiam savait, avec un talent à nul autre pareil, dresser un diagnostic sans concession de notre présent, dans le sens où l’entend Michel Foucault. Aucun sujet constituant un enjeu structurant pour notre avenir n’échappait à la lucidité de cet intellectuel affable, qui savait autant émerveiller par sa culture que par son sourire. Il pouvait vous entretenir de politique et basculer tout à coup dans la musique, lui qui appréciait autant les chants du yéla des Toucouleurs que le blues touareg d’un Tinariwen. Avec toujours ce côté taquin qui le caractérisait, comme lorsqu’il avait proposé dans une chronique de supprimer les poches des uniformes des policiers régulant la circulation pour lutter contre le racket.
Celui que de nombreux confrères – et notamment l’auteur de ces lignes – appelaient « l’excellent Adam Thiam », jouissait d’une réputation qui ne s’est jamais démentie dans ce métier qu’il a notamment exercé en collaboration avec Jeune Afrique.
Ses interventions dans les médias internationaux étaient scrutées en ces temps troublés que nous vivons au Sahel, que ce soit sur RFI, la BBC, la Deutsche Welle ou Africable. Il en était de même pour ses enquêtes, telle celle qu’il avait menée sur l’affaire « Air Cocaïne », qui a eu un écho retentissant, et pour ses travaux de recherche, dont le remarquable Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée (paru en 2017).
Son regard perçant et ses analyses toujours pertinentes manqueront à n’en pas douter dans les mois et les années qui viennent, tant sont grands et complexes les défis auxquels le pays est confronté en ces temps de transition.
© 2021 benbere.org / jeuneafrique.com

1. Mali: Der Essayist und Journalist Adam Thiam starb an Covid-19
RFI – 19/03/2021 – 10:22
Die Presse in Mali trauert um den Journalisten Adam Thiam, der gestern Abend gestorben ist. Er arbeitete für verschiedene Medien und war seit kurzem der Kommunikationschef im Büro des Präsidenten.
Von Serge Daniel
Traurige Nachricht„, „Einer der besten Schreiber Malis„… Die Kommentare hier sind zahlreich, nach dem Tod des Journalisten und Kolumnisten Adam Thiam.
Er war in erster Linie ein Mann der Schriften. Immer mit einem Buch in der Hand, schrieb er auch. Von Frankreich erhielt er den Orden eines Ritters des Nationalen Ordens für Kunst und Literatur.
Mit einem Abschluss in Geisteswissenschaften und einem Master-Abschluss in Kommunikation für Entwicklung arbeitete er in mehreren NGOs im Ausland und in Mali.
Aber er war auch ein Journalist. Er war der Herausgeber der Zeitung Tarik-Hebdo , Kolumnist für die Tageszeitung Le Républicain und schrieb auch auf mehreren Online-Nachrichten-Plattformen und ergriff das Wort im privaten Fernsehsender Africable.
Der Tod von Adam ist ein großer Verlust, sowohl für die malische Presse als auch für den Friedensprozess. Er war der Faden der Ariadne, der die verschiedenen Schichten und Gemeinschaften zusammenbrachte… (Alexis Kalambry, malischer Journalist und Herausgeber der Mali Tribune).
Adam Thiam war insbesondere ein enger Mitarbeiter des ehemaligen Präsidenten Alpha Oumar Konaré, als dieser an der Spitze der Afrikanischen Union stand. Zuletzt war er als Kommunikationsdirektor für die malische Präsidentschaft tätig.
In seinen 60ern starb Adam Thiam, ein Mann mit viel Sinn für Humor, an Covid-19.
Ich behalte außergewöhnliche Erinnerungen an Adam Thiam.(Assane Koné, malischer Journalist, Herausgeber der Wochenzeitung „L’arc-en-ciel“ und der Online-Tageszeitung „notre nation.com“)
© 2021 rfi.fr

2. In memoriam: das war der hervorragende Adam Thiam
Benbere – März 20, 2021
Von Bokar Sangaré, Bamako
In den letzten Wochen haben sich viele von uns Sorgen um Adam Thiam gemacht. Er wurde mit Covid-19 ins Krankenhaus eingeliefert. Die Nachrichten, die wir in den letzten Tagen erhalten hatten, waren jedoch etwas beruhigend. Doch der „heimtückische Sensenmann“, wie er selbst den Tod gerne nannte, entschied anders und entriss den Star-Leitartikler, Kolumnisten, Dichter und Sozialwissenschaftler seiner Feder.
„Eine seltene Feder“
Adam Thiam wurde 1954 in Kéniéba in der Region Kayes geboren und besuchte das Badala-Gymnasium in Bamako, bevor er an die Universität Dakar ging, wo er 1978 einen Master-Abschluss in Geisteswissenschaften erwarb. Bis zu seinem Tod, der in der Nacht zum 18. März 2021 eintrat, leitete er die Abteilung für Kommunikation und Öffentlichkeitsarbeit der Präsidentschaft. Im November 2019 … hatte ihn Ibrahim Boubacar Keïta zu Hilfe gerufen. Derjenige, der auch der Sprecher von Alpha Oumar Konaré (2003-2005) während seiner Zeit als Vorsitzender der Kommission der Afrikanischen Union, hatte 2013 Dioncounda Traoré (dem damaligen Übergangspräsidenten, Ed.) seine Dienste angeboten. Und als 2020 Bah N’Daw zum Übergangspräsidenten ernannt wurde, behielt er ihn an seinem Posten.
Als der Tod von Adam Thiam bekannt gegeben wurde, überschwemmten die ersten Reaktionen die sozialen Netzwerke nicht nur in Mali und würdigten „eine seltene Feder“, „einen der bekanntesten Journalisten“ des Landes.“ „Mit dem Tod von Adam Thiam verliert Mali einen seiner brillantesten Köpfe“, beklagte vor allem Tiebilé Dramé, der es nicht versäumte, die Erinnerungen wachzurufen, die er als Relikt ihrer Freundschaft bewahrt, seit der Oberstufe über Großbritannien, wo Adam Thiam 1984 eine Fachausbildung in Lebensmittelsicherheit an der London School of Hygiene and Tropical medicine erwarb. Aber vor allem beim Républicain, 1992 von Tiebilé Dramé gegründet, sollte er nach dem kurzlebigen Abenteuer von Tarik-Hebdo sein journalistisches Handwerk mit dem meisten Talent ausüben. Seine Leitartikel – vor allem „Wo ich mich einmische“ und „Die Freitagschronik“ – waren ein Riesenerfolg. Sie zeichneten sich durch ihre Tiefe und ihren sehr geschliffenen Stil aus, ohne einen elitären Zeigefinger zu schwingen.
Diagnose ohne Zugeständnisse
Adam Thiam beherrschte es wie kein anderer, eine kompromisslose Diagnose unserer Gegenwart zu erstellen, im Sinne von Michel Foucault. Kein Thema, das eine strukturierende Frage für unsere Zukunft darstellte, entging der Klarheit dieses umgänglichen Intellektuellen, der ebenso durch seine Kultur wie durch sein Lächeln zu verblüffen wusste. Er konnte mit Ihnen über Politik reden und plötzlich zur Musik wechseln, er, der die Lieder der yéla der Toucouleurs genauso schätzte wie den Tuareg-Blues von Tinariwen. Immer mit dieser frotzelnden Seite, die ihn auszeichnete, wie als er in einer Kolumne vorgeschlagen hatte, die Taschen der Uniformen der Verkehrspolizisten zu entfernen, um die Erpressung zu bekämpfen.
Der Mann, den viele Kollegen – darunter auch der Autor dieser Zeilen – „den exzellenten Adam Thiam“ nannten, genoss einen nie verblassten Ruf in diesem Metier, das er vor allem in Zusammenarbeit mit Jeune Afrique ausübte.
Seine Beiträge in den internationalen Medien wurden in diesen unruhigen Zeiten, in denen wir in der Sahelzone leben, genau unter die Lupe genommen, ob auf RFI, der BBC, der Deutschen Welle oder Africable. Das Gleiche gilt für seine Untersuchungen, wie die zur „Air Cocaine“-Affäre, die ein durchschlagendes Echo fand, und für seine Recherche-Arbeiten, darunter das bemerkenswerte Zentralmali: Einsätze und Gefahren einer vernachlässigten Krise(erschienen 2017).
Sein scharfer Blick und seine stets treffenden Analysen werden in den kommenden Monaten und Jahren zweifellos vermisst werden, so groß und komplex sind die Herausforderungen, vor denen das Land in diesen Zeiten des Übergangs steht.
© 2021 benbere.org / jeuneafrique.com

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