WILLKOMMENSKULTUR IN MALI ÜBERLEBT AUCH KRISEN – L’esprit du vivre-ensemble fait du Mali une terre d’accueil malgré la crise

1. Mali: Willkommenskultur trotz der Krise
Benbere – 10.02.2021
Mali ist für viele Migranten aus der Subsahara ein Land des Willkommens. Dort wird Gastfreundschaft groß geschrieben, trotz der vielschichtigen Krise.
2. (Aus dem Archiv) „Diatiguiya“: Der Sinn der malischen Herzlichkeit und Gastfreundschaft
Journal du Mali – 15. August 2010
Von Hadiya WAGUE
Diatiguiya“ und „Maaya“ stehen in Mali für alle Werte des Savoir-vivre, der Gastfreundschaft und der Geselligkeit.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

Mali : terre d’accueil malgré la crise

1. Mali : terre d’accueil malgré la crise
Benbere – 10.02.2021
Par Lamissa DIARRA
Le Mali est une terre d’accueil pour de nombreux migrants subsahariens. L’hospitalité y règne malgré la crise multiforme.
Ils arrivent souvent en catastrophe dans leur pays d’accueil. Ces étrangers, tous âges confondus, font tout pour réussir au Mali. Avec familles et bagages, ils débarquent dans un milieu qui leur est inconnu à la recherche d’une vie meilleure.
On les rencontre partout à travers la ville de Bamako, dans le voisinage comme dans les sites d’activités informelles. Certains sont dans la maçonnerie, d’autres pratiquent la couture ou sont des animateurs dans les boîtes de nuit, communément appelés disc jokey ou « DJ ». Ce n’est pas tout. Ils évoluent également dans le secteur de la restauration, la gestion de salons de coiffure voire comme professionnelles du sexe. Pour beaucoup, la terre d’accueil est un havre de paix où il fait bon vivre.
Vivre « en rotation »
Jean, 30 ans, est ivoirien vivant à Bamako depuis 2008. A son arrivée, il logeait chez un oncle paternel. Des années plus tard, il se retrouve dans la rue, « en rotation » entre ses amis. «Mes amis ne pouvaient pas me garantir un hébergement. Je vivais en rotation», raconte-t-il. Aujourd’hui, il arrive à se prendre en charge grâce à son métier de couturier. Jean est également le pilier de sa famille restée au pays.
L’histoire de Jean est similaire à celle de ce jeune ghanéen, qui se fait appeler « Warrior » par les siens. Venu au Mali avec un plan fixe et un peu d’argent pour le réaliser, Warrior a débarqué avec sa femme et son premier garçon. Le jeune homme tient un salon de coiffure à Kalabancoro, en périphérie de la capitale malienne, Bamako.
Son épouse attire de nombreuses clientes grâce à sa maitrise des techniques de tresse. Le couple s’épanouit et s’intègre à la communauté locale. Warrior a entamé la construction de sa parcelle à usage d’habitation. Comme Warrior, Lassine Fall, un couturier d’origine sénégalaise, ne vit plus en location depuis 3 ans déjà.  Il s’est construit un toit avec les revenus de son activité.
Vivre-ensemble
Par ailleurs, ils sont nombreux à s’établir au Mali. Bien que la vie y soit difficile, ces expatriés parviennent à s’insérer dans le tissu économique local. D’autres tissent de liens de mariage avec leurs hôtes. C’est le cas de Clémentine, une togolaise, mariée à un malien et mère de deux enfants. Elle gère présentement un restaurant et emploie des maliennes et togolaises. Clémentine parle bien la langue véhiculaire, le bamanankan, au point qu’il est difficile de détecter l’accent togolais quand elle s’exprime.
Nos interlocuteurs ont tous en commun la bienveillance envers leurs proches qui sont restés au pays de provenance. Ils contribuent aux charges financières de leurs familles respectives.
Enfin, une note d’appréciation à ne pas négliger, celle qui loue l’esprit du vivre-ensemble malien. Comme quoi le Mali d’hier et d’aujourd’hui sait toujours dire « oui » à l’autre. Tâchons de rester Maliens !
© 2021 benbere.org

2.(De l’archive) „Diatiguiya“ : Le sens de la cordialité et de l’hospitalité malienne.

Journal du Mali – 15 août 2010.
Par Hadiya WAGUE
La „Diatiguiya“ et la „Maaya“ symbolisent l’ensemble des valeurs de savoir-vivre, d’hospitalité et de convivialité au Mali.
Offrir l’hospitalité est un devoir
La « Diatiguiya » est le sens de la cordialité et de l’hospitalité malienne, rendant les échanges très conviviaux. Elle est une tradition séculaire, car le visiteur étant sacré, lui offrir l’hospitalité est un devoir. Tout visiteur est séduit et marqué par cette coutume.
L’héritage des empires
Le Mali tire son nom du prestigieux empire du Mali que les historiens qualifient de plus puissant Etat de l’Afrique au sud du Sahara au moyen âge. D’une superficie de 1.241.192km², sans accès à la mer, le Mali est entouré de sept (7) pays : l’Algérie au Nord, la Cote d’Ivoire et la Guinée au Sud, le Burkina Faso au Sud Est, la Mauritanie et le Sénégal à l’Ouest et le Niger à l’Est. Sa population est de 12 millions d’habitants avec une densité de 9,4 habitants au kilomètre carré (Chiffres de 2010, Ed.). Plusieurs ethnies cohabitent formant une richesse de langues et de cultures : Bambara, Malinké, Soninké, Khassonké, Sénoufo, Bwa, Bozo, Minianka, Dogon, Sonrhaï (sédentaires, cultivateurs), Peul, Touareg, Maures(nomades, éleveurs)…
«Depuis les temps immémoriaux, nos ancêtres ont toujours accueilli les étrangers, et cela sans arrières pensées. La diatiguiya permettra de donner un séjour agréable aux étrangers. C’est pourquoi, l’étranger bénéficiera d’un bon traitement de la part de ses hôtes. Tout est fait à l’honneur de celui-ci.» Voila ce dont témoigne Adama Traoré qui était venu ressourcer chez lui à Massala à 9 km de Koulikoro . « C’est ma deuxième fois de venir passer mes vacances dans mon village. Je me sens à l’aise ici, tout le monde prend soin de moi, même ceux qui ne me connaissent pas, les voisins et les amis de mon oncle » témoigne t-il. « Nous n’avons ni or, ni diamant, mais nous offrons le diatiguiya pour mériter la confiance de nos visiteurs », lance un vieux bambara à Nafadji(Kita).
Alpha Oumar Konaré Konaré le vulgarisateur du concept « Diatiguiya »
Pour que les étrangers se sentent à l’aise lors de la CAN (Coupe d’Afrique des nations) au Mali, Alpha Oumar Konaré, véritable boîte à idées, a vulgarisé le concept diatiguiya. Objectifs visés: donner une touche malienne à la fête sportive, et afin que les étrangers venus d’horizons divers se sentent chez eux Mali.
Ousmane Coulibaly est professeur d’Histoire-Géographie au Lycée à Bamako, il donne ici des détails. « D’abord, un étranger arrive dans notre commune. Tout de suite on l’intègre dans un « grin », regroupement quotidien d’amis où on se retrouve pour papoter autour d’un verre de thé à la menthe. Il se fait des potes. Il devient tout de suite citoyen de la commune. Il a un problème nous serons là, malgré la modicité de nos moyens. L’étranger pour nous est déjà roi. Il sera pour nous empéreur».
© 2010 journaldumali.com

1. Mali: Willkommenskultur trotz der Krise
Benbere – 10.02.2021
Von Lamissa DIARRA
Mali ist für viele Migranten aus der Subsahara ein Land des Willkommens. Dort wird Gastfreundschaft groß geschrieben, trotz der vielschichtigen Krise.
Sie kommen oft überstürzt in ihrem Aufnahmeland an. Diese Fremden, egal welchen Alters, tun alles, um in Mali erfolgreich zu sein. Mit Familien und Gepäck kommen sie auf der Suche nach einem besseren Leben in einer ungewohnten Umgebung an.
Sie sind überall in der Stadt Bamako zu finden, in der Nachbarschaft ebenso wie an den Orten der informellen Aktivitäten. Einige arbeiten im Maurerhandwerk, andere betreiben eine Näherei oder arbeiten als Entertainer in Nachtclubs, Discjokey oder „DJ“ genannt. Aber das ist noch nicht alles. Sie arbeiten auch in der Gastronomie, betreiben Friseursalons oder sogar als Sexarbeiter*innen. Für viele ist das Aufnahmeland ein Hort des Friedens, in dem es sich gut leben lässt.
Leben „in der Rotation“
Jean, 30, ist Ivorer und lebt seit 2008 in Bamako. Als er ankam, war er bei einem Onkel väterlicherseits untergebracht. Jahre später findet er sich auf der Straße wieder, „in Rotation“ bei seinen Freunden. „Meine Freunde konnten mir keine Unterkunft garantieren. Ich habe in Rotation gelebt“, sagt er. Heute schafft er es, dank seines Berufs als Schneider für sich selbst zu sorgen. Jean ist auch die Stütze seiner Familie in der Heimat.
Jeans Geschichte ist ähnlich wie die dieses jungen Ghanaers, der von seinen Leuten „Warrior“ genannt wird. Er kam mit einem festen Plan und ein wenig Geld nach Mali und ist hier mit seiner Frau und seinem ersten Sohn angekommen. Der junge Mann betreibt einen Friseursalon in Kalabancoro, am Rande von Malis Hauptstadt Bamako.
Seine Frau findet dank ihrer Kunstfertigkeit im Flechten viele Kunden. Das Paar blüht auf und integriert sich in die lokale Gemeinschaft. Warrior hat mit der Bebauung seines Grundstücks für Wohnzwecke begonnen. Wie Warrior wohnt Lassine Fall, ein Schneider senegalesischer Herkunft, schon seit 3 Jahren nicht mehr zur Miete. Mit den Einnahmen aus seinem Geschäft hat er sich ein Dach über dem Kopf gebaut.
Zusammenleben
Übrigens: Viele von ihnen haben sich in Mali niedergelassen. Obwohl das Leben dort schwierig ist, schaffen es diese Ausgewanderten, sich in das lokale Wirtschaftsgefüge zu integrieren. Andere gehen mit ihren Hosts Ehebeziehungen ein. Dies ist der Fall von Clémentine, einer Togolesin, die mit einem Malier verheiratet und Mutter von zwei Kindern ist. Derzeit leitet sie ein Restaurant und beschäftigt Malier und Togolesen. Clémentine spricht die Sprache des Landes, Bamanankan, so gut, dass man kaum einen togolesischen Akzent erkennt, wenn sie spricht.
Gemeinsam ist unseren Gesprächspartnern das gute Verhältnis zu ihren Verwandten, die im Herkunftsland geblieben sind. Sie leisten einen Beitrag zur Bewältigung der finanziellen Lasten ihrer jeweiligen Familien.
Zum Schluss noch eine nicht zu vernachlässigende Würdigung, die den Geist des malischen Zusammenlebens lobt. So weiß das gestrige und heutige Mali noch immer, wie man „Ja“ zu anderen sagt. Bemühen wir uns, Malier zu bleiben!
© 2021 benbere.org

2. (Aus dem Archiv) „Diatiguiya“: Der Sinn der malischen Herzlichkeit und Gastfreundschaft
Journal du Mali – 15. August 2010
Von Hadiya WAGUE
Diatiguiya“ und „Maaya“ stehen in Mali für alle Werte des Savoir-vivre, der Gastfreundschaft und der Geselligkeit.
Gastfreundschaft zu gewähren ist eine Pflicht
Diatiguiya“ ist der Sinn für malische Herzlichkeit und Gastfreundschaft, wodurch Begegnungen sehr angenehm werden. Es ist eine säkulare Tradition, denn der Besucher ist heilig und ihm Gastfreundschaft zu gewähren ist eine Pflicht. Jeder Besucher wird von diesem Landesbrauch verführt und beeindruckt.
Das Erbe der Reiche
Mali hat seinen Namen vom ruhmreichen Mali-Reich, das Historiker als den mächtigsten Staat in Afrika südlich der Sahara im Mittelalter beschreiben. Mit einer Fläche von 1.241.192 km², ohne Zugang zum Meer, ist Mali von sieben (7) Ländern umgeben: Algerien im Norden, Côte d’Ivoire und Guinea im Süden, Burkina Faso im Südosten, Mauretanien und Senegal im Westen und Niger im Osten. Die Einwohnerzahl beträgt 12 Millionen bei einer Dichte von 9,4 Einwohnern pro km² (Zahlen von 2010, ndlr).
Mehrere ethnische Gruppen leben zusammen und bilden eine Vielfalt von Sprachen und Kulturen: Bambara, Malinke, Soninke, Khassonke, Senufo, Bwa, Bozo, Minianka, Dogon, Songhai (sesshaft, Bauern), Peulh, Tuareg, Mauren (Nomaden, Viehzüchter)…
„Seit undenklichen Zeiten haben unsere Vorfahren Fremde immer willkommen geheißen, ohne jeden Hintergedanken. Die diatiguiya ermöglicht den Fremden einen angenehmen Aufenthalt. Deshalb wird der Fremde von seinen Gastgebern gut behandelt. Alles geschieht zur Ehre des Letzteren. Das bezeugt Adama Traoré, als er nach Massala, 9 km von Koulikoro entfernt, kam, um aufzutanken. „Es ist das zweite Mal, dass ich hierher komme und meinen Urlaub in meinem Dorf verbringe. Ich fühle mich hier wohl, alle kümmern sich um mich, auch die, die mich nicht kennen, die Nachbarn und die Freunde meines Onkels“, sagt er. „Wir haben weder Gold noch Diamanten, aber wir bieten die Diatiguiya an, um das Vertrauen unserer Besucher zu verdienen“, sagt ein alter Bamabara in Nafadji (Kita).
Alpha Oumar Konaré, Verfechter des Konzepts „Diatiguiya“
Damit sich die Ausländer während des CAN (Afrika-Cup) in Mali wohlfühlen, hat Alpha Oumar Konaré, (Ex-Präsident, ndlr), eine wahre Ideenschmiede, den Begriff Diatiguiya verbreitet. Ziele: dem Sportevent einen malischen Touch zu geben, und damit sich Besucher aus unterschiedlichen Ländern in Mali zu Hause fühlen.
Ousmane Coulibaly ist Lehrer für Geschichte und Geografie am Lycée in Bamako. „Zuerst kommt ein Fremder in unsere Stadt. Wir integrieren ihn sofort in ein „Grin“, ein tägliches Treffen von Freunden, wo wir bei einem Glas frischen Tees mit Pfefferminze plaudern. Er findet Freunde. Er wird sofort Bürger der Gemeinde. Wenn er ein Problem hat, werden wir da sein, trotz unserer bescheidenen Mittel. Der Fremde ist für uns bereits ein König. Er wird für uns Kaiser“.
© 2010 journaldumali.com

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