WENN DIE FRAUEN IHRE EIGENE SPARKASSE AUFMACHEN – Le système des tontines pour faire avancer l’autonomisation des femmes

2. Die Tontinen der Frauen: Im Zeichen einer neuen urbanen Solidarität
Bamako (AMAP) – 19/02/2021
Malische Frauen haben eine fruchtbare Fantasie. In der schwierigen Situation, die Mali wegen des Covid-19 und der Sicherheitskrise durchmacht, schaffen es findige Ehefrauen, ihren Männern zu helfen, die Brötchen nach Hause bringen. Diese Frauen haben über Tontinen einen wöchentlichen Solidaritätsdienst in ihrem Umfeld eingerichtet.
1. Die Tontine: ein Hebel zur Stärkung der Frauen
Benbere – 22. Oktober 2020
In Mali ist die Tontine ein Hebel für das wirtschaftliche Empowerment von Frauen. Sie hilft vielen von ihnen, unternehmerisch tätig und unabhängig zu sein. Auch wenn sie oft eine Quelle für Unstimmigkeiten ist.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

2. Tontines des femmes : Sur un air de nouvelles solidarités urbaines
Bamako (AMAP) – 19/02/2021
Par Sasuke
Les Maliennes ont l’imagination fertile. Dans le contexte difficile que traverse le Mali, à cause de la Covid-19 et de la crise sécuritaire, les ingénieuses épouses arrivent à aider les époux à faire bouillir la marmite. Ces femmes ont mis sur pied une chaîne hebdomadaire solidarité, à travers des tontines dans leur domaine d’activité. L’originalité dans cette solidarité résout ainsi, chaque jour, des petits problèmes dans les ‘Ténèni’, au ‘Taratani’, ‘Arabani’, ‘Alamoussani’, ‘Dioumani’, au ‘Sibiribi’ au « Karini », du nom en bambara de chaque jour de la semaine qui devient le label du maillon de solidarité. A Bamako, particulièrement, rares sont les femmes qui n’adhèrent pas à ces tontines dans les quartiers, les marchés et les services publics. La contribution journalière à la cagnotte des centaines de tontines varie entre 200 et 1.200 Fcfa. Les membres se retrouvent, au moins, une fois par semaine pour verser la somme convenue. Les tontines aident à économiser de l’argent pour des réalisations. Au-delà du côté financier, les réunions sont des occasions de détente et d’information sur les mariages, les baptêmes et les décès.

Nous sommes dans une famille du quartier Samé, quartier non nanti de Bamako. Les membres de la tontine ici sont des amies. Elles sont assises les unes à côte des autres. Elles sont habillées en uniforme : une tenue cousue dans le même tissu Wax. Les foulards de plusieurs conceptions sont bien attachés. Les discussions vont bon train au sein de petits groupes. Un peu à l’écart, une bonne volonté se charge de faire bouillir du thé ou du bissap (oseille rouge). Une secrétaire de séance circule, au milieu du cercle, munie d’un cahier et d’un stylo. Elle dresse la liste des adhérentes présentes. Elle encaisse l’argent et met une croix devant le nom de celle qui vient de s’acquitter du montant de sa cotisation.
Cette scène se déroule un ‘arabani’ (mercredi). La responsable de cette tontine est Mme Diallo Coumba Diallo. Elle nous révèle que son association accueille 73 femmes mariées résidant à Samé. « L’objectif de notre ‘arabani’ est de se réunir entre femmes, une fois par semaine, pour échanger, discuter et gérer ensemble des évènements sociaux », a-t-elle déclaré.
« Tous les mercredis, chaque adhérente paie 1.200 Fcfa. Il est prélevé 200 Fcfa qui sont versés dans notre caisse. Le montant total de la collecte des 1000 Fcfa, qui reste, s’élève à 73 000 Fcfa. Cette somme est partagée entre deux personnes après un tirage au sort », a expliqué notre interlocutrice.
A la fin de chaque tour de tontine, le dépôt dans la caisse est utilisé pour acheter (par exemple, ndlr) des chaises et des bâches utilisées lors des cérémonies sociales. Quand un membre de la tontine organise un évènement social, mariage, baptême ou décès, les chaises et les bâches sont gratuitement mises à sa disposition. Une personne retenue après le tirage au sort, dont le besoin d’argent n’est pas pressant, peut céder la main à une autre adhérente dans une situation plus difficile.
Selon Mme Koumaré Assétou Ballo, la tontine de Samé, lui a permis de payer les frais d’école de ses enfants. Et elle rappelle les circonstances : «  Je suis vendeuse de condiments au marché de Samé. Mon mari est maçon. J’ai reçu l’argent de « arabani » pour inscrire mes enfants à l’école. Mon mari est malade, depuis quelques mois. Il ne peut plus travailler. Raison pour laquelle j’ai utilisé l’argent pour l’éducation de nos enfants. »
Mme Keita Adiaratou Doumbia est fonctionnaire. Elle est, aussi. un membre de la tontine de Samé. A l’issue du tirage effectué en notre présence, elle a été retenue pour recevoir le montant de ce ‘arabani’. Son projet ? « Je vais utiliser cet argent pour le mariage de ma nièce. Je suis la marraine (demba diala tigui)’, a-t-elle revelé. « Cette tontine permet de se regrouper entre femmes. Je vous jure que j’attends impatiemment les réunions des ‘arabani’ pour me détendre et me divertir », ajoute Mme Keita.
Un autre quartier, une autre manière de faire. Nous sommes à la réunion du ‘dioumani’ (vendredi) du Banconi, quartier populeux de Bamako. Une adhérente, Mme Touré Korotoumou Lah, retrace le parcours de son association : « Nous avons commencé le ‘dioumani’, il y a plus de six ans. Nous nous regroupons, tous les vendredi soirs, à partir de 16h. Chacune verse la somme de 325 Fcfa. Cette somme est gardée dans la caisse pendant un an. A la fin de l’année, la cagnotte est ouverte en présence de nous toutes. Le montant collecté est partagé entre les membres, après déduction des frais d’organisation de notre fête solennelle animée par un groupe artistique renommé »
La Covid 19 a ralenti les regroupements de personnes à Bamako, notamment les membres de la tontine ‘taratani’ (mardi) de Djélibougo dont Mariétou Togola est la présidente. « Depuis le début de la pandémie, la tontine ne se réunit plus. Tous les mardis, chacune trouve le moyen de me faire parvenir son argent. Auparavant, tous les mardi soirs, les femmes se regroupaient chez moi. Chacune me versait la somme de 700 Fcfa’, a-t-elle expliqué.
Sur cette somme, le total du prélèvement de 500 Fcfa est partagé entre les membres. Les 200 Fcfa restants sont versés dans la caisse qui sert de « banque ». « L’argent des gagnantes aux tirages au sort, qui ne sont pas dans le besoin, est gardé dans notre banque. Ce fonds est mis à la disposition de tous les membres qui veulent emprunter de l’argent. Tout prêt est remboursé avec un intérêt de 5%.
Ce samedi, il est 11h, au marché de Ouolofobougou-Bolibana. La dame Fatoumata Diawara passe d’un étal à un autre. Elle reçoit 200 Fcfa de chaque vendeuse, du lundi au samedi. Pour le compte de sa tontine, ‘sibirini’ (samedi), elle reçoit 1200 Fcfa de chaque adhérente. L’objectif est de consolider les relations entre plusieurs vendeuses exerçant dans le marché. La caissière souligne les difficultés que rencontrent les vendeuses sur les marchés. En effet, les marchandises coûtent cher. Les tontines aident toujours à renouveler les fonds de commerce en cas de perte. Les plus ambitieuses agrandissent leur business.
Ces ‘teninni’ (lundi) et ‘dioumani’ (vendredi) sont des sources de financement de proximité qui maintiennent durablement le contact entre les membres dans le respect des règles fondatrices. Mais beaucoup de tontines, tel le ‘dioumani’ de Medina Coura, se sont disloquées, à cause de l’indiscipline de certaines personnes. Mme Traoré Kadidia Ologuem témoigne : « Je faisais partie d’un ‘dioumani’ à Medina Coura, mon quartier. Environ 40 personnes se regroupaient, tous les vendredis, sur le terrain de football. Chaque adhérente versait 1.000 Fcfa à la trésorière. La somme totale collectée se chiffrait à 40 000 FCfa ».
Après le tirage au sort, la personne qui gagnait, empochait 20.000 Fcfa et le reste était versé dans la caisse. Ce dépôt servait à aider les adhérentes lors des cérémonies sociales. La tontine achetait 40 uniformes pour bien fêter un mariage célébré dans la famille d’un élément du groupe. Cette personne recevait un appui financier de 100.000 Fcfa.
Certains membres n’organisaient pas de mariage durant le déroulement de la tontine. A la fin du ‘dioumani’, ces personnes recevaient aussi 100.000 Fcfa. Le tour étant bouclé, on recommençait une autre tontine. »
© 2021 AMAP

1. La tontine : un levier d’autonomisation des femmes
Benbere – 22 octobre 2020
Par Ib TOGOLA
Au Mali, la tontine est un levier d’autonomisation économique des femmes. Elle aide nombre d’entre elles à entreprendre et à être indépendantes. Même si elle est souvent source d’ennuis.
Couramment appelée en bamanakan « ton », la tontine est, selon le sociologue Zymnunt Bouman, une association regroupant des membres d’un clan, d’une famille, des voisins ou des particuliers, qui décident de mettre en commun des biens ou des services au bénéfice de chaque membre à tour de rôle.
Au Mali, la tontine est surtout l’apanage de la gente féminine. Cette pratique sociale consiste à économiser une certaine somme d’argent préétablie. Ensuite les adhérents, par rotation, se distribue l’argent encaissé pour faire face à certains besoins. La tontine repose sur un compromis entre les membres de l’association. Pour en bénéficier, il faut être à jour dans la cotisation. Certaines sont hebdomadaires, d’autres s’étendent plus.
Activités génératrices de revenus
Grâce à la tontine, des femmes arrivent à mener des activités génératrices de revenus. « J’ai commencé la vente de charbon avec l’argent de la tontine », témoigne Assitan Diallo, ménagère qui a bénéficié de 250.000 francs CFA. Son commerce fleurit aujourd’hui. En plus du charbon, elle vend également du bois comestible.
La tontine peut se tenir partout : en famille, dans les marchés. « Nous sommes toutes des cousines et belles-sœurs. Nous nous réunissons le premier samedi du mois chez la présidente qui est la gérante de la caisse (« ton ba », en bamanakan) », explique Koumba Coulibaly, membre d’une tontine familiale. Ce regroupement, outre qu’il maintient le lien familier, assure aussi une autonomie financière aux membres.
Règlement à l’amiable
À la différence des banques locales, la tontine n’exige pas de garantie. En cas de malentendu, le règlement se fait à l’amiable. Il est important de noter que les différends surviennent très généralement en raison des retards de paiement, du détournement de fonds et aussi de l’irrespect de l’ordre de remise du lot. C’est la raison qui pousse certaines personnes à être distantes de la pratique afin d’éviter les zizanies qui peuvent en découler.
Certaines femmes comme Mariam Koné préfèrent plutôt les services qui garantissent une certaine sécurité et à moindre coût. « Je ne m’intéresse pas à la tontine, je préfère confier mon argent à des banques qui sont à la disposition des femmes ». Ce choix pour elle et tant d’autres personnes n’est pas un hasard, car cela permet de prévenir des ennuis que peuvent souvent causer les tontines.
© 2021 benbere.org

2. Die Tontinen der Frauen: Im Zeichen einer neuen urbanen Solidarität
Bamako (AMAP) – 19/02/2021
Von Sasuke
Malische Frauen haben eine fruchtbare Fantasie. In der schwierigen Situation, die Mali wegen des Covid-19 und der Sicherheitskrise durchmacht, schaffen es findige Ehefrauen, ihren Männern zu helfen, die Brötchen nach Hause bringen. Diese Frauen haben über Tontinen einen wöchentlichen Solidaritätsdienst in ihrem Umfeld eingerichtet. Die Originalität in dieser Solidarität löst jeden Tag kleine Probleme in den „Ténèni“, „Taratani“, „Arabani“, „Alamoussani“, „Dioumani“, „Sibiribi“ und „Karini“, dem Bambara-Namen jedes Wochentags, der zum Etikett der solidarischen Verbindung wird.
Vor allem in Bamako gibt es nur wenige Frauen, die in Nachbarschaftsvierteln, auf Märkten und in öffentlichen Einrichtungen nicht einer dieser Tontinen angehören. Der tägliche Beitrag zur Gemeinschaftskasse schwankt zwischen 200 (ca. 30 Cent) und 1.200 Fcfa (ca.1,80 €). Die Mitglieder treffen sich mindestens einmal pro Woche, um den vereinbarten Betrag zu bezahlen. Die Tontinen helfen, Geld für besondere Anschaffungen o.ä. zu sparen. Über die finanzielle Seite hinaus bieten die Treffen Gelegenheit zur Entspannung und zur Information über Hochzeiten, Taufen und Sterbefälle.

Wir sind in einer Familie im Viertel Samé, einem nicht sehr reichen Viertel von Bamako. Die Mitglieder der Tontine hier sind Freundinnen. Sie sitzen nebeneinander. Sie tragen eine Art Uniform: ein Gewand, das aus demselben Baumwollstoff mit Wachsappretur genäht ist. Die Kopftücher sind in verschiedenen Modellen sorgfältig befestigt. Die Diskussionen in den Kleingruppen laufen gut. Ein bisschen abseits kümmert sich ein guter Geist darum, Tee oder Bissap (Hibiskusblütentee) zu kochen. In der Mitte des Kreises geht die Sekretärin mit einem Notizbuch und einem Stift herum. Sie erstellt eine Liste der anwesenden Mitglieder. Sie sammelt das Geld ein und setzt ein Kreuz vor den Namen der Person, die gerade ihren Beitrag bezahlt hat.
Diese Szene findet an einem ‚arabani‘ (Mittwoch) statt. Die verantwortliche Person für diese Tontine ist Frau Diallo Coumba Diallo. Sie erzählt uns, dass ihr Verein aus 73 verheirateten Frauen besteht, die in Samé leben. „Das Ziel unseres ‚arabani‘ ist es, dass sich die Frauen einmal in der Woche treffen, um sich auszutauschen, zu diskutieren und gemeinsam gesellschaftliche Ereignisse zu managen“, erklärte sie.
„Jeden Mittwoch zahlt jedes Mitglied 1.200 Fcfa. Es werden 200 Fcfa abgezogen, die in unseren Fonds eingezahlt werden. Der Gesamtbetrag, der von den verbleibenden 1.000 Fcfa gesammelt wurde, beträgt 73.000 Fcfa. Diese Summe wird in einem Losverfahren zwischen zwei Personen geteilt“, erklärte unsere Gesprächspartnerin. Am Ende jeder Tontinenrunde wird die Einlage im Fonds verwendet, um (z.Bsp., Ed) Stühle und Planen zu kaufen, die bei gesellschaftlichen Feierlichkeiten verwendet werden. Wenn ein Mitglied der Tontine ein gesellschaftliches Ereignis zu organisieren hat, wie z.B. eine Hochzeit, Taufe oder einen Todesfall, werden ihm die Stühle und Planen kostenlos zur Verfügung gestellt. Eine per Los ausgewählte Person, deren Geldbedarf nicht dringend ist, kann den Betrag einem anderen Mitglied in einer schwierigeren Situation abgeben.
Laut Frau Koumaré Assétou Ballo hat die Tontine von Samé es ihr ermöglicht, das Schulgeld für ihre Kinder zu bezahlen. Und sie erinnert sich an die Umstände: „Ich bin Gewürzverkäuferin auf dem Markt von Samé. Mein Mann ist Maurer. Ich habe von ‚arabani‘ Geld erhalten, um meine Kinder in der Schule anzumelden. Mein Mann ist seit ein paar Monaten krank. Er kann nicht mehr arbeiten. Deshalb habe ich das Geld für die Ausbildung unserer Kinder verwendet. »
Frau Keita Adiaratou Doumbia ist Beamtin. Sie ist auch ein Mitglied der Tontine von Samé. Am Ende der Auslosung, die in unserem Beisein stattfand, konnte sie den Betrag dieses „Arabani“ entgegennehmen. Ihr Projekt? „Ich werde das Geld für die Hochzeit meiner Nichte verwenden. Ich bin die Patin (demba diala tigui)“, verriet sie. „Diese Tontine ermöglicht es Frauen, sich zusammenzutun. Ich schwöre, dass ich mich auf die Treffen des ‚arabani‘ freue, um zu entspannen und Spaß zu haben“, fügt Frau Keita hinzu.
Eine anderes Nachbarschaftsviertel, ein anderer Modus. Wir sind bei der ‚dioumani‘ (Freitag) Versammlung von Banconi, einem sehr dicht besiedelten Stadtteil von Bamako. Ein Mitglied, Frau Touré Korotoumou Lah, erzählt die Geschichte ihres Vereins: „Wir haben den ‚dioumani‘ vor mehr als sechs Jahren gegründet. Wir treffen uns jeden Freitag ab 16.00 Uhr. Jede von ihnen zahlt die Summe von 325 Fcfa. Diese Summe wird ein Jahr lang in der Kasse aufbewahrt. Am Ende des Jahres wird sie im Beisein von uns allen geöffnet. Der gesammelte Betrag wird unter den Mitgliedern geteilt, nach Abzug der Kosten für die Organisation unserer Festveranstaltung, die von einer renommierten Künstlergruppe gestaltet wird“.
Covid 19 hat die Zusammenkünfte der Menschen in Bamako ausgebremst, insbesondere die Mitglieder der tontine „taratani“ (Dienstag) von Djélibougo, deren Vorsitzende Mariétou Togola ist. „Seit dem Beginn der Pandemie trifft sich die Tontine nicht mehr. Jeden Dienstag findet jede einen Weg, mir ihr Geld zukommen zu lassen. Früher haben sich die Frauen jeden Dienstagabend bei mir zu Hause getroffen. Jede hat mir die Summe von 700 Fcfa bezahlt“, erklärte sie.
Von dieser Summe wird der Gesamtbetrag von 500 Fcfa unter den Mitgliedern aufgeteilt. Die restlichen 200 Fcfa werden in die Kasse eingezahlt, die als „Bank“ dient. „Das Geld der Gewinnerinnen der Auslosung, die keinen direkten Bedarf haben, wird in unserer Bank aufbewahrt. Dieser Fonds steht allen Mitgliedern zur Verfügung, die sich Geld leihen wollen. Jedes Darlehen wird mit 5 % Zinsen zurückgezahlt.
Heute, Samstag, 11 Uhr auf dem Markt von Ouolofobougou-Bolibana. Frau Fatoumata Diawara geht von einem Verkaufsstand zum anderen. Sie erhält von jeder Händlerin 200 Fcfa, von Montag bis Samstag. Für das Konto ihrer Tontine, ’sibirini‘ (Samstag), erhält sie von jedem Mitglied 1200 Fcfa. Ziel ist es, die Beziehungen zwischen mehreren Händlerinnen, die auf dem Markt tätig sind, zu festigen. Die Kassiererin unterstreicht die Schwierigkeiten, denen die Händlerinnen auf den Märkten begegnen. In der Tat, die Ware ist teuer. Die Tontinen helfen immer, im Falle eines Verlustes das Geschäft wieder auf die Beine zu stellen. Die Ambitionierteren expandieren.
Diese „teninni“ (Montag) und „dioumani“ (Freitag) sind dezentrale Finanzierungsquellen, die den Kontakt zwischen den Mitgliedern gemäß den Gründungsregeln langfristig aufrechterhalten. Aber viele Tontinen, wie z.B. die „Dioumani“ in Medina Coura, sind wegen der Undiszipliniertheit einiger Leute zerbrochen. Frau Traoré Kadidia Ologuem sagt darüber: „Ich war Teil eines ‚dioumani‘ in Medina Coura, meinem Viertel. Etwa 40 Leute versammelten sich jeden Freitag auf dem Fußballplatz. Jedes Mitglied zahlte 1.000 Fcfa an den Schatzmeister. Die gesammelte Summe betrug 40.000 FCfa“.
Nach der Auslosung kassierte die Gewinnerin 20.000 FCFA, der Rest wurde in den Fonds eingezahlt. Diese Einlage wurde verwendet, um den Mitgliedern bei gesellschaftlichen Feierlichkeiten zu helfen. Die Tontine kaufte 40 Gewänder aus demselben Stoff, um eine Hochzeit in der Familie eines Mitglieds der Gruppe schön zu feiern. Diese Person erhielt eine finanzielle Unterstützung von 100.000 Fcfa (ca. 150 €).
Bei einigen Mitgliedern standen während der Tontine keine Hochzeiten an. Am Ende des „dioumani“ erhielten auch diese Personen 100.000 Fcfa. Nach der Runde begann man dann erneut mit einer Tontine. »
© 2021 AMAP

1. Die Tontine: ein Hebel zur Stärkung der Frauen
Benbere – 22. Oktober 2020
Von Ib TOGOLA
In Mali ist die Tontine ein Hebel für das wirtschaftliche Empowerment von Frauen. Sie hilft vielen von ihnen, unternehmerisch tätig und unabhängig zu sein. Auch wenn sie oft eine Quelle für Unstimmigkeiten ist.
Die Tontine, auf Bamanakan gewöhnlich „ton“ genannt, ist nach dem Soziologen Zymnunt Bouman ein Zusammenschluss von Mitgliedern eines Clans, einer Familie, von Nachbarn oder Einzelpersonen, die beschließen, Guthaben oder Dienstleistungen abwechselnd zugunsten der einzelnen Mitglieder zusammenzulegen.
In Mali ist die Tontine größtenteils für die Frauen typisch. Diese soziale Praxis besteht darin, einen bestimmten Geldbetrag zu sparen. Dann verteilen die Mitglieder im Rotationsverfahren das gesammelte Geld, um besondere Notwendigkeiten zu finanzieren. Die Tontine basiert auf einem Kompromiss zwischen den Mitgliedern des Vereins. Um davon zu profitieren, ist es notwendig, mit dem Beitrag auf dem neuesten Stand zu sein. Einige werden wöchentlich erhoben, andere in größeren Abständen.
Einkommenserzeugende Aktivitäten
Dank der Tontine sind einige Frauen in der Lage, einkommensschaffende Aktivitäten zu betreiben. „Mit dem Geld aus der Tontine habe ich angefangen, Holzkohle zu verkaufen“, sagt Assitan Diallo, eine Hausfrau, die 250.000 CFA-Francs erhielt. Heute floriert ihr Geschäft. Neben der Kohle verkauft sie auch Brennholz.
Die Tontine kann überall abgehalten werden: in der Familie, auf den Märkten. „Wir sind alle Cousinen und Schwägerinnen. Wir treffen uns am ersten Samstag im Monat im Haus der Präsidentin, die die Kasse verwaltet (‚ton ba‘ in Bamanakan)“, erklärt Koumba Coulibaly, Mitglied einer Familien-Tontine. Neben der Aufrechterhaltung der familiären Bindungen sichert diese Gruppierung auch eine finanzielle Eigenständigkeit ihrer Mitglieder.
Einvernehmliche Lösungen
Im Gegensatz zu lokalen Banken verlangt die Tontine keine Sicherheiten. Im Falle eines Missbrauchs erfolgt eine einvernehmliche Regelung. Es ist wichtig zu beachten, dass Streitigkeiten in der Regel durch verspätete Zahlung, Veruntreuung von Geldern und auch durch Missachtung der Reihenfolge der Zuteilung entstehen. Das ist der Grund, warum sich manche Menschen von dieser Praxis distanzieren, um die entstehenden Zankereien zu vermeiden.
Einige Frauen, wie Mariam Koné, ziehen es vor, Dienste zu nutzen, die ein gewisses Maß an Sicherheit zu geringeren Kosten garantieren. „Ich bin nicht an Tontine interessiert, ich vertraue mein Geld lieber Banken an, die auch für Frauen zur Verfügung stehen. Diese Entscheidung ist für sie und so viele andere kein Zufall, denn sie verhindert die Unannehmlichkeiten, die Tontinen oft verursachen können.
© 2021 benbere.org

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