DIE RELIGIÖSEN FÜHRER STEMMEN SICH WIEDER ERFOLGREICH GEGEN EIN ZEITGEMÄSSES GENDER-GESETZ – Le rétropédalage du Gouvernement dans l’adoption d’une loi sur le genre attendue depuis longtemps

2. Die Ministerin für Frauen, Kinder und Familie soll zurücktreten: Es droht ein offener Krieg zwischen dem Chérif von Nioro und den Behörden
Trotz der Forderung des Chérif von Nioro du Sahel, M’Bouillé Haïdara, die Ministerin für Frauen, Kinder und Familie, Frau Bintou Founé Samaké, zu entlassen, haben die Übergangsbehörden kaum reagiert. Daher der Zorn des Chérifs.
1. Vorläufiger Entwurf eines Gender-Gesetzes in Mali: Regierung macht einen Rückzieher
maliactu – 11.01.2021
Der Druck der religiösen Führer gegen die Verabschiedung des Gesetzentwurfs über geschlechtsspezifische Gewalt hat sich schließlich ausgezahlt.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

LESEN SIE AUCH / VOIR AUSSI, de l’archive:
MALI: Le nouveau code de la famille promulgué – NEUES FAMILIENGESETZ ERLASSEN TROTZ PROTESTS, in MALI-INFOS 30.01.2012
Es war dasselbe Spiel …s. dortigen Kommentar

2. Démission ministre de la femme, de l’enfant et de la famille: Vers une guerre ouverte entre le Chérif de Nioro et les autorités
 Le Débat – 02 Février 2021

Foto (c) Boub´s SiDIBÉ/malibuzz.tv : Mme Bintou Founé Samaké, ministre de la Protection de la Femme, de l’enfant et de la Famille…

Mme Bouaré Bintou Founè Samaké est la présidente de Wildaf Mali (Women in Law and Development in Africa). Son organisation travaille depuis 1995 pour le respect des droits des femmes au Mali.
VOIR AUSSI son interview publiée sur le site d’information rue14, le 29.09.2020: Bintou Founè Samaké: „On éduque la fille à accepter la violence“

Par Wassolo
Malgré la demande du Chérif de Nioro du Sahel, M’Bouillé Haïdara, de renvoyer le ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bintou Founé Samaké, les autorités de la transition n’ont guère réagi. D’où la colère du Chérif qui menace de les combattre, si elles maintiennent la ministre qui défend la nouvelle loi sur le genre au Mali.

Dans son traditionnel prêche de vendredi, le Chérif de Nioro du Sahel, M’Bouillé Haïdara, est revenu sur la demande de démission du ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bintou Founé Samaké (une semaine après l’abandon par le gouvernement de Moctar Ouane de l’avant-projet de loi sur le genre, l’âge du mariage et l’héritage de la jeune fille, ndlr). Un ministre qui défend le projet de nouvelle loi sur le genre.

Foto (c) malijet: Chérif de Nioro du Sahel, M’Bouillé Haïdara

«Nous avons été les premières personnes à apporter notre soutien aux autorités de la transition pour un Mali meilleur et cela, sans poser une quelconque condition. Cela fait quelques semaines que nous avions demandé le départ de Madame le ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille suite à l’avant-projet de loi sur le genre, l’âge de mariage et l’héritage de la jeune fille. Ce qui, apparemment, semble impossible pour les autorités de la transition», dira M’Bouillé devant ses disciples.
Pour le Chérif de Nioro, «une chose est claire, à compter d’aujourd’hui, nous ne reviendrons plus sur cette question». Selon lui, cette loi sur le genre reste la ligne rouge pour la préservation de nos valeurs sociétales et religieuses.
«Nous avons combattu ATT et Boubèye pour la même cause et il n’est pas question que d’autres nous amènent la même chose et qu’elle soit tolérée. Si la transition décide de maintenir la dame, alors, qu’elle sache qu’à partir de cet instant-là, nous nous dressons contre elle», prévient Haïdara.
La guerre entre les deux parties semble ouverte. La balle est donc dans le camp des autorités de la Transition.
© 2021 Le Débat

1. Avant projet de loi sur le genre au Mali : Le rétropédalage du Gouvernement
maliactu – 11.01.2021
La pression des leaders religieux contre l’adoption l’avant-projet de la loi relative à la violence basée sur le genre a finalement payé. Les autorités de la Transition ont décidé la semaine dernière d’abandonner le processus et c’est la ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille qui portait le projet a été chargé d’aller annoncer, au Haut conseil islamique du Mali (HCIM)le jeudi 31 décembre 2020, l’abandon du processus.
(…)
Selon Mamadou Diamoutani, le secrétaire général du HCIM, l’organisation compte poursuivre ses enquêtes sur ledit projet de loi. Elle va aussi garder la vigilance afin que ce texte ne soit introduit sous quelque forme que ce soit au Mali.
S’agissant de l’introduction de cet avant-projet de loi, M. Diamoutani a accusé les organisations féministes. “Nous savons que ce sont des organisations féminines nationales qui font le plaidoyer”, a-t- il affirmé.
Mohamed Maki Bah (président de l’UJMMA = Union des jeunes musulmans au Mali, ndlr), d’ajouter : “Ce sont les mêmes organisations qui ont porté plainte contre le gouvernement du Mali à la Cédéao parce qu’il tarde à voter une loi condamnant la pratique de l’excision”.
Ce que reproche la communauté musulmane au projet de loi sur les VBG
Les leaders de la communauté musulmane du Mali protestent contre l’adoption d’une loi sur la violence basée sur le genre parce qu’ils estiment qu’elle est contre certains principes défendus par le Saint Coran. Ils reprochent à certains articles de cette loi de vouloir faire la promotion de l’homosexualité, d’autoriser le partage équitable de l’héritage entre la fille et le garçon en cas de décès des parents ou de réduire le pouvoir de l’homme dans la famille, etc.
© 2021 maliactu.net

[Pour Nana Touré, militante pour les droits des femmes, l’avant-projet de loi sur le genre est en conformité avec les principes de l’islam. Celle-ci regrette par conséquent la posture qu’adopte le chérif de Nioro.
„Il nous a été rapporté que le prophète de l’islam n’a jamais violenté une de ses épouses ou ses épouses. Cela voudrait dire que le Coran ne le permet pas. Le Coran qui est la référence pour les musulmans. Un marabout n’a pas le droit de demander la démission d’un ministre en fonction. Malheureusement au Mali, l’espace public et politique sont envahis par des religieux. De mon point de vue, cela est très dangereux pour la démocratie et l’Etat de droit.“
Deutsche Welle: Mali : le droit des femmes mis à l’épreuve par les religieux – 12.01.2021, par Mahamadou Kane]

2. Die Ministerin für Frauen, Kinder und Familie soll zurücktreten: Es droht ein offener Krieg zwischen dem Chérif von Nioro und den Behörden
Le Débat – 02. Februar 2021

Frau Bouaré Bintou Founè Samaké ist die Vorsitzende von Wildaf Mali
(Women in Law & Development in Africa).
Ihre Organisation kämpft seit 1995 für die Einhaltung der Frauenrechte in Mali.

Von Wassolo
Trotz der Forderung des Chérif von Nioro du Sahel, M’Bouillé Haïdara, die Ministerin für Frauen, Kinder und Familie, Frau Bintou Founé Samaké, zu entlassen, haben die Übergangsbehörden kaum reagiert. Daher der Zorn des Chérifs, der ihnen droht, sie zu bekämpfen, wenn sie die Ministerin weiter im Amt behalten…
In seiner traditionellen Freitagspredigt kam Haïdara auf die Forderung nach dem Rücktritt der Ministerin für Frauen, Kinder und Familie, Frau Bintou Founé Samaké, zurück, die den Entwurf des neuen Gender-Gesetzes verteidigt (eine Woche, nachdem die Regierung von Moctar Ouane den Gesetzesentwurf zu Geschlechterfragen, Heiratsalter und Erbrecht der Mädchen zurückgenommen hat, Ed).
„Wir waren die ersten, die den Behörden des Übergangs unsere Unterstützung für ein besseres Mali zusagten, und das, ohne irgendwelche Bedingungen zu stellen. Es ist schon ein paar Wochen her, dass wir nach dem Gesetzesentwurf zu Geschlecht, Heiratsalter und Erbschaftsrechten den Rücktritt der Ministerin für Frauen, Kinder und Familie gefordert haben. Das scheint für die Übergangsbehörden aber unmöglich zu sein“, sagte M’Bouillé vor seinen Anhängern.
Für den Chérif von Nioro ist „eines klar, ab heute werden wir nicht mehr auf diesen Punkt zurückkommen“. Ihm zufolge bleibt dieses Gender-Gesetz die rote Linie für die Erhaltung unserer gesellschaftlichen und religiösen Werte.
„Wir haben gegen ATT und Boubèye (Maïga, ehemaliger Premierminister) für dieselbe Sache gekämpft, und es kommt nicht in Frage, dass wir das jetzt tolerieren. Wenn der Übergang beschließt, die Dame zu halten, dann sollen sie wissen, dass wir von diesem Moment an gegen sie aufstehen“, warnt Haïdara.
Der Krieg zwischen den beiden Seiten scheint eröffnet zu sein. Der Ball liegt also im Feld der Übergangsbehörden.
© 2021 Le Débat

1. Vorläufiger Entwurf eines Gender-Gesetzes in Mali: Regierung macht einen Rückzieher
maliactu – 11.01.2021
Der Druck der religiösen Führer gegen die Verabschiedung des Gesetzentwurfs über geschlechtsspezifische Gewalt hat sich schließlich ausgezahlt. Die Übergangsbehörden beschlossen letzte Woche, das Verfahren abzubrechen, und es war die Ministerin für die Förderung von Frauen, Kindern und Familie, die für das Projekt verantwortlich war und die am Donnerstag, den 31. Dezember 2020, zum Hohen Islamischen Rat von Mali (HCIM) geschickt wurde, um den Abbruch des Verfahrens bekannt zu geben.
(…)
Laut Mamadou Diamoutani, dem Generalsekretär des HCIM, beabsichtigt seine Organisation, ihre Untersuchungen zu dem besagten Gesetzentwurf fortzusetzen. Sie wird auch darauf achten, dass dieser Text nicht in welcher Form auch immer in Mali eingeführt wird.
Bezüglich der Einführung dieses Gesetzentwurfs beschuldigte Herr Diamoutani feministische Organisationen. „Wir wissen, dass es nationale Frauenorganisationen sind, die die Lobbyarbeit machen“, sagte er.
Mohamed Maki Bah (Präsident der UJMMA = Union der jungen Muslime in Mali, Ed.), fügt hinzu: „Das sind die gleichen Organisationen, die eine Beschwerde gegen die Regierung von Mali bei der ECOWAS eingereicht haben, weil sie die Verabschiedung eines Gesetzes verzögert, das die Praxis der Genitalverstümmelung verurteilt“.
Was die muslimische Gemeinschaft dem Gesetzentwurf über die Bekämpfung von Gendergewalt vorwirft
Die Führer der muslimischen Gemeinschaft in Mali protestieren gegen die Verabschiedung eines Gesetzes über geschlechtsspezifische Gewalt, weil sie glauben, dass es gegen bestimmte Prinzipien verstoße, die im Koran verankert seien. Sie werfen bestimmten Artikeln dieses Gesetzes vor, es fördere die Homosexualität, erlaube die gleichberechtigte Aufteilung des Erbes zwischen Mädchen und Jungen im Falle des Todes der Eltern oder reduziere die Macht der Männer in der Familie usw.
© 2021 maliactu.net
[Für Nana Touré, eine Frauenrechtsaktivistin, steht der Entwurf des Gender-Gesetzes im Einklang mit den Prinzipien des Islam. Sie bedauert daher die Haltung des Chérif von Nioro.
„Es wurde uns berichtet, dass der Prophet des Islams nie eine seiner Frauen oder Ehefrauen missbraucht hat. Dies würde bedeuten, dass der Koran es nicht erlaubt. Der Koran, der für Muslime die maßgebliche Referenz ist. Ein Marabut hat nicht das Recht, den Rücktritt eines amtierenden Ministers zu fordern. Leider wird in Mali der öffentliche und politische Raum von religiösen Kreisen vereinnahmt. Meiner Meinung nach ist das sehr gefährlich für Demokratie und Rechtsstaatlichkeit.“
Deutsche Welle – 12.01.2021]

5 Gedanken zu „DIE RELIGIÖSEN FÜHRER STEMMEN SICH WIEDER ERFOLGREICH GEGEN EIN ZEITGEMÄSSES GENDER-GESETZ – Le rétropédalage du Gouvernement dans l’adoption d’une loi sur le genre attendue depuis longtemps

  1. Mali – Loi anti VBG : battue en brèche
    Journal du Mali – 14.01.2021 à 17h17
    Par Fatoumata MAGUIRAGA
    Longtemps attendue par les défenseurs des droits de la femme, la loi anti Violences basées sur le genre (VBG) est encore loin de faire l’unanimité. Son processus d’adoption vient d’être suspendu par les autorités, sous la pression du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), opposé au texte. Outre la sensibilité des questions soulevées, comme les mutilations génitales féminines ou l’âge légal du mariage, l’ambigüité de certaines dispositions parasite le débat et empêche de poser de façon objective la problématique. Entre défenseurs « de nos coutumes et valeurs » et pourfendeurs « des violences basées sur le genre », le fossé est grand. Et le combat pour l’adoption de cette loi spécifique semble bien compromis.
    « Dans tout ce qui concerne l’état des personnes, principalement les questions relatives à la succession en République du Mali, souvent les questions sont mal posées et lorsque les problèmes sont posés on le prend par le mauvais côté », estime Maître Abdrahamane Ben Mamata Touré, avocat.
    Les règles et la manière de vivre communes, censées régir notre vie en société, doivent donc être définies ensemble. Dans un tel contexte, les lois sociales qui émanent de diverses « forces créatrices » devront être en harmonie avec celles du droit. Les religieux étant une partie intégrante de ces forces, leur adhésion ou leur rejet détermine souvent le sort de ces règles.
    Ainsi, « pour qu’une loi passe, que les gens s’y retrouvent et y adhèrent, il faut que ce soit conforme à leur façon de voir et d’être ». Parce que la loi ne vient que pour mettre en normes « un style et un mode de vie », poursuit Maître Touré. Cette loi qui nous est donc propre et que l’on s’applique n’est pas forcément celle que l’on amène d’ailleurs.
    Même si le mimétisme n’est pas forcément mauvais, parce que les bonnes pratiques peuvent exister partout. Il nous faut cependant choisir entre nous battre « pour mettre en place un système normatif qui nous ressemble et dans lequel on se reconnaît » ou des règles venues d’ailleurs et que nous transposons dans notre dispositif.
    – Entraves à la lutte ? –
    Dans tous les cas, le sursis à l’adoption de cette loi est un coup dur pour le combat pour l’élargissement des droits de la femme, selon Dr Kontin Marie-Thérèse Dansoko, chargée des questions Genre au ministère de la Justice. « Parce que généralement, à chaque fois qu’il y a en vue l’élaboration d’un texte favorable à la promotion de la femme, le gouvernement capitule face aux religieux ».
    Mais il ne faut pas voir dans ce sursis « un simple recul », relève Maître Touré. Il est important de savoir quels sont les reproches faits au texte par « les forces religieuses et sur lesquels le gouvernement a reculé ». De cette façon le débat sera clairement posé et chacun « se fera sa religion ».
    Parmi les associations qui ont lutté pour obtenir cette loi contre les VBG, Demeso, une clinique juridique qui assiste les victimes de violences, ne considère pas la décision du gouvernement de surseoir au processus d’adoption comme un recul. Elle veut plutôt y voir une opportunité pour continuer la concertation. « On peut se réunir avec ceux qui contestent. Certains articles, qui prêtent à confusion ou sont mal compris, peuvent être relus », estime Maïga Mariam Diawara, coordinatrice Genre de Demeso. Sinon, « d’autres sont vraiment clairs et cruciaux et il est urgent d’avoir cette loi ».
    Parmi les aspects reprochés à l’avant-projet de loi, l’article 3, dont ambiguïté laisse la place à toute sorte d’interprétations. « La présente loi protège toute personne, sans aucune forme de discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, l’état de grossesse, l’état-civil, l’âge, sauf dans la mesure prévue par la loi et en conformité avec les textes internationaux ratifiés, la religion, l’opinion politique, la langue, l’origine ethnique ou nationale, le handicap physique ou psychique, la situation matrimoniale, la situation sociale ou sur tout autre motif lié à l’identité d’une personne ». Certains y voyant une autorisation tacite de l’homosexualité.
    Plusieurs griefs sont évoqués à l’encontre de l’avant-projet par le Haut conseil islamique du Mali, qui dénonce « l’esprit non malien » du texte. Pour M. Mohamed Macki Bah, Vice-président du HCI, « l’article 2, qui dit « aucune coutume, tradition, culture ou religion ne peut être invoquée pour justifier la perpétration d’une violence basée sur le genre, disculper un auteur quelconque de ce type de violence ou minimiser la peine applicable à l’encontre de celui-ci », justifie notre opposition à cette loi ».
    Parce que « chaque Malien appartient soit à une coutume, soit à une religion, et dire qu’aucune d’elle ne peut s’opposer à cette loi dès qu’elle entre en vigueur » est inacceptable.
    Ensuite, le HCI reproche aux autorités de remettre dans ce texte des dispositions qui avaient fait l’objet de discorde entre eux, lors de l’adoption du nouveau Code des personnes et de la famille, en 2009 puis 2011. Alors même qu’un terrain d’entente avait été trouvé entre les deux parties.
    – Modèle consensuel –
    Il s’agit par exemple des règles relatives à la succession. Il avait été convenu que lorsque les gens le décident leur succession soit gérée selon la loi musulmane ou par le droit positif. Un compromis remis en cause dans l’avant-projet de loi anti VBG, qui garantit l’entièreté de la part successorale à la femme notamment. Concernant le mariage précoce, c’est-à-dire celui d’une personne âgée de moins de 18 ans, qui « va être criminalisé » par la nouvelle loi, c’est une véritable aberration pour le HCI. En effet, il avait été aussi convenu qu’avec l’accord des parents, « des enfants de moins de 18 ans ayant une certaine maturité », puissent se marier.
    Déplorant de n’avoir « jamais été associé » au projet, le Vice-président du HCI explique qu’ils ont « été simplement invités lors de dernière journée de plaidoyer ». « Si nous avions été associés dès le début, nous aurions aidé le combat contre les violences faites aux femmes. Nous sommes engagés dans ce combat ».
    Si le HCI approuve l’abandon par le gouvernement du projet, il estime qu’il « faut consulter les Maliens, pour lesquels la loi sera prise ». Ceux dont la coutume ou la religion est touchée doivent donner leur avis.
    Et il est bien possible « d’en parler de manière apaisée et de trouver un compromis », selon Maître Touré. Autant pour le mariage précoce que pour l’excision.
    – Tout un arsenal –
    Mais pour lutter efficacement contre les VBG, une loi ne suffit pas. Il faut mettre en place tout un arsenal pour aboutir à une prise en charge rapide et efficiente des cas. En plus de la loi spécifique, il faut des juridictions spécifiques. Afin que quand un acte est commis la police soit directement saisie. Alors se tiendront des audiences de référé et l’homme ou la femme mis en cause sera directement jugé, explique Marie-Thérèse Dansoko. Or, ce dispositif n’existe pas encore.
    Pour y arriver, il faut « se mettre ensemble pour adopter des textes qui correspondent à nos valeurs », suggère Madame Maïga. Il est donc possible de « retravailler le document » et surtout de se dire que ce n’est « pas une loi pour les femmes, mais les pour les deux sexes ». Pour des questions comme celles de l’excision ou du mariage précoce, « ce sont les professionnels de santé qui peuvent mieux expliquer les enjeux », ajoute Madame Maïga. Il faut donc les associer et « approcher ceux qui s’opposent ».
    Parce « qu’à cause de deux sujets on remet en cause des dispositions protectrices pour les hommes et les femmes », déplore le Dr Kontin. Si le moment n’est pas propice pour remettre cette loi sur la table, « il faut, avant tout processus d’adoption, procéder à une large diffusion de la loi et de son contenu et se battre pour l’adhésion au lieu de se battre pour son adoption », suggère-t-elle.
    © 2021 journaldumali.com

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  2. VOIR AUSSI /LESEN SIE AUCH:
    Bintou Founé Samaké from Mali
    JUSTICE HUB – March 6, 2016

    Bintou Founé Samaké is the president of a Malian NGO – Women and Law in Development in Africa – which is based in Bamako, the capital of the West African nation.
    “I’m a lawyer. I entered the legal world very early. My first years in high school coincided with demands by students for their right to have better living conditions. I decided that I also wanted to be involved so that we could take people’s needs into account. We were very young. We organised ourselves to wage this battle. Since then, I told myself that together we can move forward.
    “I didn’t come from a poor family. Both my parents worked, so I could eat three times a day. They weren’t very rich, but they weren’t poor. After I got my high school diploma, the Malian government gave me a scholarship to study abroad. I studied international law in Kiev, Ukraine.
    “I personally got involved in women’s issues. I noticed in my country that women form the majority, but women are still under the yoke of customs and traditions, which often are obstacles to their development. Women are always under somebody’s control. When a women is born, she’s under her father’s control. When a woman marries, her husband becomes her guardian. And if the husband dies, the women falls under the control of her eldest son or one of her husband’s brothers. So women are always being controlled. We told ourselves that we have to remove barriers. We don’t need to launch a revolution to achieve that, but we have to make men and women understand that both of them must work together for development.
    “For me, justice means that everyone’s rights are respected, that we don’t allow people who are in power to bully someone else. Someone who is in power should not be able to suppress others or violate other people’s rights. As long as this justice doesn’t exist, we won’t be able to live in peace.
    “It’s very important for me to be here at the International Criminal Court today [when the judges heard the accusations against the Malian Islamist, Al Mahdi al Faqi] because somewhere barriers have been overturned. In some way those monuments in Timbuktu [that he is accused of destroying] belong to me too. I’m a practicing Muslim. I believe that by attacking those monuments, they were attacking part of the Muslim religion. Those monuments were a reference point for an entire population, an entire nation and even the world because there are people who come from everywhere to pray at those mausoleums. They talk about their lives to these monuments. It’s as if – in Jerusalem – someone demolished the Wailing Wall with a bulldozer. That would be the end of the world. So those monuments, that’s what they represent for us. It’s as if someone had crushed our honour, our dignity.”
    © 2016 justicehub.org
    Lead image: Bintou Founé Samaké (Photo: Janet Anderson/Justice Hub)

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  3. gender spaltet die GEMEINSCHAFT und macht ALLE immer manipulierbarer
    mann gegen frau oder feministinnen gegen männer —
    kinder gegen alte usw …

    mögen sie ihren GESUNDEN MENSCHENVERSTAND BENUTZEN … luise

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    • Bitte genau hingucken, liebe Luise: dieses „Gendergesetz“ (loi sur le genre) hätte bewirken können, dass weniger Mädchen im Kindesalter verheiratet werden, dass Mädchen gleichberechtigte Erben würden, dass Gewalt gegen Frauen in der Familie eher angezeigt und verfolgt würde. Das, was einem*einer der gesunde Menschenverstand, wie Sie es nennen, eingeben müsste. Oder so, wie es die Ministerin, die diesen Gesetzentwurf verteidigte, die sich hoffentlich nicht aus ihrem Amt vertreiben lässt von den Imamen, mal formulierte: „Für mich bedeutet Gerechtigkeit, dass das Recht von jedem*jeder geachtet wird, dass wir denjenigen, die die Macht innehaben, nicht erlauben, andere zu drangsalieren.“ (s.2.Kommentar)

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