COVID 19 IN MALI: NEUER STAND BEUNRUHIGT – La deuxième vague du Covid 19 préoccupante au Mali

2. Angesichts der zweiten Welle von Covid-19 in Mali nimmt Ärzte ohne Grenzen seine Nothilfearbeit in Bamako wieder auf.
Ärzte ohne Grenzen – 14.01.2021
Die Hilfsorganisation Ärzte ohne Grenzen warnt vor stark steigenden Covid-19-Zahlen in Mali. … derzeit deutlich höher als noch bei der ersten Welle der Pandemie.
1. „Der Staat hat versagt“: Mali steht der zweiten Welle von Covid-19 hilflos gegenüber
Während das Land mit einem starken Anstieg der Infektionen konfrontiert ist, kritisieren die Mitarbeiter des Gesundheitswesens den Umgang der Übergangsregierung mit der Krise.
Le Monde – 06. Januar 2021 11:03
Mehrere Dutzend Menschen warten sitzend oder liegend vor dem Pavillon, der den Covid-19-Patienten im Hôpital du Mali zugeteilt ist. …während sie auf Nachrichten von einem Angehörigen im Krankenhaus warten.

DEUTSCH WEITER (#1 IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN


2. Face à la deuxième vague de Covid-19 au Mali, MSF relance ses activités d’urgence à Bamako
Communiqué de presse
medecins sans frontières – 14 janvier 2021

Les équipes de MSF distribuent des masques lavables et du savon à des familles de Bamako, et mènent des activités de sensibilisation aux gestes barrières pour se protéger du Coronavirus. 

Foto (c) Lamine Keita/MSF: Les équipes de MSF distribuent des masques lavables et du savon à des familles de Bamako et mènent des activités de sensibilisation aux gestes barrières pour se protéger du Coronavirus.

Les équipes MSF interviennent en appui au ministère de la Santé pour la prise en charge des cas sévères et pour soutenir les efforts visant à contenir la propagation de la maladie dans plusieurs communes de la ville.Depuis le début du mois de décembre 2020, le Mali a enregistré une augmentation des cas positifs de Covid-19. Une deuxième vague qui frappe principalement Bamako, où l’on recense plus de 60% des cas enregistrés, les communes 5 et 6 étant les plus touchées. Accentuée par la saison froide de l’harmattan, ce vent du désert qui véhicule de nombreuses infections respiratoires aiguës, la deuxième vague est caractérisée par une forte hausse des contaminations et du nombre de patients développant une forme sévère de la maladie et nécessitant une hospitalisation. À la mi-décembre, le nombre de cas hebdomadaires détectés dans le pays était de 679, contre moins de 300 au plus haut de la première vague. Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé, depuis le début de la pandémie et jusqu’au 11 janvier 2021, 7664 cas ont été officiellement enregistrés, dont 5326 guéris, 2039 en cours de traitement et 299 décès pour une population d’environ 20 millions d’habitants.
Face à l’urgence de cette situation, MSF a relancé une intervention au sein de cinq communes de la ville de Bamako. Afin d’augmenter la capacité de prise en charge des patients sévères, MSF intervient en renfort du personnel soignant du ministère de la Santé dans une structure d’une centaine de lits dédiée à la prise en charge de la Covid-19, installée au sein du Centre Hospitalier Universitaire du Point G. MSF procède à l’installation d’une centrale de production d’oxygène liquide qui approvisionne chaque lit occupé par un cas jugé sévère. Des équipes MSF appuient le ministère de la Santé dans le suivi des cas contacts, le suivi à domicile des patients n’ayant pas besoin d’être hospitalisés et l’identification des cas qui pourraient nécessiter une hospitalisation. L’intervention de MSF passe aussi par le déploiement d’activités préventives dans cinq des six communes de Bamako, pour informer et sensibiliser la population sur les mesures à respecter pour se protéger du virus et éviter de le propager. MSF appuie la fabrication de plus de 60 000 masques fabriqués localement et leur distribution dans la ville de Bamako, ainsi que la distribution de savon et l’installation de points de lavage de mains dans les lieux publics.
« La principale différence entre la première et la deuxième vague, c’est l’augmentation du nombre de cas sévères. Ces derniers mois, les autorités sanitaires maliennes ont renforcé le dispositif de prise en charge de ces cas. Compte tenu de l’ampleur de cette deuxième vague, MSF intervient en appui, en particulier en apportant des ressources humaines et du matériel médical supplémentaires, et en augmentant la capacité à fournir de l’oxygène aux patients les plus sévèrement atteints », explique Florence Uzureau, coordinatrice du Projet Covid-19 de MSF au Mali.
MSF renforce également les activités du ministère de la Santé en matière de protection du personnel médical dans les Centres de Santé de Référence et des personnes atteintes de pathologies chroniques comme le diabète, le cancer, l’hypertension artérielle ou d’autres troubles cardiovasculaires. Les équipes MSF travaillent avec les associations de la société civile pour une meilleure protection des personnes vulnérables.
Pendant la première vague épidémique qui a frappé le Mali de mars à août 2020, à Bamako, les interventions de MSF en appui de ses partenaires ont touché 39 946 personnes au sein de la communauté. Les équipes MSF avaient distribué 68 486 masques et 26 862 savons en bloc, sensibilisé plus de 22 300 personnes aux gestes barrières, traité 418 malades, installé 85 kits dispositifs de lavage de mains et fourni 1 663 flacons de savon liquide.
En dehors de Bamako, MSF intervient aussi à Niono, Kidal, Gao, Ansongo, Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Tenenkou, et Koutiala. Nos équipes appuient les Districts sanitaires dans la lutte contre la Covid-19 à travers les activités de sensibilisation de la population, de dépistage, de prise en charge des cas et de suivi des contacts. MSF a aussi mis à disposition du personnel du matériel et des moyens de protection afin d’assurer une prise en charge sécurisée des patients.
© 2021 msf.fr

1. « L’Etat a failli » : le Mali démuni face à la deuxième vague de Covid-19
Alors que le pays est confronté à une forte hausse des contaminations, le personnel de santé critique la gestion de la crise par le gouvernement de transition.
Le Monde – 06 janvier 2021 à 11h03
Par Matteo Maillard (Bamako, correspondance)

Foto (c) SOULEYMANE AG ANARA/AFP: A l’hôpital Hangadoumbo-Moulaye-Touré de Gao, au Mali, en mars 2020. – Im Krankenhaus Hangadoumbo-Moulaye-Touré in Gao, Mali, im März 2020.

Ils sont plusieurs dizaines, assis ou allongés, à attendre devant le pavillon dévolu au Covid-19 à l’hôpital du Mali, un établissement public de Bamako. Certains toussent, d’autres crachent. Tous se reposent sur des nattes en attendant les nouvelles d’un proche hospitalisé. Un étage au-dessus, Sadio Yena, le chef du service de chirurgie thoracique, jette un œil par la fenêtre avant de s’enfoncer dans son fauteuil. « J’ai peur, dit-il. Dans toutes les structures hospitalières maliennes, le personnel est débordé. Nous avons même dû recruter des étudiants en médecine. Nous n’avons pas assez de lits adaptés, pas assez de matériel, et nos ambulances circulent sans oxygène. »
Dix jours plus tôt, M. Yena a lancé un cri d’alarme qui a fait le tour des réseaux sociaux. Un enregistrement audio où, d’une voix épuisée, il dénonce la précarisation des structures médicales qui, depuis deux semaines, font face à la deuxième vague de Covid-19. Il raconte son impuissance et celle du personnel médical confronté aux patients mourant devant les hôpitaux, dans leur véhicule, en attente d’être traités. Son appel à l’aide a libéré la parole : infirmiers et médecins lui ont emboîté le pas, critiquant la gestion de la crise par le gouvernement de transition, installé à la tête du pays par les militaires suite au coup d’Etat du 18 août qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.
« Les statistiques ne sont pas fiables »
Si les premiers mois, le Mali a été relativement épargné par le Covid-19, n’enregistrant que quelques dizaines de cas quotidiens, ce sont désormais plus de 150 cas qui apparaissent chaque jour. Depuis le début de la pandémie, près de 6 200 cas ont été officiellement enregistrés, dont 222 mortels, pour une population d’environ 20 millions d’habitants. « Un chiffre bien en deçà de la réalité, affirme M. Yena. Les statistiques ne sont pas fiables, les données ne sont pas remontées régulièrement et la population n’est pas assez informée sur le virus. Beaucoup de patients attribuent leurs symptômes à un rhume, une grippe ou une crise de paludisme et ne se déclarent jamais », mourant parfois à l’écart des structures médicales.
Selon le gouvernement, le nombre de tests journaliers est passé de 500 en mars à près de 2 500 aujourd’hui. En comparaison, entre le 7 et le 13 décembre, la France a réalisé près de 1,3 million de tests.
« Alors que les cas montent en flèche, la coordination du ministère de la santé pose problème, confie un médecin travaillant dans une organisation internationale. A deux reprises ces dernières semaines, le ministère n’a envoyé aucun représentant aux réunions de coordination du comité national de gestion des épidémies. C’est une situation très problématique. » Une critique partagée par Modibo Doumbia, chirurgien thoracique et président du conseil régional de l’ordre des médecins, à Bamako : « L’Etat a failli, il faut le dire. Il n’a pas donné de réponse appropriée depuis mars. Il y a eu quelques efforts, mais insuffisants. Alors que nos hôpitaux sont saturés, aucune directive claire n’a été donnée. Le coup d’Etat a stoppé les campagnes de sensibilisation dans les radios et à la télévision. Aujourd’hui, on en paie le prix. »
Suite à la colère exprimée par le corps médical, le gouvernement a annoncé, vendredi 18 décembre, la fermeture des écoles jusqu’au 10 janvier, ainsi que celle des bars, restaurants et de certains commerces durant quatorze jours. A l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire, un état d’alerte sanitaire de six mois et un état d’urgence de dix jours ont aussi été déclarés. « Des mesures qui vont dans le bon sens mais qui ne sont toujours pas suffisantes, déplore M. Doumbia. Il faut relancer des campagnes en plein air invitant les populations à respecter les mesures barrières et le port du masque. L’Etat doit financer l’achat de masques pour les plus démunis. Car à Bamako, personne n’en porte. Il y a aussi un déni de la part de la population. »
Selon la Banque mondiale, 42,7 % des Maliens vivaient dans l’extrême pauvreté en 2019.
« Nous travaillons sans compter nos heures »
Ce qui inquiète le plus les professionnels de la santé, c’est l’intensité de cette deuxième vague en comparaison de la première. « Depuis le premier cas déclaré au Mali, le 25 mars, on avait atteint un maximum de 276 cas par semaine. La semaine dernière, nous sommes passés à 679 cas », souligne le docteur Idrissa Compaoré, coordinateur médical de Médecins sans frontières (MSF) au Mali. Cette hausse a poussé l’ONG française à relancer en urgence son programme de lutte anti-Covid-19 dans le pays : lundi, des médecins, infirmiers et logisticiens en provenance de Dakar, Niamey et Paris sont arrivés en renfort. « Nous allons soulager les capacités hospitalières en appuyant le suivi à domicile des patients, poursuit M. Compaoré. Car le vrai risque est la saturation des structures médicales. On estime qu’il y a moins de 50 respirateurs fonctionnels dans le district de Bamako. »
Une situation préoccupante, surtout en pleine saison de l’harmattan (de novembre à mars), ce vent du désert qui véhicule de nombreuses infections respiratoires aiguës, augmentant le taux d’occupation des hôpitaux. « Aujourd’hui, la situation est plus grave au Mali que dans les pays voisins au climat similaire comme le Niger ou le Burkina Faso, soutient M. Compaoré. C’est inquiétant car nous sommes encore loin du pic, attendu pour janvier. Et tant que les chaînes de transmission ne seront pas rompues, la situation ne s’améliorera pas. »
Accoudé à son bureau de l’hôpital du Mali, M. Yena réajuste ses trois masques superposés. « Si au moins les travailleurs de la santé étaient valorisés… mais non, rien. Nous travaillons sans compter nos heures et certains n’ont pas été payés depuis quatre mois, souffle-t-il. Cette situation pourrait être une formidable opportunité de mettre à jour nos structures médicales, quand tant de politiciens ont l’habitude de se soigner à l’étranger… mais non. Nos dirigeants préfèrent nous regarder mourir. »
© 2020 lemonde.fr

2. Angesichts der zweiten Welle von Covid-19 in Mali nimmt Ärzte ohne Grenzen seine Nothilfearbeit in Bamako wieder auf.
Ärzte ohne Grenzen – 14.01.2021
Die Hilfsorganisation Ärzte ohne Grenzen warnt vor stark steigenden Covid-19-Zahlen in Mali. Die Zahl der Patient*innen, die mit schweren Verläufen ins Krankenhaus eingeliefert werden müssen, ist derzeit deutlich höher als noch bei der ersten Welle der Pandemie. Das hat auch mit dem kalten Wüstenwind Harmattan zu tun, der jedes Jahr zahlreiche akute Atemwegsinfektionen verursacht.
Während es in dem westafrikanischen Staat auf dem Höhepunkt der letzten Welle von März bis August 2020 weniger als 300 Fälle pro Woche gab, waren es Mitte Dezember 2020 bereits 679. Nach Angaben des Gesundheitsministeriums sind von den 7.664 Infizierten, die seit Ausbruch der Pandemie bis zum 11. Januar 2021 offiziell registriert wurden, 5.326 wieder genesen und 2.039 werden weiterhin behandelt. 299 Menschen starben – bei einer Bevölkerung von etwa 20 Millionen.
Wegen der Dringlichkeit der Situation und zur Unterstützung der nationalen Partner hat Ärzte ohne Grenzen die Nothilfemaßnahmen in fünf Gemeinden Bamakos wiederaufgenommen, wo aktuell die meisten Fälle landesweit registriert werden. Die Organisation unterstützt das Gesundheitsministerium mit einer 100-Betten-Einheit für schwerkranke Covid-19-Patient*innen in einem Krankenhaus. Teams von Ärzte ohne Grenzen haben dort etwa eine Produktionsanlage für Flüssigsauerstoff eingerichtet, um schwerkranke Patienten mit Sauerstoff zu versorgen. Zum anderen unterstützen sie das Gesundheitsministerium bei der Nachverfolgung von Kontakten, bei der häuslichen Pflege von Covid-19-Patient*innen, die nicht ins Krankenhaus müssen und bei der Identifizierung von Patient*innen, die stationär behandelt werden müssen.
Die Unterstützung von Ärzte ohne Grenzen umfasst auch die Organisation von Initiativen zur Sensibilisierung und Informierung der Menschen, wie sie sich vor dem Virus schützen und seine Ausbreitung verhindern können. Darüber hinaus hilft Ärzte ohne Grenzen bei der Herstellung und Verteilung von über 60.000 lokal produzierten Gesichtsmasken, verteilt Seife und richtet Handwaschstationen an öffentlichen Plätzen in Bamako ein.
© 2021 msf.fr

1. „Der Staat hat versagt“: Mali steht der zweiten Welle von Covid-19 hilflos gegenüber
Während das Land mit einem starken Anstieg der Infektionen konfrontiert ist, kritisieren die Mitarbeiter des Gesundheitswesens den Umgang der Übergangsregierung mit der Krise.
Le Monde – 06. Januar 2021 11:03
Von Matteo Maillard (Bamako, Korrespondenz)
Mehrere Dutzend Menschen warten sitzend oder liegend vor dem Pavillon, der den Covid-19-Patienten im Hôpital du Mali, einer öffentlichen Einrichtung in Bamako, zugeteilt ist. Einige husten, andere spucken. Alle lagern auf Matten, während sie auf Nachrichten von einem Angehörigen im Krankenhaus warten. Ein Stockwerk höher schaut Sadio Yena, der Leiter der Abteilung für Thoraxchirurgie, aus dem Fenster, bevor er in seinen Sessel sinkt. „Ich habe Angst“, sagt er. „In allen malischen Krankenhäusern ist das Personal überfordert. Wir mussten sogar Medizinstudenten einstellen. Wir haben nicht genug geeignete Betten, nicht genug Ausrüstung, und unsere Krankenwagen fahren ohne Sauerstoff. „
Zehn Tage zuvor schlug Herr Yena Alarm, der durch die sozialen Netzwerke ging. Eine Tonaufzeichnung, in der er mit erschöpfter Stimme den prekären Zustand der medizinischen Strukturen anprangert, die seit zwei Wochen mit der zweiten Welle von Covid-19 konfrontiert sind. Er erzählt von seiner eigenen Hilflosigkeit und der des medizinischen Personals angesichts der Patienten, die vor den Krankenhäusern, in ihren Fahrzeugen, sterben, während sie darauf warten, behandelt zu werden. Sein Hilferuf löste eine Welle von Reaktionen aus: Krankenschwestern und Ärzte folgten ihm und kritisierten das Krisenmanagement der Übergangsregierung….
Die Statistik ist nicht zuverlässig
Während Mali in den ersten Monaten von Covid-19 relativ verschont blieb und nur ein paar Dutzend Fälle pro Tag verzeichnete, treten jetzt täglich mehr als 150 Fälle auf. Seit Beginn der Pandemie wurden offiziell fast 6.200 Fälle registriert, darunter 222 Todesfälle, bei einer Bevölkerung von etwa 20 Millionen Menschen. „Diese Zahl liegt weit unter der Realität“, betont Herr Yena. „Die Statistiken sind unzuverlässig, die Daten werden nicht regelmäßig aktualisiert und die Bevölkerung ist nicht ausreichend über das Virus informiert. Viele Patienten führen ihre Symptome auf eine Erkältung, Grippe oder einen Malariaanfall zurück und melden sich nie“, so dass sie manchmal außerhalb der medizinischen Einrichtungen sterben.
Nach Angaben der Regierung ist die Zahl der täglichen Tests von 500 im März auf heute fast 2.500 gestiegen. (…)
„Während die Fälle sprunghaft ansteigen, ist die Koordination durch das Gesundheitsministerium problematisch“, so ein Arzt, der für eine internationale Organisation arbeitet. „Zweimal in den letzten Wochen hat das Ministerium keine Vertreter zu den Koordinationstreffen des nationalen Epidemie-Management-Komitees geschickt. Dies ist eine sehr problematische Situation.“Eine Kritik, die Modibo Doumbia, Thoraxchirurg und Präsident des Regionalrates des Ärzteverbands in Bamako, teilt: „Der Staat hat versagt, das muss man sagen. Er hat seit März keine vernünftige Antwort gegeben. Es gab einige Bemühungen, aber unzureichende. Gerade jetzt, wo unsere Krankenhäuser ausgelastet sind, gibt es keine klaren Richtlinien. Der Staatsstreich stoppte die Aufklärungskampagnen in Radio und Fernsehen. Heute zahlen wir den Preis dafür.“
Aufgrund der Verärgerung der Ärzteschaft kündigte die Regierung am Freitag, den 18. Dezember, die Schließung der Schulen bis zum 10. Januar an, ebenso wie die der Bars, Restaurants und bestimmter Geschäftsbereiche für 14 Tage. Im Anschluss an eine außerordentliche Kabinettssitzung wurden außerdem ein sechsmonatiger Gesundheitsalarm und ein zehntägiger Ausnahmezustand ausgerufen. „Diese Maßnahmen sind ein Schritt in die richtige Richtung, reichen aber immer noch nicht aus“, bedauert Doumbia: „Wir müssen wieder Kampagnen unter freiem Himmel starten, die die Menschen aufrufen, die Barrieremaßnahmen und das Tragen von Masken einzuhalten. Der Staat muss die Masken für die ärmsten Menschen finanzieren. In Bamako trägt niemand Masken. Seitens der Bevölkerung gibt es auch eine Verweigerungshaltung.“
Nach Angaben der Weltbank lebten 2019 42,7 % der Malier in extremer Armut.
„Wir arbeiten, ohne unsere Stunden zu zählen“
Was Gesundheitsexperten am meisten Sorgen bereitet, ist die Intensität dieser zweiten Welle im Vergleich zur ersten. „Seit dem ersten gemeldeten Fall in Mali am 25. März wurde ein Maximum von 276 Fällen pro Woche erreicht. Letzte Woche sind wir auf 679 Fälle gekommen“, unterstreicht Dr. Idrissa Compaoré, medizinischer Koordinator von Ärzte ohne Grenzen (MSF) in Mali.
Dieser Anstieg hat die französische NGO dazu veranlasst, ihr Anti-Covid-19-Programm im Land umgehend wieder aufzunehmen: Am Montag trafen Ärzte, Krankenschwestern und Logistiker aus Dakar, Niamey und Paris als Verstärkung ein. „Wir werden die Krankenhauskapazitäten entlasten, indem wir die häusliche Nachsorge der Patienten unterstützen“, so Herr Compaoré weiter. „Denn das eigentliche Risiko ist die Sättigung der medizinischen Strukturen. Es wird geschätzt, dass es im Distrikt Bamako weniger als 50 funktionstüchtige Beatmungsgeräte gibt.“
Dies ist eine alarmierende Situation, besonders mitten in der Harmattan-Saison (November bis März), einem Wüstenwind, der viele akute Atemwegsinfektionen mit sich bringt und die Belegungsrate der Krankenhäuser erhöht. „Heute ist die Situation in Mali ernster als in Nachbarländern mit ähnlichem Klima, wie Niger oder Burkina Faso“, sagt Herr Compaoré. „Das ist besorgniserregend, weil wir noch weit vom erwarteten Höhepunkt im Januar entfernt sind. Und solange die Übertragungsketten nicht unterbrochen sind, wird sich die Situation nicht verbessern.“
In seinem Büro im Hôpital du Mali richtet Herr Yena seine drei Masken übereinander neu aus. „Wenn wenigstens das Gesundheitspersonal Wertschätzung bekäme… aber nein, nichts. Wir arbeiten lange, ohne die Stunden zu zählen, und einige von uns sind seit vier Monaten nicht mehr bezahlt worden,“ stößt er hervor. „Dies könnte eine großartige Gelegenheit sein, unsere medizinischen Einrichtungen auf den neuesten Stand zu bringen, wo doch so viele Politiker daran gewöhnt sind, sich im Ausland behandeln zu lassen… aber nein. Unsere Regierung zieht es vor, uns sterben zu sehen.“
© 2021 lemonde.fr

Ein Gedanke zu „COVID 19 IN MALI: NEUER STAND BEUNRUHIGT – La deuxième vague du Covid 19 préoccupante au Mali

  1. Hier wurde über die in #1 erwähnte Tonaufzeichnung berichtet:
    Hôpital du Mali : Le Professeur YENA appelle les autorités politiques à être productives contre la COVID-19
    maliweb – 10.12.2020
    Dans un message vocal d’environ huit minutes, le professeur YENA s’adresse au personnel de la santé du Mali en décrivant la situation dramatique de la Covid-19. Il exprime ses inquiétudes face à la flambée des cas de Covid et demande aux médecins à être proactifs en prenant des dispositions urgentes pour la prise en charge des patients.
    Il propose de libérer des lits occupés par les patients moins touchés, de multiplier les hospitalisations à domicile, de recourir aux personnes de bonne volonté pour payer des respirateurs, à l’assistance des soigneurs traditionnels et de multiplier les mesures de prévention contre la pandémie.
    Le Pr Yena pense que les autorités actuelles ne mesurent pas la dangerosité de la situation et invite les médecins à déclarer la guerre contre la pandémie de la COVID 19.
    ECOUTEZ le message émouvant du Prof Yena!


    Le Professeur Sadio Yena (photo archives)

    Hôpital du Mali: Professor YENA ruft die politischen Behörden auf, produktiv gegen COVID-19 vorzugehen
    maliweb – 10.12.2020
    In einer etwa achtminütigen Sprachnachricht wendet sich Professor YENA an das Gesundheitspersonal in Mali und schildert die dramatische Situation von Covid-19. Er drückt seine Besorgnis über den massiven Anstieg der Covid-Fälle aus und bittet die Ärzte, umgehend entsprechende Vorkehrungen zur Versorgung der Patienten zu treffen.
    Er schlägt vor, Betten freizugeben, die von weniger betroffenen Patienten belegt sind, verstärkt Hospitalisierungen zu Hause vorzunehmen, Menschen guten Willens zur Bezahlung von Beatmungsgeräten einzusetzen, auf die Hilfe traditioneller Heiler zurückzugreifen und Präventivmaßnahmen gegen die Pandemie zu intensivieren.
    Prof. Yena glaubt, dass die derzeitigen Behörden nicht erkennen, wie gefährlich die Situation ist und ruft die Ärzte auf, der COVID-19-Pandemie den Kampf anzusagen.
    © 2020 maliweb.net

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden /  Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden /  Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden /  Ändern )

Verbinde mit %s