ANSPRACHE DES MALISCHEN INTERIMSPRÄSIDENTEN AN DIE NATION – Discours à la nation du président de la transition

BAH N’Daw’s NEUJAHRSANSPRACHE AN DIE NATION 2021
maliactu – Dezember 31.12.2020
„Meine lieben Landsleute zu Hause und in der Diaspora,
Nichtmalier, die unter uns leben,
Vor genau einhundertundeinem Tag wurde ich vor Ihnen als Übergangspräsident vereidigt.
An diesem 31. Dezember 2020 wende ich mich heute Abend an Sie, um Ihnen meine besten Wünsche zum Beginn des neuen Jahres zu überbringen und das Leben der Nation zu beschwören.

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

DISCOURS A LA NATION DE SEM BAH A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2021
maliactu – 31 décembre 2020

« Mes chers compatriotes de l’intérieur et de la diaspora,
Etrangers qui vivez parmi nous,

Il y a exactement cent un jours, je prêtais serment devant vous en tant que Président de la Transition.
Le président de la Transition, Bah NDaw
En ce 31 décembre 2020, je m’adresse à vous ce soir pour d’une part, vous offrir mes vœux à l’entame de la nouvelle année et d’autre part évoquer la vie de la nation.En ce soir de recueillement, j’aimerais avant toute chose, m’incliner devant la mémoire de celles et ceux qui ont été arrachés à notre affection cette année et avant.
Ils étaient qui nos filles, qui nos fils, qui nos mères, qui nos pères, qui nos sœurs, qui nos frères, qui nos épouses, qui nos maris !
Ils étaient civils ou militaires, vaillants soldats des Forces armées maliennes qui ont donné leur vie pour la nation.
Mais ils étaient aussi de fiers soldats des Forces africaines et internationales qui sont morts en service pour le Mali.
Notre dette est grande !
Au nom du peuple malien, j’exprime de nouveau notre gratitude à tous les martyrs de la guerre du Mali.
J’ai également une pensée pieuse et sincère pour les blessés, les veuves et les orphelins.
Qu’ils sachent que la République sera toujours à leurs côtés !
Que Chaque partenaire, chaque diplomate en poste chez nous, chaque humanitaire, accepte ce soir l’expression de notre profonde reconnaissance !
Le Mali sait voir et apprécier. Le Mali sait se souvenir. Le Mali tient à sa souveraineté mais il sait dire merci.

Mes chers compatriotes,
Il n’est point besoin de revenir en détail sur les crises qui secouent le Mali depuis plus d’une décennie et auxquelles notre pays a payé le prix fort.
Mais chacun en convient, nous devons questionner notre manière de gouverner, notre rapport au pays et la valeur que nous donnons au serment sacré de n’œuvrer qu’au bonheur des citoyens, et des seuls citoyens.
Il va sans dire que nous devons être en phase avec les exigences des temps.
Nous devons travailler à renforcer l’ancrage de notre démocratie par la consolidation de l’armée républicaine et l’instauration d’une gouvernance vertueuse, une gouvernance qui ne saurait avoir qu’un seul objectif : le Mali, rien que le Mali, tout le Mali, le Mali partout, le Mali à tout moment !

Chers concitoyens,
Concernant la marche du pays, j’aimerais vous dire que j’entends votre impatience. J’entends vos interrogations. J’entends vos doutes.
Ce soir, de la manière la plus solennelle, je vous redis que je reste habité par l’esprit et la lettre des engagements de mon investiture, le 25 septembre dernier.
Je ne m’en suis jamais éloigné.
Je n’ai aucun autre plan, aucune autre ambition. Je suis ici pour vous, pour chacune de vous, pour chacun de vous.

Mes chers compatriotes,
Le 25 septembre, je vous avais parlé de la nécessité de nous mobiliser contre la COVID 19.
Le temps est venu de le faire, les rangs plus serrés que jamais, car il s’agit de notre survie, survie individuelle, mais aussi survie collective.
Le fléau, vous le voyez et vous le vivez, est en train de se répandre dans notre pays à une allure inquiétante, avec son lot de malades et de morts.
La côte d’alerte est atteinte, ne nous le cachons pas.
C’est pourquoi j’ai invité le gouvernement à prendre l’exacte dimension de l’épidémie et de proposer, en conséquence, les mesures les plus adéquates pour rompre la chaîne de contamination et mieux prendre en charge nos malades.
Toutes nos pratiques sont bousculées par la pandémie, ici ou ailleurs, y compris le rituel des présentations de vœux entre les forces vives et le chef de l’Etat.
Cette tradition républicaine toujours pleine de significations et d’enseignements que nous ne saurions honorer hélas cette année en raison des mesures anti-COVID édictées par le gouvernement de la République.
Vous connaissez ces mesures et je ne reviendrai pas là-dessus sauf à répéter que seule la prévention et une prévention de qualité nécessitant la mobilisation de tous, est à même de nous sauver.
Ce soir, je lance solennellement un appel à la mobilisation générale pour vaincre la pandémie du coronavirus chez nous.
Cet appel, je le lance solennellement aux autorités religieuses, imams, prêcheurs, pasteurs, prêtres.
Je le lance aux autorités morales, administratives et leaders d’opinion.
Je sais le pouvoir de persuasion de chacune de ces parties prenantes : imams, prêtres et pasteurs, faites que sur les lieux de culte, chaque fidèle porte le masque facial et respecte les mesures-barrières !
Faites-en sorte qu’au sein de leurs familles et dans la communauté, ils soient des agents de changement qui prêchent par l’exemple.
Le pacte gouvernement-mosquées, églises, temples, municipalités et société civile est possible et souhaitable pour contrer un fléau qui paralyse le monde.
Et, au-delà des mesures préventives destinées à rompre la chaine de contamination, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour prodiguer des soins de qualité standards. Je puis vous assurer que les diligences appropriées ont été entreprises en vue de l’acquisition des vaccins. La santé et la vie des Maliens n’ont pas de prix.

Mes chers compatriotes,
Le 25 septembre, je vous avais également entretenu de la question sécuritaire.
Car cette question conditionne le succès de tout ce que nous devons entreprendre comme actions durant cette transition de 18 mois dont tous les organes, vous le savez, sont désormais en place.
Il m’incombe de vous annoncer que beaucoup de mesures sécuritaires et militaires sont à l’œuvre.
Nous n’avons pas perdu une seule seconde depuis notre installation : l’armée est au front. Elle se bat. Elle est consciente des responsabilités qui pèsent sur ses épaules. Elle remporte des victoires. Elle participe à toutes les opérations conjointes avec ses alliés. L’ennemi perd du terrain. Mais la lutte contre le terrorisme, c’est connu, est une lutte de longue haleine. Elle ne se gagne ni en un jour ni en une année.
Les Famas et leurs alliés tiendront le temps qu’il faut. Mais cette guerre, ils la gagneront.
Pour ce faire, nous attachons un grand prix à l’édification d’une armée disciplinée, républicaine, respectueuse de la vie humaine et des droits humains.
Aucune violation des droits de l’homme par les soldats ne sera tolérée ; les récentes actions judiciaires enclenchées devant la justice militaire l’attestent à suffisance.
Du reste, notre armée, dont la montée en puissance se poursuit, est prête pour accompagner le retour de l’administration sur toute l’étendue du territoire.
Elle sera là pour assurer la sécurité des élections générales dont le calendrier est en discussion.

Maliennes et Maliens, je touche là à la finalité de ma mission.
Oui, l’essence de la Transition réside dans la préparation et la tenue d’élections incontestablement propres, où un vainqueur accepté et congratulé conduira les destinées du pays, renouant avec le projet démocratique pour notre honneur à tous, pour notre bonheur à tous. Des élections tenues à date, des élections méthodiquement organisées, des élections préparées de manière transparente et inclusive !
Que personne ne s’y trompe ! Notre salut passe par ce projet démocratique qui vise à instaurer un Etat de droit, où tous les Maliens sont égaux.
Je salue, à cet effet, l’enthousiasme avec lequel nos partenaires expriment leur disponibilité à accompagner la Transition pour que Mali renoue avec sa démocratie.
Je suis l’ultime garant du processus électoral. Il m’appartient de veiller à ce que tous les acteurs soient invités à y participer et à y contribuer.
Je le dis clairement : personne ne prendra le processus en otage, mais en retour, personne ne doit en être exclu.

Mes chers compatriotes,
La bonne gouvernance, la lutte contre l’impunité et la corruption font partie des missions de la Transition, parce que le peuple le veut, parce que le peuple sait où nous conduisent la gabegie, le pillage des deniers publics et l’impunité totale pour ceux qui se livrent à ces pratiques.
Nos ressources doivent être mieux gérées. Depuis ma prise de fonction, c’est à ce seul objectif que je travaille. Je puis en dire autant du Premier ministre et de son gouvernement.
Rétablir une gouvernance responsable et vertueuse de nos ressources à travers le renforcement de la justice, la lutte contre la corruption, la valorisation du mérite et de l’intégrité, le refus de l’impunité, est sans doute un long processus.
Il va au-delà de la durée de la Transition. Mais c’est à celle-ci de donner le ton, fermement, irréversiblement mais sereinement.
Il est hors de question de faiblir.
Les richesses nationales doivent aller au peuple malien d’abord, elles doivent nous permettre de mieux doter nos hôpitaux et nos centres de santé, elles doivent être investies pour avoir plus de salles de classe, plus de points d’eau, plus d’emplois pour les jeunes.
Les ressources mises à notre disposition par les partenaires techniques et financiers ne sont qu’un appoint. Le bien-être des citoyens doit d’abord être assuré par la richesse nationale et cela engage au premier chef la responsabilité des gouvernants.
Ma promesse du 25 septembre est plus que jamais valable: l’argent de la corruption sera rendu au peuple, les délinquants financiers seront traqués et seront jugés, quels qu’ils soient, je dis bien quels qu’ils soient.
Quant à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, il est impérieux qu’il connaisse sans tarder des progrès décisifs et mesurables.
A cet effet, tous les obstacles à sa mise en œuvre doivent être identifiés, d’où qu’ils viennent, et les arbitrages nécessaires doivent être faits ! J’en appelle, pour ce faire, au Gouvernement, aux mouvements signataires ainsi qu’à la Communauté internationale.
La mise en œuvre des recommandations du Dialogue National Inclusif également, je l’avais dit, constitue un impératif. Des dispositions sont prises pour opérationnaliser sans tarder ces recommandations.

Mes chers compatriotes,
Je ne saurais poursuivre sans évoquer le front social. Les revendications syndicales sont un droit en démocratie que nul ne saurait contester.
Cependant, compte tenu de la conjoncture actuelle, des circonstances objectives dans lesquelles notre pays se trouve, j’en appelle à l’esprit patriotique des syndicats et à leur sens de la responsabilité que je sais élevé.
Mais le coût des revendications formulées représente plus de la moitié du budget national, et se chiffrerait selon nos services techniques à 1488 milliards de nos francs.
Tout le problème est là !
Je souhaite rappeler que tout en assumant la continuité de l’Etat, la Transition ne saurait répéter les erreurs du passé, ni poser des actes qui hypothèquent l’avenir.
Alors, retrouvons-nous et entendons-nous. C’est le vœu ardent que je formule.
L’idée d’une conférence sociale avait été émise en fin 2019 pour mieux harmoniser et rationnaliser les statuts des travailleurs.
Je demeure convaincu de la pertinence d’un tel forum. Parce que chacun d’entre nous peut et doit mettre le Mali en avant.
Parce qu’il s’agit de relever ce pays qui n’est pas au mieux de sa forme.
Il s’agit ensemble de nous donner la main pour reconstruire ce pays qui a fait la fierté du monde jadis.
C’est le Mali qui peut nous sauver en tant qu’individu et en tant que collectivité.
Il est notre seul vaisseau, notre seul moyen d’avancer. Ne le brûlons pas.
Oui ! Nous sommes les enfants du même pays, les enfants d’une même nation.
Cette nation, aujourd’hui, nous interpelle. Elle est montrée du doigt.
Mais c’est une nation de respect et de grandeur, à laquelle nous sommes tenus de restituer sa respectabilité et sa grandeur.
Nous le pouvons. Nous le devons. Nous devons nous y mettre, chacune, chacun, tous ensemble.

Je voudrais pour conclure, souhaiter prompt rétablissement à celles et ceux d’entre nous qui connaissent des soucis de santé.
Je veux également avoir une pensée pour nos proches vivant dans la précarité et le manque.
Enfin, je m’incline devant la mémoire de nos hommes d’Etat récemment disparus: les Présidents Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré ainsi que l’ex chef de l’opposition et ancien ministre Soumaïla Cissé. Je ne peux pas oublier le Président Pierre Buyoya, cet Africain du Burundi qui, c’est notre fierté et notre honneur, repose désormais en terre malienne.

Vive le Mali dans un monde de paix !

Portons le masque, respectons la distanciation sociale, lavons-nous les mains aussi souvent que possible !

Bonne et heureuse année !
© 2020 maliactu.net

BAH N’Daw’s NEUJAHRSANSPRACHE AN DIE NATION 2021
maliactu – Dezember 31.12.2020
„Meine lieben Landsleute zu Hause und in der Diaspora,
Nichtmalier, die unter uns leben,
Vor genau einhundertundeinem Tag wurde ich vor Ihnen als Übergangspräsident vereidigt.
An diesem 31. Dezember 2020 wende ich mich heute Abend an Sie, um Ihnen meine besten Wünsche zum Beginn des neuen Jahres zu überbringen und das Leben der Nation zu beschwören.
An diesem Abend des Innehaltens möchte ich mich zunächst vor dem Gedenken an diejenigen verneigen, die in diesem Jahr und davor aus unserer Mitte gerissen worden sind.
Sie waren unsere Töchter, sie waren unsere Söhne, unsere Mütter, unsere Väter, unsere Schwestern, unsere Brüder, unsere Frauen, unsere Männer!
Sie waren Zivilisten oder Soldaten, tapfere Soldaten der malischen Streitkräfte, die ihr Leben für die Nation gaben.
Aber sie waren auch stolze Soldaten der afrikanischen und internationalen Streitkräfte, die im Dienst für Mali starben.
Unsere Schuld ist groß!
(…) Möge jeder Partner, jeder Diplomat, der in unserem Land Dienst tut, jeder humanitäre Helfer, heute Abend den Ausdruck unserer tiefsten Dankbarkeit annehmen!
Mali weiß zu erkennen und zu schätzen. Mali weiß sich zu erinnern. Mali hält an seiner Souveränität fest, aber es weiß Danke zu sagen.

Liebe Mitbürger,
Es ist nicht nötig, im Detail auf die Krisen einzugehen, die Mali seit mehr als einem Jahrzehnt erschüttern und für die unser Land einen hohen Preis bezahlt hat. (…)
Was den Vormarsch des Landes betrifft, so möchte ich Ihnen sagen, dass ich Ihre Ungeduld verstehe. Ich höre Ihre Fragen. Ich verstehe Ihre Zweifel.
Heute Abend wiederhole ich in feierlichster Weise, dass ich dem Geist und dem Buchstaben der Verpflichtungen meiner Amtseinführung am 25. September treu bleibe.
Ich bin nie von ihnen abgewichen.
Ich habe keinen anderen Plan, keine andere Ambition. Ich bin für Sie da, für jeden einzelnen von Ihnen.

Meine lieben Landsleute,
Am 25. September habe ich Ihnen von der Notwendigkeit berichtet, uns gegen COVID 19 zu organisieren.
Es ist an der Zeit, dies zu tun, mit engeren Reihen als je zuvor, denn es geht um unser Überleben, das individuelle Überleben, aber auch das kollektive Überleben.
Die Geißel, wie Sie sie sehen und erleben, breitet sich in unserem Land in einem alarmierenden Tempo aus, mit ihrem nicht geringen Maß an Kranken und Toten.
Wir sind in Alarmbereitschaft, … deshalb habe ich die Regierung aufgefordert, das genaue Ausmaß der Epidemie zu erfassen und dementsprechend die geeignetsten Maßnahmen vorzuschlagen, um die Ansteckungskette zu durchbrechen und unsere Patienten besser zu versorgen.

Alle unsere Praktiken werden durch die Pandemie erschüttert, hier und anderswo, einschließlich des Rituals der Übergabe des Gelübdes zwischen den lebenden Kräften und dem Staatsoberhaupt.
Diese republikanische Tradition ist immer voller Bedeutungen und Lehren, die wir dieses Jahr wegen der von der Regierung der Republik erlassenen Anti-COVID-Maßnahmen leider nicht ehren können.
Sie kennen diese Maßnahmen, und ich werde nicht noch einmal darauf zurückkommen, außer um zu wiederholen, dass nur Prävention, und zwar qualitativ hochwertige Prävention, die die Mobilisierung aller erfordert, uns retten kann.
Heute Abend starte ich feierlich einen Aufruf zur allgemeinen Mobilisierung, um die Coronavirus-Pandemie in unserem Land zu besiegen.
Diesen Appell richte ich feierlich an die religiösen Autoritäten, Imame, Prediger, Pastoren, Priester.
Ich lanciere sie bei moralischen und administrativen Autoritäten und Meinungsführern.
Ich kenne die Überzeugungskraft jedes dieser Interessengruppen: Imame, Priester und Pastoren, sorgen Sie dafür, dass in den Gotteshäusern jeder Gläubige den Mundschutz trägt und die Abstandsregeln respektiert!
Machen Sie sie zu Agenten des Wandels in ihren Familien und in der Gemeinde, die mit gutem Beispiel vorangehen.
Der Pakt zwischen Regierung, Moscheen, Kirchen, Tempeln, Gemeinden und der Zivilgesellschaft ist möglich und wünschenswert, um einer Geißel zu begegnen, die die Welt lähmt.
Und über vorbeugende Maßnahmen zur Unterbrechung der Kontaminationskette hinaus wird die Regierung keine Mühen scheuen, um eine qualitativ hochwertige Behandlung zu gewährleisten. Ich kann Ihnen versichern, dass die angemessene Sorgfalt bei der Beschaffung der Impfstoffe eingehalten wurde. Die Gesundheit und das Leben der Malier sind unbezahlbar.

Meine lieben Landsleute,
Am 25. September habe ich mit Ihnen auch über das Thema Sicherheit gesprochen.
Denn diese Frage ist entscheidend für den Erfolg all dessen, was wir während dieser 18-monatigen Übergangsphase zu leisten haben, von der, wie Sie wissen, nun alle Organe in Position sind. (…)
Wir haben seit unserer Einsetzung keine Zeit verloren: Die Armee ist an der Front. Sie kämpft.Sie ist sich der Verantwortung bewusst. …Sie ist sich der Verantwortung bewusst. Sie beteiligt sich an allen gemeinsamen Operationen mit ihren Verbündeten. Der Feind verliert an Boden. Aber der Kampf gegen den Terrorismus, das is bekanntlich ein langfristiger Kampf. Er kann nicht an einem Tag oder in einem Jahr gewonnen werden.
(…)

Malierinnen und Malier, ich bin nun am Ende meiner Mission angelangt.
Ja, die Essenz des Übergangs liegt in der Vorbereitung und Durchführung von Wahlen, die unbestreitbar korrekt sind. Unser Heil liegt in diesem demokratischen Projekt, das darauf abzielt, einen Rechtsstaat zu schaffen, in dem alle Malier gleich sind.
In diesem Zusammenhang begrüße ich die Begeisterung, mit der unsere Partner ihre Bereitschaft zum Ausdruck bringen, den Übergang zu unterstützen, damit Mali zur Demokratie zurückkehren kann.
Ich bin der ultimative Garant des Wahlprozesses. Es liegt an mir, dafür zu sorgen, dass alle Akteure eingeladen werden, daran teilzunehmen und ihren Beitrag zu leisten.
Ich sage es in aller Deutlichkeit: Niemand darf den Prozess an sich reißen, aber im Gegenzug darf auch niemand ausgeschlossen werden.

Meine lieben Landsleute,
Gute Regierungsführung, der Kampf gegen Straflosigkeit und Korruption gehören zu den Aufgaben des Übergangs, weil die Menschen es wollen, weil die Menschen wissen, wohin Misswirtschaft, die Plünderung öffentlicher Gelder und die völlige Straflosigkeit für diejenigen, die sich an diesen Praktiken beteiligen, uns führen.
Unsere Ressourcen müssen besser verwaltet werden. Seit meinem Amtsantritt ist das das einzige Ziel, auf das ich hingearbeitet habe. Das Gleiche kann ich über den Premierminister und seine Regierung sagen.
Die Wiederherstellung eines verantwortungsvollen und tugendhaften Umgangs mit unseren Ressourcen durch die Stärkung der Justiz, die Bekämpfung der Korruption, die Förderung von Verdienst und Integrität und die Ablehnung von Straflosigkeit ist zweifellos ein langer Prozess.
Er geht über die Dauer des Übergangs hinaus. Aber es liegt am Übergang, den Ton anzugeben, fest, unumstößlich, aber mit Gelassenheit.
Ein Nachlassen steht außer Frage.
Der nationale Reichtum muss zuerst dem malischen Volk zugute kommen, er muss es uns ermöglichen, unsere Krankenhäuser und Gesundheitszentren besser auszustatten, er muss investiert werden, um mehr Klassenräume, mehr Wasserstellen, mehr Arbeitsplätze für junge Menschen zu haben.
Die Ressourcen, die uns von den technischen und finanziellen Partnern zur Verfügung gestellt werden, sind nur eine Ergänzung. Das Wohlergehen der Bürger muss in erster Linie durch nationalen Wohlstand sichergestellt werden, und dafür sind in erster Linie die Regierenden verantwortlich.
Mein Versprechen vom 25. September gilt mehr denn je: Das Geld aus der Korruption wird dem Volk zurückgegeben, und die Finanzsünder werden zur Strecke gebracht und verurteilt, wer immer sie sind, und ich sage wirklich, wer immer sie sind.
Was das Abkommen für Frieden und Versöhnung anbelangt, so ist es zwingend erforderlich, dass unverzüglich entscheidende und messbare Fortschritte gemacht werden. (…)
Auch die Umsetzung der Empfehlungen des Nationalen Inklusiven Dialogs ist, wie gesagt, zwingend notwendig. Es werden Schritte unternommen, um diese Empfehlungen unverzüglich zu operationalisieren.
Meine lieben Landsleute,
Ich kann nicht weitermachen, ohne die soziale Front zu erwähnen. Gewerkschaftliche Forderungen sind ein Recht in einer Demokratie, das niemand bestreiten kann.
Angesichts der aktuellen wirtschaftlichen Situation, der objektiven Umstände, in denen sich unser Land befindet, appelliere ich jedoch an den patriotischen Geist der Gewerkschaften und ihr Verantwortungsbewusstsein, das meines Wissens hoch ist.
Die Kosten für die gestellten Forderungen machen jedoch mehr als die Hälfte des Staatshaushaltes aus und würden sich laut unseren technischen Diensten auf 1488 Milliarden Francs belaufen.
Genau da liegt das Problem!
Ich möchte Sie daran erinnern, dass der Übergang unter der Annahme der Kontinuität des Staates weder die Fehler der Vergangenheit wiederholen noch Maßnahmen ergreifen kann, die eine Hypothek für die Zukunft darstellen.
Also, lasst uns wieder zusammenkommen und miteinander auskommen. Das ist ein sehnlicher Wunsch von mir.
Für Ende 2019 wurde die Idee einer Sozialkonferenz zur besseren Harmonisierung und Rationalisierung der Arbeitnehmerstatuten ins Spiel gebracht.
Ich bin nach wie vor von der Relevanz eines solchen Forums überzeugt. Denn jeder von uns kann und muss Mali nach vorne bringen.
Denn es geht darum, dieses Land, das nicht in Bestform ist, aufzurichten.
Gemeinsam müssen wir uns die Hände reichen, um dieses Land, das einst der Stolz der Welt war, wieder aufzubauen. (…)
Aber es ist eine Nation des Respekts und der Größe, der wir verpflichtet sind, ihre Ehrbarkeit und Größe wiederherzustellen.
Wir können. Das müssen wir. Das müssen wir tun, jeder Einzelne von uns, wir alle zusammen.

Abschließend möchte ich all jenen von uns, die gesundheitliche Probleme haben, eine baldige Genesung wünschen.
Ich möchte auch an die Menschen denken, die uns nahestehen und die in Prekarität und Entbehrung leben.
Schließlich verneige ich mich vor dem Gedenken an unsere kürzlich verstorbenen Staatsmänner: die Präsidenten Moussa Traoré und Amadou Toumani Touré sowie den ehemaligen Oppositionsführer und ehemaligen Minister Soumaïla Cissé. Ich kann Präsident Pierre Buyoya nicht vergessen, diesen Afrikaner aus Burundi, der, das ist unser Stolz und unsere Ehre, jetzt auf malischem Boden ruht.
Es lebe Mali in einer Welt des Friedens!
Tragen wir die Maske, halten wir Abstand, waschen wir unsere Hände so oft wie möglich!
Frohes neues Jahr!
© 2020 maliactu.net

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