KRITISCHE LAGE IN GAO, BESONDERS FÜR JUGENDLICHE UND FRAUEN – La jeunesse frustrée, les femmes en détresse (reportage depuis Gao)

1. Kritische humanitäre Situation in Gao
Die Stadt nimmt weiterhin Binnenvertriebene aus der Region auf. Sie sind auf der Flucht vor Angriffen dschihadistischer Gruppen. Reportage mit den Vertriebenen
Deutsche Welle – 02.12.2020
In Mali gibt es jetzt fast 311.000 Binnenflüchtlinge. Die Situation in der Umgebung verschlechtert sich aufgrund von Kämpfen zwischen dschihadistischen Gruppen mit konkurrierenden Gebietsansprüchen.
2. Frustriert äußert sich die Jugend von Gao
Im Norden von Mali steht die Jugend mit dem Rücken zur Wand. Zwischen Gefühlen der Verlassenheit vom Staat und Desillusionierung angesichts eines entgleisenden Übergangs reden die jungen Leute.
Deutsche Welle – 03.12.2020
Während sich die Lage in Gao in den letzten Jahren beruhigt hat, ist die Bevölkerung besorgt über die zunehmende Unsicherheit.
3. Vergewaltigungen und körperliche Gewalt in Gao in Serie
Während sich die Krise in Mali auf neue Gebiete ausbreitet, zahlen die Frauen einen hohen Preis. Eine Krankenschwester in Gao spricht über die Gewalt, der Frauen ausgesetzt sind.
Deutsche Welle – 04.12.2020

DEUTSCH WEITER (IN VON MIR ETWAS VERBESSERTER DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Situation humanitaire critique à Gao
La ville continue d’accueillir des déplacés internes de la région. Ils fuient les attaques des groupes djihadistes. Reportage auprès de ces déplacés.
Deutsche Welle – 02.12.2020
Par Paul Lorgerie

Les déplacés dans la région de Gao n’ont ni eau ni électricité (photo d’illustration)

Foto (c) Reuters: Les déplacés dans la région de Gao n’ont ni eau ni électricité – Den Binnenvertriebenen in der Region Gao mangelt es an Wasser und Strom

Le Mali compte aujourd’hui près de 311.000 déplacés internes, un chiffre proche du pic de 2013 au plus fort de la crise. La situation dans les alentours ne fait que se dégrader en raison des combats entre les groupes djihadistes qui se disputent le territoire.En effet, selon la direction nationale du développement social malien, 84.500 personnes avaient fui leur maison dans la région de Gao en octobre, contre 66.000 en juillet. Sur place, de nouvelles familles sont donc arrivées en nombre dans la périphérie de la ville. Si un début d’assistance leur a été délivré, elles sont pour autant livrées à elles-mêmes, dépossédées de tous leurs biens et surtout de leur foyer.
– Forcés de quitter leur domicile –
Un seau d’eau trouble presque vide à la main, Seydou nous mène vers sa masure. Lui et sa famille se sont installés en périphérie de Gao il y a peu.
„Je suis là depuis le mois de mai. Nous avons été forcés de quitter Tessit. Nous avons reçu des menaces de représailles de la part de groupes armés qui nous ont sommé de déguerpir des lieux dans un bref délai“, raconte le jeune homme.
Autour de sa case, les mêmes habitations de fortune, éparpillées anarchiquement sur des terrains dépourvus d’eau, d’électricité, de tout.
„Ce qui me fait le plus mal c’est qu’on n’a pas de lieu où rester. Et la ville de Gao est éloignée, près de dix kilomètres. Donc je ne peux pas étudier à Gao puis revenir sur le site. Si j’avais un endroit où rester, ça me permettrait de poursuivre mes études“, regrette Seydou.
Nous sommes à quelques kilomètres du centre-ville de Gao, au nord du Mali. Ici vivent 218 ménages, soit plus de 1.000 personnes, venus de Tessit, une localité située dans la zone des trois frontières.
Le jour de notre visite, beaucoup d’hommes et femmes sont partis au marché le plus proche, afin de trouver un travail éphémère pour subvenir aux besoins de la communauté.
Beaucoup d’entre eux sont des retournés, c’est-à-dire des personnes autrefois réfugiées au Burkina Faso. Mais en raison de l’insécurité, ils ont préféré revenir chez eux en mars, avant d’être à nouveau chassés par les groupes djihadistes qui évoluent dans la zone.
– Persécutés par tous –
Tapis dans l’ombre d’une cahute, Alassane, le chef du site, relate sa vision de ces déplacements successifs : „Du fait de notre ethnie, nous sommes persécutés car les gens pensent que l’on est toujours affilié à ces groupes qui évoluent dans ces localités. Sinon, je n’en connais aucun, je ne les côtoie pas. Mais nous sommes persécutés par tout le monde et nous n’avons jamais été tranquilles au Mali.“
Depuis quelques mois, les deux principaux groupes djihadistes du pays, l’Etat islamique au grand Sahara et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, se livrent une guerre sans merci au détriment des populations environnantes. Des combats qui ne font qu’empirer la situation humanitaire déjà critique dans la région.
Ce qui, selon Claude Mululu, chef du sous-bureau de la coordination humanitaire des Nations unies à Gao, n’augure rien de bon.
„Vous n’êtes pas sans ignorer que le nord du Mali est confronté à des problèmes de sécurité qui, au-delà des déplacements de populations, perturbent un certain nombre de services, perturbent les moyens de subsistance des populations qui viennent aggraver ces indicateurs qui n’étaient pas bons au départ“, explique Claude Mululu.
Des consultations et une assistance d’urgence ont été délivrées aux déplacés de Tessit au lendemain de la visite. Un premier pas dans l’aide, certes, qui ne résout pour autant pas leur principal problème : celui de trouver un endroit où ils pourront s’installer.
© 2020 dw.com

2. Frustrée, la jeunesse de Gao s’exprime
Dans le nord du Mali, la jeunesse est face au mur. Entre sentiment d’abandon de l’État et désillusion face à une transition qui patine, les jeunes parlent.
Deutsche Welle – 03.12.2020
Par Paul Lorgerie
Alors que la situation à Gao s’était apaisée ces dernières années, la population observe avec inquiétude une recrudescence de l’insécurité. Les jeunes sont „meurtris„.
„Nous pensons que nous sommes délaissés, nous pensons que nos populations sont livrées à elles-mêmes“, raconte Sidi Cissé. Le président du Conseil communal de la jeunesse de Gao en a le cœur net : depuis le début de la crise à Gao, la situation politique et sociale dans cette ville majeure du nord du pays ne s’est pas arrangée malgré la présence des forces armées internationales.
– Participation citoyenne –
Certes, l’intérieur de la ville connaît une certaine stabilité, les routes sont goudronnées et les feux rouges ornent les artères principales. Mais ce qu’il regrette, c’est que les services sociaux de base comme l’accès à l’eau, à l’électricité ou à la santé ne soient pas encore la norme.
Pour pallier ces lacunes de l’État, la jeunesse a décidé de se retrousser les manches. Alassane Guiteye, membre du conseil communal de la jeunesse explique que „des journées citoyennes sont organisées pendant lesquelles on fait des tournées pour curer les canaux dans la commune urbaine de Gao, la ville nous donne du matériel pour cela. Il y a aussi beaucoup de quartiers périphériques qui ont des pénuries d’eau. Nous distribuons alors de l’eau à ces populations, surtout pendant le mois de carême.“

Le manque d'emploi fait des jeunes des proies faciles au terrorisme

Foto (c) dw.com: Le manque d’emploi fait des jeunes des proies faciles au terrorisme – Die Arbeitslosigkeit macht aus den jungen Menschen eine leichte Beute für den Terrorismus

Ces jeunes en profitent pour conduire des activités de sensibilisation. Mais ces efforts n’empêchent pas une recrudescence des actes de banditisme dans la ville.
Depuis quelques mois, la mode de l’enlèvement de personnes fortunées a fait son apparition.
Si bien qu’Alassane, comme Sidi, en sont à regretter les heures les plus sombres de Gao : l’occupation par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest, Mujao.
„Nous avons enregistré plus d’enlèvements, plus de tueries, plus d’assassinats, plus de pertes de biens aujourd’hui que pendant l’occupation. Ça c’est une triste réalité. Lorsque nous vivions avec les ennemis du monde, les populations étaient en sécurité“, affirme Sidi Cissé.
“ Mais à l’arrivée de l’Etat, que nous croyions être notre père, notre sauveur, une porte de sortie… et bien, ils ont fermé toutes les portes. Depuis leur arrivée, tout est devenu désordonné“, ajoute pour sa part Alassane Guiteye.
– La jeunesse, proie facile pour les terroristes –
Avec un tissu social éclaté où les communautés se déchirent ponctuellement, un chômage endémique, le risque terroriste est bien là, à quelques kilomètres seulement. Et la jeunesse en est la première cible comme le développe Sidi Cissé. „Quelqu’un qui a faim, quelqu’un qui n’a pas d’emploi, ne peut pas éternellement mener une telle vie. Alors les jeunes sont des proies faciles, je l’assume, à l’enrôlement dans les groupes armés.“
Alors la transition changera-t-elle quelque chose pour Gao ? Alassane Guiteye ne parierait pas là-dessus.
„Malheureusement, ce que l’on voit dans cette transition, ce sont les questions de pouvoir : comment mettre le CNT en place, comment mettre le président en place, comment mettre le vice-président en place. En un mot : du partage de gâteau.“
La jeunesse doute de la possibilité pour le gouvernement actuel d’organiser des élections dans un délai de 18 mois.
Alors que Bamako est empêtré dans la formation du Conseil national de la transition en vue de légiférer, Sidi, comme Alassane, pense que les militaires devraient se concentrer sur la sécurisation des régions, afin que chaque Malien puisse voter, sans en avoir la peur au ventre.
© 2020 dw.com

3. Viols et violences physiques en série à Gao
Alors que la crise malienne s’étend à de nouvelles zones, les femmes payent le prix fort. Rencontre à Gao d’une infirmière qui raconte les violences subies par les femmes.
Deutsche Welle – 04.12.2020
Par Paul Lorgerie
Alors que les 16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences faites aux femmes sont toujours en cours dans le monde, ces violences faites aux femmes sont en constante augmentation dans l’ensemble du Mali.
„Je me rappelle d’une petite fille, âgée d’environ onze ans“, raconte dans la matinale de la DW une infirmière à Gao. „Son état m’a bouleversée, au point de ne plus pouvoir dormir. Quand j’y pense, j’ai mal, car elle avait été violée. Et à chaque fois que l’on essaye de la toucher, elle se souvient du monsieur qui l’a envoyé“, confie cette femme qui souhaite rester anonyme.
Cette histoire, qui remonte à il y a six mois, l’infirmière s’en souviendra probablement toute sa vie. Elle qui exerce dans la région de Gao ne sera pour autant pas au bout de ses peines.
Elle le dit elle-même : dans la zone, de plus en plus de femmes se confient. Les cas apparaissent à chaque coin de case. Des violences physiques et psychologiques, le viol, ou encore la maltraitance. „Pendant la crise, disons entre 2012 et 2013, nous, les femmes avons été vraiment vulnérables. Beaucoup ont été battues. Moi aussi, à deux reprises, sur les mains, mais ça va encore… „
Au Mali, l’insécurité grandissante conjuguée au chômage et plus récemment à la crise de la Covid-19, n’ont fait que porter un coup supplémentaire aux Maliennes.
„Chaque violence imbrique une autre violence. Vous pouvez être violée, maltraitée psychologiquement, on vous refuse l’opportunité ou les ressources même pour manger. Donc vous pouvez arriver à les subir toutes les violences au même moment“, explique Fabiola Ngeruka, en charge des questions de violences basées sur le genre au Fonds des Nations unies pour la population.
– Les jeunes filles sont plus à risque –
Selon elle, 5.205 femmes ont demandé une assistance psychologique ou médicale en raison de violences commises à leur encontre. Elles étaient un peu plus de 3000 en 2019, et 2163 en 2016.
Fabiola Ngeruka ajoute que„la plupart des gens touchés, ce sont des jeunes filles entre douze et dix-sept ans. Ce qui nous inquiète. Ce sont des enfants qui sont touchés, on a même intégré un pédiatre à notre équipe.“
Une augmentation due au contexte, mais également rendue possible grâce à une sensibilisation proactive auprès des communautés.
Pas de donnée à l’échelle locale en revanche, l’affaire est trop sensible. Ce qui est sûr, c’est que si les groupes armés ont leur part de responsabilité, les hommes du foyer aussi.
Et les femmes ne sont les seules victimes. Parmi les cas recensés, près de 1% sont des garçons, des petits garçons. Une donnée souvent tue, qui ne représente que la partie émergée de l’iceberg.
© 2020 dw.com

1. Kritische humanitäre Situation in Gao
Die Stadt nimmt weiterhin Binnenvertriebene aus der Region auf. Sie sind auf der Flucht vor Angriffen dschihadistischer Gruppen. Reportage mit den Vertriebenen
Deutsche Welle – 02.12.2020
Von Paul Lorgerie
In Mali gibt es jetzt fast 311.000 Binnenflüchtlinge, eine Zahl, die nahe dem Höchststand von 2013 liegt. Die Situation in der Umgebung verschlechtert sich aufgrund von Kämpfen zwischen dschihadistischen Gruppen mit konkurrierenden Gebietsansprüchen. Laut Malis Nationaler Direktion für soziale Entwicklung waren im Oktober 84.500 Menschen aus ihren Dörfern in der Region Gao geflohen, im Vergleich zu 66.000 im Juli. So haben sich am Rande der Stadt neue Familien in großer Zahl angesiedelt. Obwohl sie eine gewisse Unterstützung erhalten haben, sind sie sich selbst überlassen, ihres gesamten Besitzes und vor allem ihrer Häuser beraubt.
– Gezwungen, ihr Zuhause zu verlassen –
Mit einem fast leeren Eimer mit trübem Wasser in der Hand führt uns Seydou zu seiner Hütte. Er und seine Familie sind vor nicht allzu langer Zeit in die Außenbezirke von Gao gezogen.
„Ich bin seit Mai hier. Wir waren gezwungen, Tessit zu verlassen. Wir haben Drohungen und Repressalien von bewaffneten Gruppen erhalten, die uns aufgefordert haben, das Gebiet in kurzer Zeit zu verlassen“, sagt der junge Mann.
Um seine Hütte herum die gleichen behelfsmäßigen Behausungen, anarchisch verstreut auf dem Gelände ohne Wasser, Strom oder sonst etwas.
„Was mich am meisten schmerzt, ist, dass wir keinen Platz zum Bleiben haben. Und die Stadt Gao ist weit weg, fast zehn Kilometer. Ich kann also nicht zur Schule in Gao gehen und dann zurück hierher. Wenn ich eine Bleibe hätte, könnte ich mein Studium fortsetzen“, bedauert Seydou.
Wir sind wenige Kilometer vom Zentrum von Gao im Norden von Mali entfernt. Hier leben 218 Haushalte, also mehr als 1.000 Menschen, aus Tessit, einer Stadt im Dreiländereck (Mali, Algerien, Niger).
Am Tag unseres Besuchs waren viele Männer und Frauen auf den nächstgelegenen Markt gegangen, um vorübergehend Arbeit zu finden, um die Community zu unterstützen.Viele von ihnen sind Rückkehrer, d.h. Menschen, die früher einmal als Flüchtlinge in Burkina Faso waren. Aber wegen der Unsicherheit zogen sie es vor, im März nach Hause zurückzukehren, bevor sie von den in der Gegend operierenden dschihadistischen Gruppen wieder verjagt wurden.
– Verfolgt von allen –
Im Schatten einer Hütte erzählt Alassane, der Chef des Areals, seine Sicht auf diese fortlaufenden Vertreibungen: <„Wegen unserer ethnischen Zugehörigkeit werden wir verfolgt, weil die Leute denken, dass wir immer zu diesen Gruppen gehören, die in diese Ortschaften eindringen. Aber ich kenne keinen von ihnen, ich verkehre nicht mit ihnen. Aber wir werden von allen verfolgt und wir haben in Mali nie Frieden gehabt.“
Seit einigen Monaten führen die beiden wichtigsten dschihadistischen Gruppen des Landes, der Islamische Staat in der Großen Sahara und die Unterstützungsgruppe für den Islam und die Muslime (JSIM), ein Ableger der al-Qaida im Islamischen Maghreb, einen gnadenlosen Krieg gegeneinander – zum Unglück der umliegenden Bevölkerung. Kämpfe, die die ohnehin kritische humanitäre Situation in der Region nur noch verschlimmern.
Laut Claude Mululu, Leiter des UN-Unterbüros für humanitäre Koordination in Gao, verheißt dies nichts Gutes.
„Wie Sie wissen, ist der Norden Malis mit Sicherheitsproblemen konfrontiert, die zusätzlich zur Vertreibung der Bevölkerung zahlreiche Dienstleistungen unterbrechen, den Lebensunterhalt der Bevölkerung stören und diese Indikatoren, die schon zu Beginn nicht gut waren, verschlechtern“, sagt Mululu.
Am Tag nach dem Besuch wurden den geflüchteten Menschen aus Tessit Notfallberatungen und Hilfe angeboten. Das ist ein erster Schritt der Hilfe, aber er löst nicht ihr Hauptproblem: einen Ort zu finden, an dem sie sich niederlassen können.
© 2020 dw.com

2. Frustriert äußert sich die Jugend von Gao
Im Norden von Mali steht die Jugend mit dem Rücken zur Wand. Zwischen Gefühlen der Verlassenheit vom Staat und Desillusionierung angesichts eines entgleisenden Übergangs reden die jungen Leute.
Deutsche Welle – 03.12.2020
Von Paul Lorgerie
Während sich die Lage in Gao in den letzten Jahren beruhigt hat, ist die Bevölkerung besorgt über die zunehmende Unsicherheit. Die jungen Leute sind „gebeutelt“.
„Wir denken, dass wir im Stich gelassen werden, wir denken, unsere Leute sind sich selbst überlassen“, sagt Sidi Cissé. Der Präsident des kommunalen Jugendrates von Gao weiß das ganz genau: Seit Beginn der Krise in Gao hat sich die politische und soziale Situation in dieser Großstadt im Norden des Landes trotz der Präsenz internationaler Streitkräfte nicht zum Besseren gewendet.
– Bürgerbeteiligung –
Gewiss, das Stadtinnere ist ziemlich stabil, die Straßen sind gepflastert und Ampeln säumen die Hauptverkehrsadern. Was er jedoch bedauert, ist, dass grundlegende soziale Dienstleistungen wie der Zugang zu Wasser, Strom und Gesundheitsversorgung noch nicht die Norm sind.
Um diese Unzulänglichkeiten des Staates auszugleichen, hat die Jugend beschlossen, die Ärmel hochzukrempeln. Alassane Guiteye, Mitglied des kommunalen Jugendrats, erklärt: „Es werden Bürgertage organisiert, bei denen wir auf losgehen, um die Abwasserkanäle in der Stadtgemeinde Gao zu reinigen, die Stadt gibt uns dafür Material. Es gibt auch viele abgelegene Bezirke, die Wasserknappheit haben. Also verteilen wir Wasser an diese Menschen, besonders während des Fastenmonats.“
Diese jungen Leute nutzen die Gelegenheit, um Aufklärungsarbeit zu leisten. Aber diese Bemühungen verhindern nicht das Wiederaufleben von räuberischen Aktivitäten in der Stadt.
In den letzten Monaten ist der Trend aufgekommen, wohlhabende Menschen zu entführen.
So sehr, dass Alassane, wie Sidi, die dunkelsten Stunden von Gao bedauert: die Besetzung durch die Bewegung für Einheit und Dschihad in Westafrika, Mujao.
„Wir haben heute mehr Entführungen, mehr Tötungen, mehr Attentate, mehr Verlust von Eigentum zu verzeichnen als während der Besatzung. Das ist eine traurige Realität. Als wir mit den Feinden der Welt lebten, waren die Menschen sicher“, sagt Sidi Cissé.
Aber als der Staat kam, von dem wir glaubten, er sei unser Vater, unser Retter, ein Ausweg… nun, sie schlossen alle Türen. Seit ihrer Ankunft ist alles durcheinander geraten“, ergänzt Alassane Guiteye.
– Die Jugend, leichte Beute für die Terroristen –
Mit einem zerrütteten sozialen Gefüge, wo die Communities sich gelegentlich zerfleischen, und endemischer Arbeitslosigkeit ist das Terrorrisiko nur wenige Kilometer entfernt. Und die Jugend ist das erste Ziel, wie Sidi Cissé es entwickelt.
“ Jemand, der hungrig ist, jemand, der keine Arbeit hat, kann nicht ewig so leben. Dadurch sind die Jugendlichen, so vermute ich, leichte Beute, um sich bewaffneten Gruppen anzuschließen.“
Wird der Übergang also etwas für Gao ändern? Alassane Guiteye würde nicht darauf wetten.
„Was wir bei diesem Übergang leider sehen, sind Machtfragen: wie man den CNT (den Nationalen Übergangsrat) in Stellung bringt, wie man den Präsidenten, den Vizepräsidenten in Stellung bringt. Mit einem Wort: Aufteilung des Kuchens.“
Die jungen Leute bezweifeln, dass die derzeitige Regierung in der Lage sein wird, innerhalb von 18 Monaten Wahlen abzuhalten.
Während Bamako mit der Bildung des CNT beschäftigt ist, um Gesetze zu erlassen, ist Sidi wie Alassane der Meinung, dass sich das Militär auf die Sicherung der Regionen konzentrieren sollte, damit dann alle Malier ohne Angst im Bauch wählen können.
© 2020 dw.com

3. Vergewaltigungen und körperliche Gewalt in Gao in Serie
Während sich die Krise in Mali auf neue Gebiete ausbreitet, zahlen die Frauen einen hohen Preis. Eine Krankenschwester in Gao spricht über die Gewalt, der Frauen ausgesetzt sind.
Deutsche Welle – 04.12.2020
Von Paul Lorgerie
Während die 16 Aktionstage zur Beendigung der Gewalt gegen Frauen weltweit noch andauern, nimmt die Gewalt gegen Frauen in ganz Mali stetig zu.
„Ich erinnere mich an ein kleines Mädchen, etwa elf Jahre alt“, erzählt eine Krankenschwester in Gao in der Morgensendung der DW. „Ihr Zustand hat mich so aufgewühlt, dass ich nicht mehr schlafen konnte. Wenn ich daran denke, tut es mir weh, weil sie vergewaltigt wurde. Und jedes Mal, wenn jemand versucht, sie zu berühren, erinnert sie sich an den Mann, der ihr das angetan hat“, sagt diese Frau, die anonym bleiben möchte.
An diese Geschichte, die ein halbes Jahr zurückliegt, wird sich die Krankenschwester, die in der Region Gao arbeitet, wohl ihr ganzes Leben lang erinnern.
Sie, wird jedoch nicht am Ende ihrer Mühen sein.
Sie sagt es selbst: In der Gegend vertrauen sich immer mehr Frauen an. Fälle tauchen an jeder Ecke auf. Physische und psychische Gewalt, Vergewaltigung oder Misshandlung. „Während der Krise, sagen wir mal zwischen 2012 und 2013, waren wir Frauen wirklich gefährdet. Viele wurden verprügelt. Ich auch, zweimal, auf meine Hände, aber das geht noch …“
In Mali haben die wachsende Unsicherheit in Verbindung mit der Arbeitslosigkeit und in jüngster Zeit die Covid-19-Krise den malischen Frauen nur einen weiteren Schlag versetzt.
„Jede Gewalt greift in eine andere Gewalt über. Sie können vergewaltigt, psychisch malträtiert werden, Ihnen wird sogar die Möglichkeit oder die Mittel verweigert, zu essen. So können Sie alle Arten von Gewalt gleichzeitig erleben“, sagt Fabiola Ngeruka, Referentin für geschlechtsspezifische Gewalt beim Bevölkerungsfonds der Vereinten Nationen.
– Junge Mädchen sind stärker gefährdet –
Nach ihren Angaben haben 5.205 Frauen psychologische oder medizinische Hilfe gesucht, weil sie Opfer von Gewalt wurden. Im Jahr 2019 waren es knapp über 3.000.
Fabiola Ngeruka fügt hinzu, dass „die meisten der Betroffenen junge Mädchen zwischen zwölf und siebzehn Jahren sind. Das beunruhigt uns. Das sind Kinder, die betroffen sind. Wir haben inzwischen einen Kinderarzt in unser Team aufgenommen.“
Ein Anstieg, der auch durch proaktive Öffentlichkeitsarbeit in den Communities ermöglicht wurde.
Keine Daten aus dem direkten Umfeld, dafür ist der Fall zu sensibel. Sicher ist, dass die bewaffneten Gruppen zwar ihren Teil der Verantwortung tragen, aber auch die Männer im Haushalt.
Und Frauen sind nicht die einzigen Opfer. Von den erfassten Fällen sind fast 1 % Jungen, kleine Jungen. Eine oft verschwiegene Erkenntnis, die nur die Spitze des Eisbergs darstellt.
© 2020 dw.com

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