COVID-19 SETZT DEN FRAUEN UND MÄDCHEN BESONDERS ZU – L’impact de la pandémie sur la vie des femmes et des filles, y inclus les VBG

1. Frauen auf dem Land, die großen „Vergessenen“ im Kampf gegen Covid-19
Benbere – 12.10.2020
In ländlichen Gebieten sind Frauen hauptsächlich in der Landwirtschaft und im Handel tätig. Für viele sind sie die großen „Vergessenen“ im Kampf gegen Covid-19.
2. Covid-19 stellt die schulische Ausbildung von Mädchen auf eine harte Probe
Benbere – 06.10.2020
Mädchen waren schon immer am weitesten vom Unterricht entfernt, ob in ländlichen oder städtischen Gebieten. Die Covid-19-Gesundheitskrise hat ihre Schulausbildung stark beeinträchtigt.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN UND DEM GELBEN KASTEN

1. Femmes rurales, les grandes « oubliées » de la lutte contre la Covid-19
Benbere – 12.10.2020
Par Fatim TOURE
En milieu rural, les femmes sont actives principalement dans le domaine agricole et du commerce. Pour beaucoup, elles sont les grandes « oubliées » de la lutte contre la Covid-19.
Au Mali, de nombreuses mesures ont été prises par le gouvernement malien afin de ralentir la propagation du coronavirus. Malgré les efforts consentis, dans les noyaux dans certaines régions du pays des femmes disent être les grandes « oubliées » et les moins protégées face à la pandémie.Actives dans le maraichage et le commerce, elles ne savent ni lire, ni écrire pour la plupart. A cause des conséquences économiques de la pandémie, elles n’ont pas accès aux mêmes services et opportunités que celles vivant en ville, ce qui les rend encore plus vulnérables.
– Difficile écoulement des produits –
Selon Badji Abocar, vendeuse d’articles divers originaire d’un village de Diré, dans la région de Tombouctou, les femmes dans son village ne peuvent se payer le luxe de s’offrir le kit de protection contre la Covid-19 : « Le prix des gels hydroalcooliques n’est pas à la portée de nos bourses. Nous ne pouvons pas nous permettre de les acheter pour une utilisation quotidienne. Le gouvernement devrait revoir cela ». La crise sanitaire a davantage précarisé les populations vivant majoritairement de l’informel. Ainsi, de nombreuses familles ne peuvent s’offrir les trois repas quotidiens.
Les clients se font rares ou n’achètent plus autant de denrées qu’en temps normal. Cette situation affecte les activités des femmes rurales qui évoluent dans le secteur agricole. Les restrictions de mobilité et l’interdiction des regroupements ont considérablement réduit les opportunités économiques pour certaines, qui profitaient des foires et des jours de marché pour écouler leurs produits.
« De nombreuses femmes comme moi ont été oubliées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Les conséquences de cette pandémie ont eu des effets néfastes sur la production et la commercialisation de nos produits », se plaint Fatalmoudou Djitteye, maraichère à Goundam.
– Mesures spéciales –
Les femmes en milieu rural constituent majoritairement les principales actrices dans la production, la transformation et la commercialisation des denrées alimentaires au Mali. Les autorités doivent prendre des mesures spéciales afin de les inclure dans le plan de riposte contre la Covid-19. Pour que leurs besoins soient pris en compte, ces femmes doivent participer à l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de lutte contre la pandémie.
Pour leur permettre de faire face à la crise liée au coronavirus, les autorités doivent également adopter des mesures sociales d’accompagnement spécifiquement en faveur des femmes. Enfin, il faut aussi des campagnes de sensibilisation, la réduction du prix des masques, des gels hydroalcooliques. L’État peut mettre gratuitement à leur disposition des dispositifs de lavage de mains au savon.
© 2020 benbere.org

2. La scolarisation des filles mise à rude épreuve par la Covid-19
Benbere – 06.10.2020
Par Dedeou GASSAMBA
Les filles ont toujours été les plus éloignées des classes, qu’elles soient en milieu rural ou urbain. La crise sanitaire liée à la Covid-19 a grandement impacté leur scolarisation.
Au plus fort de la pandémie de Covid-19, l’Unesco alertait déjà sur la déscolarisation des filles. « Tandis que la Covid-19 entraîne la fermeture des écoles dans 185 pays, les conséquences d’une augmentation des taux d’abandon concerneront de manière disproportionnée les adolescentes, renforceront les disparités de genre dans le domaine de l’éducation et se traduiront par un nombre accru de cas d’exploitation sexuelle, de grossesses et de mariages précoces et forcés », avait prévenu Stefania Giannini, sous-directrice générale de l’Unesco pour l’éducation.
Sur la population totale des élèves inscrits dans le système éducatif au niveau mondial, l’Unesco estime que plus de 89 % sont actuellement déscolarisés du fait des fermetures d’écoles liées à la Covid-19. L’essentiel des élèves déscolarisés sont des filles.
– Double crise –
Depuis la crise sécuritaire de 2012, 1100 écoles sont fermées dans les régions du centre et du nord du Mali. Certaines, dans d’autres régions, sont aussi désertées. Les enseignants abandonnent leur travail en raison de l’insécurité dans ces zones, privant ainsi plus de 350.000 enfants d’éducation, majoritairement des filles. Cette situation a pris un tournant inquiétant en raison de la Covid-19, qui a engendré la fermeture des écoles.
Au Mali comme ailleurs en Afrique, les garçons ont toujours été plus présents dans les écoles que les filles. Elles sont même parfois tenues éloignées des classes. Elles apprennent avant tout la cuisine avec leurs mères, s’occupent des travaux domestiques puis sont mariées très tôt. Par la suite, elles sont déscolarisées. Selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le taux de prévalence du mariage précoce au Mali est situé autour de 55 %. 52% des filles y sont mariées avant l’âge de 18 ans. Cette dure réalité est encore d’actualité dans certaines de nos localités.

A LIRE aussi :
#EllesFontFace : la formation du personnel sanitaire féminin mise à mal par la Covid-19
Par Aïssata BA le 30 juin 2020

– Aides ménagères –
Dans les villages, la plupart des organisations non gouvernementales qui appuyaient l’État là où il est moins présent ont aussi plié bagages en raison de la pandémie. Les activités en faveur de l’éducation des filles peinent à s’effectuer car les bailleurs, essentiellement occidentaux, ont mis la clé sous la porte pour des raisons sanitaires et sécuritaires.
Les rares filles qui vont à l’école dans le milieu rural sont contraintes d’aller chercher une place d’aide-ménagère en ville ou de se marier avec une personne capable de subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille.
C’est le cas de Mariam Diarra, 15 ans, originaire de Kiban, dans le cercle Banamba. « Cette année, j’ai décidé d’abandonner l’école. L’école ne marche pas bien dans mon village. Alors, j’ai décidé de me rendre à Bamako. Maintenant, je suis femme de ménage. Ça me rapporte un peu et me permets de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Mes frères sont partis à l’étranger. Je suis chanceuse, car la plupart de mes amies ont été données en mariage. Leurs parents craignaient qu’elles ne soient dépaysées par la capitale », raconte l’adolescente.
– Sensibilisation –
La Covid-19 est venue aggraver une situation qui était déjà alarmante (VOIR la boîte jaune en bas). Le travail acharné des organisations humanitaires est mis à mal par l’insécurité que vit le pays et la pandémie qui a entrainé une rupture de nombreux services essentiels à la protection et à la promotion des droits des enfants.
Il urge, pour le bien-être de la fille, de trouver une alternative pour rattraper ce retard et remettre le taux de scolarisation des filles à un niveau acceptable. Il faut également une campagne de sensibilisation des parents sur le mariage précoce, les complications liées à l’accouchement et la déscolarisation.
© 2020 benbere.org

Rapport de l’ONG Justice and Dignity for the Women of Sahel (JDWS) / Justice et Dignité pour les Femmes du Sahel (JDFS)
=> Analyse rapide de l’impact de la pandémie liée au COVID-19 sur les violences faites aux femmes et aux Filles au Sahel (Juillet 2020) (pdf)
VOIR le résumé => Sahel : flambée de cas de VBG sous la Covid-19, selon une ONG
Par Aly BOCOUM, le 29 juillet 2020 sur benbere.org

1. Frauen auf dem Land, die großen „Vergessenen“ im Kampf gegen Covid-19
Benbere – 12.10.2020
Von Fatim TOURE
In ländlichen Gebieten sind Frauen hauptsächlich in der Landwirtschaft und im Handel tätig. Für viele sind sie die großen „Vergessenen“ im Kampf gegen Covid-19.
Die malische Regierung hat zahlreiche Maßnahmen ergriffen, um die Ausbreitung des Coronavirus zu verlangsamen. Trotz der unternommenen Anstrengungen sagen die Frauen in den Herden des Coronavirus in einigen Teilen des Landes, sie seien die großen „Vergessenen“ und am wenigsten vor der Pandemie geschützt.
Die meisten von ihnen sind im Gemüseanbau und -handel tätig und können meist weder lesen noch schreiben. Aufgrund der wirtschaftlichen Folgen der Pandemie haben sie keinen Zugang zu den gleichen Dienstleistungen und Möglichkeiten wie die in den Städten lebenden Menschen, was sie noch verwundbarer macht.
– Schwierigkeit des Warentransfers –
Laut Badji Abocar, einer Verkäuferin aus einem Dorf in Diré in der Region Timbuktu, die verschiedene Artikel verkauft, können sich die Frauen in ihrem Dorf nicht den Luxus leisten, das Schutz-Set gegen Covid-19 zu kaufen: „Der Preis für hydroalkoholische Gele übersteigt unsere finanziellen Möglichkeiten. Wir können es uns nicht leisten, sie für den täglichen Gebrauch zu kaufen. Die Regierung sollte dies überdenken.“ Die Gesundheitskrise hat die Situation der Menschen, die hauptsächlich im informellen Sektor arbeiten, noch prekärer gemacht. Infolgedessen können sich viele Familien keine drei täglichen Mahlzeiten leisten.
Die Kunden kommen kaum noch oder kaufen nicht mehr so viele Lebensmittel, wie sie normalerweise kaufen würden. Diese Situation wirkt sich auf die agrarischen Tätigkeiten der Frauen auf dem Land aus. Mobilitätsbeschränkungen und das Verbot von Gruppierungen haben die wirtschaftlichen Möglichkeiten einiger Frauen, die an den Markttagen ihre Produkte verkauften, erheblich eingeschränkt.
„Viele Frauen wie ich sind im Kampf gegen Covid-19 vergessen worden. Die Folgen dieser Pandemie haben sich sehr nachteilig auf die Produktion und Vermarktung unserer Produkte ausgewirkt“, klagt Fatalmoudou Djitteye, eine Gärtnerin in Goundam.
– Sonderregelungen –
Frauen in ländlichen Gebieten sind meist die Hauptakteureinnen in der Produktion, Verarbeitung und Vermarktung von Nahrungsmitteln in Mali. Die Behörden müssen besondere Maßnahmen ergreifen, um sie in den Aktionsplan gegen Covid-19 aufzunehmen. Um sicherzustellen, dass ihre Bedürfnisse berücksichtigt werden, müssen sich diese Frauen an der Erarbeitung und Umsetzung von Strategien zur Bekämpfung der Pandemie beteiligen.
Um sie in die Lage zu versetzen, die Coronavirus-Krise zu bewältigen, müssen die Behörden auch soziale Unterstützungsmaßnahmen speziell für Frauen beschließen. Schliesslich sind auch Sensibilisierungskampagnen, Preissenkungen für Masken und hydroalkoholische Gels notwendig. Der Staat kann ihnen kostenlos Handwaschgeräte mit Seife zur Verfügung stellen.
© 2020 benbere.org

2. Covid-19 stellt die schulische Ausbildung von Mädchen auf eine harte Probe
Benbere – 06.10.2020
Von Dedeou GASSAMBA
Mädchen waren schon immer am weitesten vom Unterricht entfernt, ob in ländlichen oder städtischen Gebieten. Die Covid-19-Gesundheitskrise hat ihre Schulausbildung stark beeinträchtigt.
Auf dem Höhepunkt der Covid-19-Pandemie warnte die UNESCO bereits vor dem Schulabbruch von Mädchen. „Während Covid-19 in 185 Ländern Schulen schließt, werden die Folgen der erhöhten Abbrecherquoten heranwachsende Mädchen unverhältnismäßig stark treffen, die geschlechtsspezifischen Unterschiede in der Bildung verstärken und zu einer erhöhten Zahl von Fällen sexueller Ausbeutung, Schwangerschaft sowie Früh- und Zwangsheirat führen“, warnte Stefania Giannini, stellvertretende Generaldirektorin für Bildung der UNESCO.
Von der Gesamtpopulation der im Schulwesen weltweit eingeschriebenen Schüler schätzt die Unesco, dass mehr als 89 Prozent aufgrund der Schließung von Schulen im Zusammenhang mit Covid-19 derzeit keine Schule besuchen. Der Großteil der Schüler*innen, die nicht mehr zur Schule gehen, sind Mädchen.
– Doppelte Krise –
Seit der Sicherheitskrise von 2012 wurden in den zentralen und nördlichen Regionen Malis 1100 Schulen geschlossen. Einige in anderen Regionen sind ebenfalls verwaist. Die Lehrer geben ihre Arbeit aufgrund der Unsicherheit in diesen Gebieten auf, und das entzieht mehr als 350.000 Kindern, meist Mädchen, die Schulbildung. Diese Situation hat eine besorgniserregende Wendung genommen, als durch Covid-19 die Schließung von Schulen veranlasst wurde.
In Mali, wie auch anderswo in Afrika, waren Jungen in den Schulen schon immer stärker vertreten als Mädchen. Manchmal werden diese sogar vom Unterricht ferngehalten. Sie lernen zunächst mit ihren Müttern kochen, erledigen die Hausarbeit und heiraten dann sehr früh. Danach brechen sie die Schule ab. Nach einem Bericht des Kinderhilfswerks der Vereinten Nationen (UNICEF) liegt die Prävalenzrate der Frühehen in Mali bei etwa 55%. 52% der Mädchen werden vor dem 18. Lebensjahr verheiratet. Diese harte Realität ist in einigen unserer Ortschaften immer noch anzutreffen.
– Hausmädchen –
In den Dörfern haben die meisten der NGOs, die den Staat unterstützt haben da wo er weniger präsent ist, wegen der Pandemie ebenfalls ihre Sachen gepackt. Die Aktivitäten im Bildungsbereich für Mädchen können nur schwer in Gang gehalten werden, da die Geber, meist aus dem Westen, aus Gesundheits- und Sicherheitsgründen ihre Arbeit eingestellt haben.
Die wenigen Mädchen, die in ländlichen Gebieten zur Schule gehen, sind gezwungen, eine Arbeit als Haushaltshilfe in der Stadt zu suchen oder jemanden zu heiraten, der in der Lage ist, für sie und ihre Familien zu sorgen.
Dies ist der Fall von Mariam Diarra, 15 Jahre alt, aus Kiban im Kreis Banamba. „Dieses Jahr habe ich beschlossen, die Schule abzubrechen. In meinem Dorf läuft die Schule nicht gut. Also beschloss ich, nach Bamako zu gehen. Jetzt bin ich Putzfrau. Es bringt mir etwas Geld und erlaubt mir, mich und meine Familie durchzubringen. Meine Brüder sind ins Ausland gegangen. Ich habe Glück, denn die meisten meiner Freundinnen wurden verheiratet. Ihre Eltern hatten Angst, dass sie in der Hauptstadt auf der Strecke bleiben würden“, sagt die junge Frau.
– Sensibilisierung –
Covid-19 verschärfte eine Situation, die bereits alarmierend war. Die intensive Arbeit der humanitären Organisationen wird durch die Unsicherheit im Land und die Pandemie untergraben, die zur Unterbrechung vieler Maßnahmen geführt hat, die für den Schutz und die Förderung der Rechte der Kinder wichtig sind.
Für das Wohl der Mädchen ist es dringend notwendig, eine Alternative zu finden, um aufzuholen und die Einschulungsrate der Mädchen wieder auf ein akzeptables Niveau zu bringen. Es besteht auch Bedarf an einer Kampagne zur Sensibilisierung der Eltern in Bezug auf frühe Heirat, Geburtskomplikationen und Schulabbruch.
© 2020 benbere.org

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