VIELFÄLTIGE HERAUSFORDERUNGEN FÜR DEN NEUEN PREMIER MALIS; ZUERST MAL DIE AUFHEBUNG DES ECOWAS-EMBARGOS – Défis multiples pour le nouveau premier Moctar Ouane; tout d’abord la levée de l’embargo

1. EINSETZUNG DER ORGANE DES ÜBERGANGS: MOCTAR OUANE ZUM MINISTERPRÄSIDENTEN ERNANNT, ohne die 14 vorgeschlagenen Kandidaten der M5-RFP zu berücksichtigen
L’Indépendant – 28. September 2020
…Diese Ernennung, durch ein von Präsident Bah N’Daw unterzeichnetes Dekret offiziell gemacht, ist das Ergebnis harter Verhandlungen.
2. Übergang in Mali: Die Herausforderungen für Premierminister Moctar Ouane
Le Républicain – 29.09.2020
… Was kann oder sollte der neue Premierminister tun, um die Mission zum Erfolg zu führen oder um Präsident Bah N’Daw bei der Bewältigung der vielfältigen Herausforderungen zu unterstützen, mit denen das Übergangsteam konfrontiert ist?
0. Das von den Nachbarstaaten verhängte Embargo hat die Wirtschaft des Landes belastet
Le Monde – 25. September 2020 um 20.05
Kein einziger Schein mehr. Die Automaten des Geldtransferanbieters sind leer. Man muss die Hintertür drücken, um an fünf Männer zu gelangen, mit Bündeln in der Hand. Dort, hinter sechs Telefonen, die auf seinem Schreibtisch aufgereiht sind, beklagt der Direktor, dass das Embargo … seine Geschäfte „schrecklich beeinträchtigt“ hat.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. MISE EN PLACE DES ORGANES DE LA TRANSITION: MOCTAR OUANE NOMMÉ PREMIER MINISTRE AU DÉTRIMENT DES 14 POTENTIELS CANDIDATS DU M5-RFP
L’Indépendant – 28 septembre 2020
Par Moussa Sayon CAMARA
L’ancien ministre des Affaires Etrangères Moctar Ouane a été nommé, hier dimanche, Premier ministre de la Transition. Sa nomination, qui intervient deux jours après l’investiture du président de la transition, s’est faite au détriment de 14 candidats du M5-RFP dont certains se disent » surpris « .

Foto (c) dakarforum.org: Moctar Ouane, intervenant au 5e Forum International de Dakar sur la Paix et Sécurité, en mars 2018. – Während des 5.Forum International de Dakar über Frieden und Sicherheit, Referent : Moctar Ouane, im März 2018 (das aktuellste zu findende Foto)

Cette nomination, officialisée hier par la publication d’un décret signé du président Bah N’Daw, fait suite à une rude tractation. Elle a été entérinée, selon une source confidentielle, dans la nuit du samedi 26 septembre, à la suite d’un entretien nocturne entre Moctar Ouane et des responsables du CNSP puis avec le président de Transition.
Le nouveau Premier ministre, qui a été ministre des Affaires Etrangères sous ATT, a été désigné, selon une autre source, après le refus d’Abdoulaye Idrissa Maïga, ancien Premier ministre d’IBK. Plusieurs autres noms étaient sur la liste, notamment les 14 candidats du M5-RFP. Ce mouvement, qui a décidé de ne pas fournir trois candidats, comme demandé par le CNSP, par peur de créer la polémique en son sein, avait donné le libre choix à tous ses membres, désireux d’être Premier ministre, de déposer leurs dossiers. Lesquels au nombre de 14 ont été remis… au CNSP, à Kati.
Les plus connus parmi ces candidats sont Me Mountaga Tall (CNID-FYT), Cheick Oumar Sissoko (EMK), Me Demba Traoré (URD), Modibo Koné (ex-PDG de la CMDT), Modibo Kadjoké (APMMaliko) et Issa Kaou N’Djim (CMAS), même si ce dernier s’est retiré plus tard. De grandes figures de la contestation comme Mme Sy Kadiatou Sow, l’ex-Premier ministre Modibo Sidibé, Pr. Clément Dembélé, Moussa Sinko Coulibaly, Pr. Ikassa Maïga et, surtout, Choguel Kokalla Maïga, ne se sont pas portés candidats.
Ce dernier, qui est président du Comité stratégique du M5, a refusé de se porter candidat pour la Primature parce qu’il trouve anormal de donner ses dossiers au CNSP, qui est normalement dissout après l’investiture du président de la transition. Au-delà de sa propre personne, l’ancien porte-parole du gouvernement était contre l’idée d’envoyer des dossiers de candidature à la junte.
La nomination de Moctar Ouane, technocrate et diplomate, qui n’est ni du M5-RFP ni de l’ancienne majorité présidentielle, fait réagir. Le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, qui a été désigné par EMK comme candidat au poste de Premier ministre, a exprimé, hier, à L’Indépendant » son étonnement et sa surprise « . Selon lui, » les engagements n’ont pas été honorés vis-à-vis du M5, qui devait avoir l’un de ses membres à la Primature « . Il précise que le comité stratégique se réunira pour examiner la situation même si, révèle-t-il » Moctar Ouane est un candidat de l’imam Mahmoud Dicko « . Une assemblée générale de »EMK » est annoncé pour ce lundi, en vue de se pencher sur la question.
Le nouveau Chef du gouvernement, âgé de 64 ans, a été Ambassadeur et Représentant permanent de la Mission permanente du Mali auprès des Nations Unies à New York. Il a été aussi Conseiller diplomatique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Il était jusqu’à sa nomination Délégué général à la Paix et à la Sécurité auprès de la même organisation. Son gouvernement est attendu d’ici demain mardi 29 septembre, selon le Conseil Supérieur de la Diaspora (CSDM), dont le président a siégé au sein du collège censé désigner le président et le vice-président de la transition.
© 2020 L’Indépendant

2. Transition au Mali : Les défis qui attendent le Premier ministre Moctar Ouane
Le Républicain – 29.09.2020
Par Hadama B. Fofana
Après prestation de serment du président et du vice-président de la transition , le 25 septembre 2020, le Premier Ministre a été nommé, le dimanche 27 septembre 2020, par le président Bah N’Daw. Il s’agit de l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Amadou Toumani Touré de 2004 à 2009. Que peut ou doit faire le nouveau Premier Ministre pour réussir la mission ou pour aider le président Bah N’Daw à relever les défis multiples qui attendent l’équipe de la transition ?

Ancien ambassadeur du Mali auprès des Nations Unies, ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale sous ATT, ce technocrate a donc du pain sur la planche. Avec son carnet d’adresse diplomatique sur le plan international, africain et sous régional, Moctar Ouane doit s’atteler, de prime à bord, à peser de tout son poids à la balance pour que soient levées les sanctions de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) qui pèsent sur le Mali depuis le 18 août dernier, jour de renversement du pouvoir de Ibrahim Boubacar Kéita par les militaires. Une levée des sanctions, il faut le rappeler, qui est conditionnée par la CEDEAO à l’abrogation de l’acte fondamental de la Junte; l’insertion de la disposition selon laquelle le vice-président ne peut remplacer le président en cas de vacances ou d’empêchement; la publication de la charte de la transition au Journal officiel; la dissolution du CNSP (Conseil national pour le salut du peuple). Les points respectés à la lettre par le CNSP sont la nomination d’un Président et d’un Premier ministre civil.
Les engagements forts pris par le président de la transition, Bah N’Daw devant le peuple malien, qui s’est dit prêt au sacrifice suprême pour que le Mali redevienne le Mali à travers : l’organisation d’élections propres et indiscutables, une réflexion profonde sur les tares de nos processus électoraux pour nous doter des bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs, que les moyens partent à l’armée seulement pour la défense et la sécurité du pays ; la remise, dans les jours à venir, des dossiers d’enquêtes réalisées par nos structures de vérifications pour lutter contre la corruption, demande la détermination, l’engagement d’un Premier ministre plus déterminé, engagé que Bah N’Daw. Il s’agira pour lui d’être pointu, intraitable sur certains dossiers pour conduire la politique du président de la transition. Mais certains Maliens estiment déjà que Moctar Ouane est trop docile, souple, pour conduire le bateau de la transition à bon port. Fera-t-il mentir à ces Maliens pessimistes qui ne reprochent rien à sa brillante carrière diplomatique, mais qui le pensent « inoffensif» pour faire du mal à une mouche. Il devra, de ce fait, accepter de casser les œufs pour faire des omelettes.
Moctar Ouane est né dans le cercle de Bandiagara, dans la région de Mopti. Une contrée qui est plus confrontée à l’insécurité, le terrorisme, que vit notre pays depuis 2012. C’est dans le centre du pays aussi que les ennemis de la partition du Mali ont mis dos à dos les ethnies qui vivent ensemble depuis des siècles. Moctar Ouane doit peser de son poids à venir à la rescousse de ses parents Peuls, Dogons et autres pour que reviennent la paix, la stabilité, le vivre ensemble, le pardon au centre et dans le reste du Mali.
Et pour l’aider à mener les missions qui lui ont été assignées par le président Bah N’Daw, Moctar Ouane doit se faire entourer d’une équipe gouvernementale composée de ministres qui ont le sens de la bonne gestion de l’administration.
© 2020 Lerepublicainmali

0. L’embargo imposé par les Etats voisins a pesé sur l’économie du pays
Le Monde – 25 septembre 2020 à 20h05
Par Paul Lorgerie
Plus un billet. Les guichets de l’opérateur de transferts d’argent sont vides. Il faut pousser la porte du fond pour tomber sur cinq hommes, liasses en main. Là, derrière la rangée de six téléphones alignés sur son bureau, le directeur se lamente : l’embargo imposé au lendemain du renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août a « terriblement affecté » son commerce.
Alors que les transferts de fonds représentent 6,7 % du PIB malien (donnée 2017), le pays est privé depuis un mois d’échanges financiers et commerciaux avec ses voisins de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Si 30 % de ces fonds viennent de la diaspora française, le reste arrive des pays voisins. « Il a donc fallu activer le système D », raconte le directeur. A savoir, le transfert informel d’argent via un réseau transfrontalier basé sur la confiance. L’argent n’est pas envoyé à une agence, mais passe de main en main au sein d’un réseau d’interlocuteurs, capable de rembourser la somme engagée de l’autre côté de la frontière.
La formule dépanne. Mais « l’informel n’aide pas au développement d’un pays », gronde Mamadou Sinsy Coulibaly, président du Conseil national du patronat du Mali. S’il admet que les patrons ont dû faire des « magouilles, les frontières étant poreuses », il constate lui aussi un ralentissement net des transactions entre banques maliennes et étrangères. Ces liens financiers étant rompus, il se dit soulagé que l’association des banques du Mali ait décidé de prêter à taux zéro de l’argent à l’Etat « pour payer les factures et les salaires des fonctionnaires ».
Fin des stocks
Si les liquidités ne viennent pas encore à manquer, « certains distributeurs automatiques ne sont plus approvisionnés », confie un travailleur du secteur bancaire. « Il n’est plus non plus possible de s’endetter sur les marchés sous-régionaux », appuie Mamadou Sinsy Coulibaly. « Et en réalité, ce sont les industriels qui ont le plus été impactés », insiste Ousmane Babalaye Ndao, président du Conseil malien des chargeurs, le syndicat des importateurs et exportateurs du Mali. La plupart des produits manufacturés venant de l’extérieur, « les stocks arrivent à leur fin », estime-t-il, et impossible pour les entrepreneurs de s’approvisionner. « Quinze jours de plus et nous courons à la catastrophe », observe-t-il, évoquant en filigrane le possible chômage technique des sociétés et les licenciements que cela induit.
Si rien ne rentre pour les industriels, rien ne sort non plus pour les agriculteurs. Selon un rapport de l’Observatoire du marché agricole, les exportations de céréales en août ont presque diminué de moitié par rapport à la même période de l’année passée, passant de 1 464 tonnes en 2019 contre 813 tonnes en 2020. Une forte baisse « qui provient essentiellement de l’effet d’annonce de la fermeture des frontières de la Cédéao », note le rapport. Sans compter les cargaisons de bovins et autres bétails en partance vers la Côte d’Ivoire, secteur qui représente un pilier de l’économie malienne.
Les mesures prises par la Cédéao étaient le principal moyen de pression sur les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), qui se sont emparés du pouvoir quelques heures après la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta. Lors de leurs rares prises de parole publiques pendant les négociations avec les pays voisins, les putschistes ont d’ailleurs tenu à rappeler aux Maliens qu’ils travaillaient mordicus à la levée de ces sanctions.
Levée des sanctions
Peu de latitude leur a donc été laissée dans le choix de celui qui assurera la gestion de la présidence : un « civil » et rien d’autre, martelait la Cédéao. Mais la junte a su jouer sur l’ambiguïté des demandes formulées par les Etats d’Afrique de l’Ouest. Le président, désigné lundi 21 septembre, un jour avant l’ultimatum imposé, et intronisé ce vendredi, est un colonel à la retraite du nom de Ba N’Daw. Un profil qui a su rassurer les émissaires ouest-africains, venus en mission entre le 23 et 25 septembre. « Les sanctions seront levées lorsqu’un premier ministre civil sera nommé », avait aussi précisé ce matin Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao.
« Mais le consommateur lambda ne se rendra pas forcément immédiatement compte des effets », analyse Ousmane Babalaye Ndao, du Conseil malien des chargeurs. Car les denrées de premières nécessités telles que le sucre, le riz, les céréales et les hydrocarbures ont été sortis des sanctions.
Qu’à cela ne tienne, lorsqu’on lui parle de l’embargo, Ousmane Traoré lève les yeux vers le plafond scintillant de sa mercerie, près du marché de Badalabougou, à Bamako. « Je suis un patriote, commente-t-il, le regard perdu dans ses rouleaux de tissu. J’aurai fait avec ou sans et, de toute façon, j’avais les stocks nécessaires. » Il dit vrai. Les étagères débordantes de son magasin sont un pied de nez aux sanctions qui ne se sont manifestement pas fait beaucoup sentir sur les étals des quelque 375 marchés de la capitale.
« Aucune plainte à ce sujet n’est remontée de la part des commerçants », assure Adama Traoré, vice-président du comité de gestion du marché de Badalabougou et vendeur d’outillages. Depuis la mise en place des sanctions, l’endroit continue de tourner. Un peu au ralenti, certes, pointe un vendeur de textile, « mais à dire vrai, c’est comme ça depuis le coronavirus », explique-t-il, désolé que les mariages et les baptêmes essentiels à ses affaires soient rares par les temps qui courent.
Pour les négociants, le mois passé sous embargo est d’ailleurs une bagatelle comparée aux quatre mois de fermeture des frontières lors du pic de l’épidémie due au coronavirus sur le continent. Et, selon eux, l’inflation a été exagérée. A la rigueur, si un léger renchérissement de certaines denrées a pu être observé, il n’a rien d’anormal en cette fin de période de soudure, où les récoltes de la saison agricole précédente commencent à s’amoindrir.
© 2020 lemonde.fr

1. EINSETZUNG DER ORGANE DES ÜBERGANGS: MOCTAR OUANE ZUM MINISTERPRÄSIDENTEN ERNANNT, ohne die 14 vorgeschlagenen Kandidaten der M5-RFP zu berücksichtigen
L’Indépendant – 28. September 2020
Von Moussa Sayon CAMARA
Der ehemalige Außenminister Moctar Ouane wurde am gestrigen Sonntag zum Übergangspremierminister ernannt, zwei Tage nach der Amtseinführung des Übergangspräsidenten. …
Diese Ernennung, durch ein von Präsident Bah N’Daw unterzeichnetes Dekret offiziell gemacht, ist das Ergebnis harter Verhandlungen. Laut einer vertraulichen Quelle wurde sie in der Nacht vom Samstag, dem 26. September, nach einem abendlichen Treffen zwischen Moctar Ouane und Vertretern des CNSP (Nationales Komitee für das Heil des Volkes) und dann mit dem Übergangspräsidenten angenommen.
Der neue Premierminister, der unter ATT (Amadou Toumani Touré, Präsident Malis 2002-2012, Ed) Außenminister war, wurde laut einer anderen Quelle nach der Ablehnung von Abdoulaye Idrissa Maïga, dem ehemaligen Premierminister IBKs, ernannt. Mehrere andere Namen standen auf der Liste, darunter die 14 Kandidaten aus der M5-RFP. Diese Bewegung, die beschlossen hatte, nicht, wie vom CNSP angefragt, drei Kandidaten vorzuschlagen, da sie Kontroversen innerhalb des CNSP befürchtete, hatte allen ihren Mitgliedern, die Premierminister werden wollten, freigestellt, ihre Anträge einzureichen. Diese wurden dem CNSP am Morgen des Samstags, dem 26. September, in Kati übergeben.
Die bekanntesten unter diesen Kandidaten waren Me Mountaga Tall (CNID-FYT), Cheick Oumar Sissoko (EMK), Me Demba Traoré (URD), Modibo Koné (ehemaliger Generaldirektor der staatlichen Textilgesellschaft), Modibo Kadjoké (APMMaliko) und Issa Kaou N’Djim (CMAS, Unterstützer des Imam Mahmoud Dicko), auch wenn letzterer sich später zurückzog. Wichtige Figuren des Protestes wie Frau Sy Kadiatou Sow, der ehemalige Premierminister Modibo Sidibé, Prof. Clément Dembélé, Moussa Sinko Coulibaly, Prof. Ikassa Maïga und vor allem Choguel Kokalla Maïga kandidierten nicht.
Letzterer, der Vorsitzender des Strategischen Ausschusses der M5-Bewegung ist, lehnte es ab, für das Amt des Premierministers zu kandidieren, weil er es für anormal hält, seine Akten dem CNSP zu übergeben, das normalerweise nach der Amtseinsetzung des Übergangspräsidenten aufgelöst wird. …
Die Ernennung von Moctar Ouane, einem Technokraten und Diplomaten, der weder aus der M5-RFP noch aus der ehemaligen Präsidentschaftsmehrheit stammt, ruft Reaktionen hervor. Der Filmemacher Cheick Oumar Sissoko, der von EMK (Espoir Mali Koura/Hoffnung auf ein neues Mali) als Kandidat für das Amt des Premierministers nominiert wurde, drückte gestern in L’Indépendant „sein Erstaunen und seine Überraschung“ aus. Ihm zufolge „wurden die Verpflichtungen gegenüber der M5, die eines ihrer Mitglieder im Büro des Premierministers haben sollte, nicht eingehalten. Er sagte, dass der strategische Ausschuss zusammenkommen werde, um die Situation zu prüfen, auch wenn, wie er mitteilte, „Moctar Ouane ein Kandidat von Imam Mahmoud Dicko“ ist. (…)
Der neue Regierungschef, 64, war Botschafter und Ständiger Vertreter der Ständigen Vertretung Malis bei den Vereinten Nationen in New York. Er war auch diplomatischer Berater der Westafrikanischen Wirtschafts- und Währungsunion (UEMOA). Bis zu seiner Ernennung war er Generaldelegierter für Frieden und Sicherheit in derselben Organisation. Die Besetzung seines Kabinetts wird für den morgigen Dienstag, den 29. September, erwartet…
© 2020 L’Indépendant

2. Übergang in Mali: Die Herausforderungen für Premierminister Moctar Ouane
Le Républicain – 29.09.2020
Von Hadama B. Fofana
Nach der Vereidigung des Übergangspräsidenten und seines Vizepräsidenten am 25. September 2020 wurde der Premierminister am Sonntag, dem 27. September 2020, von Präsident Bah N’Daw ernannt. Was kann oder sollte der neue Premierminister tun, um die Mission zum Erfolg zu führen oder um Präsident Bah N’Daw bei der Bewältigung der vielfältigen Herausforderungen zu unterstützen, mit denen das Übergangsteam konfrontiert ist?
Als ehemaliger Botschafter Malis bei den Vereinten Nationen und ehemaliger Minister für auswärtige Angelegenheiten und internationale Zusammenarbeit (2004 bis 2009) unter Amadou Toumani Touré hat dieser Technokrat alle Hände voll zu tun. Mit seinem diplomatischen Adressbuch auf internationaler, afrikanischer und subregionaler Ebene muss Moctar Ouane hart daran arbeiten und sein ganzes Gewicht in die Waagschale werfen, damit die Sanktionen der ECOWAS aufgehoben werden, die seit dem 18. August, dem Tag, an dem das Militär die Macht von Ibrahim Boubacar Kéita stürzte, auf Mali lasten. Es sei daran erinnert, dass die ECOWAS die Aufhebung der Sanktionen von der Aufhebung der Bestimmung, dass der Vizepräsident den Präsidenten im Falle einer Vakanz oder Behinderung ersetzen kann, der Veröffentlichung der Übergangscharta im Amtsblatt und der Auflösung des CNSP abhängig gemacht hat. Die Punkte, an die sich das CNSP strikt hielt, sind die Ernennung eines zivilen Präsidenten und eines zivilen Premierministers.Die starken Verpflichtungen, die der Präsident des Übergangs, Bah N’Daw, vor dem malischen Volk eingegangen ist, das sich bereit erklärt hat, das höchste Opfer zu bringen, damit Mali wieder zu Mali werden kann durch : die Organisation sauberer und unanfechtbarer Wahlen, ein gründliches Reflektieren über die Mängel unseres Wahlprozesses, um uns mit guten Texten, guten Praktiken, soliden Gegenkräften auszustatten; dass Mittel nur für die Verteidigung und Sicherheit des Landes an die Armee gehen; die Übergabe der Untersuchungsakten, die von unseren Prüfungsstrukturen zur Bekämpfung der Korruption erstellt wurden, in den kommenden Tagen, erfordert die Entschlossenheit, das Engagement eines Premierministers, der entschlossener und engagierter ist als Bah N’Daw. Er wird in bestimmten Fragen scharf und kompromisslos sein müssen, um die Politik des Übergangspräsidenten zu führen. Doch einige Malier glauben bereits, dass Moctar Ouane zu fügsam und nachgiebig ist, um das Übergangsschiff sicher in den Hafen zu steuern. Wegen jener pessimistischen Malier, …die ihn für zu „harmlos“ halten, um einer Fliege etwas zu Leide zu tun, muss er daher schon mal Eier kaputt schlagen, um Omelettes zu machen.
Moctar Ouane wurde im Kreis Bandiagara, in der Region Mopti, geboren. Eine Region, die verstärkt mit der Unsicherheit und dem Terrorismus konfrontiert ist, die unser Land seit 2012 durchlebt. Im Zentrum des Landes haben die Feinde Malis die seit Jahrhunderten zusammenlebenden ethnischen Gruppen gegeneinander ausgespielt. Moctar Ouane muss sein ganzes Gewicht in die Waagschale werfen, um seinen Verwandten wie den Peulh, den Dogon und anderen zu Hilfe zu kommen, damit Frieden, Stabilität, Zusammenleben, Vergebung ins Zentrum und den Rest Malis zurückkehren können.
Und um ihm bei der Durchführung der ihm von Präsident Bah N’Daw übertragenen Missionen zu helfen, muss Moctar Ouane sich mit einem Regierungsteam von Ministern umgeben, die einen Sinn für gute Verwaltung haben.
© 2020 Lerepublicainmali

0. Das von den Nachbarstaaten verhängte Embargo hat die Wirtschaft des Landes belastet
Le Monde – 25. September 2020 um 20.05
Von Paul Lorgerie
Kein einziger Schein mehr. Die Automaten des Geldtransferanbieters sind leer. Man muss die Hintertür drücken, um an fünf Männer zu gelangen, mit Bündeln in der Hand. Dort, hinter sechs Telefonen, die auf seinem Schreibtisch aufgereiht sind, beklagt der Direktor, dass das Embargo, das am Tag nach dem Sturz von Ibrahim Boubacar Keïta am 18. August verhängt wurde, seine Geschäfte „schrecklich beeinträchtigt“ hat.
Während die Rücküberweisungen aus dem Ausland 6,7% des malischen BIP ausmachen (Daten für 2017), sind dem Land im vergangenen Monat die Finanz- und Handelsbeziehungen zu seinen Nachbarn in der Wirtschaftsgemeinschaft Westafrikanischer Staaten (ECOWAS) verwehrt worden. Während 30% dieser Mittel aus der französischen Diaspora stammen, kommt der Rest aus den Nachbarländern. „Es war daher notwendig, das System D zu aktivieren“, sagt der Direktor. Nämlich der informelle Geldtransfer über ein grenzüberschreitendes, auf Vertrauen basierendes Netzwerk. Das Geld wird nicht an eine Agentur überwiesen, sondern von Hand zu Hand innerhalb eines Netzes von Gesprächspartnern weitergeleitet, die in der Lage sind, den auf der anderen Seite der Grenze zugesagten Betrag zurückzuzahlen.
Diese Formel ist hilfreich. Aber „Informalität ist der Entwicklung eines Landes nicht förderlich“, sagt Mamadou Sinsy Coulibaly, Präsident des nationalen Rates der Arbeitgeber Malis. Er räumt zwar ein, dass die Chefs „Schwindel“ betreiben mussten, da die Grenzen durchlässig sind, stellt aber auch eine deutliche Verlangsamung der Transaktionen zwischen malischen und ausländischen Banken fest. Nachdem diese finanziellen Verbindungen abgebrochen wurden, sei er erleichtert, dass der Verband der Banken in Mali beschlossen habe, dem Staat zinslos Geld zu leihen, „um die Rechnungen und Gehälter der Beamten zu bezahlen“.
Ende der Bestände
Wenn auch das Bargeld noch nicht knapp wird, „sind einige Geldautomaten nicht mehr bestückt“, sagt ein Bankangestellter. „Es ist auch nicht mehr möglich, sich auf subregionalen Märkten zu verschulden“, sagt Mamadou Sinsy Coulibaly, „und in Wirklichkeit sind es die Industriellen, die am meisten betroffen sind“, betont Ousmane Babalaye Ndao, Präsident des Malischen Rates der Verlader, der Vereinigung der Importeure und Exporteure in Mali. „Die meisten der hergestellten Produkte kommen von außerhalb“, sagt er, „die Vorräte gehen zur Neige“, und es ist für Unternehmer unmöglich, sich zu versorgen. „Noch zwei Wochen und wir steuern auf eine Katastrophe zu“, bemerkt er und verweist auf die mögliche Kurzarbeit in den Unternehmen und die damit einhergehenden Entlassungen.
Wenn für die Industriellen nichts hereinkommt, kommt auch für die Bauern nichts hinaus. Laut einem Bericht der Beobachtungsstelle für den Agrarmarkt haben sich die Getreideexporte im August im Vergleich zum Vorjahreszeitraum fast halbiert und sind von 1.464 Tonnen im Jahr 2019 auf 813 Tonnen im Jahr 2020 zurückgegangen. Ein starker Rückgang, „der hauptsächlich auf den Ankündigungseffekt der Schließung der Grenzen der ECOWAS zurückzuführen ist“, stellt der Bericht fest. Ganz zu schweigen von den Lieferungen von Rindern und anderem Vieh nach Côte d’Ivoire, einem Sektor, der eine Säule der malischen Wirtschaft darstellt.
Die von der ECOWAS getroffenen Maßnahmen waren das wichtigste Druckmittel auf die Militärs des Nationalen Komitees zur Rettung des Volkes (CNSP), das wenige Stunden nach dem Rücktritt von Ibrahim Boubacar Keïta die Macht ergriff. Während ihrer seltenen öffentlichen Reden während der Verhandlungen mit den Nachbarländern erinnerten die Putschisten die Malier nachdrücklich daran, dass sie hart an der Aufhebung dieser Sanktionen arbeiteten.
Aufhebung der Sanktionen
Bei der Wahl, wer die Präsidentschaft übernehmen sollte, blieb ihnen daher wenig Spielraum: ein „Zivilist“ und nichts anderes, wiederholte die ECOWAS eindringlich. Aber die Junta nutzte die Zweideutigkeit der Forderungen. Der am Montag ernannte Präsident ist ein pensionierter Oberst namens Ba N’Daw. … „Die Sanktionen werden aufgehoben, wenn ein ziviler Premierminister ernannt wird“, sagte Jean-Claude Kassi Brou, Präsident der ECOWAS-Kommission, ebenfalls heute Morgen.
„Aber der Durchschnittsverbraucher wird sich nicht unbedingt sofort über die Auswirkungen im Klaren sein“, sagt Ousmane Babalaye Ndao vom Malischen Rat der Verlader. Weil Grundnahrungsmittel wie Zucker, Reis, Getreide und Sprit/Mineralöle aus den Sanktionen herausgenommen worden waren.
Angesprochen auf das Embargo blickt Ousmane Traoré auf die glitzernde Decke seines Kurzwarenladens in der Nähe des Marktes von Badalabougou (einem Viertel Bamakos). „Ich bin ein Patriot“, sagt er und lässt den Blick über seine Stoffrollen gleiten. „Ich hätte es mit oder ohne geschafft, und außerdem hatte ich die Vorräte.“ Er sagt die Wahrheit. Die überfüllten Regale seines Ladens zeigen den Sanktionen eine lange Nase, die an den Ständen der rund 375 Märkte der Hauptstadt offensichtlich keinen großen Eindruck hinterlassen haben.
„Es sind keine Beschwerden von Händlern darüber eingegangen“, sagt Adama Traoré, Vizepräsident des Marktverwaltungskomitees von Badalabougou und Werkzeughändler. Seit der Verhängung der Sanktionen hat die Einrichtung den Betrieb fortgesetzt. Sicherlich ein wenig verlangsamt, weist ein Textilhändler darauf hin, „aber um die Wahrheit zu sagen, so ist es seit dem Coronavirus“, erklärt er. Es tut ihm leid, dass Hochzeiten und Taufen, für sein Geschäft wesentlich, heutzutage selten sind.
Für die Händler ist der unter Embargo verbrachte Monat eine Kleinigkeit im Vergleich zu den vier Monaten der Grenzschließungen während des Höhepunktes der Coronavirus-Epidemie auf dem Kontinent. Und ihrer Meinung nach wurde die Inflation übertrieben. Tatsächlich ist zwar ein leichter Preisanstieg bei einigen Lebensmitteln zu beobachten, doch ist dies nicht ungewöhnlich am Ende dieser Periode der Versorgungsengpässe, wenn die Ernten der vorangegangenen Agrarsaison beginnen, zurückzugehen.
© 2020 lemonde.fr

Ein Gedanke zu „VIELFÄLTIGE HERAUSFORDERUNGEN FÜR DEN NEUEN PREMIER MALIS; ZUERST MAL DIE AUFHEBUNG DES ECOWAS-EMBARGOS – Défis multiples pour le nouveau premier Moctar Ouane; tout d’abord la levée de l’embargo

  1. Mali: pourquoi la Cédéao n’a pas encore levé son embargo
    RFI – 29/09/2020 – 07:12
    Par Serge Daniel
    Bamako n’a pas encore officiellement réagi à la non-levée de l’embargo décrété par la Communauté économiques des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cependant, s’exprimant à titre privé, un interlocuteur du premier cercle du nouveau pouvoir malien, explique que le contact est maintenu avec l’institution sous-régionale afin de faire avancer les choses.
    Dans un rapport officiel, Goodluck Jonathan, envoyé de la Cédéao dans la crise malienne, fait des constats. Par exemple, la version finale de la charte de transition n’est toujours pas connue du grand public. Pourtant, ce document qui balise les 18 mois de transition est important.
    – Des prérogatives trop larges pour le vice-président –
    Ensuite, il constate que les prérogatives du vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, chef des putschistes du 18 août pose problème. Selon une déclaration officielle le jour de sa prestation de serment aux côtés du président, il a été dit qu’il pourrait prendre la place de ce dernier en cas de force majeure. Une disposition non acceptée par la Cédéao qui veut un rapide retour du pouvoir aux civils.
    D’autres problèmes ? La dissolution attendue de direction de la junte ou encore la libération ou la présentation devant la justice des détenus militaires et civiles. Sur tous ces points, les chefs d’États de la Cédéao pourraient se concerter, interroger le pouvoir malien avant de décider de la levée ou non des sanctions.
    © 2020 rfi.fr

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden /  Ändern )

Google Foto

Du kommentierst mit Deinem Google-Konto. Abmelden /  Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden /  Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden /  Ändern )

Verbinde mit %s