WIE WÄRE ES, EINE FRAU AN DIE SPITZE DES ÜBERGANGS ZU STELLEN? – « Une femme présidente au Mali ? Jamais ! » ?

Eine tiefsinnige Einlassung über Frauen in Mali in der Politik mit meines Erachtens zu pessimistischen Folgerungen.

Une réflexion profonde sur les femmes politiques du Mali en tirant, à mon avis, des conclusions trop pessimistes.

#MaTransition : Und wie wäre es, wenn eine Frau den Übergang leiten würde?
Benbere – 7. September 2020
Es gibt genügend Hindernisse für eine Frau, an die Spitze des Landes zu kommen, in einer Gesellschaft, die unter dem Konservatismus, einschließlich des religiösen Konservatismus, leidet. Aus den gleichen Gründen werden die Belange von Frauen in der Agenda einer Präsidentin nicht ganz oben stehen.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

#MaTransition : et si une femme était choisie pour diriger la transition ?
Benbere – 7 septembre 2020
Par Aïssata BA
Les obstacles à l’arrivée d’une femme à la tête du pays ne manquent pas dans une société piégée par le conservatisme, y compris religieux. Aussi, ces mêmes raisons feront que les préoccupations des femmes ne figureront pas en tête dans l’agenda d’une femme présidente.

#MaTransition : et si une femme était choisie pour diriger la transition ?

Foto (c) Présidence de la République du Mali: Palais présidentiel de Koulouba – Der Präsident*innenpalast auf Koulouba

Je crois qu’il serait bon d’avoir une femme à la tête du Mali. Mais, malheureusement, cela paraît impossible dans un pays où il est admis que les femmes sont nées pour être sous les ordres des  hommes et dirigées par eux. De plus, même si une femme venait à diriger, cela ne changera pas grand-chose : le statu quo pour les femmes en général et seules les élites féminines aisées seront impliquées, en particulier celles de plus de 45 ans.Les obstacles à l’accès des femmes au fauteuil de président ne manquent pas. Le premier et principal opposant pourrait être l’imam Mahmoud Dicko et ses adeptes. Le puissant imam de Badalabougou est la figure de proue du mouvement de contestation M5-RFP, qui réclamait la démission du président Ibrahim Boubacar Keita avant qu’un coup de force militaire ne le dépose le 18 août 2020. Personne n’ignore leurs points de vue, leur perception sur les femmes qui, à mon avis, représentent ceux de la majorité des Maliens. Leur conviction est que les femmes doivent être des « suiveuses » mais jamais des dirigeantes. C’est pourquoi il n’est pas rare d’entendre dire : « Une femme présidente au Mali ? Jamais ! »
Dans l’ombre des hommes
Paradoxalement, même s’ils affirment que les femmes sont respectées dans l’islam, les textes ne mentionnent jamais une femme prophète ou messagère. Plutôt elles sont toujours là, comme l’étaient Kadidja, Aicha et Fatoumata pour soutenir le leadership masculin. Rappelons-nous, l’imam Dicko, semble être le visage de l’obstination contre toute loi ou législation qui tente de changer une telle dynamique. La preuve en est son opposition ou sa victoire contre le Code de la famille en 2009. Aussi longtemps que Mahmoud Dicko aura un poids dans l’arène politique, les femmes resteront simplement dans l’ombre. L’exemple le plus illustratif est le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) dont il est l’ « autorité morale ». En fait, seule Mme Sy Kadiatou Sow — une figure politique de l’ancienne génération que les jeunes veulent éloigner du pouvoir – fait partie du comité stratégique du mouvement hétéroclite. Le reste des femmes sont confondues aux milliers de manifestants anonymes.
Faible poids politique
Si par hasard les chefs religieux, défenseurs prépondérants du patriarcat, ne parviennent pas à empêcher qu’une femme commande  le pays, des questions pourraient toutefois se poser encore: est-ce qu’elle dirige vraiment ? Pour qui ? Qu’est-ce que les femmes y gagnent ?
De mon point de vue, si une femme devient présidente, le quotidien des femmes maliennes pourrait rester le même. Cela n’est pas seulement lié au fait que la plupart des femmes leaders politiques n’ont pas pour priorité l’émancipation des femmes et la lutte contre les inégalités. C’est aussi parce que leur engagement politique semble plutôt refléter celui de leurs homologues masculins. Et lorsque les donateurs l’exigent, elles peuvent faire des discours sur le rôle de « mère » des femmes et « piliers » de la société, mais pas plus. Ainsi, les ferventes défenseuses des droits de la femme sont souvent limitées dans la société civile qui lutte contre les violences basées sur le genre VBG et ont un faible poids dans la politique ou la gouvernance.
Lutter contre les VBG 
Une autre raison pour laquelle la préoccupation des femmes ne figurerait pas en tête de l’agenda d’une femme présidente peut être attribuée au fait que la plupart des femmes maliennes acceptent les normes et croyances sociales et de genre qui tendent à placer les femmes toujours après les hommes. Faisant qu’une femme élue ou nommée pensera toujours qu’elle doit obéir aux hommes, fera taire sa voix et suivra la volonté des hommes et les attentes de la société. Son éducation, ses croyances religieuses et ses antécédents peuvent l’empêcher de faire de l’autonomisation des femmes et de la lutte contre les VBG— en particulier les mutilations génitales féminines qui sont très répandues— une priorité absolue dans un domaine encore dominé par les hommes.
Ainsi, une femme présidente devrait être celle qui reconnaît ses privilèges et les désavantages auxquels ses sœurs sont confrontés. Surtout, nous avons besoin d’une femme présidente qui connaisse le tissu social du Mali, les inégalités et les normes de genre qui désavantagent et oppriment les femmes. Une femme présidente, qui voit les femmes maliennes dans toute leur diversité, dans les zones rurales et urbaines, instruites et non instruites, pauvres et riches, mariées et non mariées, réfugiées et survivantes de la guerre, survivantes des VBG et qui les embrasse dans toute leur différence et utilise sa position pour faire progresser le statut de la femme dans un Mali patriarcal.
© 2020 benbere.org

#MaTransition : Und wie wäre es, wenn eine Frau den Übergang leiten würde?
Benbere – 7. September 2020
Von Aïssata BA
Es gibt genügend Hindernisse für eine Frau, an die Spitze des Landes zu kommen, in einer Gesellschaft, die unter dem Konservatismus, einschließlich des religiösen Konservatismus, leidet. Aus den gleichen Gründen würden die Belange von Frauen in der Agenda einer Präsidentin nicht ganz oben stehen.
Ich denke, es wäre gut, eine Frau an der Spitze von Mali zu haben. Aber leider scheint das unmöglich in einem Land, in dem es hingenommen wird, dass Frauen geboren werden, um unter dem Befehl von Männern zu stehen und von ihnen geführt zu werden. Und selbst wenn eine Frau die Führung übernehmen würde, würde sich daran nicht viel ändern: der Status quo für Frauen im Allgemeinen bliebe erhalten, und nur die wohlhabende weibliche Elite wäre involviert, insbesondere die über 45-Jährigen. Es gibt eine Menge Hindernisse für den Zugang von Frauen zum Präsidentenamt. Der erste und bedeutendste Gegner könnte Imam Mahmoud Dicko und seine Anhänger sein. Der mächtige Imam von Badalabougou ist die Galionsfigur der Protestbewegung M5-RFP, die den Rücktritt von Präsident Ibrahim Boubacar Keita forderte, bevor er am 18. August 2020 durch einen Militärputsch abgesetzt wurde. Niemand verkennt ihre Ansichten, ihre Wahrnehmung der Frauen, die meiner Meinung nach die der Mehrheit der Malier repräsentieren. Ihre Überzeugung ist, dass Frauen „Gefolgsleute“ sein sollten, aber niemals Anführerinnen.
Deshalb ist es nicht ungewöhnlich, dass die Leute sagen: „Eine weibliche Präsidentin in Mali? Niemals! »
Im Schatten der Männer
Obwohl sie behaupten, dass Frauen im Islam respektiert werden, erwähnen die Texte paradoxerweise nie eine weibliche Prophetin oder Botschafterin. Vielmehr sind die Frauen immer da, wie es Kadija, Aicha und Fatoumata (die Frauen des Propheten Mohamed, Ed) waren, um die männliche Führungsposition zu unterstützen. Man darf nicht vergessen, dass Imam Dicko das Gesicht der Dickköpfigkeit gegen jedes Gesetz oder jede Gesetzgebung zu sein scheint, die versucht, eine solche Dynamik zu verändern. Ein Beweis dafür ist seine Opposition oder sein Sieg gegen das Familienrecht im Jahr 2009. Solange Mahmoud Dicko in der politischen Arena Gewicht hat, werden Frauen einfach im Schatten bleiben. Das anschaulichste Beispiel ist die Bewegung vom 5. Juni – Versammlung der Patriotischen Kräfte (M5-RFP), deren „moralische Autorität“ er ist. Tatsächlich ist nur Frau Sy Kadiatou Sow – eine politische Figur der älteren Generation, die die jungen Leute von der Macht fern halten wollen – Mitglied des strategischen Komitees der heterogenen Bewegung. Der Rest der Frauen geht unter den Tausenden von anonymen Demonstranten unter.
Geringe politische Stoßkraft
Sollte es den religiösen Führern, den maßgeblichen Verteidigern des Patriarchats, nicht zufällig gelingen, eine Frau an der Führung des Landes zu hindern, könnten sich immer noch Fragen stellen: Übernimmt sie wirklich die Führung? Für wen? Was springt für die Frauen dabei heraus?
Wenn eine Frau Präsidentin wird, könnte meines Erachtens das tägliche Leben der malischen Frauen unverändert bleiben. Das liegt nicht nur daran, dass die meisten weiblichen Politikerinnen die Emanzipation der Frauen und den Kampf gegen Ungleichheit nicht als Priorität ansehen. Es liegt auch daran, dass ihr politisches Engagement eher dem ihrer männlichen Kollegen zu entsprechen scheint. Und wenn die Geber dies fordern, dürfen sie Reden über die Rolle der Frauen als „Mütter“ und „Säulen“ der Gesellschaft halten, aber nicht mehr. Daher sind die glühenden Verfechterinnen von Frauenrechten in der Zivilgesellschaft, die gegen geschlechtsspezifische Gewalt kämpft, oft eingeschränkt und haben wenig Gewicht in Politik und Regierung.
Gegen geschlechtsspezifische Gewalt kämpfen
Ein weiterer Grund dafür, dass die Belange von Frauen nicht ganz oben auf der Agenda einer weiblichen Präsidentin stehen würden, ist die Tatsache, dass die meisten malischen Frauen gesellschaftliche und geschlechtsspezifische Normen und Überzeugungen akzeptieren, die dazu neigen, Frauen immer hinter den Männern zu platzieren. Infolgedessen wird eine gewählte oder ernannte Frau immer denken, dass sie den Männern gehorchen, ihre Stimme nicht erheben und dem Willen der Männer und den Erwartungen der Gesellschaft folgen muss. Ihre Erziehung, ihre religiösen Überzeugungen und ihr Hintergrund könnten sie daran hindern, die Selbstermächtigung der Frauen und den Kampf gegen Gendergewalt – insbesondere gegen die weit verbreitete weibliche Genitalverstümmelung – zu einer absoluten Priorität in einem noch immer von Männern dominierten Bereich zu machen.
Daher sollte eine Frau als Präsidentin diejenige sein, die ihre Privilegien und die Nachteile für ihre Schwestern anerkennt. Vor allem brauchen wir eine Präsidentin, die das soziale Gefüge in Mali kennt, die Ungleichheiten und Geschlechternormen, die Frauen benachteiligen und unterdrücken. Eine Präsidentin, die die malischen Frauen in ihrer ganzen Vielfalt sieht, in ländlichen und städtischen Gebieten, gebildete und ungebildete, arme und reiche, verheiratete und unverheiratete, Flüchtlinge und Kriegsüberlebende, Überlebende der geschlechtsspezifischen Gewalt, und die sie in all ihren Unterschieden akzeptiert und ihre Position nutzt, um den Status der Frauen in einem patriarchalischen Mali zu verbessern.
© 2020 benbere.org

VOIR AUSSI (la situation au Sénégal n’est pas trop différente de celle au Mali):

Pourquoi des activistes veulent réviser le code de la famille au Sénégal ?
BBC Afrique – 15.09.2020

Ein Gedanke zu „WIE WÄRE ES, EINE FRAU AN DIE SPITZE DES ÜBERGANGS ZU STELLEN? – « Une femme présidente au Mali ? Jamais ! » ?

  1. #MaTransition, le hashtag qui donne le pouvoir aux jeunes
    JeuneAfrique – 02 septembre 2020 à 16h52
    Par Fatoumata Diallo
    Lancé par des blogueurs, #MaTransition se répand sur les réseaux sociaux. Avec ce hashtag, des milliers de jeunes Maliens veulent faire entendre leur voix sur les réformes à mener et sur l’avenir du pays.
    #MaTransition est désormais le hashtag en vogue sur les réseaux sociaux maliens. Lancé par Doniblog, la « Communauté des blogueurs du Mali » le 25 août , une semaine après le coup d’État militaire qui a entraîné la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), il n’a qu’un but : inclure la jeunesse dans le processus de transition politique du pays. « Pour qu’on ne soit plus des électeurs moutons », ironise un internaute.
    « #MaTransition a un sens très fort puisqu’il s’adresse à toute la jeune génération. Il permet à chaque Malien, où qu’il soit et quelle que soit sa condition, de s’exprimer sur l’avenir : le Mali de demain », souligne Abdoulaye Guindo, coordinateur de la plateforme Benbere, pilotée par Doniblog, sur laquelle les blogueurs du pays peuvent s’exprimer.
    – « Sentiment de frustration » –
    Sous ce hastag, les internautes échangent sur de nombreuses problématiques – « Quel Mali allons-nous construire demain ? » – et partagent des slogans semblables à ceux des campagnes électorales – « Pour une transition réussie, chaque jeune compte » , « Je laisse entendre ma voix et défends ma transition parce que mon avis compte ».
    Cet aspect participatif entend démontrer que le coup d’État de 2020 est différent de celui de 1991, qui avait renversé Moussa Traoré, et celui de 2012, qui avait précipité le départ d’Amadou Toumani Touré. « Un vent nouveau souffle à Bamako, confirme Boubacar Sangaré, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Bamako. La jeune génération sera un acteur de premier plan dans la reconstruction du pays. »

    « Aujourd’hui, les jeunes qui s’expriment sur les réseaux sociaux ont un sentiment de frustration, ils se sentent exclus des débats, estime Aïssata Hawoye Maiga, sympathisante de l’Union pour la république et la démocratie (URD). Avec #MaTransition, ils veulent être entendus et représentés au sein des institutions maliennes. Pour eux, il est temps qu’un changement de génération s’opère au sein de la classe politique. »
    La plupart de ceux qui font vivre ce hashtag ont battu le pavé tous les vendredis à Bamako pour demander le départ d’IBK. « Son départ consacre la victoire de la jeunesse, puisque sans elle et sans les démonstrations de force organisées par les membres du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), les militaires n’auraient pas enlevé le président au pouvoir », affirme Abdoulaye Guindo.
    – Pour des réformes en profondeur –
    Alors que les négociations vont bon train entre les représentants de la junte, les membres du M5-RFP et la Cedeao sur la nature de la transition, ces jeunes internautes savent déjà quels changements ils souhaitent pour leur pays.
    Sur la toile, la réforme qui revient le plus souvent parmi leurs revendications est celle de la sécurité et de la défense. « Ce n’est pas surprenant car c’est le débat central pour tout Malien. Tout politique qui aspire à de hautes fonctions doit aujourd’hui avoir un programme solide sur ce volet », argue Aissata Maiga. En effet, le Centre et le Nord du pays sont depuis plusieurs années pris dans un tourbillon de violences et de division, entre tensions inter-communautaires et attaques jihadistes.
    Beaucoup souhaitent également une « réforme en profondeur » du système administratif et institutionnel. Sous le hashtag #MaTransition, la réduction des budgets de la présidence et de la Primature, ainsi que du nombre de postes ministériels, et la suppression des « marchés publics de gré à gré » reviennent souvent.
    « Les jeunes pensent que la corruption et la mauvaise gestion administrative ont un impact sur le chômage qu’ils subissent, et qui rend difficile leur insertion dans la société », ajoute Abdoulaye Guindo.
    Enfin, pour un certain nombre d’entre eux, une réforme de la Cour constitutionnelle est nécessaire pour éviter de voir se répéter le scénario des élections législatives du 19 avril 2020, qui avaient été émaillées d’irrégularités. « Jamais dans l’histoire du pays les législatives n’ont été aussi manipulées », dénonce le rédacteur en chef de Benbere.

    En effet, la Cour avait avalisé l’élection d’une trentaine de députés dont les noms ne figuraient pas sur les listes des résultats provisoires. Parmi eux, dix étaient issus du parti du président IBK. De quoi provoquer l’ire des Maliens, qui ont manifesté leur mécontentement dans la rue.
    – Quel leader ? –
    Les revendications et les propositions sont nombreuses… Mais peu s’expriment sur une question de premier plan : quelle personnalité pour mener la transition ? Pourtant, « il est crucial de trouver un leader pour opérer le changement de cap, juge Aissatou Maiga. Parmi les leaders actuels, beaucoup sont corrompus et appartiennent à l’ancien système. »
    Abdoulaye Guindo est, lui, plus confiant. « Dès que le comité de transition sera installé, nous allons essayer de rencontrer ses membres pour leur présenter les propositions du peuple malien ». Et de conclure : « Si, à l’issue de la transition, les jeunes retrouvent leurs idées dans les réformes politiques, ils se reconnaîtront dans ce nouveau Mali. »
    © 2020 jeuneafrique.com

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