KEINE GUTE REGIERUNGSFÜHRUNG OHNE DIE FRAUEN ! – Une transition reussie a besoin des femmes maliennes

BenbereBenbere (eine Plattform, die ein Ort für junge Leute, ob Blogger oder nicht, sein will, „um die Verbindungen herzustellen oder zu erneuern, die uns vereinen!“) hat einen Hashtag auf Twitter eröffnet, um die Ideen der jungen Leute zu sammeln:
=> Für einen erfolgreichen Übergang zählt jeder einzelne junge Mensch.
Macht Eure Vorschläge mit dem Hashtag #MaTransition

Hier sind zwei Ideen, wie man auf den Fähigkeiten der Frauen aufbauen kann und sollte.

Benbere (une plateforme qui se veut une place pour les jeunes, blogueurs ou non, „pour nouer ou renouer avec les liens qui nous unissent !“) a ouvert un hastag sur twitter pour rallier les idées des jeunes:
=> Pour une transition réussie chaque jeune compte.
Faîtes vos propositions en utilisant le hastag #MaTransition

Voici deux idées pour prendre appui sur les compétences des femmes.

1. #MaTransition: Für eine Frau im Präsidentenamt
Benbere – 11. September 2020
Es ist an der Zeit, eine Frau ins Präsidentenamt zu berufen. Dies könnte eine großartige Gelegenheit sein, eine neue Ära einzuläuten.
2. #MaTransition: Erschließung des Potenzials der Frauen durch inklusives Regieren
Benbere – 13. September 2020
Die Beteiligung der Frauen ist wichtig, damit der Übergang gelingt. Wenn wir ein anderes Mali wollen, müssen wir ab sofort mit einem inklusiven Regierungssystem beginnen, das das Potenzial der Frauen freisetzt.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1. #MaTransition : pour une femme à la présidence
Benbere – 11 septembre 2020
Par Rokia DOUMBIA
Il est temps de porter une femme à la présidence. Ceci pourrait être une belle occasion d’ouvrir ainsi une nouvelle ère.

#MaTransition : pour une femme à la présidence

Foto (c) Benbere: Des manifestantes sous le monument de l’Indépendance – Frauen während einer Demo unter dem Unabhängigkeitsdenkmal

Il y a quelques semaines, Ibrahim Boubacar Keïta a été déposé à la suite d’un coup de force militaire. Une séquence qui a ouvert une autre phase d’incertitudes au Mali, déjà mis à mal par les crises, où tout va dépendre désormais des décisions prises à l’issue des consultations pour la mise en place d’une transition.
Une idée semble avoir du mal à recueillir l’adhésion au sein des populations : celle de porter une femme à la présidence pour diriger la transition. Est-ce par manque de compétences féminines pour jouer le rôle suprême ? Certainement pas. Sans chercher loin, Aminata Dramane Traoré par exemple qui, au-delà de ses engagements d’altermondialiste, peut assumer pleinement cette fonction. On se rappelle qu’elle a joué un rôle important dans le cadre du Dialogue national inclusif.
Les hommes n’ont montré aucune preuve
Il faudrait inscrire cette absence des femmes à ce niveau de l’échelle de prises de décision dans l’imaginaire de la population malienne, qui aurait peut-être du mal à se voir gouverner par une femme.
Pourtant, et si on portait une femme à la présidence ? Car, après tout, les hommes n’ont jusque-là montré aucune preuve en termes de bonne gouvernance. De l’indépendance à l’avènement du multipartisme, nous vivons une situation devenue intenable dans le landernau politique : mauvaise gouvernance, corruption, « liquidation méthodique » du système éducatif, défaillances dans le système sanitaire.
C’est ainsi que les citoyens, quand ils en ont eu par-dessus la tête, se sont  toujours mobilisés contre les différents dirigeants du pays qui ont fini par être renversés par un coup de force militaire. Sauf, évidemment, Alpha Oumar Konaré.
Il est temps, à mon avis, de porter une femme à la présidence. Ceci pourrait être une belle occasion d’ouvrir ainsi une nouvelle ère.  Permettre aux femmes de montrer leur aptitude à gouverner le pays.
© 2020 benbere.org

2. #MaTransition : libérer le potentiel des femmes par une gouvernance inclusive
Benbere – 13 septembre 2020
Par Aïssata BA
La participation des femmes est importante pour que la transition puisse marcher. Si nous voulons un Mali différent, nous devons commencer dès maintenant avec un système de gouvernance inclusive, qui libère le potentiel des femmes.
Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) semble être une lueur d’espoir que les Maliens attendaient depuis des années. Ils retiennent leur souffle en attendant la mise en place de la transition.
Quelle que soit l’issue, les femmes ne devraient pas être écartées du processus. Nous pensons que c’est une chance pour les femmes d’être représentées et d’avoir leur mot à dire sur le destin du pays. Ce sera dommage, et davantage une énorme erreur et un acte honteux si le CNSP ou quiconque dirigera le pays échoue ou néglige d’inclure les femmes dans les différents processus décisionnels ou les empêche d’occuper des postes de décision.
Phallocratie et patriarcat
La principale raison pour laquelle les femmes devraient être impliquées tient au fait qu’elles sont des maliennes au même titre que les hommes et autant aptes à diriger qu’eux. Elles devraient donc jouir des mêmes droits pour gouverner. Il est important de le rappeler, car tout le monde, y compris les défenseurs des droits de la femme, justifient l’inclusion des femmes en ces termes : « Les femmes sont des mères. Elles sont les mères des dirigeants, des terroristes et elles sont écoutées en raison de ce rôle social». C’est dangereux, car cela s’inscrit dans la construction sociale du rôle maternel des femmes et néglige celles qui ne sont pas mères.
Nous ne devrions pas nous concentrer sur le rôle maternel, d’autant que ce n’est pas le rôle paternel des hommes qui leur permet de diriger, de prendre des décisions et de détenir le pouvoir, mais plutôt les privilèges que leur confèrent le patriarcat et la phallocratie. Nous devons donc faire en sorte que les femmes aient les mêmes privilèges et participent à la gestion du pays.
Poids des normes sociales
L’autre raison pour laquelle nous devrions veiller à ce que les femmes soient présentes et participent pleinement à la gouvernance de la transition, c’est que lorsque vous n’êtes pas là, votre point de vue ne sera pas pris en compte. En fait, les femmes ont un point de vue unique qu’un homme, quelles que soient son expérience et son expertise, ne saurait comprendre. Les normes sociales et de genre sont des obstacles à l’émancipation politique des femmes.
Ainsi, les femmes sont-elles les seules à pouvoir parler pour elles-mêmes et garantir que l’égalité et d’autres questions comme la violence basée sur le genre, auxquelles elles sont confrontées, fassent partie des priorités de la transition et au-delà. Leur participation peut apporter un changement et rapprocher le Mali de la réalisation de l’égalité et de la justice sociale.
Autant l’inclusion des femmes est importante, le choix de celles qui doivent être impliquées l’est également. C’est pourquoi, lorsque je plaide en faveur de l’inclusion des femmes, je ne parle pas seulement des élites – elles ont leur rôle à jouer – mais que toutes les femmes maliennes soient représentées. Ainsi, la jeune génération avec le potentiel que nous avons et l’expérience unique acquise en raison de l’insécurité, des conflits, de la montée de la violence basée sur le genre (VBG)- y compris les féminicides-, des nouvelles technologies et des possibilités d’éducation, devrait être valorisée et employée dans la construction d’une nation plus forte. Et ce, dès cette phase de transition.
Aborder les problèmes différemment
Les femmes des zones rurales constituent un autre groupe dont la voix devrait être entendue. Qui, mieux que ces femmes, connaît les conséquences terribles du manque de soins de santé de qualité, de la mortalité maternelle et infantile, du manque d’eau potable et surtout de l’absence de possibilités d’émancipation économique ?
C’est une grande opportunité pour faire entendre la voix des femmes dans le cadre du processus de paix, étant donné que même l’accord pour la paix issu du processus d’Alger n’implique pas fortement les femmes, alors qu’elles paient le prix fort, en tant que veuves, mères et sœurs. Certaines d’entre elles sont aujourd’hui des réfugiées qui ont fui les violences au Nord et Centre du pays. Ces deux catégories de femmes touchées par le conflit devraient être représentées.
C’est une occasion unique de faire entendre leur voix et de veiller à ce que des mesures soient prises pour soulager leur souffrance et leur perte. Nous pouvons notamment tirer des enseignements de leur participation et aborder les questions liées au conflit, à la justice et à la réconciliation. Si nous voulons un Mali différent, nous devons commencer dès maintenant avec un système de gouvernance inclusif.
© 2020 benbere.org

1. #MaTransition: Für eine Frau im Präsidentenamt
Benbere – 11. September 2020
Von Rokia DOUMBIA
Es ist an der Zeit, eine Frau ins Präsidentenamt zu berufen. Dies könnte eine großartige Gelegenheit sein, eine neue Ära einzuläuten.
Vor einigen Wochen wurde Ibrahim Boubacar Keïta nach einem Militärputsch abgesetzt. Eine Entwicklung, die eine weitere Phase der Ungewissheit in Mali einleitete, das bereits von Krisen heimgesucht wird und wo nun alles von den Entscheidungen abhängt, die am Ende der Konsultationen für den Übergang getroffen werden.
Eine Idee scheint nur schwer die Unterstützung der Bevölkerung zu finden: die, eine Frau an die Spitze des Staates zu bringen, die den Übergang leitet. Liegt es am Mangel an weiblicher Fähigkeit, die übergeordnete Rolle zu spielen? Sicherlich nicht. Ohne in der Ferne zu suchen, kann zum Beispiel Aminata Dramane Traoré, über ihre Verpflichtungen als Altermondialistin hinausgehend, diese Funktion voll und ganz übernehmen. Man erinnert sich, dass sie eine wichtige Rolle im Rahmen des Nationalen Inklusiven Dialogs spielte.
Die Männer zeigten bisher keinerlei Anzeichen für gute Regierungsführung
Die Abwesenheit von Frauen auf dieser Ebene der Entscheidungshierarchie sollte in die Vorstellungskraft der malischen Menschen eingeschrieben werden, die es schwierig finden könnten, sich von einer Frau regiert zu sehen.
Dennoch, und wenn man eine Frau zur Präsidenten wählen würde ? Denn schließlich haben die Männer bisher keine Anzeichen für gute Regierungsführung gezeigt. Von der Unabhängigkeit bis zum Aufkommen eines Mehrparteiensystems durchleben wir eine in der politischen Landschaft unhaltbar gewordene Situation: schlechte Regierungsführung, Korruption, „methodische Liquidierung“ des Bildungssystems, Versagen im Gesundheitswesen.
So haben sich die Bürger, wenn sie die Nase voll hatten, immer gegen die verschiedenen Führer des Landes aufgelehnt, die schließlich durch einen militärischen Staatsstreich gestürzt wurden. Ausgenommen natürlich Alpha Oumar Konaré.
Meiner Meinung nach ist es an der Zeit, eine Frau ins Präsidentenamt zu holen. Dies könnte eine ausgezeichnete Gelegenheit sein, eine neue Ära zu eröffnen. Den Frauen zu ermöglichen, ihre Fähigkeit, das Land zu regieren, unter Beweis zu stellen.
© 2020 benbere.org

2. #MaTransition: Erschließung des Potenzials der Frauen durch inklusives Regieren
Benbere – 13. September 2020
Von Aïssata BA
Die Beteiligung der Frauen ist wichtig, damit der Übergang gelingt. Wenn wir ein anderes Mali wollen, müssen wir ab sofort mit einem inklusiven Regierungssystem beginnen, das das Potenzial der Frauen freisetzt.
Das Nationale Komitee für die Rettung des Volkes (CNSP) scheint ein Hoffnungsschimmer zu sein, auf den die Malier seit Jahren gewartet haben. Sie halten den Atem an, während sie darauf warten, dass der Übergang tatsächlich erfolgt.
Wie auch immer das Ergebnis aussehen mag, Frauen sollten nicht aus dem Prozess ausgeschlossen werden. Wir glauben, dass dies eine Chance für die Frauen ist, vertreten zu sein und die Geschicke des Landes mitzubestimmen. Es wäre schade und noch mehr ein großer Fehler und eine Schande, wenn die CNSP oder derjenige, der das Land führen wird, es versäumt oder vernachlässigt, Frauen in die verschiedenen Entscheidungsprozesse einzubeziehen oder sie daran hindert, Entscheidungspositionen zu besetzen.
Phallokratie und Patriarchat
Der Hauptgrund, warum Frauen einbezogen werden sollten, ist, dass sie Malierinnen mit gleichen Rechten wie die Männer sind und genauso gut führen können wie sie. Sie sollten daher die gleichen Rechte zur Regierungsführung haben. Es ist wichtig daran zu erinnern, denn alle, auch die Frauenrechtler, rechtfertigen die Einbeziehung von Frauen mit folgenden Worten: „Frauen sind Mütter. Sie sind die Mütter von Führern, von Terroristen, und man hört ihnen wegen dieser gesellschaftlichen Rolle zu.“
Dies ist gefährlich, weil es Teil der gesellschaftlichen Konstruktion der Mutterrolle der Frauen ist und diejenigen unberücksichtigt lässt, die keine Mütter sind.
Wir sollten uns nicht auf die mütterliche Rolle konzentrieren, zumal es nicht die väterliche Rolle der Männer ist, die sie führen, Entscheidungen treffen und Macht ausüben lässt, sondern vielmehr die Privilegien, die ihnen das Patriarchat und die Phallokratie verleihen. Deshalb müssen wir dafür sorgen, dass Frauen die gleichen Privilegien haben und sich an der Führung des Landes beteiligen.
Gewicht der sozialen Normen
Der andere Grund, warum wir auf die Präsenz und uneingeschränkte Beteiligung von Frauen an der Bewältigung des Übergangs achten sollten, ist, dass Eure Ansichten nicht berücksichtigt werden, wenn Ihr nicht da seid. Tatsächlich haben Frauen eine einzigartige Sichtweise, die ein Mann, unabhängig von seiner Erfahrung und seinem Fachwissen, nicht verstehen könnte. Gesellschaftliche und geschlechtsspezifische Normen sind Hindernisse für die politische Emanzipation von Frauen.
Daher sind die Frauen die einzigen, die für sich selbst sprechen und sicherstellen können, dass Gleichberechtigung und andere Themen wie geschlechtsspezifische Gewalt, mit denen sie konfrontiert sind, zu den Prioritäten des Übergangs und darüber hinaus gehören. Ihre Beteiligung kann Veränderungen bewirken und Mali der Verwirklichung von Gleichheit und sozialer Gerechtigkeit näher bringen.
So wichtig wie die Einbeziehung von Frauen ist, so wichtig ist auch die Entscheidung, wer einbezogen werden soll. Deshalb spreche ich, wenn ich mich für die Einbeziehung der Frauen einsetze, nicht nur von den Eliten – sie haben ihre Rolle zu spielen -, sondern dass alle malischen Frauen vertreten sind. Daher sollte die junge Generation mit dem Potenzial, das wir haben, und den einzigartigen Erfahrungen, die wir als Folge von Unsicherheit, Konflikten, der Zunahme geschlechtsspezifischer Gewalt – einschließlich Feminiziden -, neuen Technologien und Lernmöglichkeiten gesammelt haben, aufgewertet und beim Aufbau einer stärkeren Nation genutzt werden. Und dies müsste schon in dieser Übergangsphase beginnen.
Probleme anders angehen
Die Frauen aus den ländlichen Gebieten sind eine weitere Gruppe, deren Stimme gehört werden sollte. Wer kennt besser als diese Frauen die schrecklichen Folgen einer fehlenden qualifizierten Gesundheitsversorgung, der Mütter- und Kindersterblichkeit, des Mangels an sauberem Trinkwasser und vor allem der fehlenden Möglichkeiten zur wirtschaftlichen Emanzipation?
Dies ist eine große Chance, der Stimme der Frauen im Friedensprozess Gehör zu verschaffen, denn selbst das aus dem Algier-Prozess hervorgegangene Friedensabkommen bezieht Frauen nicht stark ein, obwohl sie als Witwen, Mütter und Schwestern einen hohen Preis zahlen. Einige von ihnen sind jetzt Geflüchtete, die vor der Gewalt im Norden und Zentrum des Landes geflohen sind. Diese beiden Kategorien von Frauen, die von dem Konflikt betroffen sind, sollten vertreten sein.
Dies ist eine einzigartige Gelegenheit, ihren Stimmen Gehör zu verschaffen und darauf zu achten, dass Maßnahmen ergriffen werden, um ihr Leiden und ihren Verlust zu lindern. Insbesondere können wir von ihrer Beteiligung lernen und uns mit den Fragen im Zusammenhang mit Konflikt, Gerechtigkeit und Versöhnung befassen. Wenn wir ein anderes Mali wollen, müssen wir sofort mit einem inklusiven Regierungssystem beginnen.
© 2020 benbere.org

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