DAS CNSP (NATIONALES KOMITEE ZUM HEIL DES VOLKES) RUFT ZUM ZIVILEN ÜBERGANG UND ZU GLAUBWÜRDIGEN WAHLEN AUF – Le Comité national pour le Salut du peuple appelle à une transition civile et à des élections crédibles

1. Militärputsch in Mali international verurteilt
24matins.de – 19 August 2020 um 19:03
Nach einer Revolte von Soldaten hatte Malis Präsident Ibrahim Boubacar Keïta in der Nacht zum Mittwoch seinen sofortigen Rücktritt und die Auflösung des Parlaments verkündet.
2. Mali: ein Oberst als neuer starker Mann in Bamako nach dem im Ausland bemängelten Staatsstreich
AFP – 20.08.2020 um 00:00
Ein Oberst der malischen Armee, Assimi Goïta, präsentierte sich am Mittwoch als neuer starker Mann in Bamako nach dem Putsch, mit dem Präsident Ibrahim Boubacar Keïta gestürzt wurde.
3. Die M5-RFP erklärt sich bereit, mit der Junta einen „republikanischen Übergang“ zu erarbeiten
RFI – 20/08/2020 um 09:44
In ihrer ersten Reaktion seit dem Staatsstreich küsst die malische Opposition die Putschisten nicht auf beide Wangen, sondern äüßert sich zurückhaltend.

DEUTSCH WEITER (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEN ORIGINALEN

1. Mali : les militaires appellent à une transition civile et à des élections transparentes
maliweb – 19 Août 2020
Par Siaka DIAMOUTENE
Trois heures  après le discours télévisé du Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta dans lequel il a annoncé sa démission, la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement, les militaires mutins sont apparus sur  les écrans de  l’ORTM pour appeler à une transition civile.
C’est vers 3h30mn du matin que cinq militaires-meneurs de la mutinerie ont annoncé la  création d’un Comité national pour le Salut du peuple (CNSP).  Ils disent prendre  leurs  responsabilités devant le peuple et devant l’histoire  pour  poursuivre la continuité de la République.
Le colonel-major Ismaël Wagué, chef d'état-major adjoint de l'armée de l'air, sur la chaîne malienne ORTM. Bamako, Mali, 19 août 2020

Foto (c) ORTM TV via AP: Les putschistes du CNSP ont pris la parole ce mercredi matin 19.08.2020 sur l’ORTM (image arrêtée). VOIR la vidéo en cliquant sur l’image

Le porte-parole de ce comité, le  Colonel-major Ismaël Wagué,  qui occupe le poste de chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air,  a annoncé la  mise  en place  d’une transition politique civile  qui se soldera  par l’organisation des  élections générales dans „un délai raisonnable“. Il a assuré, dans cette déclaration,  la  continuité des services publics , le respect de tous les accords internationaux  à savoir avec des forces étrangères présentes au Mali notamment la force onusienne de la MINUSMA,  la force Barkhane.  « Ces forces demeurent des partenaires pour la restauration de la stabilité », a précisé le Colonel Ismaël Wagué. Ce dernier a également annoncé  la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes du Mali et  l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin  jusqu’à nouvel ordre.
Les  noms de  plusieurs hauts gradés de l’armée sont  largement cités pour avoir  conduit ce coup de force contre le régime du Président Ibrahim Boubacar Keïta  débuté hier matin  à la garnison de Kati.  Il s’agit du Colonel Sadio Camara,  le général Cheick Fanta Lady Dembélé,  le colonel Mama Sekou Lelenta, le colonel Diaw.  Ils sont tous issus  du camp militaire de la ville de Kati, de la garde nationale et de l’armée de l’air.
© 2020 Maliweb.net

2. Mali: un colonel nouvel homme fort à Bamako après le coup d’Etat dénoncé à l’étranger
AFP – 20.08.2020 à 00:00
Par Malick KONATE
Un colonel de l’armée malienne, Assimi Goïta, s’est présenté mercredi comme le nouvel homme fort à Bamako, au lendemain du coup d’Etat ayant renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, un putsch unanimement condamné à l’étranger.

Le nouvel homme fort du Mali, le colonel Assimi Goita, à Kati le 19 août 2020.

Foto (c) AFP/ANNIE RISEMBERG: Le nouvel homme fort du Mali, le colonel Assimi Goïta, à Kati le 19 août 2020 – Der neue starke Mann Malis, der Oberst Assimi Goïta, in Kati am 19. August 2020

„Je me présente: je suis le colonel Assimi Goïta, le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP)“, a déclaré à la presse cet officier supérieur qui était apparu dans la nuit de mardi à mercredi à la télévision nationale aux côtés d’autres militaires, sans prendre la parole.
Il a estimé que son pays se trouvait „dans une situation de crise socio-politique, sécuritaire“ et n’avait „plus le droit à l’erreur“.
– „Victoire du peuple“ –
L’opposition malienne s’est félicitée mercredi du coup d’Etat militaire, estimant qu’il avait „parachevé“ sa lutte pour obtenir le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta et se disant prête à élaborer avec la junte une transition politique.
Elle s’est dite prête à fêter vendredi „la victoire du peuple malien“.
(…Voir plus en bas #3)
Le colonel Goïta ne pourra toutefois pas compter sur la moindre indulgence de la communauté internationale qui a unanimement condamné le putsch, réclamant le retour à l’ordre constitutionnel et la libération du président Keïta arrêté mardi par les militaires.
(…Lire plus de réactions)

Foto (c) AFP/ANNIE RISEMBERG: L’édifice réduit en cendres de l’ex-ministre de la Justice Kassim Tapo – Das ausgebrannte Haus des malischen Ex-Justizministers

Ces condamnations n’ont pas dissuadé le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP, de demander à ses compatriotes de „vaquer librement à leurs occupations“. Il a aussi demandé „d’arrêter immédiatement les actes de vandalisme et de destruction des édifices publics“. Des manifestants ont incendié mardi le cabinet d’avocat de l’ex-ministre de la Justice Kassim Tapo.
Ismaël Wagué n’a en revanche rien dit sur le président Keïta, dit IBK, ni le chef du gouvernement, Boubou Cissé, toujours au camp militaire de Kati, le quartier général des auteurs du coup d’Etat près de Bamako.
Le calme a régné mercredi dans la capitale, qui portait encore les stigmates des incidents ayant ponctué ce renversement de pouvoir, en particulier l’incendie du cabinet d’avocats de M. Tapo.
Les habitants de Bamako ont vaqué à leurs occupations, mais les administrations et les banques étaient fermées. (…)
– Respect des accords passés –
„Tous les accords passés“ seront respectés, [avait] affirmé le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air.
„La (mission de l’ONU) Minusma, la force (anti-jihadiste française) Barkhane, le G5 Sahel (qui regroupe cinq pays de la région), la force Takuba (un groupement de forces spéciales européennes censées accompagner les Maliens au combat) demeurent des partenaires [pour la restauration de la stabilité]“, a-t-il assuré, en ajoutant que les militaires étaient „attachés au processus d’Alger“, l’accord de paix signé en 2015 entre Bamako et les groupes armés du nord du pays.
© 2020 AFP

3. Le M5-RFP se dit prêt à travailler avec la junte pour « une transition républicaine »
RFI – 20/08/2020 à 09:44
Par Serge Daniel
(…)
Pour sa première réaction depuis le coup d’État, l’opposition malienne n’embrasse pas les putschistes sur les deux joues, mais fait une sortie mesurée. Certes, elle s’est félicitée « du coup d’État militaire », mais rappelle tout de suite que ce coup a « parachevé » sa lutte pour obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita.
Les opposants réunis au sein du Mouvement du 5-Juin – Rassemblement des forces patriotiques affirment également dans le communiqué « prendre acte de l’engagement » du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) « d’ouvrir une transition politique civile ».
Choguel Maïga sur l’antenne de RFI explique que les documents qu’ils avaient déjà transmis au président Keïta pourront servir à la transition civile proposée par le CNSP : « Cette transition a été mûrement réfléchi par le M5 – RFP. Les grandes lignes ont été annoncés dans le mémoire que nous avions remis à Ibrahim Boubacar Keïta comme base de négociations et qu’il a rejeté, insiste-t-il. C’est ce document qui va être enrichi et mis sur la table autour duquel nous allons réfléchir avec le CNSP et l’ensemble des forces vives de la Nation. Je crois que les officiers que j’ai entendus et vus dans les médias depuis mercredi ne donnent pas des raisons de ne pas avoir confiance en eux. »
Là encore les mots sont choisis. Et pour fêter ce qu’il appelle « la victoire du peuple », le M5 organise ce vendredi un rassemblement à Bamako à la place de l’Indépendance. Il ne s’agit pas donc d’un rassemblement de soutien aux putschistes.
Le message de l’opposition est clair : elle veut rester très vigilante. Le cinéaste Cheick Oumar Sissoko et ses camarades ne veulent pas se faire voler ce qu’ils estiment être « leur victoire ». La junte sera donc surveillée de près pour qu’elle ne quitte le rail avec le train de la transition politique. (…)
© 2020 rfi.fr

1. Militärputsch in Mali international verurteilt
24matins.de – 19 August 2020 um 19:03
Von Serge DANIEL und Malick KONATE
Nach einer Revolte von Soldaten hatte Malis Präsident Ibrahim Boubacar Keïta in der Nacht zum Mittwoch seinen sofortigen Rücktritt und die Auflösung des Parlaments verkündet. Der gefasst wirkende Präsident erklärte im Staatsfernsehen, er habe keine andere Wahl. “Ich muss mich dem fügen, weil ich kein Blutvergießen will”, sagte der 75-Jährige.
Soldaten der malischen Armee hatten am Dienstag den Militärstützpunkt Kati nahe der Hauptstadt Bamako eingenommen. Anschließend fuhren sie im Konvoi nach Bamako, wo sie von einer jubelnden Menge empfangen wurden, die den Rücktritt Keitas forderte. Mit Keïta, dessen Premierminister Boubou Cissé und weiteren Spitzenpolitikern und -militärs in ihrer Gewalt fuhren die Putschisten anschließend wieder zum Stützpunkt. Auf demselben Stützpunkt hatte sich bereits 2012 der Putsch ereignet, durch den Keïta an die Macht gekommen war.
(…Reaktionen s. Kommentar)
In der Hauptstadt Bamako war am Mittwoch zunächst wenig von der Aufregung der zurückliegenden Nacht zu spüren. Die Menschen gingen ihren normalen Beschäftigungen nach, und es waren keine Soldaten auf den Straßen zu sehen, wie AFP-Reporter berichteten. Verwaltungsstellen und Banken waren allerdings geschlossen. Später riefen die Putschisten die Bevölkerung aber auf, “Vandalismus” zu beenden und zur Normalität zurückzukehren.
(…)
Bei einem Auftritt im Staatsfernsehen am frühen Mittwochmorgen forderte der stellvertretende Stabschef der Luftwaffe, Ismaël Wagué, die Zivilgesellschaft und die Parteien auf, “die besten Bedingungen für einen zivilen politischen Übergang zu schaffen, der zu glaubwürdigen Parlamentswahlen [innerhalb einer „angemessenen Zeit“] führt”. Die Putschisten kündigten die Schließung der Grenzen sowie eine nächtliche Ausgangssperre an. Neuwahlen sollten “in angemessener Zeit” angesetzt werden.
© 2020 24matins.de

2. Mali: ein Oberst als neuer starker Mann in Bamako nach dem im Ausland bemängelten Staatsstreich
AFP – 20.08.2020 um 00:00
Von Malick KONATE
Ein Oberst der malischen Armee, Assimi Goïta, präsentierte sich am Mittwoch als neuer starker Mann in Bamako nach dem Putsch, mit dem Präsident Ibrahim Boubacar Keïta gestürzt wurde, ein Putsch, der im Ausland einhellig verurteilt wurde.
„Ich bin Oberst Assimi Goïta, der Präsident des Nationalen Komitees zum Heil des Volkes (CNSP)“, sagte er der Presse, nachdem er am Dienstagabend mit anderen Militärs im nationalen Fernsehen erschienen war, ohne das Wort zu ergreifen.
Er war überzeugt, sein Land befinde sich „in einer sozio-politischen und sicherheitspolitischen Krise“ und habe „kein Recht mehr, Fehler zu machen“.
– „Sieg des Volkes“
Die malische Opposition begrüsste am Mittwoch den Militärputsch und sagte, dass dieser ihren Kampf um den Abgang von Präsident Ibrahim Boubacar Keïta „vollendet“ habe und dass sie bereit sei, einen politischen Übergang mit der Junta zu erarbeiten.
Sie kündigte an, am Freitag „den Sieg des malischen Volkes“ zu feiern.
…Weiteres unten in #3
Oberst Goïta wird jedoch nicht auf die geringste Nachsicht der internationalen Gemeinschaft zählen können, die den Putsch einstimmig verurteilt und die Rückkehr zur verfassungsmäßigen Ordnung sowie die Freilassung des am Dienstag vom Militär verhafteten Präsidenten Keïta gefordert hat.
(…)
Diese Urteile [des Auslands] hielten Oberst Major Ismaël Wagué, Sprecher des CNSP, nicht davon ab, seine Landsleute aufzufordern, „ihren normalen Beschäftigungen nachzugehen“. Er forderte auch „einen sofortigen Stopp des Vandalismus und der Zerstörung öffentlicher Gebäude“. Demonstranten hatten am Dienstag das Anwaltsbüro des ehemaligen Justizministers Kassim Tapo in Brand gesteckt.
Ismaël Wagué hingegen sagte nichts über Präsident Keïta, bekannt als IBK, oder den Regierungschef Boubou Cissé, der sich immer noch im Militärlager von Kati, dem Hauptquartier der Putschisten in der Nähe von Bamako, aufhält.
Am Mittwoch herrschte Ruhe in der Hauptstadt, die noch immer die Narben der Vorfälle trug, die diesen Machtwechsel markierten, insbesondere die Brandstiftung in der Anwaltskanzlei von Herrn Tapo.
Die Einwohner von Bamako gingen ihren Geschäften nach, aber Regierungsbüros und Banken waren geschlossen. (…)
– Einhaltung früherer Vereinbarungen –
„Alle bisherigen Vereinbarungen“ werden eingehalten, [hatte] Oberstmajor Ismaël Wagué, stellvertretender Generalstabschef der Luftwaffe gesagt.
„Die (UNO-Mission) Minusma, die (französische antijihadistische) Truppe Barkhane, die G5-Sahelzone (zu der fünf Länder der Region gehören), die Takuba-Truppe (eine Gruppe von europäischen Spezialeinheiten, genannt Takuba = Säbel, die die Malier im Kampf begleiten soll) bleiben Partner [für die Wiederherstellung der Stabilität]“, versicherte er und fügte hinzu, dass die Militärs „dem Algier-Prozess verbunden“ seien, dem Friedensabkommen, das 2015 zwischen Bamako und den bewaffneten Gruppen im Norden des Landes unterzeichnet wurde.
© 2020 AFP

3. Die M5-RFP erklärt sich bereit, mit der Junta einen „republikanischen Übergang“ zu erarbeiten
RFI – 20/08/2020 um 09:44
Von Serge Daniel
(…)
In ihrer ersten Reaktion seit dem Staatsstreich küsst die malische Opposition die Putschisten nicht auf beide Wangen, sondern äüßert sich zurückhaltend. Sie hat zwar „den militärischen Staatsstreich“ begrüßt, erinnert aber sogleich daran, dass dieser Putsch ihren Kampf um den Rücktritt von Präsident Ibrahim Boubacar Keita „vollendet“ hat.
Die Oppositionellen der Bewegung 5. Juni – Zusammenschluss der Patriotischen Kräfte erklären ebenfalls in dem Kommuniqué, „die Verpflichtung des CNSP zur Kenntnis zu nehmen, einen politischen und zivilen Übergang einzuleiten.“
Choguel Maïga über RFI erklärt, dass die Dokumente, die sie bereits an Präsident Keïta geschickt hatten, für den von der CNSP vorgeschlagenen zivilen Übergang verwendet werden könnten: „Dieser Übergang wurde von der M5 – RFP sorgfältig überdacht. Die wesentlichen Linien wurden in dem Schriftsatz angekündigt, den wir Ibrahim Boubacar Keïta als Verhandlungsgrundlage gegeben hatten und den er ablehnte. Es ist dieses Dokument, das ergänzt und auf den Tisch gelegt werden wird, um das herum wir mit dem CNSP und allen lebendigen Kräften der Nation (in etwa die Zivilgesellschaft, Ed) nachdenken werden. Ich glaube, dass man den Offizieren, die ich seit Mittwoch in den Medien gehört und gesehen habe, Vertrauen schenken kann.“
Wieder sind die Worte gewählt. Und um das zu feiern, was sie „den Sieg des Volkes “ nennt, organisiert die M5 an diesem Freitag eine Kundgebung in Bamako auf dem Platz der Unabhängigkeit. Es handelt sich also nicht um eine Kundgebung zur Unterstützung der Putschisten.
Die Botschaft der Opposition ist klar: Sie will sehr wachsam bleiben. Der Filmemacher Cheick Oumar Sissoko und seine Kameraden wollen nicht um das gebracht werden, was sie als „ihren Sieg“ betrachten. Die Junta wird deshalb genau beobachtet werden, damit sie nicht mit dem Zug des politischen Übergangs aus der Spur gerät. (…)
© 2020 rfi.fr

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