AUFRUF: MALI MUSS NEU AUFGEBAUT WERDEN; WEGE ZUR BEENDIGUNG DER KRISE – APPEL POUR UN MALI À RECONSTRUIRE, des pistes de sortie de crise

Dieser Aufruf ist fast einen Monat alt, scheint mir aber sehr wesentliche und hilfreiche Aspekte zu beinhalten. Ich würde gern wissen, ob diese schon in die Diskussionen eingeflossen sind… Oder ist der Aufruf ungehört verhallt?
Cet appel date de près d’un mois, mais il me semble qu’il contient des aspects très essentiels et aidants. J’aimerais savoir si ceux-ci ont déjà été entendus et intégrés dans les discussions… Ou bien l’appel n’a eu aucun impact ?

Krise in Mali: „Es ist zu früh zu sagen, wo dieses Rad, das begonnen hat, sich so schnell zu drehen, stoppen wird“
AUFRUF: MALI MUSS NEU AUFGEBAUT WERDEN
nordsud journal – 20. Juli 2020
Eine Gruppe aus malischen Intellektuellen, leitenden Angestellten und Unternehmensbossen hat eine Stellungnahme unterzeichnet, in der sie Wege zur Beendigung der Krise in Mali aufzeigen.
Vier Tage in der Geschichte Malis.
Vier Tage, in denen der seit Monaten andauernde Frontalzusammenstoß zwischen den noch niemals dagewesenen Forderungen der einen und dem lethargischen Zuhören der anderen weiterging.

DEUTSCH WEITER (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) UNTER DEM ORIGINAL

Crise au Mali: « Il est trop tôt pour dire où s’arrêtera cette roue qui s’est mise à tourner si vite »
nordsud journal – 20 juillet 2020
Un groupe d’intellectuels, de hauts cadres et chefs d’entreprises maliens ont signé une tribune dans laquelle ils donnent des pistes de sortie de crise au Mali.

APPEL POUR UN MALI A RECONSTRUIRE

Quatre jours de l’Histoire du Mali.
Quatre jours durant lesquels s’est poursuivi le choc frontal, engagé depuis des mois, entre des revendications inédites des uns et l’écoute léthargique des autres.
Quatre jours où se sont entrechoqués manifestations pacifiques et scènes de pillages, discours lénifiants et répressions sanglantes, audace habituelle d’une jeunesse sans espérance et résistance d’un pouvoir coupable de ne pas en prendre la mesure, cohésion au moins apparente d’un rassemblement d’opposants disparates et isolement croissant des Autorités sous le regard incrédule de l’étranger.
Quatre jours où l’Histoire s’est accélérée après des années de léthargie, de faux espoirs et de descente aux enfers en certains domaines.
Quatre jours au terme desquels les craintes d’une explosion de colère se sont transformées en une indignation et un deuil collectif devant le trop grand nombre de victimes d’une action répressive disproportionnée et inappropriée avec l’utilisation de la force létale.
Il est encore trop tôt pour dire où s’arrêtera cette roue qui s’est mise maintenant à tourner si vite et où elle va mener le Mali. Mais il est déjà possible pour des femmes et des hommes de bonne volonté d’essayer de comprendre pourquoi on en est arrivé là et ce qu’il faudra en retenir pour sortir du blocage actuel.

Le Mali n’est pas une abstraction. C’est un ensemble de 18 millions de femmes et d’hommes qui ont bien du mal à se souvenir que leur nation était, en Afrique, un modèle du « vivre ensemble » et fut, dans une période très lointaine, le berceau de plusieurs grands empires.Comme dans tous les pays en développement, ses citoyens sont plongés, depuis les indépendances nationales, dans des bouleversements de toutes sortes, inhérents aux objectifs prioritaires de croissance économique.
Ces transformations structurelles, sociales, mentales visent certes une course au mieux-être pour eux-mêmes et leurs familles, et sont acceptées pour cela, même si elles entrainent en permanence des souffrances et des inégalités inhérentes à la croissance.
Mais il revient à l’État, par les politiques qu’il met en œuvre, d’accélérer les résultats positifs du développement, d’en faire bénéficier le plus grand nombre et d’empêcher les inégalités excessives.

Depuis longtemps, les Maliennes et les Maliens sont orphelins d’un tel État, capable de leur donner un horizon à long terme acceptable, voire attrayant, pour tous et de les guider et les mobiliser pour atteindre celui-ci. Certes les problèmes qui assaillent la puissance publique sont immenses et permanents et, comme dans le monde entier, la vie quotidienne s’y est quand même progressivement améliorée notamment sur le plan matériel ou l’espérance de vie, pour citer quelques exemples notoires. Mais la diffusion instantanée des informations venant du monde entier et les avancées de pays voisins se sont accrues bien davantage, créant des manques douloureux et si visibles qu’ils ont fini par réduire à néant la confiance dans l’État. Près de 40% des citoyens, dénués de tout, vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté absolue, sans grand espoir que cette situation change pour eux-mêmes ou pour leurs enfants. Pour une grande partie des autres, et quels que soient leurs efforts, leur chance, leur situation professionnelle ou familiale, des menaces qui les dépassent pèsent sur eux à tout instant. Le manque considérable d’emplois, les lacunes croissantes du système éducatif, les défaillances du système de santé ont été longtemps ces risques majeurs. Il s’y est ajouté depuis près de 10 ans l’insécurité physique due au terrorisme et le dépérissement progressif d’une grande partie du territoire national conduisant à l’abandon de ceux qui doivent y vivre.

La patience et la résistance du peuple Malien lui ont permis de supporter jusqu’ici ces vides et ces déceptions et, grâce aux traditions ancestrales de solidarité familiale ou sociale, de trouver des palliatifs individuels plus ou moins satisfaisants. Mais deux constats ont été à l’origine récente d’une contestation structurée et hors des enceintes légales, d’une part, et des scènes de désolation qui l’ont suivie, d’autre part :

  • Le premier est celui d’une corruption envahissante et impudique, jusque dans les cercles les plus éminents du pays, qui pille les deniers publics, fausse les règles du jeu et la logique des compétences dans nombre de secteurs d’activité, et décourage ceux qui s’obstinent à la refuser.
  • Le second est celui de l’injustice : déjà observée dans l’impunité des corrompus, elle est tout récemment devenue intolérable à la suite de la remise en cause de nombreux résultats des élections législatives, qui ont rappelé les longues contestations des dernières élections présidentielles. L’absence de réponse adaptée à l’ampleur de ces mécontentements populaires, tant de la part des Autorités nationales que des Partenaires du Mali, ne pouvait que conduire à la présente situation insurrectionnelle.

Tandis que beaucoup de Maliennes et de Maliens prient pour le retour au calme, la gravité de la crise a aussi ravivé les prises de parole, trop rares, de ceux qui aspirent à ce que les dramatiques évènements de ces quatre jours soient à l’origine d’une Reconstruction durable du pays et de son État.

Dans ce cadre, nous voudrions, ici, recenser avec humilité mais avec une forte conviction, quelques critères fondamentaux que doivent impérativement réunir les dirigeants, quels qu’ils soient, face à une situation comme celle que vit aujourd’hui notre Cher Pays.

  1. Le premier est celui d’une honnêteté incontestée par tous. Elle est requise pour faire oublier une longue période désastreuse de discours trompeurs, de promesses non tenues, de difficultés camouflées, de népotisme ou de favoritisme au profit de quelques-uns. Elle s’impose à eux-mêmes, mais aussi à tous leurs proches, empêchant tous « conflits d’intérêts » à l’image de la pratique désormais suivie par toutes les grandes entreprises et les nations avancées.
  2. Le deuxième est celui d’une compétence élevée, et si possible exceptionnelle. Les défis sont si grands et les maux si profonds que les surpasser est maintenant chose presqu’impossible. Les dirigeants doivent donc posséder une expérience vaste et éprouvée, une connaissance approfondie du terrain national, des interactions internationales et des succès professionnels reconnus par tous. Ils devraient, si possible, avoir traversé des épreuves et triomphé sans dommages pour ceux dont ils avaient la charge.
  3. Le troisième est celui du goût de l’action et de l’impartialité. Le pays a un besoin impératif de constater que l’État joue pleinement le rôle multiforme qui lui revient : celui d’impulsion, de coordination, d’encouragement, de sanction.

Les citoyens, et notamment les plus jeunes, sont impatients que l’impact de ces actes se reflète dans leur vie de tous les jours, depuis l’amélioration de l’accès à l’électricité, à la lutte contre les spéculateurs des produits de base en passant par la facilitation de l’accès à un logement décent.
Les entreprises escomptent que l’État soutiendra mieux leurs interventions dans la création d’emplois et de richesses, mais auront à supporter que des règles mieux adaptées soient scrupuleusement respectées. En somme, les dirigeants ne doivent plus se contenter d’être des tribuns, mais être surtout des hommes d’action.

Ce n’est qu’à ces conditions simultanées d’honnêteté, de compétence, d’impartialité et d’action concrète que pourra commencer à se retisser une relation de confiance entre les populations et l’État. Elle permettrait alors à ce dernier de demander à toute la population une mobilisation maximale pour l’atteinte des objectifs fixés mais aussi des sacrifices provisoires pour des gains ultérieurs clairement identifiés et planifiés.

Car chacun doit savoir que le chemin à venir sera long, jonché de difficultés et de possibles souffrances. C’est pour les faire accepter que les dirigeants doivent être exemplaires et capables de nous convaincre tous. C’est pour les supporter que les citoyens doivent pouvoir croire en leur utilité et adhérer eux-mêmes à ces idéaux d’honneur et de dignité.

Il faut aussi aux dirigeants une abnégation et une humilité à toute épreuve qui renforceront encore leur leadership. Ils ne sont que les dépositaires, et non les propriétaires, du pouvoir qui leur est confié par la nation. Cette abnégation impose un don de soi, un engagement sans réserve et un rejet de tout gain personnel. Même si une telle discipline est rare, elle se retrouve dans l’éthique de certains des plus éminents hommes d’État, de Nelson Mandela à Charles de Gaulle en passant par Jerry Rawlings ou Ho Chi Minh.
Cette abnégation peut d’ailleurs être « encadrée » par la constitution, en empêchant le cumul de responsabilités et en renforçant les contrôles exercés et la qualité de ceux-ci.

La dernière qualité requise des dirigeants, peut-être la plus essentielle, est certainement celle du respect :

  • Respect de la fonction et de ce qu’elle incarne.
  • Respect de la nation au service de laquelle sont les Responsables à tous les niveaux.
  • Respect des droits les plus fondamentaux de l’individu, et notamment celles de sa foi et sa liberté d’expression, dans la pleine tradition de l’Histoire nationale. En la matière, la laïcité de l’État nous semble un bien précieux, qui a souvent préservé l’unité de la nation Malienne et doit donc être soigneusement sauvegardée.
  • Respect enfin et surtout du bien le plus précieux de tous les citoyens qui est leur vie, comme l’avait bien compris le Président Modibo Keita, qui disait, en 1968, qu’ « une seule goutte de sang malien ne doit être versée pour que je reste au pouvoir »

Voilà notre modeste contribution aux discussions en cours. Nous espérons qu’elles expriment les attentes de beaucoup de Maliennes et de Maliens et qu’à ce titre, elles seront écoutées par ceux qui vont reconstruire le pays après cette période d’intenses turbulences.
Puissent ces personnalités être agrées par tous afin qu’un esprit de construction et d’entente anime notre maison commune, le MALI. Puisse chacune d’elles avoir la force et la sagesse nécessaires pour mener à bien la mission qui lui est confiée ou lui sera confiée.
LES CITOYENS MALIENS SIGNATAIRES
Mossadeck Bally, Arwata Ben Baba, Jamila Ferdjani Ben Baba, Paul Derreumaux, Ramatou Traoré Derreumaux, Aya Thiam Diallo, Sory Ibrahima Makanguilé, Fatoumata Keita Ouane, Habib Ouane, Aminata Sidibé, Birama Sidibé, Mamadou Sidibé, Youba Sokona, Amadou Sidiki Sow, Awa Gakou Sow, Ousmane Sy, Ousmane Thiam.

Krise in Mali: „Es ist zu früh zu sagen, wo dieses Rad, das begonnen hat, sich so schnell zu drehen, stoppen wird“
AUFRUF: MALI MUSS NEU AUFGEBAUT WERDEN
nordsud journal – 20. Juli 2020
Eine Gruppe aus malischen Intellektuellen, leitenden Angestellten und Unternehmensbossen hat eine Stellungnahme unterzeichnet, in der sie Wege zur Beendigung der Krise in Mali aufzeigen.
Vier Tage in der Geschichte Malis.
Vier Tage, in denen der seit Monaten andauernde Frontalzusammenstoß zwischen den noch niemals dagewesenen Forderungen der einen und dem lethargischen Zuhören der anderen weiterging.
Vier Tage voller Zusammenstöße zwischen friedlichen Demonstrationen und Szenen von Plünderungen, beschwichtigenden Reden und blutiger Unterdrückung, dem üblichen Wagemut einer Jugend ohne Hoffnung und dem Widerstand einer Macht, die sich schuldig gemacht hat, dessen Ausmaß nicht erfasst zu haben, dem zumindest scheinbaren Zusammenhalt einer Vereinigung bunt zusammengewürfelter Oppositioneller und der wachsenden Isolation der Machthaber unter den ungläubigen Blicken des Auslands.
Vier Tage, in denen sich die Geschichte nach Jahren der Lethargie, falscher Hoffnungen und des Absturzes in die Hölle in einigen Bereichen beschleunigte.
Vier Tage, an deren Ende die Furcht vor einer Explosion der Wut umschlug in kollektive Entrüstung und Trauer über die übermäßige Zahl von Opfern unverhältnismäßiger und unangemessener repressiver Eingriffe unter Anwendung tödlicher Gewalt.
Es ist noch zu früh zu sagen, wo dieses Rad, das sich jetzt so schnell zu drehen begonnen hat, stoppen wird und wohin es Mali führen wird. Aber schon jetzt können Frauen und Männer guten Willens versuchen zu verstehen, warum es bis an diesen Punkt gekommen ist und welche Schlüsse man daraus ziehen muss, um aus dem gegenwärtigen festgefahrenen Zustand herauszukommen.
Mali ist keine Abstraktion. Es ist eine Gruppe von 18 Millionen Frauen und Männern, denen es schwer fällt, sich daran zu erinnern, dass ihre Nation in Afrika ein Modell des „Zusammenlebens“ war, und dass sie in einer sehr fernen Zeit die Wiege mehrerer großer Reiche war.
Wie in allen sich entwickelnden Ländern sind ihre Bürger seit der nationalen Unabhängigkeit in die verschiedensten Erschütterungen gestürzt worden, die mit den vorrangigen Zielen des Wirtschaftswachstums verbunden sind.
Diese strukturellen, sozialen und mentalen Veränderungen zielen zweifellos auf einen Wettlauf um Wohlbefinden für sie selbst und ihre Familien ab und werden deswegen akzeptiert, auch wenn sie dauerhaft zu Leiden und Ungleichheiten führen, die dem Wachstum inhärent sind.
Es ist jedoch Aufgabe des Staates, durch die von ihm verfolgte Politik die positiven Ergebnisse der Entwicklung zu beschleunigen, dafür zu sorgen, dass so viele Menschen wie möglich davon profitieren, und exzessive Ungleichheiten zu verhindern.
Die Malier haben einen solchen Staat seit langer Zeit verloren, der in der Lage ist, ihnen einen langfristigen Horizont zu geben, der für alle akzeptabel, ja sogar attraktiv ist, und sie anzuleiten und zu mobilisieren, um ihn zu erreichen. Zugegeben, die Probleme der staatlichen Verwaltung sind immens und dauerhaft, und wie in der ganzen Welt hat sich das tägliche Leben dort dennoch allmählich verbessert, insbesondere was den materiellen Wohlstand und die Lebenserwartung betrifft, um nur einige nennenswerte Beispiele zu nennen. Aber die schnelle Verbreitung von Informationen aus der ganzen Welt und die Fortschritte der Nachbarländer haben noch viel mehr zugenommen und schmerzhafte und so sichtbare Mängel geschaffen, dass sie am Ende das Vertrauen in den Staat zerstört haben. Fast 40 % der Bürgerinnen und Bürger, denen alles fehlt, leben immer noch unterhalb der absoluten Armutsgrenze und haben wenig Hoffnung, dass sich diese Situation für sie selbst oder ihre Kinder ändern wird. Für viele andere, ungeachtet ihrer Bemühungen, ihrer Glückssträhne, ihrer beruflichen oder familiären Situation, gibt es zu jeder Zeit Bedrohungen, die sich ihrer Kontrolle entziehen. Der erhebliche Mangel an Stellen, die wachsenden Unzulänglichkeiten des Bildungssystems, das Versagen des Gesundheitssystems sind seit langem diese großen Risiken. In den letzten zehn Jahren sind zu diesen Risiken noch die physische Unsicherheit aufgrund des Terrorismus und der allmähliche Verfall eines großen Teils des Staatsgebiets hinzugekommen, der dazu führt, dass die Menschen, die dort leben müssen, im Stich gelassen werden.

Dank der Geduld und der Widerstandsfähigkeit des malischen Volkes konnten die Menschen diese Lücken und Enttäuschungen ertragen und dank der angestammten Traditionen familiärer oder sozialer Solidarität mehr oder weniger zufriedenstellende individuelle Linderungsmittel finden. Zwei Feststellungen haben jedoch in jüngster Zeit einerseits zu einem strukturierten Protest außerhalb des gesetzlichen Rahmens, und zu den darauf folgenden Szenen der Verwüstung andererseits geführt:

  • Die erste ist die allgegenwärtige und schamlose Korruption, bis in die prominentesten Kreise des Landes, die öffentliche Gelder plündert, die Spielregeln und die Logik der Kompetenz in vielen Tätigkeitsbereichen verzerrt und diejenigen entmutigt, die sie beharrlich ablehnen.
  • Die zweite ist die Ungerechtigkeit: Sie wurde bereits bei der Straffreiheit der Korrupten beobachtet, ist aber erst vor kurzem unerträglich geworden, nach der Infragestellung vieler Ergebnisse der Parlamentswahlen, die an die langen Proteste bei den letzten Präsidentschaftswahlen erinnerten. Das Fehlen einer dem Ausmaß dieser Unzufriedenheit der Bevölkerung angepassten Reaktion, sowohl seitens der nationalen Behörden als auch seitens der Partner Malis, konnte einfach nur zu der gegenwärtigen aufständischen Situation führen.

Während viele Malier für eine Rückkehr zur Tagesordnung, zur Ruhe beten, hat die Schwere der Krise auch die allzu seltenen Stimmen derer wieder angefacht, die sich danach sehnen, dass die dramatischen Ereignisse dieser vier Tage zu einem nachhaltigen Neuaufbau des Landes und seines Staates führen werden.

In diesem Zusammenhang möchten wir hier mit Bescheidenheit, aber mit starker Überzeugung einige grundlegende Kriterien auflisten, die führende Politiker, wer auch immer sie sein mögen, angesichts einer Situation, wie sie unser geliebtes Land heute erlebt, unbedingt erfüllen müssen.

  1. Das erste ist das einer von allen anerkannten Ehrlichkeit. Diese ist erforderlich, um die Menschen eine lange und desaströse Periode irreführender Reden, gebrochener Versprechen, getarnter Schwierigkeiten, von Vetternwirtschaft oder Günstlingswirtschaft zum Wohle einiger weniger vergessen zu lassen. Sie verpflichtet sowohl sie selbst, als auch alle ihnen nahestehenden Personen und verhindert alle „Interessenkonflikte“ nach dem Vorbild der Praxis, die heute von allen großen Konzernen und fortgeschrittenen Nationen verfolgt wird.
  2. Das zweite ist das einer hohen und wenn möglich außergewöhnlichen Kompetenz. Die Herausforderungen sind so groß und die Übel so tiefgreifend, dass es fast unmöglich ist, sie zu überwinden. Führungspersönlichkeiten müssen daher über eine große und nachgewiesene Erfahrung, eine gründliche Kenntnis des nationalen Umfelds, der internationalen Interaktionen und über von allen anerkannte Erfolge in ihrem Beruf verfügen. Sie sollten, wenn möglich, Härten ertragen und überwunden haben, ohne den Menschen in ihrer Verantwortung Schaden zuzufügen.
  3. Das dritte ist das des Gespürs für Aktion und Unparteilichkeit. Das Land hat es dringend nötig, dafür zu sorgen, dass der Staat die ihm zustehende vielschichtige Rolle voll und ganz wahrnimmt: die des Anstoßes, der Koordination, der Ermutigung und der Sanktionierung.

Die Bürgerinnen und Bürger, vor allem die jüngeren, warten ungeduldig darauf, dass sich die Auswirkung dieser Handlungen in ihrem täglichen Leben widerspiegelt, von der Verbesserung des Zugangs zu Elektrizität über die Erleichterung des Zugangs zu menschenwürdigem Wohnraum bis hin zur Bekämpfung der Rohstoffspekulanten.
Die Unternehmen erwarten vom Staat, dass er ihre Maßnahmen zur Schaffung von Arbeitsplätzen und Wohlstand besser unterstützt, müssen aber dafür aushalten, dass bessere Regeln strikt eingehalten werden. Zusammengefasst: Führungskräfte dürfen sich nicht länger damit zufrieden geben, Tribune zu sein, sondern müssen vor allem Männer der Tat sein.

Nur unter diesen gleichzeitigen Bedingungen von Ehrlichkeit, Kompetenz, Unparteilichkeit und konkretem Handeln kann die Wiederherstellung eines Vertrauensverhältnisses zwischen den Menschen und dem Staat beginnen. Das würde diesen dann in die Lage versetzen, die gesamte Bevölkerung zu maximaler Mobilisierung zur Erreichung der gesetzten Ziele aufzufordern, aber auch zu vorübergehenden Opfern für klar identifizierte und geplante zukünftige Fortschritte.
Denn jeder muss sich bewusst sein, dass der Weg, der vor ihm liegt, lang, steinig und voller Schwierigkeiten und möglicher Leiden sein wird. Damit dies akzeptiert wird, müssen die Führungspersönlichkeiten beispielhaft und imstande sein, uns alle zu überzeugen. Um sie zu unterstützen, müssen die Bürger an ihre „Nützlichkeit“ glauben können und sich selbst an diese Ideale von Ehre und Würde halten.

Führungspersönlichkeiten brauchen auch die Opferbereitschaft und unerschütterliche Demut, die ihre Führungsrolle weiter stärken. Sie sind nur Hüter, nicht Eigentümer der Macht, die ihnen von der Nation anvertraut wurde. Eine solche Opferbereitschaft erfordert eine eigene Hingabe, ein uneingeschränktes Engagement und die Zurückweisung persönlicher Vorteile. Obwohl eine solche Disziplin selten ist, findet man sie in der Ethik einiger der bedeutendsten Staatsmänner, von Nelson Mandela bis Charles de Gaulle, von Jerry Rawlings bis Ho Chi Minh.
Diese Opferbereitschaft kann durch die Verfassung „eingerahmt“ werden, indem die Anhäufung von Verantwortlichkeiten verhindert und die ausgeübten Kontrollen und ihre Qualität verstärkt werden.

Die letzte, vielleicht die wichtigste Eigenschaft, die von Führungspersönlichkeiten verlangt wird, ist sicherlich die des Respekts:

  • Respekt vor ihrer Funktion und dem, was sie verkörpert.
  • Respekt vor der Nation, in deren Dienst die politischen Führer Verantwortlichen auf allen Ebenen stehen.
  • Respekt vor den grundlegendsten Rechten des Einzelnen, insbesondere den Rechten des Glaubens und der Meinungsfreiheit, in der vollen Tradition der nationalen Geschichte. In dieser Hinsicht scheint uns der säkulare Charakter des Staates ein kostbares Gut zu sein, das die Einheit der malischen Nation oft aufrechterhalten hat und daher sorgfältig bewahrt werden muss.
  • Respekt schließlich und insbesondere auch vor dem kostbarsten Gut aller Bürger, nämlich ihrem Leben, wie Präsident Modibo Keita es sehr gut erkannte, als er 1968 sagte, dass kein einziger Tropfen malischen Blutes vergossen werden darf, damit er an der Macht bleibt.

Dies ist unser bescheidener Beitrag zu den laufenden Diskussionen. Wir hoffen, dass sie die Erwartungen vieler Malierinnen und Malier zum Ausdruck bringen und dass sie als solche von denjenigen gehört werden, die das Land nach dieser Zeit heftiger Turbulenzen neu aufbauen wollen.
Auf dass diese Persönlichkeiten von allen anerkannt werden, damit ein Geist des Aufbaus und der Verständigung unser gemeinsames Haus MALI beleben möge. Auf dass jede von ihnen die Kraft und Weisheit besäße, die Mission zu erfüllen, die ihr anvertraut wurde oder anvertraut werden wird.
DIE UNTERZEICHNENDEN MALISCHEN BÜRGER
Mossadeck Bally, Arwata Ben Baba, Jamila Ferdjani Ben Baba, Paul Derreumaux, Ramatou Traoré Derreumaux, Aya Thiam Diallo, Sory Ibrahima Makanguilé, Fatoumata Keita Ouane, Habib Ouane, Aminata Sidibé, Birama Sidibé, Mamadou Sidibé, Youba Sokona, Amadou Sidiki Sow, Awa Gakou Sow, Ousmane Sy, Ousmane Thiam.

Ein Gedanke zu „AUFRUF: MALI MUSS NEU AUFGEBAUT WERDEN; WEGE ZUR BEENDIGUNG DER KRISE – APPEL POUR UN MALI À RECONSTRUIRE, des pistes de sortie de crise

  1. Exclusif Mali : après la tuerie de manifestations, Boubou Cissé lâché par son conseiller spécial, Mamadou Bamou TOURE
    nordsud journal – 8 août 2020
    Au Mali, il est rare de voir un cadre rendre sa démission pour protester contre un acte du gouvernement contre les citoyens. Le 17 juillet dernier, et après la tuerie de manifestants par les balles des soldats maliens déployés illégalement, Mamadou Bamou TOURE, Conseiller Spécial du Premier ministre Boubou Cissé a rendu sa démission.
    Nord Sud Journal a obtenu en exclusivité cette lettre de démission qui dit long sur la gestion catastrophique de la crise par l’actuel premier ministre Boubou Cissé.
    « À l’évidence, le sang a coulé : 23 morts et plus de 150 blessés, jusque dans la Mosquée. En la matière, l’Histoire retient que le Président Modibo KEITA, Père Fondateur du Mali moderne, a légué à la postérité la page la plus sublime de son Testament Politique : « Qu’on désarme ma garde et qu’aucun camp ne riposte. Il ne faut pas qu’une seule goutte de sang malien soit versée pour que je reste au pouvoir… Je suis fier de me réclamer de son école, de la cohorte de ses disciples. À ce titre, je suis au regret de vous présenter ma démission par solidarité avec les victimes de la répression sanglante de Juillet 2020 et au-delà, par fidélité à l’enseignement de mon Père Spirituel « , c’est ainsi que Mamadou Bamou TOURE, Conseiller Spécial du premier ministre Boubou Cissé a annoncé sa démission à Boubou Cissé.
    Le 28 juillet dernier, le très controversé, Boubou Cissé n’a pas eu d’autres choix qu’abroger le décret de nomination de son conseiller spécial, Mamadou Bamou TOURE. Par ce geste, d’autres cadres du cabinet de Boubou Cissé risquent de suivre l’exemple Mamadou Bamou TOURE et de son Père Spirituel, Modibo Keita.

    © 2020 nordsudjournal.com

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