EINE WOCHE NACH DEM BLUTIGEN WOCHENENDE: VERMITTLUNGSMISSION DER ECOWAS – Tout cela semblait un petit peu prévisible (Ibrahim Maïga interviewé)

0. „IBK erscheint als Symbol für das Scheitern des malischen Staates“
RFI – 16.07.2020 um 12:02
Carine Frenk sprach mit Ibrahim Maïga, Forscher am ISS, dem Institut für Sicherheitsstudien in Bamako.
1. Pressespiegel: Die Situation in Mali…
RFI – 13/07/2020 um 09:28
„Ziviler Ungehorsam in Bamako: totale Lähmung“, titelt Maliweb, rückblickend auf die Situation der letzten Tage.
2. Mali: Antiterroreinheiten unter dem Verdacht der Einmischung in die Demonstrationen
RFI – 15/07/2020 um 14:39
In Mali sind nach offiziellen Angaben nach vier Tagen Gewalt in der malischen Hauptstadt 11 Tote und 124 Verletzte zu beklagen.
3. Politische Krise in Mali: konstitutionelle und politische Fragen auf der Tagesordnung der ECOWAS
RFI – 16/07/2020 um 15:41
In Bamako setzt die Wirtschaftsgemeinschaft Westafrikanischer Staaten (ECOWAS) ihre Vermittlungsmission fort.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN ORIGINALEN

. . . . . . .  ❗ ❗  ON NE TIRE PAS SUR LE PEUPLE  ❗ ❗

0. «IBK apparaît comme le symbole de l’échec de l’État malien»
RFI – 16.07.2020 à 12:02
Propos recueillis par Carine Frenk
Au Mali, le M5 a finalement choisi d’annuler le rassemblement auquel il avait appelé pour ce vendredi 17 juillet. Le mouvement, qui depuis plusieurs semaines réclame dans la rue la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, renonce après plusieurs interventions, dont celle du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Il faut dire que le week-end dernier, les manifestations avaient tourné à l’émeute à Bamako : au moins 11 morts, plus de 150 blessés, des leaders de la contestation arrêtés puis relâchés cette semaine. Depuis les résultats contestés des élections législatives de mars-avril, les tensions ne cessent de s’intensifier. Une mission de médiation de la Cédéao est arrivée ce mercredi 15 juillet. Ibrahim Maïga, chercheur à l’ISS, l’Institut d’études de sécurité, basé à Bamako, est l’invité de Carine Frenk.

Foto (c) MICHELE CATTANI/AFP: Des manifestants maliens érigent une barricade pour bloquer la circulation sur le pont des martyrs à Bamako, le 11 juillet 2020. – Demonstranten errichten eine Verkehrssperre auf der Brücke der Märtyrer in Bamako, am 11.Juli 2020.

RFI : Avez-vous été surpris par les violences de cette semaine ?
Ibrahim Maïga :
Tout cela semblait quelque part un petit peu prévisible. Lors des manifestations pacifiques du 5 et du 19 juin, certains des manifestants avaient déjà exprimé le souhait de se rendre à Koulouba, où est situé le palais présidentiel, pour réclamer la démission du président IBK. Et dans un contexte où on n’est pas parvenu à un accord entre le M5, qui est le mouvement de contestation, et IBK à la veille de leur manifestation du 10 juillet, tout cela semblait quasi inévitable.
On parle d’une crise post-électorale, mais cela va bien au-delà. Le malaise est si profond ?
Le malaise est profond et cette contestation s’inscrit dans une vague de manifestations et de contestations contre le pouvoir en place. Il ne faut pas oublier les manifestations et les grèves des enseignants, des magistrats, les manifestations contre les massacres dans le centre du Mali. Donc cette mobilisation s’inscrit dans ce cadre beaucoup plus large et repose sur un fond de mécontentement lié à la dégradation de la situation sécuritaire, mais aussi à la gestion approximative de la crise sanitaire.
Cela veut dire que le président IBK cristallise les rancœurs et les frustrations ?
Oui. IBK apparaît aujourd’hui aux yeux de ces manifestants comme le symbole de l’échec de l’Etat malien et de ses institutions, non seulement à gagner du terrain sur le plan sécuritaire, donc à faire reculer l’insécurité, mais aussi à améliorer les conditions de vie des populations et à lutter contre la corruption.
Le chef de l’Etat semble acculé. Commet-il des erreurs politiques ? Prend-il des décisions trop tardivement, à vos yeux ?
La stratégie du président IBK est une stratégie graduelle qui n’a pour l’instant pas permis de calmer la colère des manifestants, et elle a parfois même radicalisé une frange du mouvement. IBK a peut-être commis l’erreur de sous-estimer la colère dans le pays. Il a vu dans le M5-RFP [Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques], ce mouvement de contestation, essentiellement des anciens alliés revanchards et des opposants déçus d’avoir perdu la présidentielle de 2018. Il a donc pris des décisions tardives. Il aurait pu par exemple proposer un Premier ministre de consensus, pousser à la démission de certains membres de la Cour constitutionnelle, proposer éventuellement la dissolution de l’Assemblée nationale.
Et justement, pourquoi le président IBK refuse-t-il de dissoudre l’Assemblée ?
La dissolution de l’Assemblée est une carte qui reste entre les mains du président de la République. Mais pour l’instant, il refuse de la dissoudre, parce qu’il risque aussi de perdre sa majorité au sein de cette Assemblée. S’il perd l’Assemblée nationale, il est exposé politiquement et donc, il va se retrouver isolé sur le plan de la politique malienne.
Le leader de la contestation, l’imam Mahmoud Dicko, appelle au calme. Que veut-il, selon vous ?
L’imam Dicko cherche à jouer un rôle d’autorité morale dans le pays. Il souhaite avoir bien entendu son mot à dire sur toutes les réformes majeures en termes de gouvernance du pays. Il souhaite être consulté aussi pour les grandes décisions de la nation, sans nécessairement que lui-même descende dans l’arène politique.
Mais le Premier ministre Boubou Cissé s’est déplacé chez lui dans la nuit du 13 juillet, il a un rôle politique ?
Il a un rôle politique, mais pas nécessairement celui que les gens veulent lui donner. Pour l’instant, il ne souhaite pas briguer un mandat électif parce qu’il risque de perdre son image d’homme consensuel. Et pour l’instant, il préfère prendre ses distances tout en téléguidant les décisions et les actions des mouvements comme le M5, dont la CMAS qui est la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Dicko fait partie et est un acteur majeur de ce mouvement de contestation.
Le M5 est très hétérogène. Est-ce que ce mouvement peut s’inscrire dans l’avenir ?
Ce mouvement a les faiblesses de ses forces. C’est un mouvement hétéroclite, comme vous l’avez dit « hétérogène », qui lui permet d’être à certains égards représentatif de la société malienne, mais aussi sa principale faiblesse. Les leaders, les dirigeants et les meneurs de cette contestation ne se retrouvent que sur la seule et unique revendication qui est la démission du président IBK. Donc il est très difficile d’envisager un mouvement unifié au-delà de la crise actuelle.
Dans le contexte sécuritaire que l’on connait, y a-t-il véritablement un risque de vide institutionnel ?
C’est un risque qui trotte dans la tête de beaucoup de gens. Tout le monde se rappelle de 2012 et du court vide institutionnel et constitutionnel auquel le pays a été confronté et qui a favorisé la perte et l’occupation des trois régions du nord du Mali : Gao-Tombouctou-Kidal. Donc, tout le monde a cela dans un coin de la tête et évidemment, c’est ce qui explique en partie la mobilisation des acteurs internationaux pour éviter que ce scénario n’advienne.
Que peut-on attendre de la mission de la Communauté économiques des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ?
La mission de la Cédéao est importante pour donner une chance à la négociation à une solution de sortie de crise négociée et consensuelle. Mais pour cela, il faudrait que les parties acceptent de faire de grandes concessions. Le président pourrait par exemple procéder à la dissolution de l’Assemblée nationale et nommer un nouveau Premier ministre consensuel. De l’autre côté, le Mouvement du 5 juin pourrait renoncer à la revendication principale qui est la démission du président de la République.
Est-ce que cette crise vous parait irréversible ?
« Irréversible », peut-être pas. Personne à l’intérieur ni à l’extérieur du Mali ne souhaite un saut dans l’inconnu. Evidemment, les antagonismes sont profonds, la situation est très difficile, mais une solution négociée est encore possible.
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1. À la Une: la situation au Mali…
RFI – 13/07/2020 à 09:28
« Désobéissance civile à Bamako : paralysie totale », titre Maliweb, qui revient sur la situation de ces derniers jours… « Hommes comme femmes, tout le monde n’avait qu’un slogan ‚Aba IBK et son régime’». Venus de Bamako et de certaines villes du pays, les manifestants s’étaient réunis pour une seule chose : « Obtenir la démission d’IBK ». Pour ce faire, certains messages étaient lisibles sur les pancartes : « C’est fini pour IBK et son régime, vive le Mali » ; « on ne ment pas à son peuple, on lui doit vérité et transparence ».
IBK annonce une « dissolution de fait » de la cour constitutionnelle, rappelle de son côté Jeune Afrique qui revient sur les évènements du week-end. « L’intervention du président malien a eu lieu alors que durant la journée, le gaz lacrymogène et les crépitements d’armes s’étaient emparés du quartier Badalabougou. Au lendemain des arrestations d’Issa Kaou Djim, de Clément Dembélé et de plusieurs autres membres du mouvement dit du 5 juin, les leaders de la contestation ont tenté d’organiser un point-presse au siège de leur coalition. Mais les forces de l’ordre ont dispersé la foule avant de s’en prendre aux locaux de la coalition, qui est aussi le siège de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko. Chez les manifestants, la tension est montée car ces derniers craignaient que les forces de l’ordre ne l’arrêtent. Une foule s’est alors rendue sur place pour barricader les lieux afin de protéger l’imam. »
De son côté Malijet revient sur l’appel au calme de l’imam Dicko.
« Je demande encore une fois à la jeunesse malienne de faire preuve de retenue et de calme, nous pouvons vraiment trouver et obtenir tout ce que nous cherchons (par) la patience, (par) les bonnes manières », a dit l’imam Dicko, à l’Agence France Presse, peu de temps avant de prendre la parole devant des fidèles à l’occasion des funérailles de Bamakois tués dans les violences. Un appel au calme réitéré quelques heures plus tard… « Je demande à tout un chacun de garder son calme, d’aller vraiment vers une situation d’apaisement et non de violence ». « Nous devons faire preuve de retenue, mais la lutte continue », conclut l’imam Dicko.
Une situation tendue que commente également la presse burkinabè.
« Le Mali est à la croisée des chemins et la répression dans le sang des manifestants, n’est pas la solution », prévient Le Pays . « Bien au contraire, une telle option de la part d’IBK, peut amener la rue, aidée de frustrés et de putschistes tapis au sein de la grande muette, à marcher sur le palais de Koulouba pour en déloger son locataire du moment. Attention donc au syndrome Moussa Traoré, du nom de cet ancien président malien déposé pratiquement par la rue en 1991. ».
« C’est un week-end insurrectionnel qu’ont vécu les Bamakois », estime de son côté l’Observateur Paalga. « Cette situation insurrectionnelle a douché l’optimisme de ceux qui pensaient que l’opposition, en même temps que la revendication d’une démission immédiate du président IBK, avait abandonné les manifestations de rue pour privilégier une sortie de crise par la négociation. Il semble que non, et la montée de la fièvre sociale est symptomatique de la forte pression que le Mouvement du 5-juin met sur le pouvoir pour qu’il se plie à ses exigences… C’est véritablement un bras de fer que l’imam Mahmoud Dicko a engagé avec le président IBK et dont il est difficile de prévoir l’issue ».
Enfin, le Monde Afrique, revient sur les causes de la révolte…
Pour le Monde Afrique, la coalition « canalise une multitude de mécontentements dans l’un des pays les plus pauvres du monde : mécontentement contre la dégradation sécuritaire et l’incapacité à y faire face après des années de violence, le marasme économique, la défaillance des services de l’État, ou encore le discrédit répandu d’institutions suspectes de corruption. »
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2. Mali: les forces antiterroristes soupçonnées d’ingérence dans les manifestations
RFI – 15/07/2020 à 14:39
Au Mali, le bilan officiel reste toujours de 11 décès et 124 blessés après les quatre jours de violences dans la capitale malienne. Vendredi après une manifestation des opposants du mouvement M5, des manifestants ont investi des édifices publics et érigé des barricades dans plusieurs quartiers de Bamako. Plusieurs témoins, associations de défense des droits de l’Homme ou partis politiques font état de tirs à balles réelles sur les manifestants. Ils dénoncent l’utilisation de la FORSAT, la force spéciale anti-terroriste, dans le dispositif de maintien de l’ordre ces derniers jours.
C’est au quartier de Badalabougou que les violences ont été les plus meurtrières, notamment dans la soirée de samedi. Dimanche matin, plusieurs habitants choqués décrivaient la présence d’hommes cagoulés, lourdement armés, en uniforme noir, certains dans des véhicules banalisés. Le Mouvement du M5 ainsi que le Parena, un parti de gouvernement, ont dénoncé dès dimanche l’intervention de la Forsat, la force spéciale anti-terroriste, pour contrôler les manifestations. …En lire plus

LIRE AUSSI: Mali: le rôle d’une unité d’élite antiterroriste en question dans les troubles
AFP – 15.07.2020

3. Crise politique au Mali: les questions constitutionnelles et politiques à l’agenda de la Cédéao
RFI – 16/07/2020 à 15:41

Foto (c) Reuters/Tiksa Negeri: L’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, conduit la délégation de la Cédéao missionnée au chevet du Mali – Der ehemalige nigerianische Präsident Goodluck Jonathan führt die Delegation der ECOWAS an, die in Mali schlichten soll

À Bamako, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) poursuit sa mission de médiation pour tenter de faire retomber les tensions déjà, puis trouver une issue à la crise.
C’est Goodluck Jonathan, l’ex-président du Nigeria qui emmène cette importante délégation. Ce mercredi, l’ancien président a notamment rencontré l’imam Dicko, personnalité incontournable au sein du M5, le mouvement de contestation qui annonce qu’il annule le rassemblement à haut risque de demain, un rassemblement de recueillement pour les 11 victimes du week-end dernier.
Les leaders de la contestation ont fait ce geste pour donner des gages à la médiation ouest-africaine, analyse notre correspondant à Bamako Serge Daniel. Il y a déjà eu plusieurs interventions, notamment celles des représentants de l’ONU et de la Cédéao, mais également celles des chefs d’Etat de la sous-région, par exemple le président ivoirien Alassane Ouattara. Le rassemblement de l’opposition, annoncé pour ce vendredi, a été annulé, mais il y aura des prières dans toutes les mosquées du Mali pour honorer la mémoire des victimes tuées lors des derniers évènements.
L’un des points clés de cette crise, c’est l’invalidation d’une trentaine de sièges par la Cour constitutionnelle, que la Cour avait donnés entre autres au parti au pouvoir. Des experts de la Cédéao, notamment constitutionnalistes, sont là pour parler des problèmes soulevés par l’arrêt de la Cour décrié. Les députés maliens recalés, qui s’estiment victimes de la Cour, vont être reçus et auront un quart d’heure de parole. L’idée, d’après nos sources, est de voir comment les remettre dans leurs droits sans tout bouleverser : sur les 147 députés de l’Assemblée nationale, 30 députés se disent « victimes » de la Cour constitutionnelle.
La délégation de la Cédéao comporte également des groupes d’experts uniquement chargés des questions politiques. Les questions de gouvernance, les revendications politiques de l’opposition et plus globalement, la future architecture gouvernementale pour le Mali sont à l’agenda de la délégation.
Dans les rues de Bamako, les tensions ont baissé pour le moment… C’est la première nuit véritablement calme depuis près d’une semaine.
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UPDATE: Le M5-RFP rejette les propositions de la CEDEAO qui visent à maintenir le président IBK
maliweb – 18 Juil 2020
COMMUNIQUE N°002 – CS/M5-RFP SUR LA RENCONTRE AVEC LA MISSION DE LA CEDEAO
A la demande de la Mission de médiation de haut niveau de la CEDEAO conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, une Délégation du M5-RFP a été reçue les 16 et 17 juillet 2020, en plusieurs séances d’échanges, en vue de trouver des pistes de solutions de sortie de crise au Mali.
Tout au long des discussions, la Délégation du M5-RFP a réitéré ses demandes formulées dans différentes déclarations, dont notamment la démission de M. Ibrahim Boubacar Keita des fonctions de président de la République avec son régime corrompu. …En lire plus

Foto (c) AFP/Michèle Cattani: Les manifestants érigent des barricades – Barrikaden in Bamako

0. „IBK erscheint als Symbol für das Scheitern des malischen Staates“
RFI – 16.07.2020 um 12:02
Interview von Carine Frenk
In Mali entschied sich die M5 schließlich dafür, die für diesen Freitag, den 17. Juli, angekündigte Kundgebung abzusagen. Die Bewegung, die seit mehreren Wochen in den Straßen zum Rücktritt von Präsident Ibrahim Boubacar Keïta aufruft, hat nach mehreren Interventionen, darunter die des ivorischen Staatschefs Alassane Ouattara, darauf verzichtet. Die Demonstrationen am vergangenen Wochenende hatten sich in Bamako in einen Aufruhr verwandelt: mindestens 11 Tote, mehr als 150 Verletzte, die Anführer des Protestes wurden verhaftet und diese Woche wieder freigelassen. Seit den umstrittenen Ergebnissen der Parlamentswahlen vom März-April sind die Spannungen weiter eskaliert. Eine Vermittlungsmission von Cedeao traf am Mittwoch, 15. Juli, ein. Ibrahim Maïga, Forscher am ISS, dem Institut für Sicherheitsstudien in Bamako, ist Gast von Carine Frenk.
RFI: Wurden Sie von der Gewalt dieser Woche überrascht?
Ibrahim Maïga:
Es schien alles irgendwie vorhersehbar. Während der friedlichen Demonstrationen vom 5. und 19. Juni hatten einige der Demonstranten bereits den Wunsch geäußert, nach Koulouba, wo sich der Präsidentenpalast befindet, zu gehen, um den Rücktritt von Präsident IBK zu erzwingen. Und in einem Kontext, in dem zwischen der M5, also der Protestbewegung, und der IBK am Vorabend ihrer Demonstration am 10. Juli keine Einigung erzielt wurde, schien all dies fast unvermeidlich.
Es ist von einer Krise nach den Wahlen die Rede, aber sie geht weit darüber hinaus. Ist die Misere so tiefgreifend?
Die Misere ist tief, und dieser Protest ist Teil einer Welle von Demonstrationen und Protesten gegen die herrschende Macht. Wir dürfen die Demonstrationen und Streiks von Lehrern und Richtern, die Demonstrationen gegen die Massaker in Zentralmali nicht vergessen. Diese Mobilisierung ist also Teil dieses viel breiteren Rahmens und basiert auf einem Hintergrund der Unzufriedenheit im Zusammenhang mit der Verschlechterung der Sicherheitslage, aber auch mit dem Management der Gesundheitskrise.
Bedeutet dies, dass sich bei Präsident IBK Ressentiments und Frustrationen kristallisieren?
Ja, IBK erscheint heute in den Augen der Demonstranten als Symbol für das Versagen des malischen Staates und seiner Institutionen, nicht nur im Bereich der Sicherheit an Boden zu gewinnen und damit die Unsicherheit zu verringern, sondern auch die Lebensbedingungen der Bevölkerung zu verbessern und die Korruption zu bekämpfen.

Fortsetzung folgt

LESEN SIE AUCH: What’s behind the mass protests in Mali?
thenewhumanitarian.org – 10.07.2020
…Ibrahim Maïga, a Bamako-based researcher at the Institute for Security Studies said the protests have since grown to encompass a broader set of concerns among Malians, in particular a “dissatisfaction linked to the deterioration of the security situation” in the country
“This protest movement… was able to crystallise the disappointments, anger, and frustrations of many Malians,” said Maïga..…READ MORE

1. Pressespiegel: Die Situation in Mali…
RFI – 13/07/2020 um 09:28
„Ziviler Ungehorsam in Bamako: totale Lähmung“, titelt Maliweb, rückblickend auf die Situation der letzten Tage. „Männer und Frauen gleichermaßen, alle hatten nur einen Slogan: ‚Nieder mit IBK und seinem Regime'“. Die Demonstranten, aus Bamako und aus einigen Städten des Landes angereist, hatten sich aus nur einem Grund versammelt: “ Den Rücktritt IBKs zu erreichen„. Dazu waren auf den Plakaten einige Botschaften zu lesen: „Es ist vorbei für IBK und sein Regime, lang lebe Mali“; „Man lügt sein Volk nicht an, man schuldet ihm Wahrheit und Transparenz“.
IBK kündigt eine „de facto-Auflösung“ des Verfassungsgerichts an, erinnert seinerseits Jeune Afrique… “ Der Präsident Malis intervenierte, während tagsüber Tränengas und das Krachen der Waffen den Stadtteil Badalabougou eingenommen hatten. Nach der Verhaftung von Issa Kaou Djim, Clément Dembélé und mehreren anderen Mitgliedern der 5. Juni-Bewegung versuchten die Anführer des Protestes, eine Pressekonferenz in ihrem Koalitionsquartier zu organisieren. Aber die Sicherheitskräfte zerstreuten die Menge, bevor sie das Gelände der Koalition angriffen, das auch das Hauptquartier von Imam Mahmoud Dicko’s CMAS ist. Die Spannung unter den Demonstranten stieg, da sie befürchteten, dass die Sicherheitskräfte ihn festnehmen würden. Eine Menschenmenge begab sich dann an den Ort des Geschehens, um die Örtlichkeiten abzuriegeln, um den Imam zu schützen.“
Malijet berichtet über Imam Dickos Aufruf zur Besonnenheit
„Ich bitte die malische Jugend noch einmal um Zurückhaltung und Besonnenheit, wir können (durch) Geduld, (durch) gutes Benehmen wirklich alles finden und bekommen, was wir suchen“, sagte Imam Dicko gegenüber AFP kurz vor der Ansprache an die Gläubigen bei der Beerdigung der Menschen aus Bamako, die bei den Ausschreitungen getötet wurden. Ein Aufruf zur Besonnenheit, der einige Stunden später wiederholt wurde… „Ich bitte alle, Ruhe zu bewahren, wirklich auf eine Situation der Entspannung und nicht der Gewalt zuzugehen.“ – „Wir müssen Zurückhaltung üben, aber der Kampf geht weiter“, schloss Imam Dicko.
Eine angespannte Situation, die auch von der burkinabèischen Presse kommentiert wird.
„Mali befindet sich an einem Scheideweg, und Repression im Blut der Demonstranten ist keine Lösung“, warnt Le Pays, „im Gegenteil, eine solche Option seitens IBK könnte dazu führen, dass die Straße, unterstützt von Frustrierten und von Putschisten … auf den Palast von Koulouba marschiert, um seinen jetzigen Bewohner zu vertreiben. Hüten Sie sich deshalb vor dem Moussa-Traoré-Syndrom, benannt nach dem ehemaligen malischen Präsidenten, der 1991 praktisch auf der Strasse abgesetzt wurde.“
„Es ist ein Wochenende des Aufruhrs, das die Bamakoer durchlebt haben“, meint der l’Observateur Paalga.. „Diese Situation dämpfte den Optimismus derjenigen, die glaubten, dass die Opposition zusammen mit der Forderung nach dem sofortigen Rücktritt von Präsident IBK die Straßendemonstrationen zugunsten eines Ausweges aus der Krise durch Verhandlungen aufgegeben habe. Es scheint nicht so zu sein, und der Anstieg des sozialen Fiebers ist symptomatisch für den starken Druck, den die Bewegung vom 5. Juni auf die Regierung ausübt, damit diese ihren Forderungen nachkommt… Imam Mahmoud Dicko hat ein echtes Ringen mit Präsident IBK aufgenommen, dessen Ausgang schwer vorhersehbar ist“.
Schließlich wendet sich Le Monde Afrique den Ursachen der Revolte zu…
Für Le Monde Afrique „kanalisiert die Koalition eine Vielzahl von Unzufriedenheiten in einem der ärmsten Länder der Welt: Unzufriedenheit über die Verschlechterung der Sicherheitslage und die Unfähigkeit, nach Jahren der Gewalt damit umzugehen; wirtschaftliche Stagnation, das Versagen staatlicher Dienste und die weit verbreitete Diskreditierung korruptionsverdächtiger Institutionen.
© 2020 rfi.fr

2. Mali: Antiterroreinheiten unter dem Verdacht der Einmischung in die Demonstrationen
RFI – 15/07/2020 um 14:39
In Mali sind nach offiziellen Angaben nach vier Tagen Gewalt in der malischen Hauptstadt 11 Tote und 124 Verletzte zu beklagen. Am Freitag, nach einer Demonstration von Oppositionellen der M5-Bewegung, überfielen Demonstranten in mehreren Stadtteilen von Bamako öffentliche Gebäude und errichteten Barrikaden. Mehrere Zeugen, Menschenrechtsgruppen und politische Parteien berichteten, dass scharfe Munition auf die Demonstranten abgefeuert wurde. Sie prangern den Einsatz der Antiterror-Sondereinheit FORSAT in den letzten Tagen an.
Im Bezirk Badalabougou war die Gewalt am tödlichsten, vor allem am Samstagabend. Am Sonntagmorgen beschrieben mehrere schockierte Anwohner die Anwesenheit schwer bewaffneter, vermummter Männer in schwarzen Uniformen, einige in nicht gekennzeichneten Fahrzeugen. Sowohl die M5-Bewegung als auch die Regierungspartei Parena prangerten bereits am Sonntag die Intervention der Antiterror-Sondereinheit Forsat zur Kontrolle der Demonstrationen an. …
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3. Politische Krise in Mali: konstitutionelle und politische Fragen auf der Tagesordnung der ECOWAS
RFI – 16/07/2020 um 15:41
In Bamako setzt die Wirtschaftsgemeinschaft Westafrikanischer Staaten (ECOWAS) ihre Vermittlungsmission fort, um zu versuchen, die bereits entstandenen Spannungen abzubauen und einen Ausweg aus der Krise zu finden.
Goodluck Jonathan, der ehemalige Präsident Nigerias, leitet diese wichtige Delegation. An diesem Mittwoch traf er mit Imam Dicko, einer Hauptfigur innerhalb der M5, der Protestbewegung, zusammen, der ankündigte, dass er die morgige hochriskante Versammlung, eine Gedenkveranstaltung für die 11 Opfer des vergangenen Wochenendes, absagen werde.
Die Anführer des Protestes haben diese Geste gemacht, um der westafrikanischen Vermittlung Sicherheiten zu geben, analysiert unser Korrespondent in Bamako Serge Daniel. Es hat bereits mehrere Interventionen gegeben, unter anderem von Vertretern der UNO und der ECOWAS, aber auch von Staatsoberhäuptern der Subregion, wie dem ivorischen Präsidenten Alassane Ouattara. Die für diesen Freitag angekündigte Versammlung der Opposition ist abgesagt worden, aber in allen Moscheen Malis wird es Gebete zum Gedenken an die Opfer der jüngsten Ereignisse geben.
Einer der Kernpunkte dieser Krise ist die Annullierung von rund 30 Sitzen durch das Verfassungsgericht, die das Gericht unter anderem der Regierungspartei zugesprochen hatte. Experten der ECOWAS, darunter Verfassungsexperten, sind hier, um über die Probleme zu sprechen, die durch das angefochtene Gerichtsurteil aufgeworfen werden. Die zurückgewiesenen malischen Abgeordneten, die sich als Opfer des Gerichtshofs betrachten, werden empfangen und haben eine Viertelstunde Redezeit. Unseren Quellen zufolge geht es darum zu sehen, wie man ihre Rechte wiederherstellen kann, ohne alles durcheinander zu bringen: es geht um 30 von den 147 Abgeordneten der Nationalversammlung.
Zur ECOWAS-Delegation gehören auch Expertengruppen, die sich ausschließlich mit politischen Fragen befassen. Auf der Tagesordnung der Delegation stehen Fragen der Regierungsführung, die politischen Forderungen der Opposition und ganz allgemein die künftige Regierungsarchitektur für Mali.
In den Straßen von Bamako haben die Spannungen vorerst nachgelassen. … Es ist die erste wirklich ruhige Nacht seit fast einer Woche.
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[Die Westafrikanische Wirtschaftsgemeinschaft hatte bereits im Juni nach einer Mission in Mali dazu aufgefordert, zum Teil neu wählen zu lassen. Dabei wurde kritisiert, dass die Wahlen während der Coronavirus-Pandemie stattgefunden haben.  ZEIT, 12.07.20]

Ein Gedanke zu „EINE WOCHE NACH DEM BLUTIGEN WOCHENENDE: VERMITTLUNGSMISSION DER ECOWAS – Tout cela semblait un petit peu prévisible (Ibrahim Maïga interviewé)

  1. Update
    Mali: l’opposition rejette les propositions de la Cédéao, qui prolonge sa mission
    RFI – 19/07/2020 à 00:43
    Par Serge Daniel
    La mission de la Cédéao a décidé de prolonger de 24 heures son séjour au Mali. Malgré le rejet par l’opposition malienne de ses propositions comme le maintien du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la formation d’un gouvernement d’union nationale et le règlement du contentieux électoral, les tractations se poursuivent. Des rencontres officielles et discrètes ont encore eu lieu le 18 juillet.
    Au Mali, les experts de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) chargés de proposer une solution pour résoudre le contentieux électoral ont quasiment bouclé le dossier. Ceux qui s’occupent du volet politique de la crise continuent à travailler d’arrache-pied pour obtenir des résultats.
    D’après nos informations, une délégation de l’institution sous-régionale s’est rendue encore une fois ce samedi 18 juillet chez l’imam Mahmoud Dicko. Les entretiens ont notamment porté sur le nom du futur chef du gouvernement malien. Dans les propositions rejetées par l’opposition, outre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le Premier ministre Boubou Cissé devait rester à son poste.
    Mais selon les observateurs, les lignes pourraient bouger. Rien d’officiel, mais le fait d’accepter d’évoquer le sujet paraît important. Une délégation de l’ex-rébellion de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) a également été reçue par la mission de la Cédéao. Mama Koité Doumbia a conduit de son côté la délégation des femmes leaders du Mali. Ce dimanche 19 juillet, la mission de la Cédéao devrait aussi rencontrer la presse.
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    LIRE AUSSI => Le mouvement de contestation rejette les offres de la médiation
    AFP – 18.07.2020
    Par Serge Daniel et Kassim Traore
    Le mouvement de contestation au Mali a rejeté samedi un compromis proposé par la médiation ouest-africaine et prévoyant le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita dit „IBK“, dont il continue de réclamer la démission. …
    „La délégation du M5-RFP se démarque des propositions de solutions de la Mission de la Cédéao qui ne correspondent absolument pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP et portées par l’écrasante majorité du peuple malien“, a signifié le mouvement dans un communiqué à l’issue de la réunion qui s’est achevée dans la nuit.
    …En lire plus

    Zusätzlich: Einschätzung der Westafrikakorrespondentin der taz, aus Cotonou
    Afrika will in Mali vermitteln
    taz – 17.07.2020
    Von Katrin Gänsler
    Nach den blutigen Unruhen in der Hauptstadt Bamako will die gesamte Region nun diplomatisch aktiv werden. Die Krise soll nicht weiter eskalieren.

    Foto (c) AP/Baba Ahmed: Bei einer Anti-Regierungsdemonstration in Bamako am 10. Juli

    In Mali bleibt die Stimmung Tage nach den Protesten vom Wochenende, bei denen in der Hauptstadt Bamako mindestens elf Menschen ums Leben kamen, angespannt. Zwar sind die festgenommenen Oppositionspolitiker wieder frei und es wird auch nicht, wie zunächst geplant, am kommenden Freitag zu neuen Protesten rund um den Platz der Unabhängigkeit aufgerufen. CMAS, die Bewegung des charismatischen Imams Mahmoud Dicko, kündigte aber malischen Medien zufolge an, dass in Moscheen und Kirchen der Opfer des letzten Protesttages gedacht werden solle.
    CMAS ( Coordination des mouvements, associations et sympathisants / Koordinierungsstelle der Bewegungen, Vereine und Sympathisanten von Imam Dicko, Ed) ist der einflussreichste Bestandteil der Protestallianz M5-RFP (Bewegung des 5. Juni – Zusammenschluss der patriotischen Kräfte), die seit Anfang Juni mit Freitagsdemonstrationen den Rücktritt des Präsidenten Ibrahim Boubacar Keïta fordert.
    Möglicherweise hängt der Verzicht auf neue Proteste mit einem neuen internationalen Dialogversuch zusammen. Am Mittwochnachmittag traf Nigerias Expräsident Goodluck Jonathan in Bamako ein, um im Auftrag der Regionalorganisation Ecowas (Westafrikanische Wirtschaftsgemeinschaft) Gespräche zu führen. Präsident Keïta sowie Premierminister Boubou Cissé soll die Ecowas-Delegation bereits getroffen haben.
    Ausgerechnet Goodluck Jonathan: Der Nigerianer war ab 2010 Staatsoberhaupt seines Landes, verlor die Wiederwahl 2015 jedoch gegen den heutigen Amtsinhaber Muhammadu Buhari. Ein Grund dafür war sein überaus schlechtes Krisenmanagement bezüglich der islamistischen Terrorgruppe Boko Haram. Ihr war es im Jahr vor der Wahl in Nigeria gelungen, Tausende Menschen – darunter die Schülerinnen von Chibok – zu verschleppen und weite Landstriche zu besetzen. Auch verübte die Gruppe mehrere Anschläge in der Hauptstadt Abuja. Erst als Buhari Präsident wurde, konnte Boko Haram zurückgedrängt werden.
    – Mali als Epizentrum für die Krise im Sahel –
    Die Entsendung Jonathans nach Mali zeigt, dass Westafrika sich jetzt insgesamt um die politische Krise dort Sorgen macht. Auch Pierre Buyoya, ehemaliger Präsident Burundis und aktuell Sonderbeauftragter der Afrikanischen Union (AU) für Mali und den Sahel, betonte am Donnerstagmittag in einer Videokonferenz: „Wir müssen die Parteien zusammenbringen.“ Mali sei das Epizentrum für die Krise im Sahel gewesen. Würde das Land weiter destabilisiert, sei das eine große Gefahr für die gesamte Region.
    Deshalb gilt auch die Forderung der Oppositionsallianz M5-RFP nach einer Übergangsregierung in Mali nicht als Lösung. Das würde laut Buyoya den Umsturz von gewählten Vertreter*innen bedeuten.
    Mali erlebte das bereits 2012, als das Militär gegen den gewählten Präsidenten putschte und dann mit internationaler Vermittlung eine Übergangsregierung entstand. In dieser Zeit erstarkte der islamistische Terror erst recht, und die Rückkehr zu demokratischen Verhältnissen gestaltete sich extrem schwierig und mühselig.
    © 2020 taz.de

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