„SOZIALE ELTERNSCHAFT“: EINE ANERKANNTE PRAXIS IN WESTAFRIKA – La „parentalité sociale“ est toujours une pratique familiale reconnue en Afrique de l’Ouest

Da diese Praxis auch in Mali üblich ist, integriere ich diese Buchbesprechung, die viele Gebräuche und Verfahren schildert, in den Maliblog. Man beachte auch die neueren Recherchen eines Forscherteams der Universität Dakar aus afrikanischer Sicht (leider nur im französischen Original). Im Hause der Familie meines Mannes waren z.B. im Laufe seines Lebens etwa 40 Kinder aus seiner weitläufigen Familie (zeitweise) aufgezogen worden. Das muss nicht immer die gesamte Kindheit umfassen, sondern kann sich auf Schulzeit oder Ausbildung beschränken. Seine eigenen Kinder gab er nur weg, um ihnen die weiterführende Schule zu ermöglichen.

„Soziale Elternschaft“ in Westafrika am Beispiel der Baatombu in Benin
westafrikaportal – 2014?
In weiten Teilen Westafrikas ist es seit Jahrhunderten alltäglich, dass Kinder nicht bei ihren leiblichen Eltern, sondern bei Pflegeeltern aufwachsen.

DEUTSCHES ORIGINAL WEITER NACH DER DEEPL-ÜBERSETZUNG

Auch in Mali gibt es die andere Sichtweise, wie die große malische Künstlerin Fatoumata Diawara es in dem Song „SOWA“ *) ihres Debutalbums (2011) besungen hat.


Sie schrieb dazu: « Dies ist ein Thema, dass mir am Herzen liegt. Wie auch immer eure Lebenssituation aussieht, gebt eure Kinder nicht weg. Auch ohne Geld wird eure Liebe für das Wohlergehen eurer Kinder, für ihre Erziehung ausreichen. Jedes Kind braucht seine eigene Mutter. Wenn ihr nur in ihre Augen schaut, bevor ihr sie weggebt, und ihre Traurigkeit und ihre Furcht seht, würdet ihr sie nie gehen lassen. »
This is a subject that is close to my heart. Whatever your situation in life, don’t give your children up. Even with no money, your love will be enough for your child’s well-being, for their education. Each child needs their own mother. If only you could look them in the eyes before giving them up and see their sadness and their fear you would never let them go.

VOIR dans les commentaires pour une analyse différente, approfondie et actualisée par une équipe de recherche africaniste

La „parentalité sociale“ en Afrique de l’Ouest à l’exemple du Baatombu au Bénin
WESTAFRIKAPORTAL – 2014?
Dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, il est courant depuis des siècles que les enfants grandissent non pas avec leurs parents biologiques mais avec des parents adoptifs. Cela est particulièrement vrai pour les Baatombu, un groupe ethnique du nord du Bénin. Dans sa monographie „Parentalité sociale en transition. Kindheit, Verwandtschaft und Zugehörigkeit in Westafrika“ (publié en 2013), qui est le résultat de plus de 20 ans de recherche, l’anthropologue social de Bayreuth, le professeur Dr. Erdmute Alber, dresse un tableau détaillé du phénomène de la garde d’enfants, qui est inhabituel dans une perspective européenne. Ce faisant, elle soulève des questions qui sont également intéressantes pour les discussions sur la famille et la parentalité en Europe.
„En Europe et en Amérique aujourd’hui, on considère comme allant de soi que les enfants appartiennent à leurs parents biologiques et qu’ils en prennent soin. Mais ce point de vue n’a que 150 ans“, explique l’auteur. „Au cours de mes séjours de recherche, il est apparu clairement que les relations familiales et de parenté des Baatombu d’Afrique de l’Ouest sont caractérisées par une tradition complètement différente. Ici, les enfants vivent pendant de nombreuses années de manière tout à fait naturelle avec des parents adoptifs, sans que les parents biologiques ne soient obligés de confier leurs enfants à leurs soins en raison de situations de crise. Les termes „parentalité sociale“ et „garde d’enfants“ sont – par rapport à d’autres termes – toujours les plus appropriés pour exprimer ce fait. Il suffit d’éviter l’idée de situations exceptionnelles médicalement ou juridiquement justifiées et de comprendre la parentalité sociale comme une pratique familiale reconnue.
Dans le Baatombu, lorsqu’un enfant est placé par ses parents biologiques, son appartenance sociale change dans l’esprit de toutes les personnes concernées. Il appartient désormais à une personne adulte qui répond généralement à trois critères : Il est du même sexe que l’enfant ; il est apparenté à l’enfant et à ses parents ; dans la hiérarchie familiale, il est supérieur aux parents de l’enfant.
Trois raisons principales expliquent que les parents biologiques soient séparés de leurs enfants : Premièrement, la cohésion intergénérationnelle au sein d’une unité familiale doit être renforcée. Premièrement, renforcer la cohésion intergénérationnelle au sein d’un groupe familial. Deuxièmement, les Baatombu estiment que la parentalité sociale et la distance avec la mère biologique que cela implique favorisent le processus de maturation des enfants. En outre, on estime que les enfants ne développent pas un respect adéquat pour les hiérarchies au sein de la famille s’ils vivent en relation trop étroite avec leurs parents biologiques.
En règle générale, la prise en charge des enfants commence lorsque les parents qui remplissent les critères de la parentalité sociale expriment leur intérêt aux parents biologiques. Il est considéré comme irrespectueux s’ils refusent de „remettre“ leur enfant. Ces normes non écrites laissent aux parents peu de latitude pour influencer les perspectives d’avancement de leurs enfants naturels en choisissant des familles d’accueil. Néanmoins, ils y parviennent souvent de manière clandestine en établissant des contacts appropriés à un stade précoce. Comme le montre Erdmute Alber, le transfert d’un enfant dans une famille d’accueil, y compris en ce qui concerne les rituels impliqués, présente des similitudes avec le transfert d’une jeune femme dans la famille de son mari.
L’idée que les enfants puissent être traumatisés et leur développement mental perturbé par la longue séparation d’avec leurs parents et frères et sœurs biologiques est loin du Baatombu. De telles expériences de souffrance semblent plutôt rares. „Ce que j’ai trouvé remarquable dans les conversations, c’est que la grande majorité des anciens enfants adultes placés en famille d’accueil ne regrette pas leur expérience et le temps passé en famille d’accueil“, rapporte l’auteur.
Ce qui est frappant chez les Baatombu, c’est leur attitude ambivalente vis-à-vis de la parentalité biologique. D’une part, les enfants biologiques sont considérés comme l’expression d’un mariage réussi ; l’absence volontaire d’enfants est considérée comme inimaginable, voire indécente. Après avoir remis leurs propres enfants à une famille d’accueil, les parents biologiques conservent une certaine fonction sociale, par exemple celle de donner un nom ou même de servir de foyers de crise. D’autre part, les parents ont honte de montrer leurs liens avec leurs enfants biologiques, c’est pourquoi les femmes préféraient autrefois accoucher seules. Les liens émotionnels ne sont pas montrés publiquement, les contacts personnels avec les enfants biologiques sont gardés secrets. Par conséquent, les mariages des enfants sont généralement arrangés par les parents sociaux et non par les parents biologiques.
Cependant, le nombre croissant d’enfants et de jeunes qui vont à l’école ou suivent une formation professionnelle dans les centres urbains du Bénin fait que les parents vivant dans les villages se demandent de plus en plus s’il est toujours „opportun“ pour eux d’entreprendre un garde d’enfants. La promotion sociale par l’éducation et la formation contrecarrent souvent une implication à vie envers les parents d’accueil.
Les formes et les fonctions de la parentalité sociale ne sont plus considérées comme allant de soi aujourd’hui, mais doivent être renégociées“, résume Erdmute Alber et conclut : „Compte tenu de la façon dont les enfants en Afrique de l’Ouest grandissent avec d’autres que leurs parents biologiques, les discussions allemandes sur les ‚dangers‘ de la garde d’enfants ou les effets négatifs supposés des familles hétéroclites apparaissent sous un tout autre jour.“
© 2020 westafrikaportal.de

„Soziale Elternschaft“ in Westafrika am Beispiel der Baatombu in Benin
westafrikaportal – 2014?
In weiten Teilen Westafrikas ist es seit Jahrhunderten alltäglich, dass Kinder nicht bei ihren leiblichen Eltern, sondern bei Pflegeeltern aufwachsen. Dies gilt insbesondere auch für die Baatombu, eine Volksgruppe im Norden Benins. In ihrer Monographie „Soziale Elternschaft im Wandel. Kindheit, Verwandtschaft und Zugehörigkeit in Westafrika“ (erschienen im Jahr 2013), die aus einer mehr als 20jährigen Forschungsarbeit hervorgegangen ist, zeichnet die Bayreuther Sozialanthropologin Prof. Dr. Erdmute Alber ein detailliertes Bild des aus europäischer Sicht ungewohnten Phänomens der Kindspflegschaft. Dabei wirft sie Fragen auf, die auch für die Diskussionen um Familie und Elternschaft in Europa interessant sind.
„In Europa und Amerika gilt es heute als selbstverständlich, dass Kinder zu ihren leiblichen Eltern gehören und von diesen versorgt werden. Doch diese Sichtweise ist erst 150 Jahre alt“, erklärt die Autorin. „Während meiner Forschungsaufenthalte hat sich deutlich gezeigt, dass die Familien-und Verwandtschaftsbeziehungen der westafrikanischen Baatombu von einer völlig anderen Tradition geprägt sind. Kinder leben hier über viele Jahre ganz selbstverständlich bei Pflegeeltern, ohne dass die leiblichen Eltern aufgrund von Krisensituationen genötigt wären, ihre Kinder in deren Obhut zu geben. Die Begriffe ‚Soziale Elternschaft‘ und ‚Kindspflegschaft‘ sind – im Vergleich zu anderen Termini – noch am besten geeignet, diesen Sachverhalt zum Ausdruck zu bringen. Man muss dabei nur den Gedanken an medizinisch oder rechtlich begründete Ausnahmesituationen fernhalten und die soziale Elternschaft als eine anerkannte familiäre Praxis verstehen.
Wenn bei den Baatombu ein Kind von dessen leiblichen Eltern in Pflege gegeben wird, wechselt in der Vorstellung aller Beteiligten die soziale Zugehörigkeit des Kindes. Es gehört nun zu einer erwachsenen Person, die in der Regel drei Kriterien erfüllt: Sie hat das gleiche Geschlecht wie das Kind; sie ist mit dem Kind und seinen Eltern verwandt; dabei ist sie in der verwandtschaftlichen Hierarchie den Eltern des Kindes übergeordnet.
Vor allem drei Gründe veranlassen die leiblichen Eltern zur räumlichen Trennung von ihren Kindern: Zunächst soll der generationenübergreifende Zusammenhalt innerhalb eines Familienverbandes gestärkt werden. Darüber hinaus ist bei den Baatombu die Vorstellung verbreitet, dass die soziale Elternschaft und die damit verbundene Distanz von der leiblichen Mutter den Reifungsprozess der Kinder fördern. Hinzu kommt die Auffassung, dass Kinder keinen angemessenen Respekt gegenüber den Hierarchien innerhalb des Familienverbandes entwickeln, wenn sie in einer zu engen Beziehung zu ihren leiblichen Eltern leben.
Die Kindspflegschaft beginnt in der Regel damit, dass Verwandte, welche die Kriterien für eine soziale Elternschaft erfüllen, ihr Interesse gegenüber den leiblichen Eltern bekunden. Es gilt als respektlos, wenn diese sich einer „Herausgabe“ ihres Kindes verweigern. Diese ungeschriebenen Normen lassen den Eltern wenig Spielraum, die Aufstiegschancen ihrer leiblichen Kinder durch die Auswahl von Pflegefamilien zu beeinflussen. Dennoch gelingt ihnen dies oftmals auf verdeckte Weise durch das frühzeitige Knüpfen geeigneter Kontakte. Wie Erdmute Alber zeigt, hat der Wechsel eines Kindes in eine Pflegefamilie, auch hinsichtlich der damit verbundenen Rituale, Ähnlichkeiten mit dem Wechsel einer jungen Frau in die Familie ihres Ehemannes.
Die Vorstellung, die Kinder könnten durch die langjährige Trennung von den leiblichen Eltern und Geschwistern traumatisiert und in ihrer seelischen Entwicklung gestört werden, liegt den Baatombu fern. Derartige Leidenserfahrungen scheinen insgesamt eher selten zu sein. „Als bemerkenswert erlebte ich in den Gesprächen, dass die überwiegende Mehrheit der erwachsenen ehemaligen Pflegekinder ihre Pflegschaftserfahrungen und die Zeit der Pflegschaft nicht bereut“, berichtet die Autorin.
Auffällig ist bei den Baatombu die ambivalente Einstellung gegenüber der biologischen Elternschaft. Einerseits werden leibliche Kinder als Ausdruck einer gelingenden Ehe angesehen; freiwillige Kinderlosigkeit gilt als unvorstellbar oder sogar als anstößig. Nach der Übergabe der eigenen Kinder in eine Pflegefamilie behalten die leiblichen Eltern eine gewisse soziale Funktion, beispielsweise als Namensgeber oder auch als Krisenheimat. Andererseits schämen sich Eltern vor einer Zurschaustellung ihrer Bindungen an ihre leiblichen Kinder, weshalb Frauen früher vorzugsweise allein entbanden. Emotionale Bindungen werden öffentlich nicht gezeigt, persönliche Kontakte zu leiblichen Kindern im Verborgenen gehalten. Daher werden auch die Heiraten der Kinder in der Regel von den sozialen Eltern und nicht von den leiblichen Eltern arrangiert.
Die steigende Zahl von Kindern und Jugendlichen, die in den städtischen Zentren Benins eine Schule besuchen oder eine berufliche Ausbildung absolvieren, lässt es für die in den Dörfern lebenden Verwandten jedoch zunehmend fraglich erscheinen, dass sich die Übernahme einer Kindspflegschaft heute noch ‚lohnt‘. Der soziale Aufstieg durch Bildung und Ausbildung wirkt oftmals einer lebenslangen Bindung an die Pflegeeltern entgegen.
„Formen und Funktionen der sozialen Elternschaft sind heute nicht mehr selbstverständlich gegeben, sondern müssen neu ausgehandelt werden“, resümiert Erdmute Alber und kommt zu dem Schluss: „Angesichts der Selbstverständlichkeit, mit der Kinder in Westafrika bei anderen als den leiblichen Eltern aufwachsen, erscheinen die deutschen Diskussionen um die ‚Gefahren‘ der Kinderbetreuung oder auch die vermeintlich negativen Effekte von Patchwork-Familien in einem ganz anderen Licht.“
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Veröffentlichung: Erdmute Alber, Soziale Elternschaft im Wandel. Kindheit, Verwandtschaft und Zugehörigkeit in Westafrika Berlin 2014, 426 S.

Das Leben einer Forscherin bei den Baatombu. Eine Ethnographie sozialer Elternschaft. Rezension von Silke Jakob 2015

Auf Englisch erschien eine Kurzfassung hier:

Politics of Kinship: Child Fostering in Dahomey/Benin
Erdmute Alber
Dans Cahiers d’études africaines 2019/2 (n° 234), pages 359 à 375

*) Les paroles en bamanankan: QUI parmi mes lectrices/lecteurs va nous traduire ça?
Sowa ayii
Sowa aha sowa wa x2
Lahila hila Mamadara surulayi ko ne bèna kuma sa
Ne bè n’sarala musow la, dunia musow la ko lamò gèlèman
I bè kònòta sègèn na k’i den wolo sègèn na, k’i kan’o lamò abada
Ka taga lamò la i b’o di lamò la k’i kan’o tònò dun abada saha aha ahayiiiiiiiiii
Chorus
Jònni ye lamò den ye?
Ne ni n’dògòniw lamò den ye
Jònni ye lamò den ye?
Fatan batan ye lamò den ye
N’a u ma nya ne ma ka lamò nyèfò ne dun ma lamò kòrò don
Ko Jònni yé lamò denye?
Ne ni n’dògòniw lamò den ye
Ni woldeni b’i bolo i kan’a di ka taa lamòla
Ni den musomanni bi bolo i kan’a di ka taa lamòla
Den cèmanni bi bolo i kan’a di ka taa lamòla
O bèna ni dusu kasi ye, o bèna ni sòn ja ye
Chorus
A y’a denw nyè lajè x4
Sani olu ka taa nyani na
A y’a denw nyè lajè yéééé
Ne ko ko sani olu ka taa sègèn na. A y’a denw nyè lajèèèèè
Ne ko ko sani olu ka taa sègèn na. A y’a denw nyè lajèè hé x2
Sowa aha sowa wa

Ein Gedanke zu „„SOZIALE ELTERNSCHAFT“: EINE ANERKANNTE PRAXIS IN WESTAFRIKA – La „parentalité sociale“ est toujours une pratique familiale reconnue en Afrique de l’Ouest

  1. Une analyse différente, approfondie et actualisée par une équipe de recherche africaniste :
    La parentalité en Afrique de l’Ouest et du Centre
    Archive ouverte HAL – 05.06.2018
    Rokhaya Cissé, Abdou Salam Fall, Agnes Adjamagbo, Anne Attané. La parentalité en Afrique de l’Ouest et du Centre . Vidal Laurent (coord.). Renforcement de la recherche en sciences sociales en appui des priorités régionales du bureau Régional Afrique de l’Ouest et du centre de l’Unicef : analyses thématiques, Dakar (SEN), Dakar : IRD, Unicef, 2017, p. 37-59., 2017. ⟨hal-01791432⟩

    => DOWNLOAD (230 kB) http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers18-01/010071748.pdf
    Introduction
    Le champ de recherche de la parentalité, qui renvoie aux relations parent-enfant, se distinguant en ce sens de la notion de parenté, est relativement nouveau dans les études socioanthropologiques et démographiques menées en Afrique de l’Ouest et du Centre. Toutefois, différents travaux ont permis aujourd’hui de désigner la fonction et les pratiques parentales, mais également de concevoir cette notion dans une perspective socio-anthropologique, en privilégiant le point de vue que les parents se font eux-mêmes de leur rôle de parent et de leur champ de responsabilité.
    De ce point de vue, la parentalité se perçoit comme un code de conduite, de savoir-être et de savoir-faire qui se déclinent au fil des situations quotidiennes en paroles, actes, partage, émotions et plaisirs, en reconnaissance de l’enfant, mais également, en autorité, exigence, cohérence et continuité. Cependant, les différentes théories de la parentalité, bien que pertinentes, restent assez décontextualisées et centrées sur une relation exclusive parentenfant indépendante des aspects économiques et culturels, sociaux, familiaux, des réseaux de sociabilité, du contexte institutionnel dans lesquels se déploie cette parentalité.
    En effet, en Afrique de l’Ouest et du Centre, face aux contraintes socio-économiques actuelles, les relations de parentalité se transforment, débouchant sur une restriction de l’espace de la parentalité qui désormais, se redéfinit. Ce sont ces transformations des modèles de parentalité et leur confrontation avec les normes sociales qui sont mises en exergue dans ce document. Les opportunités et inversement les barrières au changement social pour de meilleures pratiques parentales ainsi que les gaps dans les connaissances sont également répertoriés et mis en perspective au travers des thématiques suivantes: les représentations et pratiques de la parentalité, la parentalité positive centrée sur le bien-être de l’enfant, les rapports sociaux de sexe et les fonctions de parentalité, la parentalité précoce et enfin la parentalité par des parents non biologiques.

    Résumé sur HAL : La « perspective genre » s’impose aujourd’hui comme une grille d’analyse incontournable dans les recherches en sciences sociales et dans la recherche africaniste notamment. Cette avancée doit beaucoup aux études sur les femmes qui se sont multipliées au cours des dernières décennies en lien avec le vaste champ de réflexion que représente le développement. Prendre en compte l’importance des rapports sociaux de sexe pour mieux comprendre le fonctionnement des sociétés et pour apporter des réponses aux populations est certes admis en théorie mais dans les faits loin d’être un réflexe pour tous. Cette démarche, trop souvent assimilée à une posture militante, peine à trouver sa légitimité sur la scène politique et scientifique, en Afrique tout particulièrement. Les femmes intellectuelles africaines qui dès les années 1975 se sont mobilisées, ont récusé avec ferveur le fait que le discours sur « les Africaines comme objets de l’anthropologie » soit complètement accaparé par les féministes occidentales. Elles étaient alors animées par la nécessité de développer les conditions de production d’un discours sur elles-mêmes produit par elles-mêmes. Parallèlement « les Africaines ne cessaient de dire qu’elles vivaient dans des contextes différents et que leurs objectifs n’étaient pas forcément les mêmes » (Sow, 2008 : 13) que ceux poursuivis par les tenantes des women’s studies anglo-saxonnes. Aujourd’hui, nombre d’intellectuelles africaines se mobilisent dans les universités du continent pour promouvoir des recherches autour du genre et des nouveaux enjeux contemporains qui appellent une lecture sous l’angle du genre pour en saisir toute la complexité.

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