INTERVIEW MIT DJÉNEBA FOTIGUI TRAORÉ: ICH SCHREIBE, UM ZU KÄMPFEN, DAS HEISST STÄNDIG AMBITIONEN ZU HABEN, WEIL DIE KÄMPFE NIE ENDEN – Djéneba Fotigui: J’écris pour militer et écrire pour militer, c’est avoir continuellement des ambitions car les combats ne finissent jamais

1. Djéneba Fotigui Traoré, Autorin von „Les grands fromagers“: „Richtig eingesetzt, ist die Feder für die Menschheit, was der Stock für den Blinden ist“
Aujourd’hui-Mali – 15 Feb 2020
Djénéba Fotigui Traoré ist Absolventin der Philosophischen Fakultät ( Faculté des lettres et sciences du langage (FLSL), Abteilung Moderne Literatur, und der Ecole Normale Supérieure (ENsup), und jetzt Lehrbeauftragte für Literatur am Institut de Formation des Maîtres (IFM) in Koutiala.
2. „Die großen Kapokbäume“: ein Roman über das Elend der Frauen auf dem Lande
benbere – 10. März 2020
„Les grands fromagers“ (Éditions La Sahélienne, 2020) gehört zu den Büchern, die man, einmal angefangen, nicht mehr weglegen möchte, so gespannt ist man auf den Fortgang der Geschichte.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Djéneba Fotigui Traoré auteure de « les grands fromagers » : “Bien utilisée, la plume est pour l’humanité ce qu’est le bâton pour le non voyant”
Aujourd’hui-Mali – 15 Feb 2020
Interview réalisée par Youssouf KONE
Sortante de la Faculté des lettres et sciences du langage (Flsl) section lettres modernes et de l’Ecole normale supérieure (ENsup), Djénéba Fotigui Traoré est Professeur de lettres à l’Institut de formation des maitres (IFM) de Koutiala. Elle est aujourd’hui une écrivaine connue pour avoir remporté le prix du “Premier roman” lors de la rentrée littéraire en 2017 avec son ouvrage intitulé “L’orgueil du désert” publié en 2016 chez La Sahélienne. Le roman “Les grands fromagers” est sa deuxième publication littéraire qui vient de paraitre chez le même éditeur. Nous l’avons rencontrée pour échanger autour de son dernier ouvrage, ainsi que de ses projets d’écriture.

Aujourd’hui-Mali : Bonjour, pouvez-vous nous présenter votre ouvrage “Les grands fromagers” ?
Djénéba Fotigui Traoré : “Les grands fromagers” est mon deuxième roman, après “l’orgueil du désert”. Il a été publié en 2020 par les éditions La Sahélienne. Ce roman relate l’histoire de Dabassia, qui, comme plusieurs femmes des zones rurales, est une victime muselée des us et coutumes, de l’analphabétisme et beaucoup d’autres facteurs.
Quelle explication donnez-vous à ce titre ” Les grands fromagers ” ?
Les fromagers sont des arbres typiques de la flore de l’Afrique subsaharienne. Dans notre société, le fromager est l’incarnation de la puissance, de la sagesse, de la serviabilité. Les grands fromagers désignent, par analogie, des personnes en qui on retrouve ces différentes qualités, ces différentes vertus.  Dabassia l’héroïne du roman avait une amie au centre, une vieille femme rejetée par les autres qui l’a comparée à un grand fromager.
Dans votre ouvrage, vous vous êtes beaucoup attachée aux coutumes de notre terroir, pourquoi ?
Si “les grands fromagers” aborde de façon insistante les coutumes du terroir, c’est suivant l’idée d’en faire un exposé, de magnifier celles qui constituent l’un des socles de notre société et de pointer celles qui, souvent sur des bases erronées, font perdre le goût de vivre à plus d’une âme. Aussi, “Les grands fromagers” suit une héroïne née et grandie en milieu rural. Par souci de fidélité, il est impossible de parler avec justesse d’un tel personnage sans une description assez détaillée des us et coutumes. La vie au village est modelée par la tradition et ceci influence toute production sur cet univers. L’éducation, les relations sociales, les cérémonies, entre autres, sont toutes assujetties aux coutumes. C’est ainsi que ce roman traite avec minutie des us et coutumes et la tradition.
Dabassia, l’héroïne de votre livre, a quitté la campagne pour la ville. Quelles en sont les raisons ? Pouvez-vous nous parler un peu de son périple ?
Les raisons qui décident Dabassia à l’exode sont multiples. L’héroïne fuit le mépris des habitants du village, elle veut aussi échapper à la dépendance aux autres. Par ailleurs, elle perçoit la ville comme l’espoir d’une guérison, la guérison d’un mal incurable au village. Aussi s’enfuit-elle de chez elle pour le centre de prise en charge des traumatismes du post-partum, sis à la ville.
Quelle est la visée générale de votre ouvrage ?
La visée générale de ce roman est, d’une part, de décrier les milliers de condamnations arbitraires qui handicapent l’épanouissement de la femme dans notre société et d’autre part, de dénoncer l’indifférence des uns et des autres au sort des orphelins, des démunis, entre autres.
Peut-on savoir comment vous êtes devenue écrivaine ?
C’est par amour pour les lettres et par souci de militer pour les causes que je juge justes. Je ne voudrais pas reprendre mes aînés, mais il est certain qu’écrire libère l’écrivain. Je me sens moi-même lorsque je suis avec la plume. Imaginez une gorge nouée par un nœud invisible ! Eh bien, écrire m’a permis de défaire ce nœud. Je suis devenue écrivaine en voulant démêler les nœuds de ma vie de féministe convaincue.
Quel est votre genre littéraire de préférence et pourquoi ?
Je crois que la préférence d’un genre littéraire dépend de notre inspiration. Je m’intéresse pour le moment au roman. Ce genre peut-être la somme des autres genres de la littérature écrite : il est narration comme la nouvelle, il peut être aussi esthétique que la poésie, il peut argumenter à l’image de l’essai et mettre en scène autant que le théâtre.
Avez-vous des projets d’écriture ?
Oui, bien-sûr ! Je suis sur d’autres projets, mais je ne souhaite pas m’y prononcer davantage pour le moment. Je continuerai d’écrire car j’écris pour militer et écrire pour militer, c’est avoir continuellement des ambitions car les combats ne finissent jamais. Je suis de ceux qui croient fermement à la force persuasive des mots. La plume peut guider et sauver. Bien utilisée, elle est pour l’humanité ce qu’est le bâton pour le non voyant.
© 2020 Aujourd’hui Mali

2. « Les grands fromagers » : un roman sur les malheurs des femmes rurales
benbere – 10 mars 2020
Par Jean-Marie Ntahimpera
« Les grands fromagers » (Éditions La Sahélienne, 2020) est un de ces livres qu’on ne veut plus déposer quand on le commence, tant on veut connaitre la suite. Par ce second roman, passionnant et très accessible, Djénéba Fotigui Traoré confirme sa stature d’écrivaine de premier plan : elle qui avait gagné le Prix du premier roman de la rentrée littéraire 2017 avec « L’orgueil du désert » (La Sahélienne, 2016).
Dabassia, l’héroïne des Grands fromagers, est une belle fille pleine de vie, qui ne laisse aucun homme indiffèrent. Elle est promise à un bel avenir. Mais sa vie bascule quand on la donne en mariage à un vieil homme riche mais égoïste, qui l’accuse injustement de ne pas être vierge et la divorce le lendemain du mariage.
Comme si le déshonneur causé par la répudiation ne suffisait pas, Dabassia tombe enceinte d’un enfant à la paternité problématique. Elle est gravement malade suite à un accouchement difficile et elle doit s’enfuir vers la ville en espérant y trouver la santé et une meilleure vie. Arrivée en ville, Dabassia doit survivre en faisant des ménages chez les riches qui prennent du plaisir à exploiter son malheur.
Une critique sociale sans complaisance
A travers l’histoire de Dabassia, Djénéba Fotigui Traoré, diplômée en lettres et professeure à l’Institut de formation des maîtres (IFM), amorce une critique sévère de la société malienne. Ce roman aurait pu aussi bien être un essai sur les injustices que subissent les femmes, surtout celles qui ne sont pas instruites, à cause des coutumes rétrogrades qui continuent à considérer la femme comme la propriété de l’homme.
On sent que l’auteure, en féministe qui s’assume, est révoltée par les infortunes que rencontrent les femmes et les jeunes filles qu’elle décrit dans ce livre. On le voit par exemple quand la vieille Nayan perd tous ses huit enfants à cause des maladies, quand elle perd un de ses seins à cause d’un cancer et qu’elle échappe de justesse au lynchage des gens de son village qui l’accusent d’avoir sacrifié ses enfants et son sein pour devenir la chef des sorcières.
Djénéba Fotigui Traoré est donc de cette catégorie d’écrivains engagés qui utilisent la littérature comme une arme de combat pour les causes qui leur sont chères, comme Ibrahima Ly ou Mariama Bâ.
Une tragédie sans issue
On est révolté par la façon dont l’histoire se termine. Ce n’est pas ici le lieu de révéler la fin de l’histoire, nous allons laisser les lecteurs la découvrir tout seuls. Mais le moins que l’on puisse dire est que le destin de l’héroïne Dabassia est tragique.
On aurait aimé qu’il y ait des lueurs d’espoir, que Dabassia, après ses mésaventures du village et ses misères de la ville, finisse par s’en sortir par le concours des circonstances. Mais ça ne se passe pas comme ça. La fin est trop sombre. C’est peut-être parce que Djénéba Fotigui Traoré a voulu faire une description réaliste de la réalité sociale.
Le message est donc clair : notre société ne donne pas aux gens qui n’ont pas fait d’études, et surtout aux femmes, les moyens de s’en sortir. Nous avons donc besoin de plus de justice, d’empathie et de solidarité envers les plus faibles.
© 2020 benbere.org

1. Djéneba Fotigui Traoré, Autorin von „Les grands fromagers“: „Richtig eingesetzt, ist die Feder für die Menschheit, was der Stock für den Blinden ist“
Aujourd’hui-Mali – 15 Feb 2020
Das Interview führte Youssouf KONE
Djénéba Fotigui Traoré ist Absolventin der Philosophischen Fakultät ( Faculté des lettres et sciences du langage (FLSL), Abteilung Moderne Literatur, und der Ecole Normale Supérieure (ENsup), und jetzt Lehrbeauftragte für Literatur am Institut de Formation des Maîtres (IFM) in Koutiala. Heute ist sie als Schriftstellerin bekannt, die zu Beginn der Literatursaison 2017 mit ihrem 2016 bei La Sahélienne erschienenen Werk „L’orgueil du désert“ den Preis für den „Erstlingsroman“ gewonnen hat. Der Roman „Les grands fromagers“ ist ihre zweite literarische Veröffentlichung, die soeben im selben Verlag erschienen ist. Wir trafen uns mit ihr, um ihr neuestes Buch sowie ihre Schreibprojekte zu besprechen.
Aujourd’hui-Mali : Guten Morgen, können Sie uns Ihr Buch „Die grossen Kapokbäume“ vorstellen?
Djénéba Fotigui Traoré : „Die großen Kapokbäume“ ist mein zweiter Roman, nach „Stolz der Wüste“. Er wurde 2020 von La Sahélienne veröffentlicht. Dieser Roman erzählt die Geschichte von Dabassia, die, wie viele Frauen auf dem Land, ein verstummtes Opfer von Sitten und Gebräuchen, Analphabetismus und vielen anderen Faktoren ist.
Was ist Ihre Erklärung für diesen Titel „Die grossen Kapokbäume“?
Kapokbäume sind typische Bäume der Flora in Afrika südlich der Sahara. In unserer Gesellschaft ist der Kapokbaum die Verkörperung von Macht, Weisheit und Dienstbereitschaft. Die großen Kapokbäume beziehen sich in Analogie auf Menschen, bei denen wir diese unterschiedlichen Qualitäten, diese unterschiedlichen Tugenden finden. Dabassia, die Protagonistin des Romans, hatte eine alte Frau als Freundin, die von anderen abgelehnt wurde, die sie mit einem großen Kapokbaum verglich.
In Ihrem Werk legen Sie grossen Wert auf die Bräuche unseres Landes, warum?
Wenn sich „Les grands fromagers“ mit großem Nachdruck den Bräuchen des Landes widmet, so geschieht dies in der Absicht, jene in der Wirkung zu verstärken, die Säulen unserer Gesellschaft bilden, und auf jene hinzuweisen, die, oft auf irrigen Grundlagen, dazu führen, dass manche Menschen die Lust am Leben verlieren. Daher folgt „Les grands fromagers“ einer Hauptfigur, die in einer ländlichen Umgebung geboren und aufgewachsen ist. Aus Gründen der Redlichkeit ist es unmöglich, ohne eine ziemlich detaillierte Beschreibung der Sitten und Gebräuche zutreffend über eine solchen Persönlichkeit zu sprechen. Das Leben im Dorf ist von der Tradition geprägt, und diese beeinflusst jede Produktion über dieses Universum. Bildung, soziale Beziehungen, Zeremonien u.a. unterliegen Bräuchen. Deshalb befasst sich dieser Roman im Detail mit Sitten und Gebräuchen und mit der Tradition.
Dabassia, die Protagonistin Ihres Buches, hat das Land verlassen und ist in die Stadt gezogen. Was sind die Gründe dafür? Können Sie uns ein wenig über ihre Wegstrecke erzählen?
Es gibt viele Gründe für Dabassias Entscheidung, das Land zu verlassen. Die junge Frau flieht vor der Verachtung der Dorfbewohner, sie will auch der Abhängigkeit von anderen entfliehen. Darüber hinaus sieht sie in der Stadt die Hoffnung auf eine Heilung, die Heilung eines im Dorf unheilbaren Übels. Also läuft sie von zu Hause weg in das Zentrum für postpartale Traumata in der Stadt.
Was ist die allgemeine Aussage Ihres Buches?
Die allgemeine Zielsetzung dieses Romans besteht einerseits darin, die tausende von willkürlichen Verurteilungen anzuklagen, die die Entwicklung der Frauen in unserer Gesellschaft behindern, und andererseits die Gleichgültigkeit einiger gegenüber dem Schicksal von Waisen, Mittellosen und anderen anzuprangern.
Wie wurden Sie Schriftstellerin?
Aus Liebe zur Literatur und um des engagierten Einsatzes willen für die Anliegen, die ich für gerecht halte. Ich will meine Vorfahren nicht zurückholen, aber das Schreiben befreit den Schriftsteller auf jeden Fall. Ich spüre mich selbst beim Schreiben. Stellen Sie sich eine mit einem unsichtbaren Knoten verschnürte Kehle vor! Nun, das Schreiben hat es mir ermöglicht, diesen Knoten zu lösen. Ich bin Schriftstellerin geworden, weil ich die Knoten in meinem Leben als überzeugte Feministin entwirren wollte.
Welches ist Ihr bevorzugtes literarisches Genre und warum?
Ich glaube, dass die Vorliebe für eine literarische Gattung von unserer Inspiration abhängt. Im Moment interessiere ich mich für den Roman. Dieses Genre kann die Summe der anderen Gattungen der geschriebenen Literatur sein: Es ist narrativ wie die Kurzgeschichte, es kann so ästhetisch sein wie die Poesie, es kann argumentieren wie der Essay und es kann genauso inszenieren wie das Theater.
Haben Sie Schreibprojekte?
Ja, natürlich! Ich bin an anderen Projekten dran, aber ich möchte mich derzeit nicht weiter dazu äußern. Ich werde weiter schreiben, weil ich schreibe, um zu kämpfen, und wenn ich schreibe, um zu kämpfen, bedeutet das, ständig Ambitionen zu haben, weil die Kämpfe nie enden. Ich gehöre zu denjenigen, die fest an die Überzeugungskraft von Worten glauben. Die Feder kann führen und retten. Richtig eingesetzt, ist sie für die Menschheit das, was für Blinde der Stock ist.
© 2020 Aujourd’hui Mali

2. „Die großen Kapokbäume“: ein Roman über das Elend der Frauen auf dem Lande
benbere – 10. März 2020
Von Jean-Marie Ntahimpera
„Les grands fromagers“ (Éditions La Sahélienne, 2020) gehört zu den Büchern, die man, einmal angefangen, nicht mehr weglegen möchte, so gespannt ist man auf den Fortgang der Geschichte. Mit diesem zweiten Roman, der spannend und sehr zugänglich ist, bestätigt Djénéba Fotigui Traoré ihren Ruf als Schriftstellerin ersten Ranges: Mit „L’orgueil du désert“ (La Sahélienne, 2016) gewann sie den Preis für den Debutroman in der Literatursaison 2017.
Dabassia, die Heldin der Grands fromagers, ist ein schönes lebenslustiges Mädchen, das keinen Mann gleichgültig lässt. Vor ihr liegt eine leuchtende Zukunft. Doch ihr Leben wird auf den Kopf gestellt, als sie einem reichen, aber egoistischen alten Mann zur Frau gegeben wird, der sie zu Unrecht beschuldigt, keine Jungfrau mehr zu sein, und sich am Tag nach der Hochzeit von ihr scheiden lässt.
Als ob die durch die Zurückweisung verursachte Schande nicht schon genug wäre, wird Dabassia mit einem Kind schwanger, dessen Vaterschaft problematisch ist. Nach einer schwierigen Entbindung ist sie schwer krank und muss in die Stadt fliehen, in der Hoffnung, Gesundheit und ein besseres Leben zu finden. In der Stadt angekommen, überlebt Dabassia nur, indem sie für die Reichen putzt, die ihr Unglück mit Vergnügen ausnutzen.
Kompromisslose Sozialkritik
Anhand der Geschichte von Dabassia leitet Djénéba Fotigui Traoré, Literaturwissenschaftlerin und Professorin am Institut de formation des maîtres (IFM, Lehrerbildunginstitut), eine heftige Kritik an der malischen Gesellschaft ein. Dieser Roman hätte genauso gut ein Essay über die Ungerechtigkeiten sein können, unter denen Frauen, insbesondere die ohne Bildung, aufgrund der rückschrittlichen Traditionen leiden, die Frauen immer noch als Eigentum der Männer betrachten.
Die Autorin ist als selbstbewusste Feministin aufgebracht über das Unglück der Frauen und Mädchen, das sie in diesem Buch beschreibt. Wir sehen dies zum Beispiel, wenn die alte Nayan alle acht ihrer Kinder durch Krankheit verliert, wenn sie eine ihrer Brüste durch Krebs verliert und wenn sie dem Lynchen der Menschen ihres Dorfes kaum entkommt, die sie beschuldigen, ihre Kinder und ihre Brust geopfert zu haben, um die Anführerin der Hexen zu werden.
Djénéba Fotigui Traoré gehört daher zu den engagierten Schriftstellern, die Literatur als Waffe einsetzen, um für Anliegen zu kämpfen, die ihnen am Herzen liegen, wie Ibrahima Ly oder Mariama Bâ.
Eine Tragödie ohne Ausweg
Wir sind aufgebracht über die Wendung der Geschichte. Dies ist nicht der Ort, um das Ende der Geschichte zu enthüllen, wir werden es die Leser selbst entdecken lassen. Aber das Mindeste, was wir sagen können, ist, dass das Schicksal der Heldin Dabassia tragisch ist.
Wir hätten uns Hoffnungsschimmer gewünscht, dass Dabassia nach ihren Missgeschicken im Dorf und ihrem Elend in der Stadt durch das Zusammentreffen günstigerer Umstände endlich aus dieser Situation herauskommen würde. Aber so geschieht es nicht. Das Ende ist düster. Vielleicht liegt es daran, dass Djénéba Fotigui Traoré eine realistische Beschreibung der sozialen Wirklichkeit geben wollte.
Die Botschaft ist also klar: Unsere Gesellschaft gibt Menschen, die nicht studiert haben, vor allem Frauen, nicht die Mittel, um über die Runden zu kommen. Wir brauchen mehr Gerechtigkeit, Einfühlungsvermögen und Solidarität mit den Schwächsten.
© 2020 benbere.org

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