CORONA- UND WAHLKÄMPFER AMADOU KONE; WAHL FINDET TROTZ ALLEM STATT – Sur le front du coronavirus et de la politique; les élections à fort enjeu maintenues

1. Ein malischer Forscher, der gleichzeitig an der Front des Coronavirus und der Politik arbeitet
AFP – 26.03.2020 um 17:00 Uhr
„Wir schlafen wenig, aber es ist für eine gute Sache.“ Wenn er sich gerade nicht als Forscher im Kampf gegen das Coronavirus engagiert, kämpft Amadou Koné für einen Sitz als Abgeordneter in einem Land, das unzählige Probleme hat.
2. Mali: Parlamentswahlen trotz Gewalt und Coronavirus
AFP – 29.03.20 um 6:20
Die Malier werden am Sonntag ihre Abgeordneten bei den Parlamentswahlen wählen, wobei viel auf dem Spiel steht, trotz der anhaltenden Gewalt, der Verbreitung des Coronavirus, das am Samstag sein erstes Opfer forderte, und der Entführung des Oppositionsführers, „vermutlich“ durch einen Zweig der al-Qaida.
3. Mali: „Mehrere Hinweise lassen vermuten, dass Soumaïla Cissé von der Katiba von Macina entführt wurde“, sagt Tiébilé Dramé
AFP – 28.03.2020 um 13:43
Am Vorabend der ersten Runde der Parlamentswahlen in Mali bekräftigt Tiébilé Dramé, der malische Minister für Auswärtige Angelegenheiten und Internationale Zusammenarbeit, die Entschlossenheit der Regierung…Interview mit Tiébilé Dramé.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM DRITTEN FOTO

1. Un chercheur malien sur le front du coronavirus et de la politique
AFP – 26.03.2020 à 17:00
Par Amaury HAUCHARD
„On dort peu, mais c’est pour la bonne cause“: quand il ne participe pas en qualité de chercheur à la lutte contre le coronavirus, Amadou Koné fait campagne pour un siège de député dans un pays confronté à d’innombrables maux.
A 38 ans, il est chercheur dans le seul laboratoire de niveau P-3 au Mali, là où des échantillons à risques peuvent être manipulés. C’est là que tous les tests ont été effectués pour le virus Ebola en 2014, et désormais ceux pour le coronavirus.

Amadou Koné, candidat à la députation au Mali et chercheur sur le coronavirus, dans son laboratoire de Bamako le 24 mars 2020

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Amadou Koné, candidat à la députation au Mali et chercheur sur le coronavirus, dans son laboratoire de Bamako le 24 mars 2020 – Amadou Koné, Kandidat für die Nationalversammlung Malis und Forscher in Sachen Coronavirus, in seinem Labor in Bamako am 24.März 2020

Il fait partie des treize scientifiques qui ne comptent plus les heures depuis plusieurs semaines, et moins encore depuis que le Mali a officiellement déclaré ses premiers cas de contamination cette semaine. Tous les jeudis, il enseigne à la faculté de médecine. „Je dors trois heures par nuit en ce moment. Entre les tests qui s’enchaînent et la campagne…“
Car M. Koné, qui alterne entre le costume mauve sans cravate en dehors du laboratoire et la blouse blanche à l’intérieur, brigue la députation dimanche avec son petit parti, „Mouvance Républicaine“, qu’il a créé avec d’autres en 2014 et qui entend „proposer autre chose aux jeunes de ce pays“.
Tous les soirs, il enlève sa blouse et remet sa veste pour aller dans les quartiers de la cinquième circonscription de Bamako. „On fait des rencontres, mais avec moins de cinquante personnes comme le gouvernement l’a demandé“ à cause du coronavirus, explique-t-il, fines lunettes sur le nez.
En son âme de chercheur, fallait-il reporter ces élections comme l’ont demandé plusieurs opposants ? „Il aurait peut-être fallu, mais je peux comprendre que le gouvernement veuille les garder. Et si elles sont maintenues, on ne peut pas ne pas y être !“
– Motiver –
Ce scrutin, déjà reporté à plusieurs reprises en raison principalement de la situation sécuritaire, vise à renouveler les 147 sièges de l’Assemblée. Le mandat des élus, qui prenait officiellement fin en 2018, a été prolongé jusqu’à début mai.
La campagne suscite un faible engouement. Une large partie du territoire reste en proie à des violences jihadistes et intercommunautaires quasiment quotidiennes. Plus de 350.000 personnes ont fui leur domicile selon les autorités.
Ce jour-là, Amadou Koné a filé du laboratoire à 16H00 pour un meeting à 17H00. „Mes équipes continuent à travailler au labo. S’il y a une urgence, je reviens“.
C’était dans la rue, devant la maison d’un sympathisant. Des bancs ont été installés. Une trentaine de personnes, des femmes surtout, sont venues. La présence du coronavirus n’avait pas encore été décelée sur le territoire. Il a peu été question de la maladie, mais elle n’était sans doute pas étrangère à l’affluence.
„D’habitude, il y a plus de monde dans les meetings, mais il faut respecter les mesures“, note Mamadou Bolly, un habitant du quartier venu écouter.
„Il faut motiver les gens pour aller voter, c’est important pour le pays. Chaque fois qu’elles ont été programmées, ces élections ont été annulées. Cette fois, il faut qu’elles se tiennent ! Même avec le coronavirus, quand on ira au bureau, on respectera les distances“.
– „On va gagner“ –
Le candidat Koné revêt tour à tour la casquette de politicien et de chercheur durant la rencontre. D’une explication sur la façon de voter, il passe sans transition à l’importance de se laver les mains.
„C’est plus fort que moi! Il faut sensibiliser les gens, c’est essentiel. Et si ca peut aussi se faire durant un meeting, pourquoi pas!“
La sensibilisation aux gestes barrières est le cheval de bataille du gouvernement, dans un pays où le secteur informel fait vivre une grande partie de la population dans les marchés, les foires…
Mercredi soir, après l’annonce des premiers cas, il a fallu relever la riposte et le président Ibrahim Boubacar Keïta a décrété l’état d’urgence sanitaire, qui se juxtapose à l’état d’urgence sécuritaire déjà en vigueur, et l’instauration d’un couvre-feu nocturne.
Après son meeting et les deux autres qui ont suivi ce soir-là, Amadou Koné est rentré chez lui. La journée n’était pas finie. „J’ai repris contact avec mon équipe qui continuait les tests au laboratoire“.
„Les échantillons sont prioritaires sur la campagne“, sourit-il, „mais on va gagner dimanche, se reposer un peu lundi, puis revenir pour continuer la lutte contre le coronavirus mardi“.
© 2020 AFP

2. Mali: élections législatives malgré les violences et le coronavirus
AFP – 29/03/2020 à 6:20
Les Maliens sont appelés à élire leurs députés dimanche lors de législatives à fort enjeu, malgré la persistance des violences, la propagation du coronavirus, qui a fait samedi sa première victime, et l’enlèvement du chef de l’opposition, „vraisemblablement“ par une branche d’Al-Qaïda.
Les électeurs doivent renouveler les 147 sièges du Parlement en deux tours, dimanche et le 19 avril.

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: (VOIR #1) Le candidat Amadou Kone montre un document de vote, le 23 mars 2020 à Bamako, lors de sa campagne électorale pour les législatives au Mali. – Der Kandidat Amadou Koné erklärt am 23.März 2020 in Bamako ein Wahldokument während seiner Kampagne zu den Parlamentswahlen.

Les bureaux de vote ouvrent en principe de 08H00 à 18H00 GMT. Un des enjeux est tout simplement que le scrutin puisse se tenir partout, alors qu’une large partie du territoire est en proie à des violences quasi quotidiennes.
Les quelque 200.000 déplacés que compte le pays ne pourront en tout cas pas voter, car „aucun dispositif n’a été établi“, selon un responsable du ministère de l’Administration territoriale, Amini Belko Maïga.
Le mandat de l’assemblée issue des élections de 2013, qui avaient octroyé une majorité substantielle au président Ibrahim Boubacar Keïta, était censé s’achever fin 2018.
Mais les élections ont été repoussées à différentes reprises en raison de la dégradation de la sécurité et des querelles politiques.
Les attaques jihadistes, les violences intercommunautaires, le brigandage et les trafics continuent, malgré la présence de forces françaises, régionales et de l’ONU.
Le leader de l’opposition, Soumaïla Cissé, a été enlevé ces derniers jours par des inconnus armés alors qu’il faisait campagne dans son fief électoral de Niafounké, près de Tombouctou (nord).
Il est „vraisemblablement“ aux mains de jihadistes se revendiquant du prédicateur peul Amadou Koufa, qui dirige l’une des branches de la principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, selon un élu du centre du pays et une source sécuritaire.
M. Cissé, 70 ans, et les six membres de sa délégation enlevés en même temps que lui „ont probablement changé de zone et sont loin du lieu du rapt“, selon la source sécuritaire.
– Première victime du coronavirus –
Un des rares pays d’Afrique épargné jusqu’à mercredi par le coronavirus, le Mali a enregistré samedi son premier décès lié au Covid-19, sur 18 cas officiellement recensés.
Pourtant, ces élections se tiendront bien comme prévu dimanche, „et ce dans le respect scrupuleux des mesures barrières“, selon le président Keïta.
A Bamako, du gel, du savon et des masques ont été distribués en prévision du scrutin et en province des kits pour se laver les mains ont été achetés sur place, selon les autorités.
[…La journée de vote s’annonce particulière en raison de la pandémie de Covid-19. À l’entrée des bureaux, on peut voir une affiche de sensibilisation et un robinet pour se laver les mains, même si tous les visiteurs ne s’y soumettent pas. La majorité d’entre eux portent un masque en tissu ou en papier.
En revanche, les assesseurs ont dû apporter leurs propres masques, car il en a été distribué qu’un seul – ainsi qu’une seule paire de gants – par bureau de vote…RFI, 29.03.2020]

Le parti de Soumaïla Cissé appelle à une „participation massive“ afin de sortir „encore plus grandi de cette épreuve“, alors que plusieurs autres formations d’opposition souhaitaient un report de l’élection.
La campagne n’a pas suscité beaucoup d’engouement. Elle a été encore plus ralentie par les mesures sanitaires et l’interdiction des rassemblements.
Pourtant, les enjeux sont importants. Pour les experts, il s’agit de faire enfin progresser l’application de l’accord de paix d’Alger.
L’accord a été signé en 2015 entre les autorités et les groupes armés indépendantistes, notamment touareg, qui avaient pris les armes en 2012. Il ne concerne pas les groupes jihadistes. Mais sa mise en oeuvre est considérée comme un facteur essentiel d’une sortie de crise, à côté de l’action militaire.
Il prévoit plus de décentralisation via une réforme constitutionnelle. Certains opposants estiment que la réforme ne peut être adoptée par l’Assemblée actuelle car celle-ci est jugée par beaucoup „légale mais plus légitime“, selon Bréma Ely Dicko, sociologue à l’université de Bamako.
© 2020 AFP

3. Mali : „Plusieurs indices laissent croire que Soumaïla Cissé a été enlevé par la katiba du Macina“, pour Tiébilé Dramé, ministre malien des Affaires Étrangères
AFP – 28.03.2020 à 13:43
par Christian Eboulé
À la veille du premier tour des élections législatives au Mali, Tiébilé Dramé, le ministre malien des Affaires Étrangères et de la coopération internationale, réaffirme la détermination du gouvernement à retrouver le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé et ses compagnons, enlevés mercredi 25 mars dans la région de Tombouctou. Entretien avec Tiébilé Dramé.
(…)
Tiébilé Dramé : Je voudrais tout d’abord saluer le courage politique et physique de l’honorable Soumaïla Cissé qui a été enlevé pendant qu’il tenait des réunions dans le cadre des législatives du 29 mars.
Pour revenir à votre question, plusieurs indices laissent croire que Soumaïla Cissé a été enlevé par la katiba du Macina [groupe armé djihadiste lié au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) dirigé par le prédicateur Amadou Koufa, ndlr]. Selon ces mêmes indices, ils sont en vie. Le Mali tout entier souhaite qu’ils soient relâchés sans délai.
TV5Monde: Comment expliquez-vous qu’une personnalité de l’envergure de Soumaïla Cissé ait pu être enlevée ?
T. D.: En dépit des efforts nationaux et internationaux pour restaurer la sécurité au Mali, la situation reste instable dans certaines parties du territoire. C’est le cas de cette zone centre-nord du pays, notamment dans le Gourma, où quelques groupes djihadistes entretiennent l’insécurité.
Compte tenu des inquiétudes liées à l’épidémie de coronavirus et dans le contexte actuel d’incertitude sécuritaire, n’était-il pas plus raisonnable de reporter les élections législatives de ce dimanche 25 mars ?
T. D.: Le Mali a déjà reporté par deux fois ces législatives. Le mandat du parlement est expiré depuis 2018. Les forces vives du pays, réunies en dialogue national en décembre dernier, ont souhaité que l’Assemblée Nationale ait une légitimité plus fraîche, le plus tôt, date-butoir à l’appui.
Quand les deux premiers cas de coronavirus ont été connus le 25 mars, le gouvernement a consulté les partis politiques et les mouvements du nord du Mali. À la quasi-unanimité, les acteurs consultés ont recommandé le maintien du scrutin. Pour éviter qu’une incertitude institutionnelle ne s’ajoute aux autres difficultés que le pays traverse.
C’est dans la concertation que la décision de maintenir le scrutin du 29 mars a été prise. L’URD, le parti que dirige Soumaïla Cissé, a annoncé le 27 mars qu’il maintenait sa participation au scrutin législatif. …En lire plus
© 2020 AFP

Foto (c) MICHELE CATTANI / AFP: Une Malienne au marché principal de Bamako, le 26 mars 2020 – Eine Malierin auf dem Großen Markt von Bamako, am 26.03.2020

1. Ein malischer Forscher, der gleichzeitig an der Front des Coronavirus und der Politik arbeitet
AFP – 26.03.2020 um 17:00 Uhr
Von Amaury HAUCHARD
„Wir schlafen wenig, aber es ist für eine gute Sache.“ Wenn er sich gerade nicht als Forscher im Kampf gegen das Coronavirus engagiert, kämpft Amadou Koné für einen Sitz als Abgeordneter in einem Land, das unzählige Probleme hat.
Im Alter von 38 Jahren ist er Forscher in Malis einzigem P-3-Labor, wo Proben mit hohem Risiko gehandhabt werden können. Hier wurden alle Tests für das Ebola-Virus im Jahr 2014 durchgeführt, und jetzt auch die für das Coronavirus.
Er ist einer von dreizehn Wissenschaftlern, die seit mehreren Wochen ihre Stunden nicht mehr zählen, und noch weniger, seit Mali diese Woche offiziell die ersten Fälle von Ansteckung gemeldet hat. Jeden Donnerstag lehrt er an der Medizinischen Fakultät. „Ich schlafe jetzt drei Stunden pro Nacht. Zwischen sich aneinanderreihenden Tests und der Kampagne…“
Denn Herr Koné, der zwischen dem lilafarbenen Anzug ohne Krawatte außerhalb des Labors und dem weißen Kittel im Inneren wechselt, kandidiert am Sonntag mit seiner kleinen Partei „Mouvance Républicaine“ (Republikanische Bewegung), die er zusammen mit anderen 2014 ins Leben gerufen hat und die „der Jugend dieses Landes etwas anderes bieten“ will.
Jeden Abend zieht er seinen Kittel aus und zieht seine Jacke wieder an, um in die Stadtviertel des fünften Bezirks von Bamako zu gehen. „Wir haben Sitzungen, aber mit weniger als 50 Personen, wie die Regierung angeordnet hat“ wegen des Coronavirus, erklärt er mit einer dünnen Brille auf der Nase.
War es seiner Meinung nach als Forscher notwendig, diese Wahlen zu verschieben, wie es mehrere Oppositionelle gefordert haben? „Vielleicht hätte man das tun sollen, aber ich kann verstehen, warum die Regierung daran festhält. Und wenn sie abgehalten werden, können wir nicht nicht dabei sein!“
– Motivieren –
Diese Wahl, die bereits mehrmals, hauptsächlich wegen der Sicherheitslage, verschoben wurde, soll die 147 Sitze in der Versammlung erneuern. Das Mandat der Abgeordneten, dasoffiziell 2018 endete, wurde bis Anfang Mai verlängert.
Die Kampagne ist nicht gerade populär. Ein großer Teil des Landes wird nach wie vor von fast täglicher dschihadistischer und zwischengemeinschaftlicher Gewalt verfolgt. Nach Angaben der Behörden sind mehr als 350.000 Menschen aus ihrer Heimat geflohen.
An diesem Tag hat Amadou Koné das Labor um 16 Uhr verlassen, um um 17 Uhr bei einem Meeting zu erscheinen. „Meine Teams arbeiten im Labor weiter. Wenn es einen Notfall gibt, komme ich zurück.“
Es war auf der Straße, vor dem Haus eines Sympathisanten. Bänke wurden aufgestellt. Etwa 30 Personen, meist Frauen, waren gekommen. Die Anwesenheit des Coronavirus war auf dem Terrain noch nicht entdeckt worden. Die Krankheit wurde kaum erwähnt, aber sie war wahrscheinlich nicht ohne Zusammenhang mit dem Zustrom.
„Normalerweise sind mehr Leute bei den Meetings, aber man muss die Maßnahmen respektieren“, sagt Mamadou Bolly, einer aus dem Viertel, der zum Zuhören gekommen ist.
„Man muss die Menschen zum Wählen motivieren, das ist wichtig für das Land. Jedes Mal, wenn sie geplant waren, wurden diese Wahlen abgesagt. Diesmal müssen sie abgehalten werden! Selbst mit dem Coronavirus. Wenn wir zum Wahllokal gehen, werden wir den Abstand respektieren“.
– „Wir werden gewinnen“ –
Kandidat Koné trägt während des Treffens abwechselnd den Hut eines Politikers und eines Forschers. Von einer Erklärung über die Art und Weise der Abstimmung geht er nahtlos zur Bedeutung des Händewaschens über.
„Ich kann nicht anders! Wir müssen das Bewusstsein schärfen, das ist unerlässlich. Und wenn es auch während einer Sitzung möglich ist, warum nicht!“
Die Sensibilisierung für Barrieren ist das Hauptanliegen der Regierung in einem Land, in dem der informelle Sektor einem großen Teil der Bevölkerung auf Märkten, Messen und so weiter den Lebensunterhalt sichert.
Am Mittwochabend, nachdem die ersten Fälle bekannt wurden, musste die Bekämpfung intensiviert werden, und Präsident Ibrahim Boubacar Keïta erklärte den Gesundheitsnotstand, der dem bereits geltenden Sicherheitsnotstand überlagert wird, sowie die Einführung einer nächtlichen Ausgangssperre.
Nach seinem Treffen und den beiden anderen, die am Abend folgten, kehrte Amadou Koné nach Hause zurück. Der Tag war noch nicht vorbei. „Ich nahm wieder Kontakt zu meinem Team auf, das die Tests im Labor fortsetzte.“
„Die Proben haben Vorrang vor der Kampagne“, lächelte er, „aber wir werden am Sonntag gewinnen, uns am Montag ein wenig ausruhen und dann am Dienstag wiederkommen, um den Kampf gegen das Coronavirus fortzusetzen.“
© 2020 AFP

2. Mali: Parlamentswahlen trotz Gewalt und Coronavirus
AFP – 29.03.20 um 6:20
Die Malier werden am Sonntag ihre Abgeordneten bei den Parlamentswahlen wählen, wobei viel auf dem Spiel steht, trotz der anhaltenden Gewalt, der Verbreitung des Coronavirus, das am Samstag sein erstes Opfer forderte, und der Entführung des Oppositionsführers, „vermutlich“ durch einen Zweig der al-Qaida.
Die Wähler werden in zwei Wahlgängen am Sonntag und 19. April die 147 Sitze im Parlament neu besetzen.
Die Wahllokale sind normalerweise von 08:00 bis 18:00 Uhr GMT geöffnet. Eines der Probleme ist ganz einfach, ob die Wahlen überall durchgeführt werden können, da ein großer Teil des Landes von fast täglicher Gewalt betroffen ist.
Die rund 200.000 Binnenvertriebenen des Landes werden auf jeden Fall nicht wählen können, weil „keine Vorkehrungen getroffen wurden“, so ein Verantwortlicher des Ministeriums der territorialen Verwaltung, Amini Belko Maïga.
Die aus den Wahlen von 2013 resultierende Amtszeit der Abgeordneten, bei denen Präsident Ibrahim Boubacar Keïta eine deutliche Mehrheit innehat, sollte Ende 2018 enden.
Aber die Wahlen wurden aufgrund der sich verschlechternden Sicherheitslage und der politischen Auseinandersetzungen mehrmals verschoben.
Dschihadistische Angriffe, innergemeinschaftliche Gewalt, Banditentum und Menschenhandel gehen trotz der Präsenz französischer, regionaler und UN-Truppen weiter.
Oppositionsführer Soumaïla Cissé wurde in den letzten Tagen von unbekannten bewaffneten Männern in [der Umgebung] seiner Wahlhochburg Niafounké in der Nähe von Timbuktu (Nordmali) entführt.
Er befindet sich „vermutlich“ in den Händen von Dschihadisten, Anhängern des Peul-Predigers Amadou Koufa, der nach Angaben eines Politikers aus Zentralmali und einer Sicherheitsquelle an der Spitze eines der Zweige des wichtigsten mit al-Qaida verbundenen Sahel-Dschihad-Bündnisses steht.
Herr Cissé, 70, und die sechs Mitglieder seiner Delegation, die zur gleichen Zeit wie er entführt wurden, „sind wahrscheinlich in ein anderes Gebiet verlegt worden und befinden sich weit entfernt vom Ort der Entführung“, so die Sicherheitsquelle.
– Erstes Coronavirus-Opfer –
Als eines der wenigen afrikanischen Länder, die bis Mittwoch vom Coronavirus verschont blieben, verzeichnete Mali am Samstag seinen ersten Todesfall im Zusammenhang mit Covid-19, von 18 offiziell registrierten Fällen.
Diese Wahlen werden jedoch wie geplant am Sonntag stattfinden, „und zwar unter strikter Einhaltung der Absperrmaßnahmen“, so Präsident Keïta.
In Bamako wurden in Vorbereitung auf die Wahlen Gel, Seife und Masken verteilt und in den Provinzen wurden nach Angaben der Behörden vor Ort Handwaschsets gekauft. [… Der Tag der Abstimmung kündigt sich aufgrund der Covid-19-Pandemie als besonderer Tag an. Am Eingang zu den Wahllokalen gibt es ein Aufklärungsplakat und einen Wasserhahn zum Händewaschen, auch wenn sich nicht alle Besucher daran halten. Die meisten von ihnen tragen eine Maske aus Stoff oder Papier
Die Beisitzer mussten jedoch ihre eigenen Masken mitbringen, da nur eine – sowie ein einziges Paar Handschuhe – pro Wahllokal verteilt wurde…RFI, 29.03.2020]
.
Die Partei von Soumaïla Cissé forderte eine „massive Beteiligung“, um „noch stärker aus dieser Zerreißprobe“ hervorzugehen, während mehrere andere Oppositionsgruppen eine Verschiebung der Wahl wünschten.
Die Wahlkampagne rief keine große Begeisterung hervor. Sie wurde durch Gesundheitsschutzmaßnahmen und das Versammlungsverbot weiter erschwert.
Doch es steht viel auf dem Spiel. Für die Experten geht es darum, endlich Fortschritte bei der Umsetzung des Friedensabkommens von Algier zu erzielen.
Das Abkommen wurde 2015 zwischen den Behörden und den bewaffneten Gruppen der Unabhängigkeit, insbesondere den Tuareg, die 2012 zu den Waffen gegriffen hatten, unterzeichnet. Es betrifft nicht die dschihadistischen Gruppen. Seine Umsetzung wird jedoch neben der militärischen Aktion als wesentlicher Faktor für einen Ausgang aus der Krise angesehen.
Es sieht eine stärkere Dezentralisierung durch eine Verfassungsreform vor. Einige Oppositionelle sind der Meinung, dass die Reform von der derzeitigen Versammlung nicht angenommen werden kann, weil sie von vielen als „legal, aber nicht mehr legitim“ bewertet wird, so Bréma Ely Dicko, Soziologe an der Universität Bamako.
© 2020 AFP

3. Mali: „Mehrere Hinweise lassen vermuten, dass Soumaïla Cissé von der Katiba von Macina entführt wurde“, sagt Tiébilé Dramé, Außenminister von Mali
AFP – 28.03.2020 um 13:43
von Christian Eboulé
Am Vorabend der ersten Runde der Parlamentswahlen in Mali bekräftigt Tiébilé Dramé, der malische Minister für Auswärtige Angelegenheiten und Internationale Zusammenarbeit, die Entschlossenheit der Regierung, den Oppositionsführer Soumaïla Cissé und seine Begleiter zu finden, die am Mittwoch, dem 25. März, in der Region Timbuktu entführt wurden. Interview mit Tiébilé Dramé.
(…)
Tiébilé Dramé : Zunächst möchte ich den politischen und physischen Mut von Soumaïla Cissé würdigen…
Um auf Ihre Frage zurückzukommen: Es gibt mehrere Hinweise darauf, dass Soumaïla Cissé von der Katiba von Macina [bewaffnete Dschihad-Gruppe, die mit der Gruppe zur Unterstützung des Islam und der Muslime (GSIM) unter der Leitung des Predigers Amadou Koufa verbunden ist, Ed] entführt wurde. Nach den gleichen Hinweisen leben sie noch. Ganz Mali wünscht ihre unverzügliche Freilassung.
TV5Monde: Können Sie sich erklären, dass eine Persönlichkeit von der Dimension von Soumaïla Cissé entführt werden konnte?
T. D.: Trotz nationaler und internationaler Bemühungen um die Wiederherstellung der Sicherheit in Mali ist die Lage in einigen Teilen des Landes nach wie vor instabil. Dies ist der Fall im nördlichen Zentrum des Landes, insbesondere in Gourma, wo mehrere dschihadistische Gruppen die Unsicherheit weiterhin vorantreiben.
<Wäre es angesichts der Besorgnis über die Coronavirus-Epidemie und im aktuellen Kontext der Sicherheitsunsicherheit nicht vernünftiger gewesen, die Parlamentswahlen am Sonntag, 25. März, zu verschieben?
T. D.: Mali hat diese Parlamentswahlen bereits zweimal verschoben. Das Mandat des Parlaments ist seit 2018 abgelaufen. Die maßgeblichen Kräfte des Landes, die sich im Dezember letzten Jahres zu einem nationalen Dialog trafen, wollten, dass die Nationalversammlung so bald wie möglich eine frischere Legitimierung erhält.
Als am 25. März die ersten beiden Fälle von Coronavirus bekannt wurden, konsultierte die Regierung die politischen Parteien und Bewegungen im Norden Malis. Die konsultierten Akteure empfahlen fast einstimmig die Einhaltung dieser Wahl. Um zu vermeiden, dass die institutionelle Unsicherheit zu den anderen Schwierigkeiten, die das Land durchmacht, noch hinzukommt.
Die Entscheidung, die Wahlen vom 29. März aufrechtzuerhalten, wurde in Absprache getroffen. Die von Soumaïla Cissé geführte Partei URD kündigte am 27. März an, dass sie ihre Teilnahme an den Parlamentswahlen aufrechterhalten werde….
© 2020 AFP

Ein Gedanke zu „CORONA- UND WAHLKÄMPFER AMADOU KONE; WAHL FINDET TROTZ ALLEM STATT – Sur le front du coronavirus et de la politique; les élections à fort enjeu maintenues

  1. A LA UNESchlagzeilen heute Deutsch weiter unten
    Scrutin du 29 mars 2020 : Les législatives de la dissémination du Coronavirus
    L’Aube – 30 Mar 2020
    Par Dr Brahima Fomba, membre de An Tè Abana
    Ainsi donc, en dépit du bon sens, de l’esprit de responsabilité, de la conscience politique et de l’humanisme tout court, le gouvernement malien s’est arc-bouté sur son scrutin législatif macabre qui vient de se tenir hier 29 mars 2020, avec sans aucun doute, de nombreux électeurs qui s’en sortent contaminés par le coronavirus. Les résultats de ce scrutin morbide sont d’ores et déjà connus, puisque les électeurs n’auront voté que pour un seul et unique candidat proposé et parrainé par IBK, son gouvernement : le coronavirus ! Pour oser exposer ainsi, sans aucun scrupule, sa propre population au danger mortel de cette pandémie de coronavirus au motif fallacieux de la tenue d’une stupide élection qui ne répond même pas aux standards démocratiques, il faudrait à un régime politique d’être irresponsable, énivré par son pouvoir d’Etat et d’agir en bande organisée avec de pseudos politiciens pour la plupart mercantiles et avides d’avantages matériels qu’ils attendent du mandat de député ne serait-ce que pour amortir l’argent de la corruption électorale qui, dans notre pays, a substitué le bétail électoral au collège électoral. …En lire plus

    L’Indépendant n’est pas d’accord : « ce scrutin devait se tenir, affirme le quotidien bamakois. Depuis deux ans, le Mali est privé d’une Assemblée nationale légalement constituée (…). Il urgeait de renouer avec la pratique républicaine consacrée par la Constitution et de rendre au peuple souverain sa pleine capacité à choisir ses représentants (…). Qui plus est, souligne L’Indépendant, l’exécutif a inscrit dans son agenda un projet de révision constitutionnelle visant à favoriser la mise en œuvre de certaines dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation, à approfondir la décentralisation, ou encore à renforcer le système électoral (…). L’adoption de ce projet de révision de la Constitution sera probablement la première tâche de la nouvelle Assemblée nationale. »

    Les élections législatives ont eu lieu sans grande affluence : Le Coronavirus privera les nouveaux députés d’une grande légitimité
    Inf@sept – 30 Mar 2020
    Par Youssouf Sissoko
    Ils étaient plus de 6 millions d’électeurs attendus hier pour aller départager des milliers de candidats en compétition pour avoir un siège parmi les 147 que comptent l’Assemblée Nationale. Sans connaitre officiellement le taux de participation, il ne fait aucun doute que les électeurs ont boudé les urnes, à cause de la pandémie du Coronavirus. Il faut alors en conclure que ni les députés sortants, encore moins les députés entrants ne jouissent d’aucune légitimité d’où le cri de cœur de certains leaders politiques et de la société civile pour une annulation pure et simple des résultats, non pas pour non-conformité à la loi, mais pour un défaut de légitimité. Seront-ils entendus par les plus hautes autorités du pays ? Quelle autre voie de recours pourraient-ils avoir pour invalider les résultats de ces législatives controversées ? La rue pourra-t-elle être l’ultime solution pour imposer la volonté du peuple souverain aux gouvernants ? …En lire plus

    Abstimmung vom 29. März 2020: Die Corona-Parlamentswahlen
    L’Aube – 30. März 2020
    Von Dr. Brahima Fomba, Mitglied von An Tè Abana
    So hat die malische Regierung entgegen gesundem Menschenverstand, Verantwortungsgefühl, politischem Gewissen und Humanismus hartnäckig an ihren makabren Parlamentswahlen festgehalten, die gestern, am 29. März 2020, stattfanden, wobei zweifellos viele Wähler mit dem Coronavirus verseucht wurden. Die Ergebnisse dieser morbiden Abstimmung sind bereits bekannt, da die Wähler nur einen einzigen Kandidaten gewählt haben werden, der von der IBK, ihrer Regierung, vorgeschlagen und gesponsert wurde: das Coronavirus! Ein politisches Regime müsste unverantwortlich sein, wenn es es wagen würde, die eigene Bevölkerung auf diese Weise ohne Skrupel der tödlichen Gefahr dieser Coronavirus-Pandemie aus dem Scheinmotiv der Durchführung einer dummen Wahl auszusetzen, die nicht einmal demokratischen Standards entspricht, Die meisten von ihnen sind geschäftstüchtig und gierig nach den materiellen Vorteilen, die sie vom Abgeordnetenmandat erwarten…

    L’Indépendant ist anderer Meinung: « Diese Wahl musste stattfinden“, sagt die Tageszeitung in Bamako. « Seit zwei Jahren gibt es in Mali keine rechtmäßig konstituierte Nationalversammlung mehr. » Sie forderte die Rückkehr zu der in der Verfassung verankerten republikanischen Praxis und die Rückkehr des souveränen Volkes zu seiner vollen Fähigkeit, seine Vertreter zu wählen (…). « Darüber hinaus hat die Exekutive einen Entwurf für eine Verfassungsrevision auf ihre Tagesordnung gesetzt, die darauf abzielt, die Umsetzung einiger Bestimmungen des Friedens- und Versöhnungsabkommens zu fördern, die Dezentralisierung zu vertiefen und das Wahlsystem zu stärken (…). Die Verabschiedung dieses Verfassungsänderungsentwurfs wird wahrscheinlich die erste Aufgabe der neuen Nationalversammlung sein. »

    Die Parlamentswahlen wurden ohne große Wahlbeteiligung durchgeführt: Das Coronavirus wird den neuen Abgeordneten große Legitimität entziehen
    Inf@sept – 30 Mar 2020
    Von Youssouf Sissoko
    Mehr als 6 Millionen Wähler waren gestern aufgerufen, zwischen tausenden von Kandidaten zu entscheiden, die um einen Sitz in der 147 Mitglieder zählenden Nationalversammlung konkurrieren. Auch ohne die offizielle Kenntnis der Wahlbeteiligung gibt es keinen Zweifel, dass sich die Wähler wegen der Coronavirus-Pandemie von den Wahlurnen abgewandt haben. Daraus ist zu schließen, dass weder die scheidenden noch erst recht nicht die neuen Abgeordneten irgendeine Legitimität besitzen, daher der von Herzen kommende Ruf gewisser politischer Führer und der Zivilgesellschaft, einfach die Ergebnisse zu annullieren, nicht wegen der Nichteinhaltung des Gesetzes, sondern wegen mangelnder Legitimität. Werden sie von den höchsten Autoritäten des Landes angehört werden? Welches andere Rechtsmittel könnten sie haben, um die Ergebnisse dieser umstrittenen Wahlen für ungültig zu erklären? Könnte die Straße die ultimative Lösung sein, um den Machthabern den Willen des souveränen Volkes aufzuzwingen? …

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