FÜR DIE RECHTE DER FRAUEN UND EINE GLEICHBERECHTIGTE ZUKUNFT – Le 08.03.2020, le Mali et la MINUSMA célèbrent la Journée internationale des droits des femmes

Der Kampf für Gleichberechtigung und die Verpflichtung zur Solidarität – Mali und die MINUSMA feiern den Internationalen Tag der Frauenrechte
MINUSMA – 17.03.2020
Die Erklärung und das Aktionsprogramm der Weltfrauenkonferenz in Peking (1995) befürwortet die Gleichstellung der Geschlechter. 25 Jahre nach diesem bedeutenden Wendepunkt lässt die Gleichstellung auf sich warten. ….Weiter als Google-Übersetzung der Webseite
Einige Anmerkungen zu den Rechten und der Stellung der Frau in Mali 2020: am Schluss des Artikels

A lire en bas, sous la dernière photo: Les droits et la condition féminine au Mali en 2020

Lutte pour l’égalité et devoir de solidarité, le Mali et la MINUSMA célèbrent la Journée internationale des droits des femmes
MINUSMA – 17.03.2020
La déclaration et le programme d’action de la conférence mondiale de Beijing sur les femmes (1995), favorise l’égalité des sexes. 25 ans après ce tournant majeur, l’égalité tarde à venir. C’est dans ce cadre que le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes (ou JIF). En ligne de mire : leur représentation dans les instances décisionnaires, le respect de leurs droits et, la solidarité. Dans un contexte de crise, les Maliennes et les Maliens, de Bamako à Tessalit, en passant par Tombouctou, Mopti, Ménaka et Gao, ont commémoré le 8 mars avec la MINUSMA à leurs côtés.
« Je suis de la Génération égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire » tel était le thème choisi par les Nations Unies pour cette édition de la Journée internationale des droits des femmes. Il s’inscrit dans la nouvelle campagne multigénérationnelle d’ONU Femmes : „Egalite des générations“. Dans les régions où la MINUSMA est présente, son personnel civil et en uniforme (Force et Police), s’est joint aux Maliennes et aux Maliens pour célébrer cette édition. Une tradition de solidarité respectée par la Mission car instaurée depuis son déploiement en 2013 et qui, en 2020, cadre avec la thématique nationale choisie : « Appui aux forces armées maliennes (FAMa) ».
À Bamako, les célébrations ont débuté le 6 mars. Près de 200 personnes étaient invitées. Parmi elles, des membres de la haute direction de la MINUSMA, plusieurs ambassadeurs et les chefs de différentes agences de l’ONU au Mali. 150 femmes leaders, représentant la société civile mais aussi la Plateforme et la CMA ont, elles aussi été conviées au Quartier général de la MINUSMA. En présence du Secrétaire général du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, chargée du pilier politique de la MINUSMA, Joanne Adamson, a procédé à l’ouverture de la cérémonie, à travers la lecture du message du Secrétaire général de l’ONU adressé au monde pour l’occasion. « Le XXIe siècle doit être le siècle de l’égalité femmes-hommes dans les pourparlers de paix comme dans les négociations commerciales, dans les conseils d’administration comme dans les salles de classe, au G20 comme à l’ONU. Le moment est venu d’arrêter de vouloir changer les femmes et de commencer à changer les systèmes qui les empêchent de réaliser leur potentiel ». Ces mots qui sanctionnent le message d’Antonio Guterres, résument l’esprit de l’allocution mais aussi la détermination du Secrétaire général de l’ONU, de voir le monde devenir plus juste pour les femmes. Lu par tous les chefs des bureaux régionaux de la Missions des Nations Unies au Mali, ce discours a donné le coup d’envoi des célébrations de la JIF 2020.

Pour le Secrétaire général du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, 2020 est : « une année charnière où les femmes maliennes, regroupées au sein des associations de la société civile et celles porteuses d’uniformes, se sont appropriées la journée internationale des Femmes pour exprimer leur solidarité aux forces de défense et de sécurité du pays dans un contexte sécuritaire délétère ».
Le 8 mars 2020 à Mopti, se sont un millier de femmes de tous âges qui sont sorties célébrer LEUR journée. Ensembles, le personnel féminin des FAMa et les femmes de la société civile, issues des différentes communautés ont défilé. « Je peux faire des études » ou encore « Solidarité avec les FAMa » pouvait-on lire, parmi d’autres messages de paix et de cohésion, sur les pancartes qu’elles brandissaient. Une exposition de produits agricoles, la visite guidée du jardin maraîcher des veuves de militaires et des sketchs sur le thème de la journée, ont été autant de moments forts de la cérémonie de Mopti, tenue en l’honneur des FAMa. Mme Coulibaly Salimata Sanogo de la Direction régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (DRPFEF), a exprimé sa satisfaction et ses remerciements à la MINUSMA, pour l’organisation et le déroulement de cette célébration. Une réussite qui vient renforcer les liens entre les différentes communautés de la région. Pour preuve, les propos de Hawa Koïta, Présidente de l’Association « Femmes Engagées de Mopti » : « la cérémonie a également stimulé notre participation au processus de réconciliation, de cohésion sociale et du vivre ensemble ».
Des arbres plantés par les femmes de Tessalit et celles officiant au sein des Casques bleus dans la région de Kidal, comme pour confier à la terre l’espoir d’un monde plus juste pour les femmes. Tel était l’acte posé à Tessalit pour commémorer le 8 mars. Dans sa déclaration à l’occasion de la journée internationale de la femme, la Présidente de la Coordination des associations féminines de Tessalit, Ziniba Walet Idoual, a souligné l’importance de la femme dans toutes les sociétés. Elle a aussi salué les efforts de l’ONU dans la promotion des droits de la femme. Ceci, en présence de nombreuses personnalités dont Aicha Belco Maiga, députée du Cercle de Tessalit ou encore le Maire Ismaïl Ag Mohamed.

De la réflexion, il en a été question à Tombouctou où, une conférence débat sur le thème national a été organisée. Les participantes étaient unanimes : cette édition fut l’une des plus belles que la cité des 333 saints ait connu. Du fait de la mobilisation des femmes de l’armée malienne et des Nations Unies mais aussi de par la pertinence du thème qui cadre avec le contexte sécuritaire actuel de la région. « La conférence nous a permis de nous rappeler notre rôle dans la consolidation de la paix et la nature du soutien que nous devons apporter à notre vaillante armée. La présence de la MINUSMA à cet événement est le signe de son engagement à aider au retour de la paix dans notre pays. Nous ne pouvons que les remercier pour leur grande contribution à la sécurisation de la ville de Tombouctou, » a déclaré Maimou Walet Almoubareck, l’une des femmes leaders.

Les conditions sécuritaires à Gao n’ont pas permis de rassemblement d’envergure. Toutefois, dès le 4 mars, la Direction de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, avec le soutien de la MINUSMA, d’ONU Femmes et de l’IMRAP (Institut malien de recherche-action pour la paix), a organisé un atelier pour appuyer les femmes de l’administration pénitentiaire des établissements de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et du District de Bamako, en les regroupant à Gao avec les autres femmes des différents corps des Forces de défense et de sécurité de la région. Le but était de créer une synergie entre elles. « Les évènements récents d’attaques terroristes au nord, au sud et au centre du pays sur les prisons de certaines localités du Mali avec évasion de détenus, souvent suivis de morts d’hommes, sont révélateurs de l’insécurité grandissante au niveau des maisons d’arrêt de notre pays. Ce qui justifie le besoin de renforcement du système pénitentiaire qui n’est pas bien outillé pour faire face à ces attaques asymétriques, » a expliqué Seyma Maiga, adjointe au Maire de la Commune urbaine de Gao. Selon Oumar Ba, Chef du Bureau régional de la MINUSMA à Gao, « cet atelier qui regroupe les femmes des différents corps en uniforme du Mali, vient à point nommé en coïncidant avec la célébration de la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Il aura le mérite, par son objectif, de vouloir encourager les personnels féminins des Forces de sécurité et de défense du Mali à venir travailler dans cette partie nord du pays afin de mieux rétablir cet équilibre entre hommes et femmes dans les différents corps ».

Le 8 mars n’est pas une fête. Cette assertion largement partagée n’empêche pas que cette date qui symbolise la lutte des femmes pour leur droits, soit vécue dans la joie. C’était le cas à Ménaka le 8 mars dans le camp de la MINUSMA. Des jeux d’adresse, de société et un match de volleyball, opposant les dames aux messieurs, ont eu lieu. Deux jours plus tard, l’esprit de sacrifice qui anime les Casques bleus s’est exprimé, avec une remise de dons aux 269 familles du camp de réfugiés de Ménaka. En présence du Chef de bureau de la MINUSMA et du Gouverneur de la région, des produits de première nécessité ont été offerts à ces ménages qui ont fui leurs foyers.

Les droits et la condition féminine au Mali en 2020
Avec l’adoption de la loi N°2015-052/ du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, des progrès ont été réalisés mais beaucoup reste à faire. Concernant le quota minimum de 30% de femmes dans les nominations et les listes de candidats à des fonctions électives, l’espoir d’atteindre ce chiffre et de voir encore plus de représentantes du peuple est parmi notamment pour les législatives qui s’annoncent. En effet, pour ce scrutin de 2020, 547 listes ont été retenues pour 1 451 candidats dont 1 024 hommes et 427 femmes soit 29, 44%.
L’intégration du genre dans le mécanisme de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, notamment la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), a permis d’obtenir la majorité des dépositions de femmes. Pour mieux faire face aux violences basées sur le genre (VBG), un avant-projet de loi et une stratégie nationale visant à y mettre fin ont été rédigés en 2018 et leur adoption définitive est attendue. La Police nationale a élaboré un plan d’action nationale triennale (2018-2020) pour lutter contre ces violences. Des centres de prise en charge holistique des personnes survivantes/s de VBG, ont été construits et équipés. Pour exemple « DJIGUIYA » qui est un guichet unique au sein de la Police nationale à Bamako.
Par ailleurs, des programmes visant à renforcer la résilience économique des femmes affectées par le conflit, ont été mises en œuvre. Ainsi, 20 490 femmes ont pu développer des activités génératrices de revenus dans le cadre du renforcement des capacités de résilience aux conflits des femmes et des jeunes dans les régions de Gao et Tombouctou.
Cet état des lieux, dressé par Chiaka Magassa, Secrétaire général du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, n’est pas exhaustif. Il est néanmoins représentatif des efforts entrepris par l’Etat malien, accompagné dans ses efforts par les partenaires internationaux, au rang desquelles les Nations Unies. Le haut fonctionnaire malien n’a d’ailleurs pas manqué de saluer cet engagement : « Le Président de la République et le Gouvernement, par ma modeste voix saluent les actions que la MINUSMA a fourni jusqu’à ce jour pour accompagner les femmes maliennes dans la réalisation des objectifs fixés en termes d’égalité de genre, de représentativité des femmes dans les instances politiques, de gouvernance et de consolidation de la paix ».
© 2020 minusma.unmissions.org

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