« WENN WIR DADURCH AUCH NUR EINEN EINZIGEN TOTEN WENIGER HABEN, MÜSSEN WIR VERSUCHEN, EINEN DIALOG ZU FÜHREN » – « Si aujourd’hui on peut faire l’économie même d’un seul mort, il faut tenter de dialoguer » (Dioncounda Traoré)

1. Der malische Präsident räumt ein, dass Kontakte mit Dschihadisten bestehen
AFP – 10. Februar 2020 22:00
Der malische Präsident Ibrahim Boubacar Keïta hat am Montag erstmals die Existenz einer Annäherung an dschihadistische Gruppen eingeräumt und dies mit der Notwendigkeit begründet, nach acht Jahren Krieg, wobei kein schnelles Ende in Sicht ist, Wege zur Beendigung der Krise zu finden.
2. A new strategy for tackling jihadists: Dialogue?
The New Humanitarian – 14.02.2020
Mali’s President Ibrahim Boubacar Keita has said efforts are being made to initiate dialogue with jihadist groups, as violence continues to rise in the West African country.
3. Die Afrikanische Union befürwortet den Dialog mit den Dschihadisten
RFI – 19/02/2020 09:17
Auf einer Pressekonferenz am 18. Februar sagte der Hohe Vertreter der Afrikanischen Union für Mali und die Sahelzone (Misahel), Pierre Buyoya, dass sich die Sicherheitslage in der Subregion im vergangenen Jahr stark verschlechtert habe.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG VON #1 und #3) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Le président malien admet l’existence de contacts avec les jihadistes
AFP – 10 fév 2020 à 22:00
Par Serge DANIEL avec Laurent LOZANO à Dakar
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a reconnu lundi pour la première fois l’existence d’une démarche d’approche des groupes jihadistes, la justifiant par la nécessité d’explorer les voies d’une sortie de crise après huit années de guerre sans issue rapide en vue.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a annoncé, lors d'un entretien avec RFI et France 24 le 10 février, un dialogue avec des chefs jihadistes (image d'illustration)

Foto (c) AFP/ISSOUF SANOGO: Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a annoncé, lors d’un entretien avec RFI et France 24 le 10 février, un dialogue avec des chefs jihadistes. – Der malische Präsident IBK hat bei einem Interview mit RFI und france 24 am 10. Februar einen Dialog mit den Dschihadisten angekündigt.


Le nombre des morts au Sahel „devient exponentiel et je crois qu’il est temps que certaines voies soient explorées“, a déclaré M. Keïta, dans un entretien avec la chaîne France 24 et Radio France Internationale (RFI).
Il rompt ainsi avec le rejet jusqu’alors affirmé de tout dialogue avec ceux que le gouvernement appelle „terroristes“, à commencer par le prédicateur radical peul Amadou Koufa, chef de la katiba Macina qui sévit depuis 2015 dans le centre, et le chef de guerre touareg Iyad Ag Ghali.
Un tel dialogue, en particulier avec la katiba Macina, affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, s’est longtemps heurté aux résistances d’élites maliennes et de puissances étrangères.
Mais fin janvier, le haut représentant du président pour le centre du Mali, Dioncounda Traoré, avait indiqué avoir „personnellement envoyé des émissaires en direction d’Amadou Koufa et Iyad ag Ghali.
Dioncounda Traoré „est en mission pour moi“ et „a le devoir d’écouter tout le monde“, a dit le président Keïta. Il s’agit de déterminer si certains dans l’entourage des chefs peuvent être „sensibles à un discours de raison“, a-t-il ajouté. (…)
– L’inconnue américaine –
Plus de 450 civils ont été tués dans le centre du Mali en 2019, un record depuis le début d’une crise qui va s’aggravant, indique un rapport de l’ONG Human Rights Watch. C’est sans compter les soldats et gendarmes abattus par dizaines.
Un gendarme, selon le gouvernement, a encore trouvé la mort dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque revendiquée par le GSIM, qui fait état, lui, de quatre gendarmes tués.
La force antijihadiste française Barkhane vient d’annoncer son passage de 4.500 à 5.100 hommes d’ici fin février, concrétisation de la volonté de la France d’inverser le rapport de force sur le terrain. Mais les Etats-Unis, qui fournissent un soutien primordial en renseignement, en logistique et en ravitaillement aérien, cherchent quant à eux à réduire leur engagement, source d’inquiétude à Bamako et Paris.
La situation sahélienne est „très préoccupante“, a répété le président malien.
Combattre les groupes jihadistes et dialoguer avec eux n’est „pas antinomique“, a-t-il ajouté, en invoquant les cas de figure algérien et afghan. Il a assuré procéder „sans aucune grande naïveté“. Pour l’heure, il attend toujours les „frémissements“ d’une réponse à la démarche, a-t-il dit.
La riposte strictement militaire ne suffira pas à sortir le Mali de la spirale des violences, sans rétablir la souveraineté de l’Etat, ni mener une action politique, conviennent le gouvernement et ses partenaires étrangers.
– Retour à Kidal –
Dans cette optique, l’armée malienne a entamé lundi son déploiement vers Kidal (nord) afin de reprendre le contrôle de cette ville symbole. Le retour de l’armée à Kidal, aujourd’hui sous le contrôle d’ex-rebelles touareg, est anticipé comme une affirmation forte d’un rétablissement de l’autorité de l’Etat, qui ne s’exerce plus sur de larges pans du territoire.
Ce sont environ 200 hommes qui se sont mis en route pour Kidal à bord de quelques dizaines de véhicules et avec le soutien de Barkahne et la mission de l’ONU (Minusma), ont indiqué des officiers sous le couvert de l’anonymat.
Le temps de rallier la ville par la piste à partir de Gao, environ 200 km plus au sud, le détachement devrait „en principe“ arriver à destination vendredi, mais le trajet est dangereux, dit le président.
La situation de Kidal est source de fortes crispations. Les voisins du Mali y soupçonnent ou y dénoncent des alliances entre séparatistes et jihadistes. Kidal nourrit aussi un discours contre la présence française en raison du rôle que la France est accusée par certains d’y jouer.
Symboliquement, les unités qui vont entrer dans Kidal intègrent d’anciens rebelles. Ce retour est censé préluder au déploiement d’autres unités du même type à Ménaka, Gao et Tombouctou.
© 2020 AFP

2. A new strategy for tackling jihadists: Dialogue?
The New Humanitarian – 14.02.2020
Mali’s President Ibrahim Boubacar Keita has said efforts are being made to initiate dialogue with jihadist groups, as violence continues to rise in the West African country. In an interview with French media on Monday, the president – known as IBK – said „the number of deaths in the Sahel is becoming exponential and it’s time that certain paths be explored”. The idea of negotiating with extremists has gained ground among some Malians and Sahel analysts in recent years, but the government and its partners have so far opted for military action against the al-Qaeda- and so-called Islamic State-linked groups. Two jihadist leaders have reportedly been approached by a representative of IBK: Iyad Ag Ghaly, the leader of a coalition of Islamist groups known as JNIM, and Amadou Koufa, the head of central Mali’s Katiba Macina group. Koufa has been responsible for much of the turmoil in Mali in recent years, stoking tensions between ethnic groups that led to more than 400 deaths in 2019 alone, according to a report published this week by Human Rights Watch. How far the dialogue goes remains to be seen. Jean-Hervé Jezequel, West Africa project director at the International Crisis Group (ICG) told AFP the announcement was just a “first step”, pointing towards fraught US-Taliban negotiations as an example of the tests that may lie ahead.
© 2020 thenewhumanitarian.org

3. Mali: l’Union africaine penche pour un dialogue avec les jihadistes
RFI – 19/02/2020 à 09:17
Par Serge Daniel, correspondant à Bamako
Au cours d’une conférence de presse le 18 février, le haut-représentant de l’Union africaine pour le Mali et pour le Sahel (Misahel), Pierre Buyoya, a affirmé que la situation sécuritaire dans la sous-région s’était fortement dégradée au cours de l’année écoulée.
Pour inverser la tendance, il faut « revoir la gouvernance et la stratégie sécuritaire » avant d’encourager le Mali à s’engager à « poursuivre » les négociations avec les terroristes, selon Pierre Buyoya, par ailleurs ancien président du Burundi.
« Nous, l’Union africaine, nous soutenons fortement cette initiative de dialoguer avec ceux qui sont les chefs des groupes terroristes. C’est une des façons de mettre fin à la guerre. Surtout s’ils sont Maliens, nous les encourageons de le faire », a-t-il déclaré tout en reconnaissant qu’il s’agissait d’« une entreprise difficile ».
Engager le dialogue n’exclut pas de manière concomitante l’utilisation de la force. « C’est ce que les mouvements de libération appelaient „fight and talk“ [combattre et négocier] », ajoute Pierre Buyoya, qui espère pour le Mali que le dialogue avec les terroristes aboutira à une solution comme chez le voisin algérien.
© 2020 rfi.fr

1. Der malische Präsident räumt ein, dass Kontakte mit Dschihadisten bestehen
AFP – 10. Februar 2020 22:00
Von Serge DANIEL mit Laurent LOZANO in Dakar
Der malische Präsident Ibrahim Boubacar Keïta hat am Montag erstmals die Existenz einer Annäherung an dschihadistische Gruppen eingeräumt und dies mit der Notwendigkeit begründet, nach acht Jahren Krieg, wobei kein schnelles Ende in Sicht ist, Wege zur Beendigung der Krise zu finden.
Die Zahl der Todesfälle in der Sahelzone „wird exponentiell, und ich denke, es ist an der Zeit, bestimmte Wege zu erforschen“, sagte Keïta in einem Interview mit France 24 und Radio France Internationale (RFI).
Damit bricht er mit der bisher geäußerten Ablehnung jeglichen Dialogs mit denjenigen, die die Regierung als „Terroristen“ bezeichnet, angefangen mit dem radikalen Peulh-Prediger Amadou Koufa, dem Chef der seit 2015 im Zentrum operierenden Katiba Macina, und dem Tuareg-Kriegsherrn Iyad Ag Ghali.
Ein solcher Dialog, insbesondere mit der Katiba Macina, die der mit al-Qaida verbundenen Unterstützungsgruppe für Islam und Muslime (GSIM) angehört, stößt seit langem auf den Widerstand der malischen Eliten und ausländischer Mächte.
Aber Ende Januar sagte der Hohe Vertreter des Präsidenten für Zentralmali, Dioncounda Traoré, er habe „persönlich Emissäre in die Richtung von Amadou Koufa und Iyad ag Ghali geschickt“.
Dioncounda Traore „ist für mich auf einer Mission“ und „hat die Pflicht, alle anzuhören“, sagte Präsident Keïta. Es geht darum, zu bestimmen, ob einige im Umfeld der Chefs „für eine Rede der Vernunft empfänglich sein können“, fügte er hinzu. (…)
– Die amerikanische Unbekannte –
Im Jahr 2019 wurden in Zentralmali mehr als 450 Zivilisten getötet, ein Rekord seit Beginn einer sich verschärfenden Krise, so ein Bericht der NGO Human Rights Watch. Ohne die dutzendweise erschossenen Soldaten und Gendarmen zu zählen. (…)
Die französische Anti-Dschihad-Truppe Barkhane hat soeben angekündigt, dass sie ihre Stärke bis Ende Februar von 4.500 auf 5.100 Mann aufstocken wird, was ein konkreter Ausdruck des Wunsches Frankreichs ist, das Kräfteverhältnis vor Ort umzukehren. Aber die Vereinigten Staaten, die wesentliche Unterstützung in den Bereichen Aufklärung, Logistik und Luftversorgung leisten, versuchen, ihr Engagement zu reduzieren, was in Bamako und Paris Anlass zur Sorge gibt.
Die Situation in der Sahelzone sei „sehr besorgniserregend“, wiederholte der malische Präsident.
Der Kampf gegen dschihadistische Gruppen und der Dialog mit ihnen sei „nicht antinomisch“, fügte er unter Hinweis auf den algerischen und afghanischen Fall hinzu. Er sagte, er gehe „ohne große Naivität“ vor. …
Die rein militärische Reaktion wird nicht ausreichen, um Mali aus der Spirale der Gewalt herauszuholen, ohne die staatliche Souveränität wiederherzustellen oder politische Maßnahmen zu ergreifen, darin waren sich die Regierung und ihre ausländischen Partner einig.
– Rückkehr nach Kidal –
Vor diesem Hintergrund begann die malische Armee am Montag mit ihrem Einsatz in Richtung Kidal (Norden), um die Kontrolle über diese symbolträchtige Stadt zurückzugewinnen. Die Rückkehr der Armee nach Kidal, das jetzt unter der Kontrolle ehemaliger Tuareg-Rebellen steht, wird als nachdrückliche Bekräftigung der Wiederherstellung der staatlichen Autorität erwartet, die in weiten Teilen des Territoriums nicht mehr ausgeübt wird.
Etwa 200 Männer machten sich mit einigen Dutzend Fahrzeugen und mit Unterstützung von Barkahne und der UN-Mission (Minusma) auf den Weg nach Kidal, sagten Offiziere unter Berufung auf Anonymität.
(…)
Die Situation in Kidal ist eine Quelle großer Anspannung. Die Nachbarn Malis vermuten oder melden dort Allianzen zwischen Separatisten und Dschihadisten. Kidal äußert sich auch gegen die französische Präsenz wegen der Rolle, die Frankreich von einigen Leuten vorgeworfen wird.
Symbolischerweise gehören zu den Einheiten, die in Kidal einrücken werden, auch ehemalige Rebellen. Diese Rückkehr soll den Auftakt zur Entsendung weiterer Einheiten desselben Typs nach Ménaka, Gao und Timbuktu bilden.
© 2020 AFP

3. Die Afrikanische Union befürwortet den Dialog mit den Dschihadisten
RFI – 19/02/2020 09:17
Von Serge Daniel, Korrespondent in Bamako
Auf einer Pressekonferenz am 18. Februar sagte der Hohe Vertreter der Afrikanischen Union für Mali und die Sahelzone (Misahel), Pierre Buyoya, dass sich die Sicherheitslage in der Subregion im vergangenen Jahr stark verschlechtert habe.
Um den Trend umzukehren, sei es notwendig, „die Regierungsführung und die Sicherheitsstrategie zu überprüfen“, bevor Mali ermutigt werde, sich zu bemühen, „die Verhandlungen mit den Terroristen fortzusetzen…“, so Pierre Buyoya, ehemaliger Präsident Burundis.
„Wir, die Afrikanische Union, unterstützen nachdrücklich diese Initiative zum Dialog mit den Führern der terroristischen Gruppen. Dies ist eine der Möglichkeiten, den Krieg zu beenden. Besonders wenn es sich um Malier handelt, bestärken wir sie darin“, sagte er, wobei er einräumte, dass es „ein schwieriges Unterfangen“ sei.
Die Aufnahme eines Dialogs schließt die gleichzeitige Anwendung von Gewalt nicht aus. „Das nannten die Befreiungsbewegungen früher „fight and talk“,“ fügte Pierre Buyoya hinzu, der für Mali hofft, dass der Dialog mit den Terroristen zu einer Lösung wie im benachbarten Algerien führen wird.
© 2020 rfi.fr

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