DAS FESTIVAL AUF DEM NIGER LEISTET DER DSCHIHADISTISCHEN BEDROHUNG KULTURELLEN WIDERSTAND – Le Festival sur le Niger résiste malgré la menace djihadiste

Foto (c) jdm: La grande scène du festival sur la berge du Niger – Die große Festivalbühne am Ufer des Niger

2. Das Segou-Festival leistet kulturellen Widerstand
AFP – 11.02.2020 um 09:00 Uhr
Von Amaury HAUCHARD
Hinter der großen Bühne am Wasser hat sich die Nachricht wie ein Lauffeuer verbreitet: Auf der anderen Seite des Flusses Niger bereiten sich Dschihadisten darauf vor, das größte Künstlerfestival Malis anzugreifen, gerade als es eröffnet wird…
Das „Ségou’Art Festival sur le Niger“ ist eine Ausnahme und eine Insel des Widerstands in dieser Region Malis.
1. Festival auf dem Niger: Die Feierlichkeiten beginnen diesen Dienstag
JournalDuMali – 04.02.2020
Von Adama Dambé
Durch seine Originalität wurde das Festival sur le Niger frühzeitig zu einem in Mali beispiellosen kulturellen Ereignis.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DER FOTOGALERIE
2. Le festival de Ségou fait de la résistance culturelle

AFP – 11.02.2020 à 09:00
Par Amaury HAUCHARD
Derrière la grande scène montée au bord de l’eau, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre: de l’autre côté du fleuve Niger, les jihadistes se préparent à attaquer le plus important festival artistique malien, au moment même de son ouverture.
Sur et devant la scène du festival de Ségou (centre), rien ne transparaît de l’alerte parcourant les forces de sécurité, et les discours officiels se succèdent à la tribune.

Performance d'artistes masqués au festival de Ségou, le 8 février 2020

Mais derrière, le téléphone du commandant Diallo, représentant du ministère de la Sécurité, n’arrête pas de sonner.
„Ségou’Art Festival sur le Niger“ est une exception et comme un ilôt de résistance dans cette région du Mali affligée par les attaques jihadistes et les tensions intercommunautaires meurtrières. Plus de 450 civils ont été tués dans le centre du pays en 2019, un record depuis le début en 2012 d’une crise qui va s’aggravant, rapportait cette semaine l’ONG Human Rights Watch. C’est sans compter les soldats et les gendarmes abattus par dizaines.
Le regard fixé sur l’autre rive d’où viendrait la menace, le commandant Diallo se concerte avec les services présents. Rapidement, les deux navettes disponibles sont envoyées en patrouille sur le Niger, sirène retentissante. Une dizaine de soldats se postent au bord de l’eau. „C’est pour dissuader ceux qui voudraient venir“, lâche un officier.
En 16 ans d’existence, cet évènement pluridisciplinaire, plus grand rendez-vous culturel malien, s’est toujours tenu, même si les touristes étrangers ne viennent plus guère.
Cette année encore des dizaines de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont assisté pendant plusieurs jours aux concerts, spectacles, expositions et conférences.
Mais le danger n’a jamais été aussi proche.
– „Partout et nulle part“ –
Dix jours avant l’inauguration de Ségou’Art, 20 militaires ont trouvé la mort dans une attaque menée par une centaine de jihadistes à moto à une centaine de km au nord de Ségou. Près de là, trois gendarmes ont péri dans la nuit de samedi à dimanche, alors que des rappeurs enthousiasmaient des milliers de jeunes Maliens sur la grande scène du festival.
Face à un péril grandissant, les autorités assurent veiller au grain. Des plans ont été préparés, „des renforts sont venus de Bamako, le dispositif est suffisant pour sécuriser le festival“, assure Biramou Sissoko, gouverneur de la région de Ségou.
Le nombre d’hommes réquisitionnés, les détails du dispositif sont tenus secret. Quelques centaines d’hommes en uniforme sont visibles en ville. La force spéciale antiterroriste a été dépêchée de Bamako.
„La menace est partout autant qu’elle est nulle part“, note Malick Doumbia, un festivalier de 26 ans venu de Bamako. De la peur ? „Non! Mais de l’appréhension. Et un soulagement de voir les forces de sécurité mobilisées“.
Un officier tenu à l’anonymat relève que chaque année, la question de la sécurité du festival est posée, mais aussi qu’attaquer n’est peut-être pas dans l’intérêt des jihadistes: „Il y a des milliers de Maliens ici. En termes de communication, cela serait difficile à justifier pour des groupes qui cherchent à s’implanter localement“.
Les autorités bénéficient d’un appui européen. La mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure, Eucap Sahel Mali, accompagne depuis deux ans l’événement.
– Précautions consulaires –
„Ce festival est un symbole et Ségou est la plus grande ville festivalière après Bamako. Alors quand on a vu que le manque de sécurité devenait un frein à la pérennité du festival et qu’il risquait de disparaître, nous nous sommes engagés aux côtés de nos partenaires“, explique Philippe Rio, général de gendarmerie français et chef de mission d’Eucap Sahel Mali.
La mission forme les Maliens en amont du festival. Elle a oeuvré à la création d’un centre de gestion de crise dans l’ancienne salle informatique du gouvernorat. Des ordinateurs en réseau, des talkies-walkies ont été remis.
Le lendemain des rumeurs d’infiltration jihadiste, celles-ci ont été abordées durant la synthèse du matin au centre de gestion de crise. Rien n’est venu les corroborer jusqu’à la conclusion du festival dimanche.
Mais entre-temps, un rapport interne des autorités à ce sujet a circulé sur les réseaux sociaux, et plusieurs ambassades occidentales ont demandé à leurs ressortissants de ne pas aller à Ségou.
„C’est dommage, il n’y a déjà plus beaucoup de touristes depuis plusieurs années“, se plaint Omar Yaffa, président de l’association des guides et piroguiers de Ségou.
© 2020 AFP

1. Festival sur le Niger: Début des festivités ce mardi
JournalDuMali – 04.02.2020
Par Adama Dambé
Par son originalité, le Festival sur le Niger est prématurément devenu événement culturel sans précédent au Mali. Le festival est parrainé par l’artiste émérite Cheick Tidiane Seck, il est connu de par sa capacité à rassembler des personnes d’horizons divers.
Depuis sa première édition en 2005, le festival sur le Niger ne cesse d’accroître. Cette année, une trentaine de pays d’Afrique et d’ailleurs  répondront présents. 200 000 festivaliers sont donc attendus à Ségou pour la circonstance. Entre autres artistes invités, l’Ivoirien Serge Benaud (RCI), Iba One, Young Pô, Dr. Keb, Gaspi, Calibre 27, Zikino du Mali et Malika la slameuse viendra du Burkina-Faso.
Au menu des festivités, le théâtre, les expositions d’art, la peinture, la photographie, la vidéo, la  sculpture, le forum de discussion et des conférences.
La diplomatie est aussi invitée. D’ailleurs des ambassadeurs auprès du Mali envisagent de dire à cette occasion un message fort sur la paix et le vivre ensemble en faveur du pays hôte et ami. Ces derniers prévoient aussi de rendre un vibrant hommage aux militaires et civiles tombés au Mali depuis le début de la crise.
L’ambiance du Festival  se déroulera au  Quai des Arts de Ségou. A noter que Ségou est la quatrième région du Mali. Avec une population estimée à plus de deux millions d’habitants répartie sur une superficie de 64 947 km2, la région qui a des sites classés, attire plus de 15000 touristes chaque année (ce chiffre figure sur wikipédia.fr pour 2008; pour 2010 on comptait 22000 – depuis la crise il a diminué de beaucoup, ndlr) avec un pic observé lors du festival sur le fleuve Niger qui concentre plus d’animations.
Capitaliser et  pérenniser les acquis du Festival sur le Niger  contribueront davantage à  l’expansion de la culture, la sauvegarde du patrimoine,  la promotion de l’économie locale de la région, la structuration du secteur de la culture, la production culturelle et la décentralisation de la vie culturelle.
C’est dans ce cadre là que s’inscrit la foire artisanale et Agricole.  Cette dernière a pour objectif de promouvoir « la réconciliation, la paix et la cohésion sociale ».
© 2020 journaldumali.com

2. Das Segou-Festival leistet kulturellen Widerstand
AFP – 11.02.2020 um 09:00 Uhr
Von Amaury HAUCHARD
Hinter der großen Bühne am Wasser hat sich die Nachricht wie ein Lauffeuer verbreitet: Auf der anderen Seite des Flusses Niger bereiten sich Dschihadisten darauf vor, das größte Künstlerfestival Malis anzugreifen, gerade als es eröffnet wird.
Auf und vor der Bühne des Festivals in Segou (Zentralmali) ist von der Alarmbereitschaft der Sicherheitskräfte nichts zu erkennen, und die offiziellen Reden vom Podium aus reihen sich aneinander. Aber dahinter klingelt immer wieder das Telefon von Commander Diallo, einem Vertreter des Sicherheitsministeriums.
Das „Ségou’Art Festival sur le Niger“ ist eine Ausnahme und eine Insel des Widerstands in dieser Region Malis, die von dschihadistischen Angriffen und tödlichen Spannungen zwischen den Gemeinschaften heimgesucht wird. Mehr als 450 Zivilisten wurden 2019 im Zentrum des Landes getötet, ein Rekord seit Beginn einer sich verschlimmernden Krise im Jahr 2012, berichtete Human Rights Watch diese Woche. Dabei sind die zu Dutzenden erschossenen Soldaten und Polizisten noch nicht mitgezählt.
Mit den Augen auf die andere Seite des Flusses gerichtet, von der die Bedrohung ausgehen würde, berät sich Kommandant Diallo mit den anwesenden Militärs. Schnell werden die beiden verfügbaren Boote auf Patrouille auf den Niger geschickt, mit dröhnender Sirene. Ein Dutzend Soldaten sind direkt am Wasser postiert. „Es soll diejenigen abschrecken, die gerne kommen möchten“, sagt ein Offizier.
In den 16 Jahren ihres Bestehens hat diese multidisziplinäre Veranstaltung, das größte kulturelle Ereignis Malis, immer stattgefunden, auch wenn ausländische Touristen kaum mehr kommen.
Auch in diesem Jahr besuchten nach Angaben der Organisatoren wieder Zehntausende von Menschen mehrere Tage lang die Konzerte, Shows, Ausstellungen und Konferenzen.
Aber die Gefahr war noch nie so groß.
– „Überall und nirgendwo“ –
Zehn Tage vor der Eröffnung von Ségou’Art wurden etwa 100 km nördlich von Ségou 20 Soldaten bei einem von hundert Dschihadisten auf Motorrädern angeführten Angriff getötet. In der Nacht von Samstag auf Sonntag wurden in der Nähe drei Polizeibeamte getötet, als auf der Hauptbühne des Festivals Rapper Tausende junger Malier begeisterten.
Angesichts der wachsenden Gefahr halten die Behörden ein wachsames Auge auf die Dinge. Es wurden Pläne ausgearbeitet, „Verstärkung ist aus Bamako gekommen, und es gibt genügend Maßnahmen, um das Festival zu sichern“, bekräftigt Biramou Sissoko, Gouverneur der Region Segou.
Die Anzahl der angeforderten Männer, die Details der Maßnahmen werden geheim gehalten. Einige Hunderte Männer in Uniform sind in der Stadt sichtbar. Die Spezialeinheit zur Terrorismusbekämpfung wurde von Bamako aus entsandt.
„Die Bedrohung ist überall und nirgendwo“, bemerkt Malick Doumbia, ein 26-jähriger Festivalbesucher aus Bamako. Angst? „Nein! Aber Befürchtungen. Und Erleichterung zu sehen, dass die Sicherheitskräfte mobilisiert wurden.“
Ein anonymer Offizier stellt fest, dass jedes Jahr die Frage nach der Sicherheit des Festivals gestellt wird, aber auch, dass ein Angriff auf das Festival möglicherweise nicht im Interesse der Dschihadisten ist: „Es gibt hier Tausende von Maliern. In Bezug auf die Kommunikation wäre es schwierig, das für Gruppen, die sich vor Ort niederlassen wollen, zu rechtfertigen.
Die Behörden haben europäische Unterstützung. Die Mission zur Unterstützung der Kapazitäten im Bereich der inneren Sicherheit, Eucap Sahel Mali, begleitet die Veranstaltung seit zwei Jahren.
– Konsularische Vorsichtsmaßnahmen –
„Dieses Fest ist ein Symbol und Ségou ist nach Bamako die größte Festivalstadt. Als wir also sahen, dass die mangelnde Sicherheit zu einem Hindernis für das Überleben des Festivals wurde und dass es zu verschwinden drohte, haben wir uns an der Seite unserer Partner engagiert“, erklärt Philippe Rio, ein französischer Gendarmerie-General und Missionschef von Eucap Sahel Mali.
Die Mission bildet die Malier im Vorfeld des Festivals aus. Sie hat sich um die Einrichtung eines Krisenmanagementzentrums im ehemaligen Computerraum des Gouvernorats gekümmert. Vernetzte Computer und Walkie-Talkies wurden ausgegeben.
Am Tag nach den Gerüchten über die dschihadistische Infiltration wurden diese während des morgendlichen Briefings im Krisenmanagementzentrum diskutiert. Bis zum Ende des Festes am Sonntag kam nichts, was sie erhärtet hätte.
In der Zwischenzeit zirkulierte jedoch ein interner Bericht der Behörden zu diesem Thema in den sozialen Netzwerken, und mehrere westliche Botschaften forderten ihre Staatsangehörigen auf, nicht nach Segou zu gehen.
„Es ist schade, dass es seit einigen Jahren nicht mehr viele Touristen gibt“, beklagt Omar Yaffa, der Präsident des Verbands der Segou-Führer und Pirogenfahrer.
© 2020 AFP

1. Festival auf dem Niger: Die Feierlichkeiten beginnen diesen Dienstag
JournalDuMali – 04.02.2020
Von Adama Dambé
Durch seine Originalität wurde das Festival sur le Niger frühzeitig zu einem in Mali beispiellosen kulturellen Ereignis. Schirmherr des Festivals ist der emeritierte Künstler Cheick Tidiane Seck, der für seine Fähigkeit bekannt ist, Menschen mit unterschiedlichem Hintergrund zusammenzubringen.
Seit seiner ersten Auflage im Jahr 2005 ist das Festival auf dem Niger immer weiter gewachsen. In diesem Jahr werden etwa dreißig Länder aus Afrika und anderen Ländern anwesend sein. Zu diesem Anlass werden daher 200.000 Festivalbesucher in Segou erwartet. Unter den anderen eingeladenen Künstlern werden der Ivorer Serge Benaud, Iba One, Young Pô, Dr. Keb, Gaspi, Calibre 27, Zikino aus Mali und die Slamkünstlerin Malika aus Burkina-Faso sein.
Auf dem Programm der Veranstaltungen stehen Theater, Kunstausstellungen, Malerei, Fotografie, Video, Skulptur, Diskussionsforum und Konferenzen.
Auch die Diplomatie ist eingeladen. Die Botschafter planen zudem, bei dieser Gelegenheit eine starke Botschaft zum Thema Frieden und Zusammenleben zugunsten des befreundeten Gastgeberlandes zu übermitteln. Sie wollen auch den Militärs und der Zivilbevölkerung, die seit Beginn der Krise in Mali gefallen sind, eine kraftvolle Ehrung erweisen.
Die Atmosphäre des Festivals wird auf dem Quai des Arts de Ségou herrschen. Beachten Sie, dass Segou die vierte Region von Mali ist. Mit einer geschätzten Bevölkerung von mehr als zwei Millionen Einwohnern auf einer Fläche von 64 947 km² zieht die Region, die über Welterbestätten verfügt, jedes Jahr mehr als 15 000 Touristen (die Zahl wird für 2008 auf wikipédia.fr angegeben; 2010 zählte man 22 000 – derzeit hat die Krise die Besucherzahlen stark reduziert, Ed) an, wobei ein Höhepunkt während des Festivals am Fluss Niger beobachtet wird, der mehr Veranstaltungen konzentriert.
Indem die Errungenschaften des Festivals auf dem Niger gewürdigt und erhalten werden, wird ein weiterer Beitrag zur Verbreitung der Kultur, zum Schutz des Erbes, zur Förderung der lokalen Wirtschaft der Region, zur Strukturierung des Kultursektors, zur Kulturproduktion und zur Dezentralisierung des kulturellen Lebens geleistet.
In diesem Rahmen wird die Handwerks- und Landwirtschaftsmesse stattfinden. Letztere zielt darauf ab, „Versöhnung, Frieden und sozialen Zusammenhalt“ zu fördern.
© 2020 journaldumali.com

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